Ikaruga (X360)

 






 


Note générale


Sortie du jeu : avril 2008
Développeur : Treasure
Adaptation : Treasure
Editeur : Treasure
Genre : shoot-them-up

Support : en téléchargement sur Xbox Live Arcade
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : JAP/US

Espace disque nécessaire : 50Mo (install)
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Titre alternatif : Project RS-2
Prix au lancement : 800pts / 10€


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Ikaruga









Le projet original
Le gameplay est assez simple mais salement accrocheur et original
se nommait Project RS-2. Fils spirituel d'un Radiant Silvergun qui avait su tirer profit d'une Saturn en fin de vie, Ikaruga a aussi signé aussi le déclin d'une autre console trop vite oubliée : la DreamCast. Parut en 2001 sur Arcade, ce titre de Treasure (à qui l'on doit entre autre Gunstar Heroes et Gradius V) fait encore parler de lui pour sa réalisation somptueuse et son concept innovant. Avant toute chose, on pourra déplorer qu'il n'y ait aucune introduction, mise en scène ou quelconque scénario. A l'époque déjà, le titre tenant sur GD-Rom dans sa version originale NAOMI (Arcade) comme dans l'adaptation DreamCast, ce n'est pas la place qui manquait. Comme je viens de l'énoncer, Ikaruga est à la base un jeu NAOMI (un hardware similaire à la console de SEGA) et dans cette tardive version XLA, sortie quelques 7 ans plus tard, on avons bien entendu droit à une conversion très fidèle. Tellement fidèle qu'elle prend tout juste en charge le stick analogique (ce que ne faisait pas la version DreamCast) et strictement rien de plus ! Pas de mode Practice comme sur la console de SEGA et aucun ajout (on retrouve quand même le "how to play" et la config des touches). Treasure ne s'est donc pas foulé sur cette conversion, en livrant une version "telle quelle". On part donc sur un mauvais à priori. Mais toute la force du jeu émane de son gameplay novateur. En fait, notre vaisseau à 2 facettes : noire (Dark) ou blanche (Holy) et pour les ennemis c'est pareil. D'une simple pression sur un bouton, on bascule d'une couleur à l'autre. Ainsi pour simplifier, les "ennemis blancs" sont plus sensibles aux "tirs noirs" et inversement, les "ennemis noirs" sont sensibles aux "tirs blanc". En plus, si on est noir on absorbera les tirs noirs, idem pour le blanc. C'est un bon moyen de n'éviter qu'un seul type de tir adverse. En absorbant les tirs, on remplit une jauge de "power" qui nous permet alors de balancer une grosse salve bien puissante (genre missiles à têtes chercheuses), telle une arme secondaire.


Ce gameplay quelque
Les graphismes sont vraiment beaux, le jeu n'a pas vraiment vieilli... par contre il conserve son format 4:3 vertical issu de la borne d'Arcade
peu révolutionnaire est vraiment jouissif et apporte toute une dimension stratégique au jeu. Car avec la bonne couleur, on peut résister même aux plus puissantes attaques. Mais si on n'est pas du bon coloris et qu'on subit un tir, c'est l'explosion immédiate (pas de jauge de bouclier) avec la perte totale du power acquis. Finalement notre vaisseau n'a qu'une seule arme, même pas upgradable mais avec concept de blanc/noir, Ikaruga trouve une nouvelle force, une originalité que peu de shoot peuvent se vanter. Gardant le cadrage d'origine (en 4:3 vertical, issu de la borne d'origine), on aura 2 énormes bandes noires de part et d'autres de l'écran, réduisant de plus de la moitié l'espace graphique. Sur la borne d'origine, l'écran était en fait tourné à 90°. Ici aussi l'option de réorientation est activable mais ça ne sert à rien. Avec ça on nous sert une conversion démente du hit Arcade. Shoot-them-up vertical entièrement polygoné, la 3D est lisse, superbement fine et parfaitement gérée. Faut dire aussi que le jeu ne gère que 50% de l'espace visuel et sur une console aussi puissante, il aurait été frustrant d'avoir des bus ou des ralentissements. Malgré tout il faut voir la taille imposante des boss, la fluidité du tout et le nombre ahurissant de sprites qui sont gérés en même temps. C'est impressionnant ! En plus les développeurs en ont profiter pour nous faire quelques passages de haute voltige, histoire de nous en mettre encore plus dans la vue. Parfaitement jouable avec le pad de la Xbox 360, on nous sert en plus une bande-son magnifique. Avec des musiques rythmées et superbement composées, ainsi que des bruitages explosifs comme on les aime, ça conforte un visuel éblouissant. Seules les voix digits (en anglais) sont incompréhensibles.



Ikaruga Note
mérite bel et bien les lettres de noblesse que tout un chacun s'accorde à lui donner, même si 7 ans plus tard, il a un peu perdu de sa superbe (mais vraiment à peine, puisque le jeu n'a pas vraiment vieilli). Cependant la conversion est fidèle... trop peut-être. On conserve le format 4:3 vertical qui n'offre que 50% d'affichage à l'écran, il n'y a toujours pas d'intro, pas de nouvelles musiques, pas de nouveaux modes de jeu, pas de goodies... en clair, c'est le même titre qu'à la grande époque de l'Arcade (puisque les versions DreamCast et GameCube sont légèrement mieux fournies) et rien d'autre ! Cependant, on parle bien d'Ikaruga, avec son gameplay nerveux, original, sa réalisation sublime et sa jouabilité sans faille. L'un des plus grands shoot de ces dernières années, ni plus, ni moins.



Test réalisé par iiYama

septembre 2010