Hard Corps : Uprising (X360)

 






 


Note générale


Sortie du jeu : février 2011
Développeur : Arc System Works
Editeur : Konami
Genre : action

Support : en téléchargement sur XLA
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 990Mo (install)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Compatible Kinect : non

Compatible 3D : non
Multi-joueurs : 2 joueurs en ligne ou en local
Titre alternatif : Contra Uprising
Prix au lancement : 1200pts (15€)


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Hard Corps

Uprising



Il y a des
L'intro est très sympa mais difficile de parler vraiment de scénario
studios qui restent méconnus tout au long de leur carrière mais plus le temps passe et plus Arc System Works sort peu à peu de l'ombre. Déjà connu pour sa célèbre série des Guilty Gear, et plus récemment pour Blazblue, ce développeur fut mandaté par Konami pour mettre un bon gros coup de jeune à la série des Contra. Mais alors pourquoi cet épisode-ci ne se nomme-t'il pas Contra ? Sans doute parce que le nom ne fait plus rêver, sans doute parce qu'il est synonyme de difficulté sadique et sans doute parce que les derniers épisodes en date (Contra : Shattered Soldier et Neo Contra sur PS2, Contra 4 sur DS et Contra Rebirth sur Wii) n'ont rencontré qu'un petit succès. Ceci explique peut-être cela. S'il faut avant tout noter que l'unique épisode Mega Drive se nommait Contra : Hard Corps (vous voyez le rapprochement ?), Hard Corps : Uprising cherche à se détacher des plus mauvais et récurrents défauts de la série, ce qui réconciliera les fans et pourrait bien évidemment rameuter un nouveau public. Au niveau de l'histoire, autant dire qu'on parle presque d'un jeu d'Arcade des années 80/90, puisqu'à part un peu de texte lors des pages de loadings et une superbe intro type japanime (mais finalement assez classique du studio), on n'apprendra pas grand-chose. Seul petit bon côté à tout ça, Bahamut est le personnage principal du jeu et on saura enfin pourquoi il a mal tourné lorsqu'on le retrouve dans Contra : Hard Corps. Ce nouvel opus fait donc office de préquelle et avec un tel volume à downloader, on aurait aimé une construction scénaristique un peu plus étoffée (à titre d'exemple Shadow Complex fait moins de 900Mo et il est autrement plus beau et plus scénarisé). On dispose de 4 personnages et 2 sont sélectionnables pour jouer simultanément, comme dans tout Contra qui se respecte. Les modes principaux sont Arcade et Rising, le premier étant un basique jeu d'action, le second ouvrant le même jeu à des évolutions de capacités. C'est d'ailleurs le rôle du magasin où contre les crédits engrangés, on peut upgrader son matos. La partie est évidemment jouable en ligne pour parcourir les 8 niveaux que compte l'aventure. Question prise en mains, avant toute chose on appréciera de pouvoir configurer le pad à sa convenance. Une option toute simple et qui manque cruellement à quasiment tous les titres actuels. A croire que ça couperait une jambe aux développeurs de ne plus nous imposer leurs configs, parfois bien pourries (j'ai des noms, j'ai des noms...).


Après il n'y
La réalisation (moitié 2D moitié 3D) est pas mal mais les animations ne suivent pas et ça fait un peu tâche. Pourquoi Arc System Works n'a pas fait un jeu entièrement en 3D ?
a pas grand-chose de nouveau depuis Contra III. On tire dans les 8 directions (et non pas de tir sur 360° comme on l'espérait), on ramasse des items pour obtenir de nouvelles armes (armes qu'on perd au moindre contact), on affronte des boss, une myriade d'ennemis tous plus idiots et vindicatifs les uns que les autres... bref on joue à Contra, le genre de jeux typique qui aura su faire les heures de gloire de l'Arcade et des consoles 16-bits. En somme, ça ressemble à du Gunstar Heroes. 2 petites nouveautés sont quand même présentes : avec RT/R2 on fige son personnage pour mieux azimuter tout ce qui se pointe, et avec LT/L2 on réalise une sorte de strafe (une "sorte" car le strafe est lié à la vue FPS mais ça y ressemble). Dans tout ça, on garde la légendaire difficulté de la série. Comprenez que les niveaux sont généralement coupés par un boss de mi-parcours et que perdre un continu avant ce checkpoint, vous ramène au début du niveau. Avec 3 grades de difficulté et peut-être un jeu moins hardcore qu'autrefois, il n'empêche qu'on crame vite ses vies et qu'on trouve ça un peu raide, surtout à une époque où la difficulté n'a jamais été mieux dosée. Moi quand je sélectionne "easy" je veux un jeu facile. Ceux qui veulent du challenge choisissent "hard" et tout le monde est satisfait (d'ailleurs pour les férus de ces difficultés d'époque, le scoring fait un très beau retour en force). Enfin la réalisation ne m'a pas autant ravi que la plupart des testeurs. Peut-être suis-je plus difficile... je ne pense pas et je n'ai pas vu en Hard Corps : Uprising l'étoffe des beaux jeux. Il faut dire qu'Arc System Works a encore usé de sa technique fétiche qui consiste à créer des décors en 3D et d'y implanter des sprites en 2D. Premier résultat, le mélange des 2 créé un sacré défaut de miscibilité, en d'autre terme les sprites en 2D font tâche dans la finesse des décors en 3D. Si pour nos 4 héros les animations sont fluides, les ennemis eux, sont clairement animés à l'arrache. Sans ça le jeu n'est pas vilain, mais pas de quoi justifier un tel volume de données et surtout, pas de quoi s'extasier. C'est pas super génial, disons juste que ça tient la route, point barre. Quant au son, les voix sont redondantes et pas spécialement réussies, les bruitages manquent un peu de mordant et la bande-son, à base de gros rock qui tâche, ressemble à du Quake II, le génie créatif en moins...



Si Note
Hard Corps : Uprising cherche à être l'ambassadeur des run & gun actuels, personnellement je ne lui trouve pas les épaules suffisantes. Pour preuve, il fait difficilement de l'ombre au vieux Metal Slug (sorti 15 ans plus tôt !) qui est pourtant bien plus fun à jouer et surtout, bien moins difficile. Quant à la réalisation, si certains crient au génie, personnellement je trouve le rendu sympathique, mais pas de quoi en faire tout un plat... Et mon dernier argument c'est qu'il coute un peu cher. En conclusion, Hard Corps : Uprising est un jeu sympa, une agréable préquelle au Contra : Hard Corps de la Mega Drive mais pour être franc, ça s'arrête là.



Test réalisé par iiYama

aout 2011