Halo 3 ODST (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2009
Développeur : Bungie Software
Editeur : Microsoft Games Studios
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : inconnu mais jeu optimisé pour le disque dur
Moteur graphique : Halo Engine
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible Kinect : non

Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Titres alternatifs : Halo 3 Orbital Drop Shock Trooper / Halo 3 Recon
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 6.3 Millions (Xbox 360)


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Halo 3

ODST



La toute jeune licence Halo est née en 2002 avec la première Xbox. Posant le charismatique Master Chief en héros de guerre et icône du FPS musclé sur console (autrefois niché au PC), ce premier épisode fut une réelle révolution. 2 ans plus tard, Bungie et Microsoft récidivent avec un Halo 2 mieux maitrisé mais un poil moins fun en solo. Fer de lance du lancement du Xbox Live, Halo 2 sera surtout apprécié pour la qualité de ses modes multi-joueurs. Et ce n'est qu'à la sortie d’Halo 3, que ce même multi trouva enfin son remplaçant. Un Halo 3 qui n'aura pas accompagné la sortie de la Xbox 360 (puisqu'il est sorti 2 ans plus tard) mais qui aura véritablement donné ses lettres de noblesse à la licence. Tout y est superbement orchestré et ce 3e opus clôture d'une bien belle manière la guerre entamée avec le premier chapitre. Puisque Halo Reach n'est pas prévu pour tout de suite, Bungie n'avait pas d'autres choix que de nous sortir un spin-off, une jolie sucrerie pour la fin 2009. Annoncé sous le nom d'Halo 3 Recon, il porte désormais celui de Halo 3 ODST (pour Orbital Drop Shock Trooper). Celui qui devait être un simple DLC au grand Halo 3 est finalement devenu un jeu à part entière, sans doute sous l'avide pression d'un Microsoft toujours plus gourmand. L'éditeur a quand même concédé à 2 petits bonus, à savoir que le jeu ne coutait que 50€ à sa sortie et que du côté du multi-joueurs, on était gâtés avec toutes les maps d'Halo 3, plus celles sorties en DLC et plus encore 3 nouvelles. On ne va pas revenir sur le multi, parlons donc du solo, une aventure un brin différence et sans notre héros vert bien aimé.


Développement scénaristique

L'action se déroule
Pour la première fois, on ne jouera pas Master Chief...
lors des évènements d'Halo 2, dans la Nouvelle Mombasa après sa destruction lors du bond hyperspatial du vaisseau du Prophète du Regret qui rasa la ville (plus précisément, lorsque Spartan-117 se trouve sur le Halo Delta/05). Le joueur incarne une jeune recrue appelée "Le Bleu", qui se fait larguer avec ses coéquipiers pour prendre d'assaut le vaisseau du Prophète. Malheureusement, celui-ci enclenche son saut hyperspatial à cet instant. Une nacelle vient percuter celle de la recrue, empêchant celui-ci d'en conserver le contrôle. Lorsque la nacelle s'écrase dans les rues en contrebas, Le Bleu perd connaissance. Il se réveille 6 heures plus tard, seul. Il doit ensuite parcourir la ville en cherchant des indices lui permettant de comprendre ce qui est arrivé au reste de son escouade. Peu à peu, il reconstitue l’histoire de ses camarades, et retrouve la trace des survivants. Depuis le début, le chef d’escouade Dare (une femme autoritaire) cachait le but réel de cette mission. Qui est l'ingénieur ? Qu'est-ce qu'est "l'atout" ?


Il est essentiel
Comme toujours chez Bungie, les cut-scènes sont bien travaillées et le scénario, même s'il est un peu faible ici, est intérressant
de savoir que pour la première fois dans un Halo, on ne jouera pas Master Chief, ni même Arbiter, pas même on ne verra pas l'ombre d'un flood. Les fans vont peut-être être déçus mais cet épisode apporte quand même quelques nouveautés. On incarne cette fois "Le Bleu" (dont on ne verra pas le visage non plus), une recrue des ODST, les troupes de choc à déploiement orbital. Dés le début, notre personnage se retrouve seul et il part à la recherche de ses compagnons d'armes. Il mènera une sorte d'enquête pour comprendre ce qui s'est passé, voilà pourquoi il revivra le passif des autres. Emprunté à Cryostasis, ce procédé permet de prendre tour à tour le contrôle de chaque personnage (ça ne change absolument rien au gameplay mais ça permet de comprendre les tenants et les aboutissants du scénario) tout en n'ayant qu'un seul véritable héros, un seul personnage central. On retrouve bien entendu la mise en scène propre au studio américain, avec des cut-scènes plus ou moins travaillées mais toujours off-line. En fait, la toute première est un peu moche, pas tant sur le plan des textures mais plutôt sur l'animation, clairement bâclée et avec une synchro labiale à la rue. Bizarre d'autant que pour le reste du jeu, la qualité revient à la charge avec une synchro à sa place et surtout des scènes bien plus fignolées. Reste que cette petite histoire parallèle ne devient intéressante que sur le dernier tiers de l'aventure, même si la construction à base de souvenirs est assez bien exploitée. Quand aux messages audio, qu'on récupère en parcourant la ville, ils sont un peu inutiles. Ils racontent, via des images fixes et des bribes de conversations, l'histoire de personnes ayant vécues l'arrivée des Covenants sur New Mombasa. Petite aparté, on retrouve comme dans le précédent épisode, le mode cinéma, où on pourra enregistrer ses ébats pour les repasser façon cassette vidéo... mais en mieux. La caméra est libre, on peut accélérer ou ralentir l'action, zoomer... bref c'est rigolo même si entre nous, c'est totalement inutile. Au final, si ça n'a pas la qualité d'un Halo 3, ce petit scénario parallèle reste sympa, surtout pour les fans que nous sommes, notamment avec une fin suffisamment travaillée et qui laisse comme d'habitude la porte ouverte à une suite.


Jouabilité & Gameplay

Cet épisode
On retrouve bien entendu les surpuissants véhicules d'Halo 3
propose, comme toujours, de jouer le mode campagne en coop'. C'est sympa et au rang des bonus, le mode Baptême du Feu (sur 10 niveaux inspiré du solo, on doit combattre des vagues d'ennemis) fera surement perdurer une durée de vie un peu courte. Prévu comme un DLC, même s'il a été rallongé pour justifier son prix, le solo ne dure que 6 à 7 heures (même si ça reste dans la norme actuelle). ODST reprend bien entendu tout le gameplay, les armes et les véhicules d'Halo 3. Comprenez que rien ne change depuis Master Chief, puisqu'on n'a toujours pas de mode visée sur les armes, on ne peut pas courir, on ne peut se mettre à couvert... bref c'est dans le titre, ODST c'est du Halo 3 ! On a quand même quelques petites nouveautés comme le Chopper (une sorte de moto assez sympa) et une nouvelle arme (le Mauler, assez nulle en fait). Mais là où ODST fait assez fort, c'est qu'il varie de bien belle manière tout ce qui fait "la façon de jouer" de l'opus original. Le Bleu n'étant pas un surhomme comme John-117, il ne peut pas sauter de trop haut sans se faire mal. Ne portant pas de lourde armure, ses déplacements sont un poil plus rapides et comme il est aussi moins fort que notre héros tout de vert vêtu, il ne peut utiliser qu'une seule arme à la fois (même avec les petits flingues, c'est ridicule mais c'est comme ça). Ça, c'est la petite déception mais ODST compense avec d'autres facettes. D'abord c'est toujours un plaisir de retrouver un panel d'armes très étoffé : fusil d'assaut, fusil à pompe, fusil à plasma, les 4 types de grenades, le marteau des Brutes (surpuissant !) et toujours la possibilité de prendre les tourelles (avec sa vue à la 3e personne), autant dire qu'on a de quoi faire. D'ailleurs, si on regrette toujours le peu d'interactivité directe avec les environnements, la destruction y est toujours de mise.


Le décor
On retrouve vite ses marques même si ODST innove sur quelques points comme la ville ouverte
est toujours aussi "intouchable" puisque même le verre résistera au lance-roquettes, mais pour le reste, on peut tout exploser : véhicules, barricades, stations... c'est un régal de réduire en cendres les positions ennemies. Etant donné que Le Bleu (ou ses collègues) n'est pas un Spartan, il ne possède donc pas d'armure Mjolnir qui remonte son bouclier tout seul. Bungie a donc opté pour un système hybride. Certains personnages retrouvent de la santé après un temps (mais sans affichage d'une quelconque jauge), d'autres possèdent une barre de santé qui peut être remontée via des bornes de recharge. Malgré tout le jeu n'est pas difficile puisque je l'ai fini sans mourir une seule fois. L'autre nouveauté de ce pseudo add-on, c'est le VNA. Cette vision nocturne améliorée, avec ciblage des personnages et détourage des éléments du décor (l'effet est d'ailleurs très sympa), il permet de mieux y voir dans les zones sombres. L'autre bon point, c'est le VNA NAV, un système de map en vue de dessus où on peut placer des balises et choisir son itinéraire. Ce n'est valable que pour Le Bleu puisque ce dernier se cantonne au centre ville de la Nouvelle Mombasa (qui est presque déserte). La carte est totalement ouverte et dans une certaine mesure, il est tout à fait possible de contourner une faction Covenante, puisque le centre ville propose divers itinéraires jusqu'au prochain point de ralliement. En jouant les autres personnages (via les flashbacks), le gameplay est plus proche d'Halo 3, à savoir plus dirigiste. On visitera bien souvent d'autres lieux mais là, difficile de se perdre, c'est presque toujours droit devant. On regrettera tout de même que les maps ne soient ouvertes qu'avec Le Bleu, même si on saluera les efforts consentis en ce sens.


L'image

Etant donné
Il ne faut pas écouter les autres testeurs (décidemment jamais satisfaits) : ODST reste un beau jeu
que la plupart de l'action se déroule dans un seul et même lieu, il est clair que le jeu ne sera pas du tout varié. Quelques passages se déroulent à l'extérieur de la Nouvelle Mombasa, mais ça reste rare, le centre ville étant le point prédominant de toute l'histoire. A ce propos, la ville est totalement déserte. Si on enlève les factions Covenantes qui montent la garde, vous ne verrez personne, pas un résistant, pas un seul gars qui s'est perdu. Une vraie ville fantôme (c'est sans doute pour ça que les musiques sont parfois si mélancoliques). Usant du moteur d'Halo 3, il en reprend les mêmes qualités et les mêmes défauts, à commencer par le fait que si on lance un autre jeu entre 2 parties, lorsqu'on relancera ODST le premier chargement sera hyper long. On retrouve aussi un aliasing assez présent, une destruction très ciblée et un étrange compteur lorsqu'on lance certaine partie. C'est bizarre, on n'est pas dans un mode multi après tout (?). D'ailleurs, en parlant de loadings, il est dommage que Bungie sectionne toujours son jeu en chapitres alors qu'on voit bien que certaines parcelles de l'aventure sont chargées en streaming. Pourquoi pas tout le jeu alors ? Par contre, je comprends mal pourquoi depuis Halo 3, la plupart des testeurs disent que ce n'est pas bien beau. D'accord à côté d'un Call of Duty 4 ou d'un Gears of War il ne tient pas la comparaison mais je trouve le moteur d'Halo 3 suffisemment performant pour nous offrir un joli rendu. Une fois encore le design fait mouche (les ODST ont d'ailleurs de belles armures), avec notamment des tons et des couleurs bien choisis. Le jeu propose le plus souvent des scènes de nuit, histoire de profiter au maximum du VNA et on retrouve tout ce qui fait le charme d'Halo 3 à savoir des éléments qui se disloquent sous nos tirs et explosent dans de superbes gerbes de plasma ou d'étincelles, des corps persistants, des impacts de balles bien visibles, bref un jeu bien fini et beau. C'est sûr, la Xbox 360 est capable de mieux mais en l'état c'est déjà pas si mal (notamment lors de l'effondrement d'un bâtiment entier) et beaucoup de jeux n'en font pas autant...


Le son

Plus que jamais,
Encore quelques aneries mais globalement un doublage de qualité. Les musiques sont par contre de toute beauté !
l'ambiance est admirablement transportée par des musiques somptueuses. Toujours composées par le talentueux duo Martin O'Donnell et Michael Salvatori, dés le départ le ton est donné : pas de Master Chief donc des musiques un peu différentes. Plus mélancoliques par moment (surtout en ville), elles sont aussi plus présentes et d'une qualité irréprochable. L'atmosphère y est changeante car il faut dire que lorsqu'on traverse une ville en ruine, on se dit que les événements ne devaient pas être jolis à voir (puisque des milliards de personnes sont mortes) et la bande-son conforte ce côté un peu désolant, sans jamais tomber dans le flonflon de série B. Autant dire que la bande-son est vraiment superbe de bout en bout et toujours bien choisie. A côté de ça, on retrouve les mêmes bruitages et à peu près le même doublage. Ce dernier reste quand même un cran en dessous du précédent opus, avec des "bulots" qui déblatèrent des âneries, beaucoup de Marines qui ont la même voix et des cut-scènes qui n'ont pas toujours un ton suffisamment sérieux étant donné les circonstances. Sans ça il n'y a pas trop à redire, on remercie Bungie pour son doublage tout en français et synchro avec l'image (sauf lors de la première et de la dernière vidéo, allez savoir pourquoi). Enfin les bruitages dépotent bien. Les explosions, notamment des grenades, sont expressives comme il se doit et les armes donnent bien le change. Bien sûr certaines restent un peu asthmatiques mais globalement on a une bonne dynamique.


Note générale

Ne pas jouer Master Chief c'est un coup dur. Pourtant le jeu y gagne sous d'autres aspects. Plus axé sur une excellente ambiance que sur l'action non-stop, avec notamment de superbes musiques qui donnent un ton presque dramatique par moment, ODST s'essaie à quelques nouveautés comme les cartes ouvertes (avec parfois la possibilité d'éviter les affrontements) et le VNA, sorte de vision de nuit améliorée qui permet de rendre les joutes nocturnes à notre avantage. Notre personnage, Le Bleu, sera joué en alternance avec les autres membres de son escouade, afin de mieux cerner un scénario au demeurant confus et pourtant assez concis. Techniquement enfin, si on peut reprocher les mêmes défauts au doublage ou quelques anicroches graphiques et persistantes à la série (à quand de la destruction massive ?), le jeu est quand même suffisemment bien fignolé et accrocheur pour passer un bref mais intense moment en sa compagnie. Bien sûr, c'est un peu court, la faute à ses origines dématérialisées et certains se diront que ODST vaut finalement plus pour son multi largement agrémenté depuis Halo 3, que pour son solo. Plutôt facile et donc ouvert à tous les publics, ODST peut plaire aux néophytes mais cible avant tout les fans. S'il n'a pas l'étoffe d'un Halo 3, il en reprend avec intelligence ses meilleures facettes tout en proposant quelques nouveautés, un gameplay légèrement plus subtil et au final, il reste une sympathique aventure, surtout pour ceux qui comme moi, commencent à trouver le temps long, puisque Halo Reach n'est prévu que pour fin 2010. En attendant, ce petit encas fait tout à fait l'affaire...


Test réalisé par iiYama

janvier 2010 (mise à jour : octobre 2015)