Golden Axe : Beast Rider (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2008
Développeur : Secret Level Games
Editeur : SEGA
Genre : beat-them-all

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Moteur graphique : Criware
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Golden Axe IV
Prix au lancement : 65€
Score des ventes : 630.000 (tous supports)


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Golden Axe

Beast Rider



Bien connue
Difficile de le nier, Tyris est vraiment sexy :)
des joueurs Arcade et Mega Drive, Golden Axe est une vieille série qui n'aura connue qu'un succès d'estime auprès des joueurs. Il faut dire que la version Arcade était déjà pas terrible et il fallait voir la gueule des adaptations sur les consoles de la marque. Pourtant le concept est vraiment sympa mais SEGA s'est toujours cantonné aux petits jeux, là où il y avait matière à faire un grand beat-them-all. Personnellement, depuis sa création en 1989, je n'ai apprécié que le Golden Axe II, et c'est en grande partie grâce à une bande-son vraiment géniale. Hormis les 3 épisodes sortis sur la 16-bits de SEGA, la licence a vu naitre un autre jeu d'Arcade, 2 jeux de rôle/aventure et même un jeu de combats (versus fighting). Mais depuis 1994, la série restait en paix au fond d'un tiroir poussiéreux de locaux au logo bleu, et c'est une tendance en ce moment, les développeurs en manque d'idées fraiches, puisent de plus en plus dans les perles du passé (comme Altered Beast qui aurait mieux fait de ne pas resurgir de son placard). Voilà pourquoi 14 ans après Golden Axe : The Duel (sorti sur Arcade et Saturn), SEGA et Secret Level (un de leur studio américain) nous dévoile une toute nouvelle parcelle de cette mythologie. Totalement démoli par la presse (et je pèse mes mots) pour certaines raisons (quelques-unes justifiées, d'autres absurdes), j'étais curieux de voir ce qui semble être le plus beau désastre de SEGA depuis Altered Beast sur PS2. Et vous voulez savoir quoi… ? Et bien ils avaient torts ! Même à 1 contre 1000 je tiendrai une plaidoirie honnête et sans doute plus objective qu'ailleurs. On commencera par l'histoire : on incarne Tyris Flare, l'amazone bien en chair des précédents opus. Tyris doit retrouver la Golden Axe (une hallebarde légendaire ayant des pouvoirs) afin de libérer le dernier des Titans, le Dragon sacré. Car Death Adder (encore lui), qui a peur de son potentiel, a envoyé ses troupes le capturer. Si le scénario est un peu faiblard et se distille vraiment lentement, les vidéos (en images de synthèses) sont d'une qualité tout à fait honorable.


Première véritable déception,
La réalisation est tout juste correcte mais respecte le design original
le fait qu'on joue exclusivement Tyris nous prive du choix de son perso. Ainsi pas de nain et encore moins de guerrier, Secret Level a, à mon avis, voulu surfer sur le succès des belles héroïnes comme Lara Croft (Tomb Raider) ou encore Nariko (Heavenly Sword). Un parti-pris qui engage une seconde grosse critique : il n'y a aucun multi-joueurs, pas même un co-op'. Ça par contre c'est plus frustrant, la série Golden Axe a toujours été praticable au moins à 2. Il n'empêche que Tyris, sorte de croisement entre Leilou "moultipass" et Conan (en plus sexy quand même), est sacrément jolie. Pour le mâle lambda, difficile de ne pas craquer devant des courbes parfaitement modélisées et une femme qui sait se défendre avec des armes plus grosses quelle. Aaahhh le vieux fantasme… Les 3 derniers points vraiment imputables du jeu, c'est qu'il est difficile, répétitif et que son gameplay n'est pas à la portée de tous. Explications : toute la subtilité des combats tient aux parades, esquives et contre-attaques. En frappant, l'arme de l'ennemi devient orange, bleu ou verte et selon cette couleur, il faut réagir de façon adéquate, soit en pressant la touche d'esquive, soit la touche de parade. Ensuite on peut contre-attaquer et lui infliger beaucoup de dégâts. Contre les sous-fifres ça n'est pas très important mais contre les boss, c'est une question de survie. Et le soucis est un peu là : bien qu'original, ce système est contraignant, pas vraiment facile à mettre en œuvre (les timings sont souvent trop serrés) et c'est loin d'être aussi agréable que ce qu'on trouve dans un God of War par exemple, d'autant que la liste des combos est réduite. Un peu frustrant, ça n'empêche pas de jouer bourrin, un peu de la même façon qu'avec Kratos, le bémol étant que ne dépasserez que difficilement la moitié du jeu. En fait Beast Rider se table sur autre chose pour séduire : les bases établies par ses ancêtres. Ainsi très vite on retrouve les bestioles à monter et les magies. Ça c'est la classe.


Au fil de l'aventure,
Le gameplay n'est pas très accessible, ce qui rend le jeu difficile
on domptera 5 types de bestioles. Chacune a ses particularités comme cracher du feu, devenir invisible ou encore passer en mode berserker, ce qui vous facilitera la vie puisqu'avec celle-ci, les ennemis dérouillent. Mais comme dans la première trilogie, ces mêmes ennemis ont aussi des bestioles et ils sont capables de vous faire tomber pour les prendre. L'autre aspect du combat, ce sont les magies (la Golden Axe devient vraiment utilisable plus tard). Balancer des boules de feu permet de tuer les ennemis à distance (pratique contre les mages) ou alors on peut créer un cercle de feu qui touche tous les ennemis environnants. Dommage que les nouvelles armes soient rares et qu'on ait que 2 magies, même si on n'a pas trop à se plaindre finalement. Le jeu est très redondant car il ne propose quasiment que des combats à la chaine. En plus, comme je le disais, il est difficile (surtout si on n'adopte pas sa manière de jouer) mais on a quand même une maigre compensation. Les statues du Dragon (bien sûr à trouver) permettent de ressusciter, un peu comme un système de vies remis au gout du jour. Finalement, ce qui fera le plus plaisir aux fans de Golden Axe, c'est avec quelle précision les développeurs ont repris tout ce qui faisait son atypique univers. Bestioles et chevaliers perdent leurs armures au fil du combat, les ennemis arborent tous un design très proche du jeu original, les magies, les montures, les décors, le design général, les gnomes (qui apparaissent entre 2 niveaux et qui nous permettent de récupérer santé et magie)... difficile d'être plus fidèle. Alors évidemment on viendra nous dire que Beast Rider est loin d'être le plus beau jeu de la console et c'est tout à fait vrai, mais il garde pour lui des graphismes tout à fait corrects et même, quelques passages superbement réalisés (le jeu se permet même certains détails que d'autres titres mieux classés omettent, comme par exemple des cheveux qui volent au vent, et non une coupe de playmobil). En plus il est super gore. Le sang gicle par seaux entiers, on démembre ses ennemis et on coupe des têtes toutes les minutes. Mais croyez-vous vraiment qu'à l'époque des guerriers barbares c'était différent ? J'en doute. Après c'est sûr, on trouvera forcément ridicule de voir notre héroïne, si belle soit-elle, devenir dingue proche d'un rocher (bug de l'animation/script qui tourne en boucle) ou encore le fait qu'on subira de nombreux et inexplicables lags et autres freezes. Enfin dernier point le son : le doublage est entièrement en anglais (classique chez SEGA) et les musiques, bien que dans le ton (souvent barbare), sont trop répétitives et sans réel attrait.



Golden Axe : Beast Rider Note
mérite-t'il qu'on le descende en flammes comme ça ? Assurément non ! Ok ce n'est pas le jeu de l'année, il accuse pas mal de défauts assez gênants mais il faudra avant tout mettre à son compte le fait qu'il est bien sympa et parfaitement adapté de la licence originale (qui a commencé sa carrière en 1989). On aurait aimé que Altered Beast soit aussi bien fini, vous ne croyez pas ? D'accord il est trop dur, son gameplay est loin d'être plaisant, il est buggé, c'est répétitif au possible... mais on a un système de magie sympa, des montures originales (ce que très peu de jeux offrent finalement) et un excellent design. Je suis donc le premier à défendre sa cause, en disant que ce jeu-là ne mérite pas les notes assassines qu'il a reçu. Beast Rider est donc un petit jeu et pris comme tel, il peut très bien vous plaire. Moi je l'ai vu comme ça...



Test réalisé par iiYama

mars 2010