Gears of War Judgment (X360)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2013
Développeur : People Can Fly (Epic Games Poland)
Editeur : Microsoft Game Studios
Genre : TPS/ action

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 10Mo (save)
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible 3D : non
Difficulté (missions classiques) :
Difficulté (missions déclassifiées) :

Compatible Kinect : non
Multi-joueurs : 2 à 4 en coop' / 2 à 10 joueurs en ligne
Abréviations : GoWJ / GoW 4
Titre alternatif : Gears of War 4
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1.6 Millions


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Gears of War

Judgment



People Can Fly
La mise en scène est à 2 vitesses avec tantôt des cut-scènes (plein écran) qui manquent de finitions, puis des vidéos au format cinémascope. D'ailleurs, à quoi bon mettre ces inutiles bandes noires ?
est un tout petit studio polonais d'environ 60 personnes, né en 2002 et qui s'est tout de suite fait connaitre grâce à leur premier jeu, j'ai nommé Painkiller. Si leur première licence a eu toutes les peines du monde à survivre malgré un premier essai fort réussi, le studio a notamment brillé en développant le très réussi portage PC de Gears of War en 2007 ou encore le bien sympathique Bulletstorm en 2011. Il est clair que le studio n'est pas hyper productif mais ce qui en ressort a toujours un parfum de qualité, tout du moins pour ce qui est de la réalisation technique. Racheté par Epic Games en 2007, c'est en 2013 que le studio va à nouveau refaire parler de lui via 2 événements notables : tout d'abord la perte de son patronyme au profit d'un nom bateau et sans envergure (Epic Games Poland) mais aussi et surtout la sortie de Gears of War : Judgment, le 4e épisode d'une des grandes séries de la Xbox 360. Cependant, Judgment n'est pas la suite de Gears of War 3 mais plutôt un spin-off. Et de tous les personnages secondaires qui constituent l'univers des GoW, il a fallu qu'on joue Baird, le plus laid et le plus antipathique d'entre tous (oui je l'avoue, depuis le premier opus, je ne le supporte pas !). Toujours accompagné de ses 3 acolytes (Augustus Cole, Garron Paduk et Sofia Hendrick), ils forment l'escouade Kilo, qui passe en jugement devant le Colonel Ezra Loomis, pour trahison. Ainsi nous vivrons l'histoire via des flashbacks, avec notre personnage en voix-off, comme s'il racontait lui-même les faits. Contrairement aux grands épisodes des Gears, qui place Marcus Fenix en unique personnage jouable, cette fois on alternera entre Baird, puis Sofia, Paduk et Cole, pour enfin revenir définitivement sur Baird. Chacun racontera les péripéties de l'escouade Kilo dans (il faut le dire) une trame tout sauf intéressante. Etant donné que People Can Fly n'est pas Epic Games, qu'ils n'en ont ni le talent ni le génie, il est clair qu'ils ont fait de leur mieux pour nous pondre cet épisode mais qu'au passage, à part cette copie-carbone un brin trop propre, il est clair qu'ils ont bien du mal à réinjecter ce qui fait "la magie" des Gears of War. Ainsi donc nous avons une alternance de cut-scènes un brin moches et clairement pas assez travaillées (où par exemple un perso taille une chaine avec sa Lanzor mais manque de bol on ne voit que ça : la tronçonneuse ne tourne même pas ! ça fait sacrément tâche !), et d'un autre côté nous avons des vidéos au format cinémascope (comprenez avec 2 grosses et inutiles bandes noires), créées à partir du moteur graphique, mais magnifiées et retravaillées hors ligne. Ces dernières sont par ailleurs nettement plus flatteuses pour la rétine.


Côté doublage,
Les missions déclassifiées se présentent toutes comme ça, mais restent facultatives
il est agréable de retrouver le casting d'origine ainsi que les habituels dialogues, qui sont comme toujours, d'une finesse et d'une poésie sans commune mesure. Si bien sûr chacun y va de son phrasé plein de testostérone et donc sans cervelle, la palme revient une fois de plus à Baird, dont le doubleur est (volontairement ou non, je ne saurai le dire) très mauvais ! Désinvolte et d'un phrasé frôlant l'enfant déscolarisé depuis le primaire, on sent presque une pointe de je-m'en-foutisme lorsque ce personnage parle. Je ne sais pas si c'est voulu, mais arrivé à faire pire que tous les autres, est déjà un point assez remarquable. Car bien plus que son look de chiotte, avec ses lunettes de soudeur et ses cheveux décolorés, c'est bien lorsqu'il ouvre la bouche que Baird m'exaspère le plus. Le seul bon point à tout ça, c'est que la synchro labiale est, dans l'ensemble, très correcte. Et ça mine de rien, c'est un plus. Pour en revenir au contexte historique de cet épisode, il est tout de même regrettable que celui-ci soit si banal. Les développeurs auraient pu choisir une autre période comme le jour de l'émergence, ou un conflit en plein dans les guerres pendulaires, qu'on sache enfin et de l'intérieur, de quoi il en retourne réellement. Mais non, il a fallu que ce soit une date lambda, parallèle aux guerres que Marcus Fénix et à l'escouade Delta, ce qui rend forcément l'ensemble sans intérêt aucun, d'autant plus que le fond de l'histoire est nullissime. La seule explication dans le choix de cette période, c'est que Judgment propose 2 campagnes solo : Le Jugement et Les Conséquences. Ainsi les 2 histoires, sans être liées, sont relativement proches chronologiquement parlant, ceci expliquant sans doute cela (bien que ça ne pardonne pas l'outrageuse faiblesse des scénarios, même si les GoW ne sont pas spécialement réputés pour ça). La bonne idée, c'est que la micro-campagne "Les Conséquences" auraient pu être vendue en DLC (et heureusement que non !) et elle est d'origine bloqué. Pour la débloquer il faut accumuler 40 étoiles, ce qui je vous rassure, est facile à obtenir. Ne cherchez pas sur le Store de la console, ce contenu n'est pas déblocable avec de l'argent via un énième micro-paiement (par contre, on peut acheter tout tas de cochonneries à des prix tout simplement ahurissants ! mais comme on dit, si ça se vend à ce prix-là, c'est bien qu'il y a des cons pour mettre la main au porte-monnaie... moi perso, je n'aime pas me faire décrassé le fondement pour une inutile skin multi-joueurs, non merci ça va pour moi). Pour obtenir 40 étoiles ce n'est pas bien compliqué : il faut briller au combat. Ces récompenses de bravoure (contrebalancées par le nombre de fois où vos partenaires sont venus vous secourir) sont démultipliées si vous acceptez les missions déclassifiées.


Le concept
On retrouve l'exacte formule des Gears, on a même quelques petites améliorations, de nouveaux ennemis et de nouvelles armes...
est finalement assez simple : un peu partout dans les niveaux trônent des cigles géant arborant le logo des Gears (vous savez, l'engrenage rouge avec la tête de mort), il suffit alors de s'en approcher et d'accepter les conditions de gameplay. Le jeu nous présente ça comme de nouvelles pièces à mettre au dossier du procès de l'escouade Kilo, en réalité on joue certaines zones avec un handicap pour gagner plus facilement des étoiles (et donc débloquer la 2e campagne solo mais aussi des rangs, des options et du matos pour le multi). Les handicaps des missions déclassifiées sont assez originales mais elles sont malheureusement peu nombreuses et tournent vite en boucle. Elles sont du style tuer tous les ennemis avec un type d'armes imposés (et bien souvent pourri), très peu de munitions, des ennemis plus coriaces et souvent plus nombreux, un temps limité ou encore une visibilité vraiment réduite. Entre nous, tout ceci est bien mignon mais une fois que j'ai obtenu mes 40 étoiles et que j'ai débloqué la seconde campagne, j'ai arrêté de m'y frotter car ces missions sont nettement plus longues (normal il y a plus d'ennemis) et augmentent sensiblement la difficulté. On notera tout de même qu'on n'est pas seul à gagner ces fameuses étoiles, puisque chaque acte de l'équipe sera crédité à votre compte (lorsqu'on joue en solo j'entends). Ainsi vous l'aurez sans doute compris, avec son scénario d'une banalité sans nom et son aspect challenge/scoring très mis en avant, le jeu prévaut surtout pour son côté fun et met en avant sa prédisposition à être joué en coop' jusqu'à 4. Du coup il fallait s'en douter, la durée de vie du solo est assez courte (6 heures environ, un peu plus grâce aux missions déclassifiées). Pour parler 2 minutes de la campagne déblocable, nous avons une vidéo qui résume extrêmement brièvement une partie de Gears of War 3 puis on enchaine sur l'exact schéma de niveaux/zones. Cette fois, la campagne se résume à un seul chapitre pour 6 zones et une durée de vie s'étalant de 1h à 1h30. Présenté comme "la suite" du 3e épisode, en réalité ce contenu bonus comble un tout petit bout dudit scénario et n'en fait aucunement suite (logique, vu que GoW 3 signe l'épilogue de la trilogie). Après ça il n'y a rien de nouveau et comme on pouvait s'en douter, le scénario n'est vraiment pas terrible, rendant cette petite campagne tout à fait dispensable.


Pour être franc,
... malheureusement le level design est peu inspiré, de même le scénario principal et la campagne bonus sont sans intérêt
ce contenu aurait même pu être proposé en DLC, le format y est adéquat, mais la qualité n'était sans doute pas assez élevée par rapport au jeu principal (c'est un fait !) et puis mine de rien, ça fait un contenu supplémentaire pour Jugment qui, en l'état des lieux, est bien maigre question solo. Côté gameplay, Gears of War Judgment accumule quelques fautes, parfois incompréhensibles et/ou qui ne demandaient qu'à évoluer. On commencera par cette IA débile profonde qui nous envoie bêtement ses ennemis lobotomisés à la tronche, ou pire encore, ces alliés qui semblent prendre un malin plaisir à passer devant le feu de notre canon, et en se permettant en plus de râler ! Abruti jusqu'au bout des ongles... Quant aux armes, elles sont bien plus déséquilibrées qu'autrefois, ce qui semble à la fois improbable et idiot (et pourtant !) : le Kaomax est passé d'une arme semi-auto à coup par coup, en plus d'avoir un abominable recul, quand le fusil à pompe est d'une nullité sans pareille. Une telle arme est censée être la reine du corps à corps et pourtant, il tuera du premier coup qu'en de très rares cas. Au final, on en viendra vite à se servir des 2 meilleures (Lanzor et Retro-Lanzor) ainsi que des grosses armes secondaires (comme la mini-gun, le mortier ou le bouclier des Boomers) tant les pétoires n'ont jamais été aussi inégales. Et question prise en mains, sachez que prendre un personnage plutôt qu'un autre n'y changera strictement rien. Même la fille, Sofia, sera aussi lourde à déplacer que les gars, et tout aussi capable de porter les armes lourdes. Entre nous, au moins pour elle (et sans sexisme) j'aurais grandement apprécié un personnage plus rapide, plus agile, quitte à ce qu'elle se contente des armes légères et conventionnelles. Mais non, elle a beau peser la moitié de ses confrères, on aura toujours l'impression de piloter un bus aux pneus crevés (d'ailleurs le jeu semble étrangement plus lent, et les personnages plus lourds, plus patauds que dans Gears of War 3... étrange). Il est toujours impossible de franchir un obstacle sans s'y mettre à couvert au préalable (absurde non ?) et les niveaux sont tous construits de la même manière, en plus d'être tous morcelés : couloir suivi d'une arène en alternance avec une zone à défendre. Un schéma répété jusqu'à l'épilogue... quand je vous disais que cet opus n'avait pas le génie des 3 précédents opus, ce n'était pas des blagues.


Heureusement pour le jeu,
Techniquement, à part quelques bugs et quelques manques de finitions, c'est vraiment très réussi !
tout n'est pas mauvais (ouf ! on est sauvés !) et on retrouve naturellement tout ce qui fait le charme d'un Gears mais aussi son efficacité : mise à couvert super intuitive, tir au jugé, 2 armes seulement et système de rechargement via une mini-QTE qui peut s'avérer payante, une jouabilité agréable, précise mais aussi et surtout de nouveaux ennemis, de nouvelles armes et même quelques "features" intéressantes comme le fait de ramasser automatiquement certains types de munitions, d'avoir enfin une touche dédiée au lancement des grenades ou d'apprécier quelques séquences originales (comme la chasse aux œufs ou celles à visibilité réduite par exemples). Sans compter que tout ça s'accompagne comme toujours d'un multi-joueurs fort sympathique, même s'il manque de contenu (sans doute pour mieux nous vendre des DLCs) et sur lequel je ne m'étalerai pas. Techniquement enfin, Gears of War Judgment tourne comme tous les autres opus de la série, sous Unreal Engine 3, le moteur maison d'Epic Games et qui est le grand gagnant de la 7e génération tant il fut sur tous les fronts. Et on peut le dire, la série a toujours été au top en ce qui concerne les graphismes, et ce 4e volet le confirme une fois de plus. Si certains intérieurs manquent cruellement de charme et d'attrait, il n'est pourtant pas rare d'apprécier la qualité des décors, des effets et comme toujours, des modélisations. De même, cet opus semble avoir fait de gros efforts sur l'aliasing et sur les pop-ups de textures, les 2 pathologies récurrentes à ce moteur graphique. Seul bémol finalement : les corps disparaissent vite, très vite, trop vite même (pas le temps d'un soupir que déjà le jeu a fait place nette et plus aucun cadavre ne jonche le sol), ce qui est assez surprenant, ou encore quelques détails qui font tache (je ne reviens sur cette Lanzor qui découpe des trucs sans même que la chaine de la tronçonneuse ne tourne... déjà que découper une chaine en acier à la tronco' c'est limite...) ou le personnage de Sofia est assez moche et mal faite, notamment au niveau de ses cheveux (pas facile de faire une jolie fille quand on est habitué à designer des buffles en armures au cerveau pas plus gros que celui d'un moineau :). Mais ce sera bien là les seuls griefs que j'ai à formuler sur les graphismes. Terminons par la partie sonore, qui nous propose les compositions de Steve Jablonsky (déjà à l'œuvre sur l'épisode 3) et Jacob Shea. Les musiques sont sympas, dans le ton et dans l'ambiance mais pour être franc, elles sont loin d'être remarquables et une fois la console éteinte, vous ne vous en souviendrez plus. Et c'est bien ce qui caractérise la plupart des bandes-sons actuelles pas vrai ? Quant aux bruitages, ils sont repris de Gears of War 3, dont certains sont dynamiques à souhait (comme les explosions) et d'autres sont un peu anémiques (comme certaines armes). Mais dans l'ensemble, ça fait très bien le boulot.



Gears of War Judgment Note
n'est pas un mauvais jeu, bien au contraire. Non son vrai problème c'est d'arriver après 3 épisodes majeurs qui ont fait en partie l'identité même de la Xbox 360 et ce, sans rien apporter à la série, mais en surfant sur une formule à succès. People Can Fly, développeur de ce spin-off, s'est efforcé d'appliquer "la formule" à la lettre mais le plat reste d'une saveur modeste. Ça manque de piquant, de génie et de créativité. Car on le sait, Gears of War est l'instigateur des TPS actuels avec sa mise à couvert et ses mécaniques de gameplay maintes fois copiées par d'autres jeux. Ce sont des titres à la réalisation impeccable, au scénario certes un peu léger mais suffisant et proposant un bon gros multi. Hors ici le développeur polonais tente, autant que faire se peut, de réinstiller la formule des Gears mais il rate le coche et on ne retrouve pas "la magie" des 3 précédents opus. Ainsi malgré quelques bonnes idées, une partie son tout à fait acceptable et une réalisation de haute volée, ce spin-off échoue à nous proposer un scénario intéressant, avec son histoire bateau et sa mise en scène à 2 vitesses parfois peu convaincante. Sous ses airs de gros DLC qui aurait pu se greffer sur Gears of War 3, Judgment assure une fin de carrière paisible à la seconde console de Microsoft, en lui offrant un titre sympa et fun à jouer, mais qui reste malgré tout, trop éloigné des qualités de ses prédécesseurs. D'ailleurs les joueurs/fans ne se s'y sont pas trompés puisque ce sont les ventes les plus faibles de toute la série : largement moins de 2 millions d'exemplaires, ce qui est loin des 6 Millions d'unités vendues par titre de la trilogie principale (ah oui quand même !). De plus, la mini-campagne bonus ou encore ce code qui permet d'obtenir le premier Gears of War gratuitement via le Xbox Live Arcade (un joli cadeau pour le coup), justifient timidement son plein tarif au lancement, alors même que le multi-joueurs (malgré de belles nouveautés) manque de contenu... tout comme le solo finalement. Quand on a touché la cime de l'excellence et de la performance, difficile d'avoir autant de rigueur que les maitres en la matière. Nous verrons bien si The Coalition, désormais en charge de la série et qui nous préparent un Ultimate Edition et surtout un vrai Gears of War 4, arrivent à faire mieux qu'un People Can Fly qui n'avait peut-être pas les épaules pour un tel projet, même si je le répète une dernière fois, le jeu est loin d'être mauvais.



Les -

  • Armes toujours aussi peu équilibrées (fusil à pompe ?) et Kaomax devenue complètement minable
  • Toujours les mêmes lourdeurs de gameplay, dont un corps à corps toujours aussi aléatoire
  • Quelques bugs techniques pas vraiment gênants mais qui font tâche au 4e épisode
  • Scénario sans intérêt et contexte historique peu intéressant
  • Les cadavres disparaissent vraiment trop vite, c'est abusé
  • Mise en scène à 2 vitesses et pas toujours irréprochable
  • Le manque de variation des missions déclassifiées
  • Le doublage en général, surtout celui de Baird
  • Alliée comme ennemie, l'IA est débile profonde !
  • Le manque des modes classiques en multi
  • Level design vraiment peu inspiré
  • Mode solo un peu court
  • Les +

  • Le principe de gain d'étoiles et de missions déclassifiées est sympa
  • Le premier Gears of War offert (pour justifier son prix plein pot)
  • Quelques nouveautés sympas (nouvelles armes, nouveaux ennemis...)
  • Le coop' est toujours impeccable et on a un bon multi
  • Une touche dédiée au lancement des grenades
  • Réalisation toujours aussi somptueuse
  • Coop' à 4 sur toute la longueur
  • Sympa et fun à jouer
  • Les classes en multi
  • Le chapitre bonus

  • Test réalisé par iiYama

    mai 2016