Far Cry Instincts / Far Cry Instincts Evolution / Far Cry Instincts Predator (XBOX / X360) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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FC Instincts (Xbox)
FC Instincts Evolution (Xbox)
FC Instincts Predator (X360)


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Sortie de Far Cry Instincts : septembre 2005 (uniquement sur Xbox)
Sortie de Far Cry Instincts Evolution : mars 2006 (uniquement sur Xbox)
Sortie de Far Cry Instincts Pradator : mars 2006 (uniquement sur Xbox 360)

Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : française
Voix dans le jeu : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : CryENGINE
Définition HD (X360) : 720p
Difficulté :

Multi-joueurs : 16 joueurs online
Titre alternatif : Far Cry Vengeance
Prix au lancement : Instincts et Instincts Evolution = 60€ chacun / Instincts Predator = 70€


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Far Cry

Instincts Predator
Instincts Evolution
Instincts


En 2004, alors que tous les amateurs de FPS attendaient au tournant DOOM 3 et Half-Life², Crytek (un développeur allemand) sort Far Cry. Et quelques temps avant la déferlante des grosses licences, pour Crytek c'est carton-plein avec près de 3 Millions de copies vendues (c'est énorme pour une exclue PC). Graphismes somptueux, excellente ambiance, sympathique scénario, gameplay de folie... si on en attendait peu de Far Cry (voire rien du tout), il s'est avéré être un pur hit ! Mais dans le monde impitoyable du jeu vidéo, ce sont les éditeurs qui détiennent les licences d'exploitation et donc Crytek n'a plus du tout l'usufruit de ce qu'il a créé. Ubisoft par contre en profite un max, en se disant que l'aura même du jeu d'origine, fera vendre n'importe quel spin-off. Ainsi en septembre 2005, l'éditeur/développeur franco-canadien sort Far Cry : Instincts sur Xbox, une exclusivité qui se vendra à presque 600.000 exemplaires. En mars 2006, à peine 6 mois après le premier volet et alors que la Xbox se meurt à feu vif (précipité à coup de pompes dans le cul par un Microsoft pressé d'imposer sa nouvelle console), Ubisoft sort Far Cry : Instincts Evolution, sa suite directe. En parallèle, le développeur sort aussi Far Cry : Instincts Predator sur Xbox 360, qui réunit les 2 volets Xbox, avec au passage un soi-disant lifting HD. Quasi jeu line-up (la console a à peine 3 mois à ce moment-là), reste à savoir si le portage vaut ses €uros ou si c'est encore une pseudo-arnaque comme Ubisoft sait si bien les faire... Dans tous les cas, ici nous testons les 3 jeux simultanément car à part la définition d'affichage, la version Predator sur Xbox 360 est strictement identique aux 2 épisodes Xbox classique.




Développement scénaristique

C'est ici que
Ubisoft s'est honteusement arrangé le scénario à sa sauce et la mise en scène est tout simplement minable...
se trouve la première déception de ces jeu, puisque les scénarios ne reprennent pas le travail de Crytek et je dirai même, se l'arrange à sa sauce. C'est un fait, la Xbox 360 est techniquement capable de faire tourner le Far Cry original mais Ubisoft ne veut pas se donner cette peine... tout du moins en ce début de génération car Far Cry Classic finira par sortir en février 2014, plus de 7 ans après l'édition Predator ! Du coup le studio français ne s'est pas embarrassé de détails et nous propose une refonte totale du scénario original : Val est une militaire se faisant passer pour une touriste, Doyle est un agent de la CIA (et non un médecin), il ne trahira pas Jack et sera même son allié durant toute l'aventure, lorsque Jack se fait enlever et injecter le sérum du Dr Krieger, des pouvoirs apparaissent et à la fin du jeu, Carver n'affronte pas des trigènes mais des cobayes armés du Dr Krieger, et Crowe (le chef des soldats) devient un mutant... C'est quoi ce bordel ?!! Les fans peuvent hurler à la trahison, dans tous les cas, si les épisodes Instincts auraient tout simplement pu suivre le jeu original, au lieu de ça Ubiosft a honteusement modifié le travail d'un Crytek qui fut (mine de rien) plus inspiré qu'eux.
Bon on positive quand même (après tout il y a pire dans la vie) et vous l'aurez sûrement compris, Instincts Evolution est la suite directe de l'épisode Instincts, avec notamment de nouveaux personnages et surtout une écriture légèrement plus avisée. Le problème, c'est que dans un cas comme dans l'autre, il faut voir la gueule de la mise en scène ! Basé sur le moteur du jeu, nous n'avons que des cut-scènes d'une laideur à peine nommable ! La faute à des modélisations abominables (y'a qu'à voir Val, elle est moche à s'ouvrir les veines), une totale désynchro du doublage, des animations qui font franchement peine par moment... bref un flagrant manque de travail. Heureusement que remettre les pieds sur cette île à la fois proche du paradis et de l'enfer, reste attrayant, que dans sa globalité le scénario est sympa, sans quoi ce serait la cata. Vous voulez le pitch de départ ? Et bien ça commence de façon classique, presque comme l'opus d'origine : on incarne Jack qui est embauché par Val, mais très vite il se fait attaquer, il voit son bateau exploser, il s'enfuit, il est contacté par Doyle et a pour mission de sauver Val... Classique ? A part les profondes modifications scénaristiques... oui (d'ailleurs plus aucun protagoniste n'a le même visage qu'avant). Ceci dit, si on ne savait pas ce que devenait Jack à la fin du Far Cry originel, Ubisoft nous livre cette fois une sympathique vision des choses, puisqu'il sera infecté dès le début du jeu. Il verra peu à peu ses capacités évoluer et c'est bien ça qui fait une partie de l'originalité du titre. Malgré tout, on aurait aimé avoir le "vrai Far Cry" et/ou sa suite directe, plutôt qu'une histoire réinventée, même si elle suffit à nous faire affronter toute la population locale. Par contre il sera plus difficile de pardonner une mise en scène tout simplement dégueulasse...


Jouabilité & Gameplay

On va en parler
Poser un piège a vraiment gueule à rien. C'est pratique certes, mais vraiment trop mal fait...
de suite comme ça ce sera fait : Far Cry Instincts (quelque soit la version) dispose de modes multi-joueurs assez sympas. Bien que classiques, voire banals dans le fond, on dispose de 25 maps pour 5 modes, où on pourra s'affronter à 4 en Link ou jusqu'à 16 online. Et cerise sur le gâteau, pour les plus doués il y a aussi un éditeur de cartes, simple d'accès, qui permet de s'affronter sur des maps persos. C'est sympa. Retour au mode solo, on le sait, ce n'est pas facile de retranscrire un gameplay de PC (souris/clavier) sur console (manette). Généralement la précision prend cher et la dynamique des combats avec. Pourtant c'est pas faute d'avoir un pad précis et confortable mais la jouabilité est franchement aléatoire, malgré la présence de réglages. Le stick droit (de visée) se montre récalcitrant, ce qui fait que tantôt la visée part d'un bout à l'autre de l'écran, tantôt on se traine à tourner. Le jeu n'est pas spécialement difficile mais cette jouabilité toute pourrie, mal calibrée et super imprécise, fait qu'il arrive qu'on perde quelques fois ou qu'on s'irrite à viser précisemment. En plus de ça, la répartition des touches n'est pas idéale (je déteste zoomer en pressant L3) et comme dans la plupart des jeux actuels, on ne peut rien y faire. Autre problème, l'IA est complètement débile. Pouvant se jouer de 2 manières opposées (subtil ou bourrin), les ennemis ont toujours 2 réactions : soit vous êtes à 10m et ils ne vous voient pas, soit vous êtes couché dans des herbes hautes et à plus de 50m (normalement invisible donc) et le gars vous repère de suite. Si c'est pas crétin ça ! Ça sape toute envie d'infiltration et de meurtre en silence. Autre point qui m'a chiffonné, on peut désormais installer des pièges. Mais là c'est la fête, c'est du grand n'importe quoi. Pour bien cerner le truc, Jack peut "planter" une branche sur le tronc d'un arbre, la tendre de façon à être dangereuse et lorsqu'un ennemi arrive à proximité (en lançant un caillou pour l'alerter par exemple), il la prend en pleine poire. Si l'idée est à l'origine sympa, le résultat est ridicule et hautement irréaliste ! Et encore je ne vous parle pas des claymores (les mines anti-personnel) qu'on place judicieusement pour éviter d'être emmerdé et de se faire tirer dans le dos, claymores qui dans le premier chapitre/jeu ne servent généralement à rien puisque les ennemis ont le don de passer à côté sans que ça leur pète à la gueule (dans le 2e chapitre/jeu, ça a été arrangé et les pièges sont plus efficaces).


Heureusement,
La mutation offre de belles nouveautés en terme de combat rapproché et d'instinct de tueur
Far Cry Instincts / Evolution / Predator propose aussi sa dose de "bonnes nouveautés", ainsi que la réinjection de tout ce qui faisait le gameplay original. On pourra donc se servir de tous les véhicules qu'on croise et si la jouabilité est grave pourrie, l'avantage c'est que cette fois Jack peut tirer tout en conduisant (certains véhicules sont même équipés de tourelles et on peut basculer sur celles-ci pour économiser ses balles et faire un carton). Avant d'être infecté, Jack pourra tuer au couteau (c'est mal fait mais ça reste efficace), ensuite (une fois infecté donc) il possèdera une attaque de mêlée vraiment puissante. Dans ce cas-là on sent bien qu'on déchaine la bête qui sommeille. On peut aussi passer à plat ventre sous les baraquements, se retourner et dézinguer les mecs à l'abri, grimper aux lianes, nager, utiliser les armes fixes (canon de 30mm, lance-grenades) et le radar aide à repérer les ennemis proches. Du neuf et du moins neuf donc. Contrairement au Far Cry original, on est cloisonné dans la plupart des niveaux par des murs invisibles (au mieux des fougères, au pire par rien du tout !). Rares sont les passages où on a un peu liberté et la possiblité d'emprunter plusieurs itinéraires différents. Ça n'empêche pas d'avoir 2 tactiques d'approche : on peut la jouer bourrin en rentrant dans le tas ou faire comme moi, plus subtil, qui snipe à distance (retenir son souffle pour être plus précis est d'ailleurs une jolie nouveauté) et finir le boulot au corps à corps. Question d'état d'esprit même si on aurait aimé que l'infiltration soit plus poussée (ou juste que les mecs nous repèrent de façon plus "logique"). En parlant d'armes, il est agréable de pouvoir porter 2 mitrailleuses légères ou 2 flingues en même temps, un dans chaque main (Halo 2 fait école). On peut aussi signaler que le 2e chapitre/jeu apporte quelques nouveautés supplémentaires comme de nouvelles armes mais aussi et surtout la possiblité de sortir les armes de leur trépied. Si on marche vraiment lentement avec ça, on a par contre une grosse puissance de feu et on économise ses munitions. C'est une superbe nouveauté, qui donnera plus tard des idées à Bungie.


Je regrette par
Le seul vrai défaut de la jouabilité, c'est cette visée super imprécise. A la longue c'est pénible
contre que notre héros à la chemise rouge ne puisse porter que 3 armes dont on nous impose la catégorie. Seulement 3 armes c'est bien, c'est plus réaliste, mais le jeu nous force à avoir un flingue, une arme d'assaut et une arme lourde (comme le snipe ou un lance-roquettes). Donc on ne peut pas avoir un fusil à pompe et un fusil d'assaut, les 2 appartenant à la même catégorie (dommage, surtout que les flingues ne servent presque jamais). Si le jeu commence de façon classique, une fois infecté le gameplay évolue sensiblement. Comme expliqué précédemment, l'attaque de mêlée devient "sauvage" et Jack n'a plus besoin de trousses de soins puisque sa santé remonte toute seule (prendre les gilets pare-balles reste quand même une bonne option) et très vite il acquerra des facultés surhumaines comme détecter ses ennemis au flair, voir dans le noir ou courir comme un guépard (tout ceci est assujetti à une jauge d'adrénaline qu'il faut surveiller). Du coup, le début du jeu est plus difficile que le milieu, régénération automatique oblige. En somme, si au début on est obligé d'être un minimum subtil pour éviter de crever toutes les 2 minutes, l'aventure est plus permissive par la suite, notre personnage devenant une vraie machine à tuer. Le problème, c'est que la difficulté est assez mal équilibrée sur le premier chapitre/jeu. En effet il n'est pas spécialement difficile mais la fin par contre, est très ardue. Sur le dernier tiers, on affronte des boss vraiment pénibles (quand ils ne sont pas 2 en même temps) et on signe l'apothéose lorsqu'on doit protéger Doyle (avec ce gros débilos qui avance droit sur les ennemis) ou encore l'affrontement final contre Crowe, un sommet de difficulté quasi insurmontable. C'est vraiment dommage qu'Ubisoft nous gâche ainsi l'expérience car tout au long du jeu on meurt souvent mais on finit toujours par y arriver, alors qu'à la fin, on bute littéralement sur des phases très mal équilibrées et franchement gonflantes ! Heureusement, le tir a été rectifié sur le 2e chapitre/jeu, avec une difficulté bien plus raisonnable et pour le coup, un jeu plus agréable. Question durée de vie, on est bien servi puisqu'on a d'abord 12 niveaux pour Instincts, puis 8 de plus pour Instincts Evolution. Il faut une bonne dizaine d'heures pour finir les 2 jeux (ou la version Predator), sans compter la plus-value du multi. Donc malgré quelques défauts, dont certains sont vraiment gênants (comme l'imprécision de la jouabilité) Ubisoft a réussi à bien retranscrire l'ambiance du Far Cry original, avec cette alternance action/recherche de proie façon Predator, la jungle aidant à s'identifier au film John McTiernan. Et du coup, j'ai trouvé le titre assez bien choisi...


L'image

On pourrait
Il y a des défauts à la pelle mais heureusement, l'ambiance est là
penser que Ubisoft a utilisé son moteur maison (le YETI Engine) et bien tout faux, Instincts / Evolution / Predator utilise le CryENGINE de Crytek, afin de retranscrire au mieux l'ambiance de Far Cry (du coup, pourqoi ne pas avoir porter le jeu d'origine, si le moteur graphique fonctionne sur la console de Microsoft ?). Et personnellement, je n'ai jamais vu le CryENGINE aussi paresseux. Le résultat n'est pas du tout du niveau du Far Cry de Crytek, tant sur les détails, les textures ou la constance du framerate. Le pire restant le fait que certaines textures sont complètement floues, pas du tout travaillées, voire même honteuses pour une Xbox (les développeurs se sont cru sur PS2 ou quoi ?). Car la Xbox et la Xbox 360, étaient l'équivalent d'un PC gamer à leur sortie (c'est surtout vrai pour la 2e console), or cette "version mutée" de Far Cry n'assume pas l'énorme prouesse graphique de son aïeul. J'en remets une couche sur des modélisations vraiment dégueulasses et des cut-scènes affreuses mais le plus choquant, c'est qu'au milieu de la flore il subsiste des sprites "tout plats" et bien moches (généralement des fleurs). En plus de ça les ennemis spawnent (apparaissent) au grès des scripts (parfois sous notre nez) et disparaissant une fois tués (ce qui explique pourquoi il arrive que poser des pièges ne serve à rien). Sur Xbox 360 (pour la version Predator) malgré l'installation du jeu sur le disque dur (une option bien agréable), les loadings restent quand même assez longs. Quant à cette même version, franchement à part la résolution qui monte à 720p, la différence avec les versions Xbox classique sont infimes. Ça sent bon le portage opportuniste, vite fait, bien mal fait. Alors, ratage complet ? Et bien justement non. L'ambiance tropicale, son côté "paradis ensoleillé", la chaleur des couleurs et la beauté parfois carte postale de certains décors font que globalement, c'est beau. La console est sous-exploitée (surtout la Xbox 360), c'est une certitude, mais l'eau est super belle, certaines (rares) textures sont agréablement détaillées, ce qui fait que, si on met de côté le fait que le jeu n'est pas très varié et que certains détails font tâche sur des machines aussi puissantes, on trouvera les graphismes finalement très agréables et suffisamment immersifs. A noter tout de même que le 2e chapitre/jeu (Evolution) semble un brin plus beau avec un moteur graphique un poil mieux maitrisé, une physique mieux gérée et des cartes plus vastes et plus ouvertes.


Le son

Gros plus par rapport
Joli travail sur le son, bien dynamique comme j'aime
au travail de Crytek, Ubisoft a cherché à rendre le doublage plus crédible. Pour Jack par exemple, c'est toujours Xavier Fagnon qui prête sa voix, un vrai professionnel de la voxographie (il double entre autre Jack Shepard dans la série LOST). Avant, c'était surtout les mercenaires qui débitaient des âneries à tour de bras. Désormais, sans dire qu'ils sont plus intelligents (sinon ils feraient un autre métier), ils nous évitent les phrasés débiles et les élocutions trop prononcées. Bien sûr il reste malgré tout des phrases un peu vide de sens et qui se répètent au fil des parties, mais il n'empêche que le tout semble mieux travaillé, plus plausible. En parlant de crédibilité, les bruitages sont aussi de très bonne facture. Le bruit des armes, les explosions, lorsqu'on marche dans les feuillages, le délicat chant des oiseaux lorsqu'on est à la recherche d'une proie à abattre... la qualité et l'immersion sont au rendez-vous. Quant aux musiques (signées par Paul Haslinger, le compositeur derrière l'OST des films Underworld), elles posent une bonne ambiance, alternant rythme un peu tribaux quand ça chauffe, à des thèmes plus feutrés lors c'est calme. En somme il y a peu à redire, le son est bien travaillé.


Conclusion


Avec les Far Cry Instincts, Far Cry Instincts



Far Cry Instincts Evolution



Far Cry Instincts Predator


Ubisoft s'est approprié la saga dont elle possède la licence, mais au lieu de réaliser un portage du mythique jeu PC, le développeur/éditeur franco-canadien a préféré modifier le scénario, au lieu de le conserver tel quel et de réaliser des suites. Pourquoi ont-ils fait ça... difficile de le savoir, peut-être que c'était une manière peu subtile et peu élégante de montrer à Crytek qui était le patron. Far Cry Instincts et Far Cry Instincts Evolution sont donc sortis sur la première Xbox, quand Far Cry Instincts Predator a vu le jour sur Xbox 360, réunissant ces 2 mêmes jeux avec la promesse d'un lifting HD qui au final, est un peu aux abonnés absents. Cette même Xbox 360 aura pleurée son Halo 3 mais ne l'aura pas eu pour son line-up, à la place elle a reçu un Perfect Dark Zero un peu raté, ce qui a laissé le champ libre à des jeux plus ambitieux tels que Call of Duty 2, Quake 4 ou Ghost Recon : Advanced Warfighter. Ceci dit Far Cry : Instincts Predator n'en est pas moins intéressant. Avec sa jungle luxuriante, ses couleurs vives et ses décors paradisiaques, c'est une toute autre ambiance qui s'offre à nous, oscillant entre le film Predator (pour son aspect chasseur dans une jungle) et un FPS aux multiples facettes où on peut alterner infiltration et action bourrine. Bien sûr on peut critiquer son aspect "portage facile" et un peu bâclé, car jouer sur Xbox ou sur Xbox 360 n'y change finalement pas grand chose. De plus, techniquement, l'une comme l'autre console sont capables de bien mieux que ça : cut-scènes à la ramasse, certains sprites sont "plats", certaines textures sont floues, le framerate est loin d'être irréprochable... On mettra aussi le doigt sur une jouabilité très imprécise ou encore un premier chapitre/jeu à la difficulté mal équilibrée (trop d'ennemis qui apparaissent en même temps, le "cas Doyle" et un dernier affrontement presque impossible). Mais Ubisoft a également réussi à réinjecter l'ambiance du Far Cry original, et c'est sans doute son plus gros atout ! On prendra donc plaisir à découvrir la nouvelle histoire d'un Jack Carver toujours en forme et dont les mésaventures apportent un peu de fraicheur à l'opus original. Mais difficile de réellement parler de "très bon jeu", surtout lorsqu'on repense une seconde à la qualité du Far Cry développé par Crytek...




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Test réalisé par iiYama

février 2010 (mise à jour : novembre 2021)