Far Cry 2 (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2008
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 6Mo (saves)
Moteur graphique : Dunia Engine
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : online
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 3.4 Millions (tous supports)


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Far Cry 2








Si 2007 aura
Le scénario est minable. C'est mal mis en oeuvre et au final on ne peut choisir aucun camp
été l'année des FPS avec la sortie de titres majeurs (Call of Duty 4, Orange Box, Bioshock et Crysis), on peut maintenant le dire, 2008 aura été bien maigre pour le genre. C'est l'une des raisons qui fait qu’on attendait tous Far Cry 2. Mais si ce jeu s'avère être un bon FPS, notamment par son ouverture open-world ou même sa réalisation assez étonnante, au final on ressort un peu déçu. Imaginez 2 minutes qu'Assassin's Creed se soit appelé Prince of Persia 4... et bien tout le problème là ! Si évidemment le nom "Far Cry" est forcément plus vendeur qu'un titre lambda, après des spin-offs plus ou moins bons, voire des adaptations ratées, on s'attendait tous à un vrai retour de la licence créée par Crytek. Parce que selon Crytek, Far Cry c'est quoi ? Simple, c'est une histoire de virus, de mutants génétiques, un décorum tropical et Jack Carver dans sa chemise rouge. Or chez Ubisoft on n'a pas très bien retenu la leçon et d'une zone plus ou moins ouverte, ils en ont fait un jeu totalement open-world (ce que le premier Far Cry n'était pas, malgré des zones non cloisonnées qui nous laissaient réaliser l'approche qu'on voulait). Des îles tropicales on passe à l'Afrique pure souche et d'un jeu passablement scénarisé, c'est devenu un FPS plombé par énormément de défauts et dont l'histoire se résume à 3 fois rien. Alors en soi Far Cry 2 n'est pas un mauvais jeu, mais il est mal-aimé et ce, pour des raisons concrètes. Voyons ça dans le détail si vous le voulez bien. Tien justement, on va commencer par l'histoire : fini ce brave Jack Carver qui, dans le premier épisode, a annihilé la propagation d'un virus, dans cette suite (qui n'en est pas une), on joue un mercenaire ayant pour cible principale le Chacal. L'homme est recherché parce que dans ce fictif pays d'Afrique noire, la guerre entre 2 factions opposées (l'UFLL et l'APR) déchire le pays et qu'il est le principal marchand d'armes. Vénal, le Chacal vend bien sûr aux 2 factions et alimente ainsi le conflit. Atteint par la Malaria, vous devrez accomplir diverses missions pour récupérer des médicaments, des armes, faire pencher la balance entre l'UFLL et l'APR et surtout, arrêter le Chacal (qui porte bien son nom le bougre). Avant de commencer à jouer, vous aurez le choix entre 9 protagonistes. Les 9 sont tous muets comme des carpes (Gordon Freeman ?) et selon votre choix, les 8 restants pourront servir de coéquipiers. Bien sûr ce choix n'influe en rien sur le jeu puisque notre personnage ne parle pas et qu'on ne les voit jamais de l'extérieur (à ce propos, il n'y a pas un seul miroir dans tout le jeu).


Il est aussi
La malaria est une sale maladie dont notre personnage sera victime
regrettable d'avoir des mercenaires de tous les pays et pas un seul Français. Le jeu a été développé par Ubisoft Montréal (d'ailleurs il y a un Canadien) mais c'est une tendance... on pense rarement à nous. Au début du jeu on pourrait croire que le scénario est omniprésent car ça commence avec une jolie balade à l'arrière d'une voiture, un déplacement obligatoire mais où on pourra admirer la beauté des décors. Malheureusement ça s'essouffle très vite. Il n'y a pas vraiment de scénario, le jeu ne proposant qu'un enchaînement de missions. Après avoir fini le jeu, on retiendra une intro, une petite scènette vers 50% du solo puis quelques détails à la fin. Et basta, vous n'aurez rien de plus ! Pire, l'écriture est mal mise en oeuvre puisque finalement, on en apprendra plus en lisant les petites phrases lors des pages de loadings (qui sont extrêmement longues sur consoles) qu'en vivant le jeu en temps réel. Plus frustrant, lorsque les missions de l'APR sont finies, on ne pourra plus faire que celles de l'UFLL ou inversement. Donc on ne choisit pas son camp, on travaille pour les 2 opposants et j'ai trouvé ça minable car dans cette guerre, on ne prend jamais parti. Si finalement on ne vaut pas mieux que le Chacal, il y a aussi des incohérences d'écriture comme aller réaliser des missions qui vont à l'encontre de la logique (détruire une réserve de médicaments alors qu'on est nous-même atteint de malaria !) et ce, sans broncher et sans se poser la moindre question. En bref, toute la partie scénarisation est une énorme déception ! Quoiqu'on fasse, on est donc atteint par la malaria. Une saloperie de maladie bien réelle qui attaque surtout les pays pauvres et décime des populations entières. Malgré tout, ce n’est pas ça qui nous arrêtera puisqu'il faudra se soigner tout au long du jeu. Pour se faire, on prendra des médicaments et la maladie se manifestera de façon plus ou moins aléatoire (elle sévit également selon quelques scripts). A l'origine, cette affection était super pénible à subir ! Elle intervenait toujours au mauvais moment et très vite, on était en pénurie de médocs. Au début du jeu, pour avoir des médicaments il faudra accomplir des missions pour le Prêtre mais on sera vert-de-rage lorsqu'on découvrirait que la boite est vide à la 2e prise alors qu'une heure auparavant elle était pleine. Bref, en version 1.0 (que ce soit sur PC comme sur consoles) la malaria faisait partie des aspects les plus pénalisants du jeu. Heureusement Ubisoft a écouté les complaintes des joueurs et a patché Far Cry 2 pour que cette pathologie soit plus supportable. Déjà elle met plus de temps à se (re)manisfester, ce qui permet de finir sa mission tranquille avant d'entâmer une nouvelle mission pour avoir d'autres médocs (si on en a plus), et puis la prise de médicaments soulage plus vite. Si bien sûr elle reste un aspect un peu contraignant (bien qu'original) du gameplay, depuis ce patch il faut reconnaitre que la maladie n'est plus aussi pénible à supporter. On l'a vu, le jeu est totalement open-world donc on peut s'y balader librement. Pour s'y retrouver, nous disposons d'une carte (assez bien détaillée) où il y a entre autre l'emplacement des planques.


Ces cabanons perdus
Le feu est puissant, "vivant", mais faites attention à ne pas tomber dans votre propre piège ! Par contre c'est vraiment dommage qu'on ne puisse pas la jouer infiltration... ça aurait beaucoup apporté au jeu
au milieu de nulle part permettent de sauvegarder sa partie, de récupérer des armes, des kits de soins (dont le pocessus n'est pas aussi poussé que dans Alone in the Dark mais c'est déjà pas mal) mais aussi d'avancer le temps. Car le jeu gère un véritable cycle jour/nuit et en allant se coucher on récupère des forces avec la possibilité de se réveiller à n'importe qu'elle heure. Ainsi on peut accomplir ses missions au lever du soleil, au crépuscule, en pleine journée ou même de nuit (jouer de nuit peut avoir ses avantages : une discrètion accrue par exemple, pareil lorsqu'il pleut car sous la pluie, il y a moins d'ennemis). A ce propos, l'effet du temps qui passe est saisissant. Dans ces lieux de repos vous trouverez 3 coffres qui, à la façon des premiers Resident Evil, vous permettent de mettre au frais 3 armes différentes, qu'on pourra récupérer dans n'importe qu'elle autre planque. Sympa. Malheureusement vient à point nommé un autre 2e gros défaut du titre : les ennemis et leur IA. L'éditeur des Lapin Crétins aurait-il déguisé ses farfelues peluches en mercenaires ? Car l'IA est tout simplement idiote ! Il ne sera pas rare de shooter un gars sans même qu'il sache qu'on est là ou pire, les gars courent dans tous les sens et ne vous voient qu'au bout d'une minute. Ainsi leur bêtise est compensée comme c'est souvent le cas, par une agressivité extrême. Capable de nous shooter tout en courant sur le côté ou en arrière (balèse les gars !), le plus affligeant c'est de les voir prendre leur bagnole pour nous foncer dessus (même lorsqu'on est à quelques mètres à peine) ! Des "mercenaires crétins" je vous disais ! Et dans tout ça, impossible de se la jouer furtif. Sans même vous voir, les gars savent que nous sommes là. C'est chiant et ça ferme le jeu à tout un pan de gameplay. En effet, quel plaisir de commencer par un bon snipe pour finir le job avec un flingue équipé d'un silencieux, le tout en pleine nuit. Et bien n'y comptez pas ! Même si vous êtes caché dans le noir, accroupi dans les herbes hautes un soir d'orage, ils vous verront ! Le plus pénible étant d'avoir envie de la jouer fine (genre en utilisant un fusil à flèchettes hypodermique, une arme super silencieuse) : on descend un sniper jonché à 20m du sol mais instanténement toute la base est en alerte ! Chiant :/ Toujours plus loin, si vous nettoyez une zone et que vous revenez 2 minutes après (j'ai bien dit 2 minutes, pas une heure), l'endroit est déjà nickel (voitures, maisons, pompes à essence reconstruites) et re-rempli de gars prêts à en découdre. Par contre, j'ai trouvé pas mal que certains ennemis feignent la mort pour ensuite vous tirer dans le dos. Pour éviter que ça arrive : tirez dans la tête. Mais comme dans ce jeu un bon côté s'accompagne toujours d'un mauvais, je suis atterré de voir ce qu'un simple gars peut encaisser. C'est n'importe quoi ! Un type torse-nu peut prendre jusqu'à 6 balles en pleine poitrine avant de crever. Moi je mets au défi n'importe qui d'en prendre ne serait-ce qu'une sans même rechigner. On n'est plus dans un FPS de la fin des années 90 que je saches !


Si encore
La carte est entièrement ouverte : heureusement qu'on a des véhicules un peu partout :)
il portait un gilet pare-balles je dis pas, mais moi j'avais encore jamais vu un tee-shirt projeter autant. Ou alors il y a des solutions radicales comme un coup de fusil à pompe à pleine poire, les explosifs, le lance-grenades ou le lance-roquettes. Mais c'est un peu disproportionné pour de simples ennemis. En parlant d'armes, on retrouve aussi le fameux lance-flammes, fer de lance de la campagne pub du jeu. Ce dernier gérant la propagation du feu selon le matériau et le vent, on pourra jouer au barbecue et réduire en cendres des hectares de végétation. Mais il faudra faire attention, le feu est à double tranchant et entre nous, une fois qu'on a bien fait joujou avec, on le délaisse pour de vraies armes. Autre belle nouveauté qui fait son entrée : la fiabilité des armes. En pleine mission on peut récupérer n'importe qu'elle arme qui traîne, en échange d'une des siennes. Pratique si on tombe à sec de munitions me direz-vous. Seulement ces armes "d'occasion" s'enrayent souvent (pour les débloquer il faut presser à plusieurs reprises le bouton -recharger-) et ça peut signer votre arrêt de mort. Alors pour éviter ça, le mieux c'est d'acheter des armes neuves chez le marchand. En petit nombre au début du jeu, le marchand vous propose des missions secondaires à effectuer, ce qui en débloquera de nouvelles. Vos armes neuves s'enrayent très rarement et se trouvent en quantité illimitée dans les réserves (les réserves étant toujours à côté des marchands d'armes, bien vu). Pour les acheter il faudra remplir des missions et trouver des valises contenant des diamants, la seule monnaie locale. La chasse au trésor est alors ouverte et votre GPS sera une aide précieuse pour les dénicher. Mais encore une fois une bonne idée en emmène une mauvaise : votre arsenal. En effet notre gars ne peut porter que 3 types d'armes (plus une machette) avec l'obligation de ne pouvoir en changer que si elle fait partie de la même catégorie. Ainsi il est impossible d'avoir un fusil de sniper, un pompe et un fusil d'assaut, les 3 faisant parties du même groupe. Je veux bien qu'il est révolu le temps "des héros tank" qui portait 15 armes sur leur dos sans broncher mais être obligé d'avoir un flingue, un type de fusil et un seul, plus une arme secondaire, je trouve le concept trop contraignant. Dans le premier Far Cry, on avait un arsenal de 4 armes qu'on pouvait composer à sa convenance et l'une des meilleures facette du jeu, a ici disparue. Pour éviter d'être rebuté parce que décidemment chez Ubisoft on ne fait rien comme tout le monde, chaque arme pourra être améliorée, moyennant finances bien sûr. Œuvrant sur un joli terrain de 50km² (on est quand même loin des 1024km² de Just Cause) le jeu est entièrement ouvert... j'arrête pas de vous le dire. L'aventure principale du mode solo (car oui, il y a bien un multi mais pfffff on s'en fout !) c'est d'accomplir les missions mais on peut facilement se lancer dans la recherche des diamants, faire les missions secondaires du marchand d'armes, faire les missions du Prêtre ou des médecins (pour obtenir des médicaments contre la malaria) ou tout simplement flâner dans la nature, juste pour admirer le décor.


Pour ne pas se perdre,
Si on met de côté des modélisations bof-bof, le jeu est vraiment beau !!
on dispose d'un GPS très emprunté à Test Drive Unlimited ainsi que d'une carte. J'aurai préféré un système mieux conçu qui ne nous oblige pas à regarder la carte au volant de sa bagnole mais déjà en l'état, le principe est pas si mal. Ce petit côté GTA pose quand même 2 problèmes. Tout d'abord l'Afrique entière en a après vous ! Qu'on travaille pour l'UFLL (ceux qui veulent libérer le pays) ou pour l'APR (la milice qui veut prendre le pouvoir par la force), tout le monde vous en veut ! Par exemple je trouve idiot de travailler pour l'UFLL et d'avoir quand même les forces armées de ce groupe sur le dos. Ensuite le jeu nous force à voyager. Généralement les commandements se trouvent au centre de la carte et en une même partie, on parcourra plusieurs fois tout le terrain pour effectuer les missions. Une habile (bien que pénible) façon de rallonger la durée de vie puisqu'on passera plus de temps sur les routes qu'à effectuer nos assignations. Bien sûr pour parcourir tout cet étendu, on a les bus (qui nous emmènent d'un coin à l'autre de la map) mais aussi et surtout divers véhicules : bateaux, voitures, jeep, buggy (et non pas d'avions, même si on croisera quelqu'uns). Les véhicules sont lents mais parfaitement maniables et vont de toute façon plus vites que si on était à pieds. Mais comme toujours, il y a redire. Tout d'abord il est dommage qu'il n'y ait pas de vue extérieure même si j'ai trouvé réaliste que les véhicules aient eux aussi une durée de vie. Si on est trop touché, le moteur se met à fumer, on roule lentement et ça finit par la panne (en général, si on s'y prend à temps, on peut réparer). Par contre, la moindre ballade en voiture sera d'un gonflant innommable car dés qu'on croisera un camp de mercenaires (c'est à dire partout !!), ils se mettront à notre poursuite en nous arrosant copieusement, en jouant du stock-car et même en nous barrant la route. C'est réaliste certes mais pour effectuer la moindre mission, il faudra tuer un nombre colossal de gars (tous ceux des postes qu'on croisera en fait). On se retrouve donc constamment "agresser" alors qu'on ne voulait que passer. Si au moins en bossant pour l'un des camps, les mercenaires associés nous foutaient la paix... Ainsi le rythme est forcément très haché. Si après avoir tué tout le monde (dans le poste de garde) il restait vide, ok on s'ennuierait peut-être mais se faire agresser de la sorte, constamment, c'est vraiment pénible. Passons à autre chose et abordons la réalisation. Soi-disant concurrent direct du CryEngine 2 de Crytek, le fabuleux mais gourmand moteur de Crysis, Ubisoft Montreal nous dévoile son moteur maison : le Dunia Engine. A première vue les décors sont vraiment splendides, le champ de vision est très étendu, le cycle jour/nuit est impressionnant, bref ça éclate les mirettes. D'ailleurs le Dunia Engine gère les effets d'ombres comme on le voit rarement ! C'est impressionnant tant le rendu est réaliste. Mais cette bonne note amène son lot d'imperfections et je commencerai par le lance-flammes. Il est vrai que de voir ce feu "si vivant" peut subjuguer dans un premier temps mais après mures réflexions, les flammes ne sont pas bien faites. En plus, si on met à part la végétation, tout ne peut pas être brûler (les maisons en bois ?).


Enfin, les divers PNJs
Si le doublage n'est pas de première qualité, les bruitages eux, sont dynamiques à souhait !
et les ennemis n'ont pas une modélisation très travaillée. Les filles (qui sont extrêmement rares !!) sont tout simplement moches, les animations sont disproportionnées par moment et les mouvements sont souvent trop amples. Pire, cette animation mal dégrossie est d'autant plus choquante pour certains arbres qui se font souffler par une grenade et qui "tanguent" largement comme s'ils étaient en caoutchouc. Ca fait bizarre. En clair on est loin du rendu d'un Crysis qui pose un réalisme saisissant. A côté de ça, difficile de ne pas trouver Far Cry 2 très beau ! Les décors sont vraiment magnifiques même s'ils sont toujours dans les mêmes tons de couleurs, l'effet de déroulement du temps (lorsqu'on se repose) est étonnant, l'HDR est bien utilisé, les arbres et les feuillages dansent sous le vent (il y a de vrais changements climatiques gérés en temps réel) et certains arbustes peuvent même être arracher sous une rafale de balles. Non vraiment on est présence d'un beau jeu. S'il n'y a étrangement aucune bâtisse avec des vitres (?), et à moins de faire un voyage en bus, on se régalera de n'avoir qu'un seul chargement au lancement du jeu, puis le streaming prendra la relève. Un plaisir. Côté son, la qualité est vraiment bonne. Les musiques sont dans le ton, bien que très discrètes, limite effacées, finalement posant plus une ambiance tribale, que se voulant entraînante. Les bruitages sont aussi très bons, notamment ceux des armes (très dynamiques !) ou le crépitement du feu qui est particulièrement réussi. Enfin le doublage des voix, s'il est en français (merci Ubisoft), n'est pas d'une qualité unanime. On est en Afrique et beaucoup de personnages ont une voix "de blancs", les allégories typiques de ce soi-disant pays noir étant très rares. A la place on a des noirs avec un fort accent occidental et le même doubleur a prêté son timbre à trop de monde. Tout va à l'encontre du réalisme que l'image essaie de nous offrir. En plus les dialogues sont inutilement vulgaires par moment, le doublage est correct mais manque d'implication de la part des acteurs et on retrouve l'une des plus mauvaise facette de Far Cry, à savoir les phrases imbéciles que tous les ennemis débitent à la chaîne. Les phrases s'enchaînent entre 2 protagonistes mais n'ont généralement aucun sens et un gars qui se fait canarder m'a même sorti un "vous avez entendu ce bruit?". Enfin pour revenir au fait que les voyages en voiture sont bien gonflants, en traversant un camp de mercenaires y'a toujours un connard qui hurle un affligeant "on est attaqués" alors qu'on ne fait que passer (!), ce qui aura pour effet que tout le monde nous tire dessus. Il n’est pas né le jeu parfait, c'est une certitude... En conclusion, 4 ans après que l'un des meilleurs FPS qui ait vu le jour sur PC, Ubisoft n'est plus la petite société d'édition qu'elle était, c'est pourquoi elle se permet de reprendre la licence des mains d'un Crytek qui a réalisé un travail admirable.



Cette itération Note
n'a de Far Cry que le nom. Si on peut comprendre que l'ancien héros ne soit plus mis en avant, on se demande par contre où sont passés les mutations génétiques, la possibilité de jouer à l'infiltration et de tuer en silence ou encore l'ambiance tropicale d'autrefois, si envoutante, si marquante. Ainsi cette suite n'en est clairement pas une, il faut bien se mettre ça en tête car vous ne retrouverez rien du jeu original. Et c'est en partie ça, qui fait que cette séquelle déçoit un peu. A la place on nous file un système d'armement évolutif très sympa mais trop restrictif, une malaria assez pénible (même si depuis le dernier patch les choses se sont bien arrangées), une ouverture totale du champ d'action mais où quelque soit nos choix, on est toujours l'ennemi public n°1 et où le "modus operandi" sera toujours similaire : même si la situation change, en général on opèrera toujours de la même manière, la faute à des mercenaires extra-lucides qui nous repèrent de façon totalement arbritraire. Il sera aussi impossible de rejoindre son lieu de mission sans se faire littéralement agresser par tous les ennemis qu'on croise, rendant ainsi les trajets fatiguants et interminables. Il est donc vrai que comparativement, Far Cry 2 ne vaut pas son prédécesseur, si bien sûr on se remet dans le contexte chronologique. Pourtant, et oui pourtant, je suis le premier à reconnaître qu'il ne manque pas d'attrait. Son ouverture open-world (avec sa carte entièrement explorable dés le début), la possibilité de faire autre chose que les missions primaires, le fait de pouvoir acheter et améliorer ses armes... tout ça est vraiment pas mal. En plus, le jeu nous offre des graphismes splendides (perfectibles mais vraiment très beaux) où les variations climatiques et temporelles sont gérées en temps réels. Nous avons également une ambiance particulière et assez plaisante (l'Afrique noire étant peu exploitée dans les jeux) ainsi qu'une grosse durée de vie. Bien sûr on peut expédier l'aventure en réalisant le minimum syndical, mais en s'affairant à la recherche de diamants, au déblocage d'un maximum d'armes et de planques, on obtient un jeu qui vous tiendra facilement 30 heures. Dans le contexte actuel où les FPS peinent à durer plus de 8 heures, c'est assez exceptionnel. Ainsi même si on regrettera certaines facettes inachevées du jeu (comme le fait que prendre un mercenaire allié plutôt qu'un autre n'y change absolument rien ou que le scénario est tout simplement baclé, inexploité), force est de reconnaître que pour une fois, on a un vrai FPS en monde ouvert, ayant à la fois une durée de vie très longue, un gros terrain de jeu et des graphismes alléchants. Bien entendu pour en profiter il faudra être patient, et chercher en lui les qualités qu'il cache, bien enfouies derrière des défauts qui, de prime abord, plombent l'expérience. Mais ne dit-on pas que c'est sur la longueur qu'on apprécie le mieux les choses ?



Test réalisé par iiYama

janvier 2011 (mise à jour : février 2013)