Fable II (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2008 (version disque) - avril 2010 (Xbox Live)
Développeur : Lionhead Studios
Editeur : Microsoft Games
Genre : aventure - RPG

Support : 1 DVD ou en téléchargement sur Xbox Live
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 10Mo (saves, version disque) / 6,6Go (installation, version XLA)
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en coop online
Prix au lancement : 65€ (DVD) - 30€ (XLA)
Score des ventes : 4.3 Millions






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Fable II









Fable II est
C'est vraiment regrettable mais le jeu finit comme une merde :(
le successeur du controversé Fable. Peter Molyneux, papa de la série, avait à l'époque promis beaucoup plus que les joueurs n'ont reçu, et ça a pas mal fait jaser. Enfin, selon moi pour pas grand chose car au final le-dit jeu était clairement un bon titre et il aura laissé des marques dans l'univers vidéo-ludique. Alors qu'en est-il de cette suite, exclusivité Xbox 360, sortie presque simultanément aux US et chez nous (malgré un doublage localisé) ? L'aventure se déroule 500 ans après les faits relatés dans le premier épisode. Le jeu amène cependant un scénario et un univers qui se passe plus ou moins bien des bases scénaristiques de ce dernier, et du coup il est tout à fait possible d'y jouer sans avoir fini le premier Fable. Plus ou moins car avoir joué à Fable ne sera pas sans réelle conséquence sur l'immersion : on retrouve pas mal de références à ce dernier avec la visite de lieux connus (souvent bien changés par le temps) et des références à l'histoire du fameux héros. Pour celui qui n'a pas connu Fable, l'histoire débute donc assez bien avec un brin de tragédie (pour celui qui l'a connu, c'est un début en fanfare qui s'offre à lui... il est difficile d'expliquer pourquoi sans spoiler le scénario, mais disons que le jeu se sert d'anciennes références de jolie façon, sans forcément pointer le doigt dessus et dire "tu vois, ça vient de un ça"). Jusque là donc, tout va bien. Le début du jeu propose une fois de plus de vivre un bout d'enfance du héros (fille ou garçon, au choix) sous forme de petites aventures servant de tutoriel. C'est efficace et la prise en main est rapide. La dite tragédie qui sers ensuite de trame scénaristique tout du long, un peu comme le premier jeu l'avait fait à l'époque, mais pas sans conserver la bonne humeur de son prédécesseur (avec des dialogues loufoques ou des petites blagues marrantes). Seulement la comparaison des scénarios s'arrête là car la forme varie un peu avec un récit un brin décousu et moins immersif que le premier. Il y a quelques bonnes idées, et "surtout l'ambiance Fable" qui une fois de plus fonctionne bien, mais dans l'ensemble on ne vit rien de sensationnel, certains bons passages étant même légèrement gâché par des mécaniques un peu mal foutues. Si à la rigueur on devait s'en tenir à ça, ça irait bien, mais ce n'est pas le cas. Le fin du fin, c'est justement la fin.


Lorsqu'on a fini
Le chien peut être un vrai plus tout au long de l'aventure
les 3 gros premiers chapitres du jeu (avec 10 bonnes heures de jeu dans les pattes si on ne traine pas trop), relatant chacun la rencontre avec un héros et leur passage dans le camp des gentils, on sens que les scénaristes ont perdus le peu de manne qu'ils avaient à ce stade, pour un dernier chapitre insipide. Non seulement il se termine comme une merde, sans même un affrontement final, mais en plus c'est court et ça ne donne pas toutes les réponses (ça en rajoute même). Pour ainsi dire, je n'avais jamais vu ça avant sur console CD. C'est un peu comme planer dans un univers captivant et enchanteur et se cracher lamentablement sans avoir compris pourquoi. Frustrant ! Heureusement, cet aspect-là du jeu n'est pas forcément celui qu'on retient en fin de parcours (et là, on se dit que ce qui va suivre fait fort). Visuellement, Fable II est le digne successeur de Fable en tirant partis de jeux de lumières et de couleurs fascinant, qui rendent les décors bucoliques ou fantasmagoriques selon les lieux et l'ambiance. De la plaine parsemée de fleurs étincelantes aux sombres marécages où ne cesse de tomber une pluie neurasthénique, le contraste est aussi poussé que le résultat est captivant. Et l'on s'arrête volontier pour admirer la vallée que l'on surplombe le temps d'une grimpette. Cet aspect du jeu est renforcé par une caméra dynamique et bien gérée, qui permet des déplacements sans difficulté, de façon fluide. Le design des personnages est atypique, et même si ces derniers ne sont pas fantastiquement modélisés, ils sont par contre bien animés et collent parfaitement à l'ambiance générale (Fable I avait un style très Moyen-Ageux alors que Fable II a une touche plutôt Renaissance). En plus d'un moteur graphique "maison" performant (malgré un peu de clipping), Lionhead Studios a intégré le moteur physique Havok. Toujours aussi bien adapté à nos consoles de jeux, si ça reste accessoire, Havok permet d'avoir un rendu plus réaliste, même si ici ce n'est pas parfait, puisque j'ai subi quelques bugs de collisions, ma foi pas bien méchant. Pour ce qui est du son, on retrouve des thèmes aussi enchanteurs que ceux ouïs sur Fable, et du même compositeur. Certes discrète par moment, elles servent très bien l'atmosphère du jeu, avec des sonorités agréables et convaincantes. C'est également le cas des sons d'ambiance, si fins et détaillés qu'on jurerait entendre à proximité la douce caresse du vent sur les feuilles ou la faune locale vivre autour de nous. Le doublage, en français, est réellement excellent. Les personnages prennent littéralement vie derrière l'écran, avec des tirades accrocheuses (et souvent bardées d'humeur propre à Lionhead), et c'est aussi ça qui rend l'univers si intéressant et prenant. Le système de jeu, puisque c'est là l'essentiel de la renommé de la série, c'est également étoffé.


Premièrement,
Le gameplay est bien plus riche qu'auparavant, et ce sans se perdre en cours de route
exit les gameplans totalement linéaires des régions, on retrouve ici des environnements presque ouverts, très vastes et très variés. L'exploration a ici un sens : coffres bien cachés et trésors à déterrer sont tout autant de petites découvertes sympathiques à faire. J'avais à l'époque un peu pesté sur le fait que trouver des "épées fabuleuses" sur le rebord d'un sentier était particulièrement illogique, là cette remarque n'a clairement plus lieu d'être : les découvertes sont mesurées, parfois sans trop d'intérêt, mais toujours variées et parfois même amusantes. A coté de ça, on retrouve le système RPG hybride présenté dans le premier volet, a savoir une gestion de statistiques basée sur 3 archétypes (corps à corps, distance, magie) et quelques sorts à apprendre. Le panel de ces derniers s'est considérablement réduit, mais l'essentiel subsiste et on ne pourrait regretter qu'un léger manque de diversité les concernant. La magie a d'ailleurs était revue, puisqu'elle ne fonctionne plus sur la base du mana mais d'une jauge sectionnée. Lorsque le joueur lance un sort, il se concentre un temps qui va définir le niveau du sort lancé et sa nature (puisqu'on peut par exemple mettre une boule de feu au rang 1, un sort temporel au rang 2, puis re la boule au rang 3, etc). Le temps d'invocation varie en fonction du rang que l'on atteint. C'est un système assez efficace dans la pratique. Comme auparavant, employer un archétype précis pour vaincre ses adversaires permet d'acquérir des expériences qui lui sont liées, pour ainsi l'améliorer. La différence majeur entre Fable II et le I sur le sujet, c'est que désormais le jeu tend à rendre tous ces archétypes utilisables par une même personne, dans un même combat. Passer de la magie au corps à corps tout en tirant quelques flèches n'a jamais était aussi simple et aussi intuitif. On n'est pas pénalisé de vouloir ainsi tirer partis de tout ce que le jeu propose, et ça n'en est que plus agréable ! Et tout ceci est dû à une prise en main totalement géniale. En effet, alors qu'on utilise toujours la croix directionnelle pour utiliser potions, nourriture et autres objets, les touches d'actions sont toutes associées à un archétype, ce qui permet de facilement passer de l'un à l'autre en plein combat, et avec une fluidité de mouvement follement agréable (alors que dans le 1, passer du corps à corps à l'arme de tir prenait un temps précis et n'avait rien d'une douce transition, ni d'un choix judicieux). Pour le reste du contrôle, c'est aussi très accessible, si ce n'est le menu principal qui fonctionne toujours avec une sorte de roulette peu pratique lorsqu'on cherche un élément en fin de liste parmi des dizaines de dizaines. Les réelles nouveautés au cœur du système mis en place par le premier opus, sont légion. A commençer par la présence d'un chien à nos cotés et ce, tout le long de l'aventure. Ce dernier est à proprement parler une extension de son maitre et servira à dénicher des trésors ou à faire des tours (ses émottes à lui). Il peut même, sur le long terme, aider lors des combats même si ce n'est au final pas bien utile.


Cet aspect du jeu
Les graphismes sont une fois de plus magnifiques
est totalement transparent : le joueur peut aussi bien prendre cas du chien, l'entrainer, le nourrir, le féliciter… et donc s'y intéresser que jouer l'aventure sans jamais lui regarder le museau. Le choix est appréciable, car tout le monde n'aime pas jouer à "36 millions d'amis" (mais pour ma part, j'ai vraiment apprécié sa présence). Le chien est en tout cas un élément soigné par Lionhead et ses réactions sont souvent utiles ou attachantes. Ensuite, c'est sur le système gérant l'univers du jeu que les nouveautés sont visibles. On dénote plus d'interactions avec la société, en pouvant prendre par exemple une travail pour gagner de l'argent, en pouvant fonder une famille et avoir des gosses à foison, en pouvant acheter n'importe quel bâtiment pour le louer ou l'aménager, etc... Et le tout est complété par des événements de société, tel que des pénuries (pour venir revendre à bon prix), des soldes, des demandes de boulots, des demandes d'aides (qui font office de sous-quêtes), etc... Il y a un nombre sympatique de villes et de PNJs, chacun avec ses gouts et sa moralité ainsi que son opinion sur le personnage. Le tout rend le royaume d'Albion plus vivant que jamais. Le joueur a donc plus de possibilités hors scénario, plus de sujets sur lesquels s'attarder. A quelques reprises on pourra être escorté de compagnons, mais ces passages sont aussi courts que peu approfondis. Pourtant, c'était intéressant. Enfin, il est aussi important de parler, même rapidement, d'un autre élément de la série fort bien repris ici : la gestion du physique du personnage. Celle-ci dépend de nos compétences (le physique booste la musculature, l'adresse la taille, la magie affiche des lignes de mana sur le corps), de nos échecs (chaque "mort" entraine des cicatrices), de notre alimentation, de nos choix esthétiques (coiffure, tatouage...), en plus des impacts qu'auront nos actes (qui peuvent être bons ou mauvais, purs ou corrompus). Il est donc difficile de nier la diversité qui en résulte (surtout que le chien lui même est affecté par certains de ces points), d'autant que les vêtements n'ont pas d'impacts sur les combats et peuvent donc être portés à l'envie (par contre ils affectent pas mal les réactions des gens "opposés" au perso). J'aurais pu critiquer le fait qu'une guerrière voulant monter son physique fini forcément par ressembler à rien avec un corps de "Rambo à nibards", mais le jeu peut être fini en jouant essentiellement au corps à corps, sans jamais mettre de points dedans. Preuve d'une facilité somme toute hallucinante, mais bon. Enfin, sachez qu'il y a une fonction de jeu en coopération sur le live. Cette fonction permet à un potentiel allié de se joindre à notre propre quête. Certaines missions et autres particularités sont associées à ce mode, ce qui donne un intérêt particulier à s'y essayer si l'envie vous prend.



Fable II Note
est le digne successeur du premier volet et pourtant il lui est totalement opposé sur certains plans. Forcément aussi controversé que celui ci, la nature insatisfaite de l'être humain aidant, il fait défaut sur son scénario qui fini comme une merde (là où le 1 s'en sortait fort bien) mais apporte moult ajouts allant dans le bon sens de la licence, comme une plus grande liberté de mouvement (ce qui faisait défaut au 1 justement). Sa légère refonte du système de combat rend les joutes plus agréables et plus diversifiées, en contraste avec le fait qu'il y a moins de choix en réalité (mais cette fois les choix qu'on fait sont réellement utilisables et sans contraintes). Avec une bande-son envoutante et une image qui transpire la féérie et la magie, l'univers marque une fois de plus. Malgrè les changements, pas toujours bon, la magie Fable opère une fois de plus.



Test réalisé par Aquel

juin 2010