Enslaved (X360)

 








Note


Sortie du jeu : octobre 2010
Développeur : Ninja Theory
Editeur : Namco Bandaï Games
Genre : beat-them-all / action-aventure

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Moteur graphique : Unreal Engine 3 (Epic)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1.1 Millions (tous supports)


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Enslaved

Odyssey to the West



Tout le monde
Le gameplay mélange habilement du beat-them-all musclé à des phases de plate-formes façon Uncharted
se souvient d'Heavenly Sword. Ce jeu commandé par Sony Computer, nous avait décroché la mâchoire comme étant la toute première démo technique des capacités de la PS3. Un moteur parfaitement assumé par la machine et pour cause, Sony lui-même a participé à son développement. Mais d'Heavenly Sword, on se souvient aussi d'un gameplay assez restreint et d'un gros battage médiatique, pour finalement un jeu qui n'a pas tenu toutes ses promesses. Pourtant on garde quand même une bonne impression, à la fois du jeu et de son développeur, Ninja Theory. Un développeur qui n'appartient pas à Sony, voilà pourquoi leur nouveau jeu sort aussi sur Xbox 360 (et ben plus tard sur PC, quelques 3 ans après les versions console ! c'est un peu n'importe quoi). 150 ans après notre ère, le monde a été dévasté et la civilisation telle qu'on la connait, n'est plus. La race humaine est dés lors enclavée par des robots, qui les asservissent tels des esclaves. Dans un vaisseau de prisonniers, Monkey se réveille et voit Trip s'échapper. Enfermé dans une sorte de capsule, une défaillance le libère et c'est alors la course à la survie puisque le vaisseau tombe en miettes. Arrivé de justesse à s'échapper, Trip lui colle une couronne d'esclave sur la tête, ce qui le force à obéir à la jeune fille. Frêle et sans défense, elle doit rejoindre les siens mais a besoin de Monkey pour la protéger... Ce scénario, écrit par le romancier Alex Garland, est avant tout admirablement mis en scène.


On y apprécie que
Le scénario est assez banal, parfois cliché, mais reste sympa dans le fond
la synchro labiale soit à peu près respectée, on admire la justesse des modélisations et surtout des visages expressifs, avec un très bon doublage qui donne le ton. Cette mise en scène de haut niveau donne un premier contact assez encourageant pour la suite. Dans Enslaved (qui se traduit par "asservi", rapport avec l'esclavage de la race humaine par les machines... mais que fait John Connor ? :) on ne joue que Monkey mais Trip complète bien entendu l'équipe. Grâce à la couronne elle garde le contact et bien entendu, il faudra la protéger. D'ailleurs Trip rappelle Nariko, et ce pendant féminin fort joli, apporte une touche de douceur à un titre résolument tourné vers l'action. Vous ne vous êtes jamais demandé à quoi ressemblerait Uncharted si les phases de shoot étaient remplacées par du beat-them-all ? Enslaved en est clairement la réponse ! Comme Nathan Drake, Monkey alterne des phases de baston bien musclées à d'autres, plus riches en sensations et cette fois plus proche d'un Tomb Raider. Dans le détail, dés qu'on affronte un ennemi, notre héros sort un énorme bâton qu'il s'éclate à coller sur la tronche de ses adversaires. Coup classique, coup puissant, bouclier pour se protéger, esquive, combos à la pelle... les développeurs ont tablés sur de l'éprouvé qui marche à coup sûr. Ensuite, comme évoqué à l'instant, le jeu est parsemé de phases de plate-formes, dans le plus pur style d'Uncharted. Comprenez par là que c'est hyper assisté, très facile et que les développeurs en ont profités pour nous en mettre plein les yeux : vues plongeantes, scènes explosives millimétrées, décors de folie... ils s'en sont pas privés !


Plus rare,
Le jeu est très beau et nous force par moment à des pauses contemplatives
Monkey se servira également du "nuage" comme d'un surf autoporté (façon Retour vers le Futur 2), et d'armes fixes dans des phases de shoot où le but est simple : débarrasser la carte des ennemis. Seul petit défaut, le contrôle de notre personnage est un peu étrange. Monkey semble "flotter", se déplacer de façon bizarre et non linéaire, ce qui peut déranger (au début) mais ne nuit pas à proprement parler au jeu. Sur un plan purement esthétique, le monde dévasté d'Enslaved est magnifique. New-York par exemple, se devine à sa Statue de la Liberté, sans quoi elle ne serait qu'un champ de ruines parmi tant d'autres. La ville est méconnaissable ! Si vous vous posez la question de savoir si le jeu tourne avec le même moteur graphique qu'Heavenly Sword, sachez que non. Même s'il y a quelques similitudes entre les 2 middlewares, le nouveau titre de Ninja Theory fonctionne sous Unreal Engine 3, le très bon moteur d'Epic, ce dernier étant plus polyvalent tout en fonctionnant aussi bien sur PS3 que Xbox 360 et PC. Et justement, que dire des graphismes ? On ne revient pas sur la qualité impressionnante des modélisations ou des animations, pour directement parler des décors. Assez éclectiques et très travaillés, les environnements sont vraiment magnifiques pour certains, en dépit de quelques lags. On retiendra en plus des loadings assez courts (ça fait plaisir) et un jeu qui ne souffre pas de pop-ups par exemple (pourtant, c'est la grande spécialité du moteur d'Epic). Enfin le son est parfaitement travaillé, lui aussi. Nous avons un excellent doublage en Français (ce qui est étonnant pour un jeu édité par Namco-Bandaï), de bons bruitages et quelques thèmes symphoniques vraiment superbes. De quoi s'immerger dans une ambiance des plus riches.



Enslaved, Note
s'il n'a pas trop fait parler de lui jusqu'à sa sortie proche, il risque par contre d'en marquer plus d'un (c'est l'exact inverse d'Heavenly Sword, qui avait beaucoup fait parler de lui avant sa sortie). Enslaved est donc la grosse surprise de cette fin d'année 2010, sans doute l'un des meilleurs beat-them-all de ce Noël. Pas de Devil May Cry ou de Darksiders à l'horizon... ? Non ? Donc avec Lords of Shadow, on tient les 2 prétendants au titre, un titre bien mérité pour un Ninja Theory a bien pris leçon de ses erreurs passées et nous livre ici un jeu à l'ambiance riche, graphiquement beau et au gameplay, cette fois, bien étudié.



Test réalisé par iiYama

novembre 2010