Duke Nukem 3D (X360)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2008
Développeur : 3D Realms
Adaptation : 3D Realms
Editeur : 3D Realms
Genre : FPS

Support : en téléchargement sur le Xbox Live
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 85Mo (install)
Moteur graphique : Build Engine
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Titres alternatifs : Duke Nukem 3D / Duke Nukem Total Meltdown
Prix au lancement : 10€ (800pts)


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Duke Nukem 3D









J'ai découvert
3D Realms n'a fait aucun effort de réactualisation. C'est dommage
Duke Nukem lorsque j'avais mon vieux PC (K6-II 300Mhz) qui tournait sous Windows 95. Adepte de DOOM, j'avais bien accroché mais la perte de vue fut rapide car au passage à Windows XP, Duke fonctionnant sous DOS, il m'était plus difficile d'y rejouer. Si depuis 1996 j'ai déjà redécouvert le jeu grâce au Hi-Res Pack paru sur PC, une version qui redonnait une seconde jeunesse à ce titre mythique qui aura marqué les esprits, aujourd'hui je le redécouvre encore une fois sur console. On le sait, les portages d'anciens hits sont à la mode. Difficile de dire si les développeurs font ça pour les nostalgiques et ceux désireux de connaitre un passé révolu (Lid, on parle de toi :), ou si c'est purement marketing, faisant de ces anciens adeptes, de nouveaux pigeons. Toujours est-il que la formule fait son bout de chemin et qu'il est plus facile de mettre la main sur la carte bleue lorsque c'est un hit avéré. Commençons donc par le début, le scénario se résume à peau de chagrin. Pas d'intro, pas d'explication scénaristique (juste un texte), on devine simplement que le monde est envahi par toutes sortes d'aliens belliqueux armés jusqu'aux dents et qui kidnappent nos femmes. De toute façon, à l'origine Duke Nukem 3D date de 1996 et à cette époque les FPS scénarisés n'existaient pas encore puisque le mouvement fut lancé par Half-Life en 1998. Et il est vrai que 3D Realms n'a pas fait beaucoup d'effort là-dessus (ni sur un plan purement technique), puisqu'ils n'ont même pas pris la peine de réaliser une véritable intro. On se souvient tous que Duke Nukem 3D possédait 3 scénarios, 3 chapitres bien distincts à savoir Meltown, Lunar Apocalypse et Shrapnel City. Comme une délicieuse sucrerie, cette adaptation Xbox Live inclue un 4e chapitre, The Birth, issu de l'add-on Plutonium. Au total c'est pas moins de 36 levels qu'il faudra parcourir, plus 3 autres cachés. A l'époque, pas vraiment novateur sur un plan technique (pour ça il faut regarder du côté de Quake), c'est sûr son gameplay et son atmosphère que Duke Nukem 3D a pris ses lettres de noblesse. Les joueurs de l'époque se gavaient de DOOM et lorsque le père Duke a débarqué, il a chamboulé nos habitudes. Aujourd'hui, la prise en mains au pad est forcément plus délicate qu'à la souris.


Ce n'est une nouveauté
Les musiques deviennent vite saoulantes et les bruitages vieillissent. Heureusement il reste Duke et sa poésie naturelle :)
pour personne mais à l'époque, je vous rappelle que la fameuse "vue souris" n'existait pas (il n'y a qu'à voir l'adaptation PlayStation). Mais de nos jours, difficile de concevoir un FPS sans ça. La visée est donc sacrément imprécise (le jeu étant très rapide), mais heureusement aidée par une sympathique assistance. Par contre, lorsqu'on commence à regarder autour de soi, le jeu n'étant pas prévu pour ça, on a d'étranges déformations et des problèmes de perpectives. Mais rien d'alarmant, on finit par s'en sortir très bien et la difficulté, autrefois très élevée, trouve ici un original palliatif. En effet les développeurs ont conçus un "magnétoscope" de notre jeu. Lorsqu'on meurt, on peut "rembobiner" jusqu'à 15 minutes de ce qu'on a fait, afin de mieux négocier la parcelle de niveau où les ennemis ont eu notre peau. C'est sympa même si l'ajout de cheat-codes n'aurait pas été de refus. De toute façon on garde le système de save/load issu du PC, ce qui est bien pratique même s'il manque un peu de praticité (il faut entrer dans le menu pause). Ensuite, comme dans tout FPS sorti avant 2000, la base du jeu est assez simple. Vous jouez en vue subjective et vous dégommez tout ce qui bouge (attention aux filles quand même, elles y sont pour rien). Vous devez trouver des cartes d'accès afin d'ouvrir certaines portes et pas mal d'interrupteurs seront à enclencher pour libérer le passage. Il y a 10 armes disponibles allant du simple flingue au lance-roquettes (efficace celui-là !). Petit détail assez rigolo : on peut interagir avec les danseuses, en leur donnant du fric (en général elles vous montrent leurs nénés). Il y a également beaucoup de pièces et autres passages secrets. On peut tirer sur des bombonnes de gaz pour tout faire péter ou pour éventrer certains murs friables. Je regrette par contre que les problèmes d'ajustements de la version PC subsistent encore, voire même ont été empirés. En effet il n'est pas rare de devoir insister pour activer un simple interrupteur. Ça fait parti de la petite liste des trucs à corriger et 3D Realms n'a décidemment rien fait. La vraie grosse nouveauté à l'époque, c'était le jetpack. S'il n'est pas facile de le trouver, il se révèle être un outil de qualité. Grâce à lui on peut voler librement, trouver des armes cachées ou plus simplement, finir un niveau plus vite. Attention tout de même à la chute car le jetpack, comme le scubagear (bouteille à oxygène et masque pour les phases sous-marines) et les bottes de sécurité (qui permettent de marcher sur la lave et les produits toxiques), sont limités dans la durée.


Dernier objet original :
Retrouver le père Duke est toujours une fête !
le holoduke. Le principe est simple, c'est un hologramme de notre héros bodybuildé et les ennemis, grands couillons de leur état, tireront sur l'holoduke plutôt que vous. Sympa même si ça reste un gadget. Cette tardive version (12 ans après le jeu original ça commence à compter) apporte aussi un mode Deathmatch et même un coop', de plus en plus plébiscité ces derniers temps. Duke Nukem 3D, dans sa version originale de 1996, fonctionnait de la même manière que DOOM. En somme le processeur principal gérait à lui seul toute la 3D (il n’y avait pas de cartes accélératrices à l’époque) et les sprites étaient dans une 2D "qui nous regardent". Petite déception, 3D Realms n'a pas réactualisé son jeu, ce qui fait qu'on se retrouve avec les graphismes pixellisés de l'époque. De même, les sprites en 2D font un peu tâche. Pourquoi n'ont-ils pas repris le travail effectué sur le Hi-Res Pack ? Ce dernier apportait des sprites en 3D, ainsi que des textures refaites. A mon avis, c'est simplement par soucis de facilité (il faut dire que l'installation du jeu pèse moins de 90Mo, c'est peu). Si l'atmosphère culte du jeu est magnifiquement retranscrite (le titre étant exactement comme à sa sortie), le tout a quand même prit de la bouteille. Mais soyons honnêtes frères adorateurs de Doom-like, Duke reste Duke et finalement, avec un peu d'humilité, c'est loin d'être moche. Les développeurs nous offrent quand même 2 petites options : la première sert à "dimensionner" la taille de l'écran (qui reste toujours en 4:3, on n'aura donc pas de plein écran sur TV HD), avec ou sans habillage latéral (voir les screenshots) et la seconde sert à lisser les pixels (plus c'est lisse, plus c'est flou). Pour ce qui est du jeu lui-même, l'animation n'est pas un must du genre. Les divers ennemis sont animés à l'arrache et le scrolling est vraiment rapide (d'ailleurs le jeu est en position "marche", la fonction "courir" étant à activer). Ensuite, qu’on parle de la version originale ou de cette adaptation, les musiques sont au format MIDI. On reconnait bien les thèmes d'antan, mais une fois encore, une nouvelle bande-son n'aurait pas fait de mal, tout comme de nouveaux bruitages, plus actuels. C'était un minimum et ça n'a pas été fait car les bruitages ont vieillis (à part les explosions, seuls le fusil à pompe et le fingue restent dynamiques) et les musiques sont très répétitives, en plus de n'être déjà pas géniales à l'origine. Heureusement, il reste toujours la verve naturelle du père Duke.



Si l'avenir Note
de Duke Nukem Forever semble vraiment incertain (le projet a été anoncé en 1997 et ce "vaporware" a été d'abord annulé pour ensuite resté flou sur son devenir), c'est encore le vieux Duke Nukem 3D qui fait parler de lui et ramène un peu d'argent à un 3D Realms au bord du dépot de bilan. Si évidemment on peut trouver la formule très mercantile, puisqu'on n'a pas de nouveaux niveaux, pas de graphismes refait en HD, pas même de nouvelles musiques, il est à considérer que c'est le jeu lui-même qui en vaut la chandelle. Pour seulement 10€, vous avez à portée un jeu long, puissant et fun, même s'il faut l'avouer, graphiquement il sort d'un autre temps. Duke Nukem 3D reste donc immortel et indémodable et si la prise en mains au pad n'est pas un modèle du genre, les nouvelles options sont bien sympa pour avancer dans le jeu. Si bien sûr il ne faut pas le comparer à un Serious Sam HD autrement plus travaillé (2 ans les séparent aussi), Duke Nukem 3D est sauvé par son ambiance géniale (et non censurée puisque le jeu est exactement comme sur PC), ses gadgets innovants (pour l'époque) et son action bien nerveuse. Pas le meilleur jeu XLA, mais sans réfléchir l'un des plus mythiques...




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Test réalisé par iiYama

juin 2010