DoDonPachi Resurrection (X360)

 







Note générale


Sortie du jeu : novembre 2011
Développeur : CAVE
Editeur : Rising Star Games
Genre : shoot-them-up

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible 3D : non
Compatible Kinect : non

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : DoDonpachi Daifukkatsu (Do-Don-Pachi Dai-Fukkatsu ver 1.5)
Prix au lancement : 50€


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DoDonPachi Resurrection

Edition Deluxe



Que d'évolutions
DoDonpachi n'est pas un simple manic-shooter, c'est LE manic par excellence !
depuis le premier shoot-them-up (Space Invaders), de nombreux genres ont vu le jour : fixe, scrolling vertical, scrolling horizontal, multi-directionnel, rail-shooter, danmaku, gun-shooter... Fan des différents types de shoot-them-up, j'ai commencé à aimer le danmaku (rideau de balle en japonais) avec le premier DoDonpachi à la fin des années 90. Le danmaku (ou manic shooter) amène une évolution importante dans les shoot-them-up, le masque de collision est extrêmement petit et le nombre de balles des ennemis est démentiel, les tirs se déclinant généralement en plusieurs couleurs pour permettre une meilleure visualisation (pour esquiver, contrer...), un armement surpuissant, le joueur n'a d'autre choix que de porter son attention sur l'esquive car détruire l'ennemi ne suffit pas et malgré la faible taille du masque de collision, éviter les tirs ennemis se joue au pixel près. Bref… Un jour, 6 ans après la fin de la grande bataille de Lunapolis, le DoDonpachi Corps détecta une perturbation dans l'espace-temps depuis sa base lunaire : une fissure spatio-temporelle comparable à celle observée lorsqu'on utilise une porte dimensionnelle pour voyager dans l'espace-temps. Le colonel n'était pas le genre de personne à laisser une perturbation spatio-temporelle se produire sans réagir et la... Ah oui quand même, j'ai mal à la tête, le scénario est en effet assez "complexe" si on le lit, même si concrètement, en jeu, c'est simple, il s’agit simplement d’un Gundam avec une héroïne, des ennemis et des boss à éliminer et hop!, le monde est sauvé. Le scénario n’est donc pas particulièrement travaillé, mais comme généralement dans ce type de jeux, ce n'est pas l’intrigue qui donne envie de jouer. DoDonpachi est comme tous ces danmaku de chez Cave qui nous arrive sur console de salon, il pose un problème de taille aux novices, ou aux personnes qui n'apprécient pas particulièrement les shoots : la fenêtre de jeu est petite avec un fond d'écran certes joli mais imposant. Et pourtant le jeu est somptueux, c'est coloré, bien détaillé. Malgré le déluge de balles, la lisibilité est toujours constante, les arrière-plans sont de qualité, les ennemis sont assez classiques et manquent peut-être de nouveautés. Comme dans tous les jeux de ce style, il faut vraiment faire attention aux couleurs des tirs, cet élément qui peut paraitre juste un habillage est primordial si l'on veut rester vivant plus de 5 secondes. De même il ne faut pas trop admirer les ennemis et les décors au vue des nuées de tirs ennemis. L'écran se remplit rapidement et seuls des réflexes hors normes peuvent vous sauver. Donc en résumé, visuellement DoDonpachi Resurrection tient largement la route.On retrouve une bande sonore en accord avec la nature du jeu : rythmée, violente, reprenant certains thèmes issus de la saga et pourtant à mes yeux, c'est le point faible du jeu.


En effet,
A part des musiques un peu en deça, la réalisation est détonnante
je n'ai pas retrouvé l'esprit accrocheur de certaines sagas, des musiques qui vous restent en tête, des moments d'anthologie comme dans Deathsmiles par exemple. Mais le tout reste cohérent et d'une qualité honorable. Sur ce point le jeu nous gâte, non seulement le jeu reprend un mode Xbox 360 et Xbox 360 Novice (merci pour moi) qui se calque sur la version Arcade mais aussi deux modes originaux (Type A et Type B). Les modes reprennent (à l'exception du Type A) trois types de vaisseaux : le rouge rapide où les tirs sont les plus concentrés, le vert est un mixte entre puissance et maniabilité, dont des tirs varient en fonction des déplacements, et le bleu propose un déplacement lent mais dont les tirs couvrent tout l'écran (de plus sa lenteur en fait le vaisseau des débutants comme moi, pouvant ainsi le diriger plus facilement entre les tirs ennemis. Ensuite chaque vaisseau a 2 attaques de base : le tir normal (tir faible mais le vaisseau se déplace rapidement) et le "tir boost" (la puissance est accrue mais la vitesse en pâtit). Et pour terminer, il faut choisir son style avant de débuter : le "bomb style" (utilisation de bombes pour éradiquer une vague d'ennemis et de tirs, ou bombes automatiques pour protéger le vaisseau d'un tir qui l'a touché mais avec moins de puissance qu'une bombe classique), le "power style" (permet d'obtenir des tirs plus puissants mais en défaveur de la vitesse, en cas de bombe stockée celle-ci vous protège, et la jauge d'hyper se remplit plus vite) ou enfin le "strong style" (même capacité que le bomb style mais avec 6 emplacements d'armes optionnelles au lieu de 3). Ce qui fait le charme et l'atout de ce type de jeux, c'est de faire du scoring et là aussi on est gâté, il faut monter ses séries, développer son système d'hyper counter qui neutralise les tirs et continue à faire grimper les combos. Un des gros atouts du jeu, c'est aussi les boss optionnels qui se débloquent sous certaines conditions. Pour développer cette histoire de type A et type B, le type A reprend le gameplay classique, avec une contrainte : utiliser le vaisseau rouge et ses particularités, avec la possibilité de cumuler les hypers. Le type B, lui est très particulier, il faut scorer sur chaque tableau, en prenant en compte que le nombre de vies est illimité (mais le score décline rapidement si vous êtes touché), et que les grilles de jeu changent de couleurs en prenant certains bonus et donc les modalités de combats changent aussi. C'est très complexe et il vaut mieux y jouer et découvrir chaque particularité. Le jeu est presque toujours fluide et ce malgré le nombre de tirs et d'ennemis à l'écran.



DoDonpachi Resurrection Note
est basique dans ses mécaniques certes, mais quelle efficacité ! Du classique mais quel bonheur de jouer à un jeu aussi bien ficelé. Au début, on se dit 5 tableaux dans 20 mn je peux revendre le jeu, mais la force de ces shoot-them-up, c'est la rejouabilité. Faire toujours plus de score, améliorer sa manière de jouer, maitriser chaque particularité, découvrir tous les boss. Accéder au 2e loop (pour les vrais killers), s'amuser pour les noobs comme moi sur le mode novice. Ce jeu comme tous les jeux CAVE peut devenir rapidement addictif, et là la durée de vie devient gargantuesque. Comment ne pas craquer sur ce shoot-them-up, issu d'une licence légendaire, nous avons la chance en Europe de ne plus attendre 10 ans pour que ces titres provenant de l'archipel nippon arrivent enfin chez nous. DoDonpachi est une légende du shoot et cette suite ne fait pas exception. Il y en a pour tous les goûts, du novice qui veut s'initier sans perdre ses cheveux et risquer de casser une manette, aux dieux du pad qui souhaitent reculer les limites et qui veulent s'engager sur le terrain des exploits d'anthologie en scorant de plus en plus et en découvrant certains secrets ou en atteignant des loops de fou. Ce jeu c'est de l'adrénaline, du fun à l'état pur, il lui manque juste un brin de folie pour accéder à un autre niveau.



Les -

  • Bonne bande-son, mais on espérait mieux
  • Les manic-shooters ont leurs adeptes
  • L'histoire est trop peu développée
  • Dans le fond, c'est très court
  • Les +

  • Excellent pour les férus de scoring
  • C'est beau, c'est fluide, c'est fun !
  • Tout le savoir-faire de CAVE !
  • Très bonne rejouabilité

  • Test réalisé par Puffmagicd

    Lire l'article original sur CHISHIKI72
    avril 2012