Dead Rising (X360)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2006
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : action

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 5Mo (saves)
Moteur graphique : MT Frameworks 1.0
Moteur physique : Havok
Définition HD : 720p
Compatible 3D : non

Difficulté :
Compatible Kinect : non
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 2.1 Millions


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Dead Rising









Ça fait un
Franck West est photo-reporter, du coup certaines missions tourne autour de ça
bon bout de temps que j'entends parler de Dead Rising et comme je viens de mettre la main sur sa suite, c'était l'occasion ou jamais de m'y mettre. Généralement, on en entend de toutes sortes à propos de ce jeu mais globalement, les critiques sont bonnes. De mon côté, si mettre les pieds dans le plat plusieurs années après sa sortie révèle encore des surprises (ça a été le cas pour Gears of War), pour Dead Rising je suis plus septique. Ça reste un bon jeu mais il est tellement alourdi niveau gameplay, que l'expérience en ressort amoindrie. Notre héros du jour se nomme Franck West et il débarque à Willamette car la ville est sous quarantaine. Ceci dit, en atterrissant sur le toit du supermarché local (un "mall" franchement grand pour seulement 50.000 habitants) il ne savait pas dans quel bourbier il mettait les pieds. En effet Willamette est victime d'une pandémie et la population s'est transformée en zombies. Les zombies et Capcom c'est une vieille histoire d'amour et Dead Rising marche clairement sur les traces de Resident Evil. L'ancien roi de l'horreur est ainsi détourné pour créer une nouvelle recette, cette fois plus proche du beat-them-all de masse, du carnage à la chaine, que du survival-horror. Autant que vous le sachiez de suite, malgré les zombies, le jeu est loin d'être flippant... ce serait même tout le contraire. A fond dans l'auto-dérision, comme la pochette qui certifie que Romero n'est pas l'auteur du jeu (pourtant le soft comporte de très nombreuses similitudes avec le film Zombie de George A. Romero sorti en 1978, comme le thème principal, le lieu de l'action, ainsi que l'arrivée en hélicoptère). Le jeu perd forcément en ambiance, ce qu'il récupère en action. Déposé au cœur du centre commercial, Franck a 72h pour découvrir ce qui se passe ici, et prendre un max de photos. Si la toute première vidéo met dans le bain (celle qui se lance si on ne touche pas au pad lors de l'écran titre), ensuite on s'aperçoit que toute la construction scénaristique se fait via des cut-scènes.


La tendance visait
Si la jouabilité n'est vraiment pas terrible, c'est encore avec une arme quelle est la pire
à s'accélérer à la fin de la génération précédente de consoles et ici ça se confirme, les vidéos en images de synthèses vont désormais se faire très rares. La qualité est tout à fait honorable pour un jeu de 2006, même si en 2012, on trouvera forcément les personnages un peu raides. Reste que les modélisations sont vraiment pas mal (surtout le grain de peau), à part comme bien souvent, des visages figées et inexpressifs. Plutôt bien mené et bien utilisé, le scénario est assez prenant mais pour tout connaitre, il faudra finir l'aventure plusieurs fois. Il existe 6 fins possibles et il vous sera très difficile d'accomplir toutes les missions. Car chaque mission importante dévoile une parcelle d'un scénario plus complexe qu'il n'y parait au début. Les dialogues sont de 2 sortes : soit vocaux soit uniquement écrits. Comme toutes les voix sont en anglais, pour nous ça ne changera pas grand-chose puisqu'il faudra lire les sous-titres. Par contre les textes défilent tout seul, sans qu'on interagisse, et ça peut s'avérer contraignant (parfois on n'a pas le temps de finir que déjà s'affiche la phrase suivante). Pire, Dead Rising est le premier jeu de la nouvelle génération à être illisible sur une télé classique (une TV SD, Standard Définition). En effet, sur un écran SD (les télés à tubes cathodiques) la définition est de 480 lignes (480p) et généralement, l'image est légèrement floutée. Dans ces conditions, la plupart des textes ne peuvent absolument pas être lus ! Autant dire que Dead Rising sert de cas d'école (il en fallait bien un) et depuis, les développeurs font gaffes. Si pour Franck West l'aventure dure 72h, vous vous doutez bien que le jeu ne dure pas aussi longtemps (l'heure fait des sauts et en moyenne 15 minutes durent 2 minutes). En réalité, ce vrai-faux jeu open-world dispose d'une trame principale réglée comme du papier à musique. A des heures fixes, des scripts se déclenchent et si on ne réussit pas la mission, c'est game over. A côté de ça, on nous livre une montagne de quêtes annexes mais il est impossible de tout faire (exemple sauver une petite fille pour le compte de sa mère, aider 2 vieillards à se mettre à l'abri, etc.). Le problème, c'est que beaucoup de missions sont chiantes comme tout (comme ce petit con vaniteux qui veut faire une guerre des photographes) et que très vite, on se contentera des missions principales. Mais même elles, sont souvent pénibles.


Le cas de Carlito
Presque tout peut servir d'arme ! Le fun à l'état pur
est un bon exemple. Alors qu'on n'a pas d'arme à feu, il nous canarde comme un dingue et pire, il n'est pas rare de tomber d'un étage ou de prendre une balle de son coéquipier. Du coup, si le jeu n'est pas spécialement difficile, il devient vite lassant. Moi après 6h, j'étais au bout du rouleau, à bout de nerfs devant autant d'incohérences et d'inepties. Et la plus belle d'entre toutes, c'est qu'on dispose pas de checkpoint donc si vous mourrez, vous devez recommencer depuis la dernière sauvegarde. Pire encore, une fois au "game over" il est possible de sauvegarder (genre par erreur) et il faut alors tout recommencer depuis le début ! Si on garde l'expérience acquise, admettez que c'est chiant. Heureusement pour lui, Dead Rising possède aussi son lot de bons côtés et son fun est caricatural. En accomplissant des missions, en prenant de bonnes photos, en tuant des zombies à la chaine (ou de façon "exotique") on emmagasine des PP, des "points de prestige". C'est une manière de parler d'eXPérience et à chaque niveau acquis Franck apprend de nouvelles techniques ou voit ses caractéristiques personnelles évoluer (inventaire, santé...). L'autre bon côté du jeu, c'est l'aspect customisation : on peut habiller notre bonhomme comme on veut. Ça va du costard au survêtement en passant par la robe de cocktail. Ça ne sert à rien mais c'est une fonction marrante. Ce qui est aussi très fun, c'est que n'importe quoi peut servir d'arme : une caisse enregistreuse, un club de golf, un pot de fleurs, un banc (!)... mais aussi des armes plus efficaces comme une hache, une tronçonneuse, une tondeuse à gazon (!) et bien entendu des armes à feu. Le but est clair, il faut faire un maximum de dégâts, réaliser un véritable carnage dans les rangs de zombies (il y a d'ailleurs un compteur de victimes). En plus de ça, toute la démesure du jeu vient de là. Si les zombies sont lents et bêtes, ils sont aussi très nombreux. A contrario les humains "encore frais" font office de boss et eux, sont coriaces. Voir un humain se prendre 20 balles avant de pouvoir s'enfuir comme si de rien n'était, on n'avait pas vu ça depuis des années ! Et c'est vrai que les mécaniques sont vieillottes, voire même archaïques. Si les boss encaissent plus que de raison, Franck de son côté est en comparaison une vraie mauviette et rend l'âme trop facilement.


Et plus, histoire
La réalisation a ses hauts et ses bas. Mais personnellement, ce sont les grosses incohérences qui m'ont le plus gênés
de ne pas nous faciliter la tâche, la prise en mains est loin d'être optimale. Prenons le cas de la visée avec une arme à feu, on presse RT pour se mettre en joue, on vise avec le stick gauche et on tire avec X. Ce système hérité de Resident Evil 4 est vraiment peu pratique (on s'emmêle vite les pinceaux) et surtout, c'est très imprécis. En plus la sensibilité n'est pas réglable donc on est bien obligé de faire avec. Ces sticks excessivement sensibles et cette jouabilité vraiment pas top niveau dans son ensemble, finissent de nous pourrir l'expérience. Avec Dead Rising, Capcom nous dévoile son nouveau moteur graphique, le MT Frameworks, qui sévira sur toute cette génération de machines. Ce moteur qui est ici en version 1.0, servira plus tard aux grands jeux de la marque comme Lost Planet, Devil May Cry 4 ou Resident Evil 5. Pourtant, le résultat n'est pas mirobolant non plus. Contrairement aux jeux cités, Dead Rising est loin d'être une référence en termes de graphismes. C'est joli mais entre nous, y'a rien d'extra-ordinaire non plus. Non, toute la performance du jeu vient plutôt de la gestion de centaines de zombies en même temps. Là pour le coup, c'est bluffant ! D'autant que les animations sont pas mal travaillées et donnent un vrai cachet de film d'horreur. Après, comme on ne quitte jamais le supermarché, les décors se renouvellent peu. Pire, on subit d'étranges cisaillements horizontaux et de très fréquentes pauses loadings. A croire que Capcom ne savait pas encore ce que voulait dire "streaming". Dommage car ça aurait bien rendu service. Enfin niveau musiques, puisqu'on est dans un "mall", le plus clair du temps on se tapera de la musique d'ascenseur jusqu'à plus soif. Le doublage par contre est bon (bien qu'uniquement US) et les bruitages font bien leur job.



En un sens, Note
Dead Rising est une petite déception. Pour tout vous dire, je ne m'attendais pas à ça. Ayant clairement servi de base à Left 4 Dead, lui-même pompant honteusement l'univers de Romero, ce jeu de massacre à la chaine est lassant. Très vite on en vient à faire toujours les mêmes choses, les missions sont souvent pénibles à accomplir, trop difficiles ou sans intérêt, et malgré le fun qui ressort de ces bastons contre des dizaines de zombies qui nous assaillent, on finit par s'ennuyer. Trop excessif par moment, trop crochu à d'autres, ce foutoir mal organisé a fini par avoir raison de ma patience. En plus Franck West a un look de beauf, il se déplace lentement, il est courbé comme s'il avait mal à une patte... autant dire qu'il a le charisme d'un tabouret et ça aussi, ça ne joue pas en faveur du titre de Capcom. Ceci dit, je sais être également objectif et je sais reconnaitre les bons jeux. Et Dead Rising est un bon jeu. Sa réalisation tient encore pas mal la route, l'histoire est intéressante, dans l'ensemble c'est fun... c'est juste qu'à mes yeux c'est trop bordélique, la jouabilité est (très) mal étudiée et au bout d'un moment, à toujours faire pareil dans cette alternance d'orgie de bidoche d'un côté et ces boss bien relous de l'autre, ça devient monotone et barbant. Espérons que Dead Rising 2 sache être un plus en phase avec mes envies car Dead Rising avait le potentiel des hits.



Les -

  • Le chronomètre est un frein au plaisir
  • Jouabilité imprécise et configuration
    des touches exécrable
  • Un gros problème de police d'écran
    sur TV classique
  • Beaucoup de missions chiantes
  • Les textes défilent tout seuls
  • Des mécaniques archaïques
  • Pas de checkpoints !
  • Les +

  • Le moteur gère beaucoup de monde !
  • Des cut-scènes pas mauvaises
    pour l'époque
  • Carnage de masse = fun
  • Customisation marrante
  • 6 fins différentes


  • Test réalisé par iiYama

    janvier 2012