Call of Duty: World at War (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2008
Développeur : Treyarch
Editeur : Activision
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : IW 3.0 Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : coop en local et online + multijoueurs online
Abréviations : COD5 - COD WaW
Titre alternatif : Call of Duty 5
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 17 millions (tous supports)


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Call of Duty

World at War



Si la version PS2 de World at War a été développée par Rebellion, les développeurs de Gunlok et Rainbow Six (et dont l'histoire est différente), les "grosses versions" ont quant à elles étaient développées par Treyarch. Treyarch qui nous a déjà asséné Call of Duty 2 : Big Red One et Call of Duty 3, des versions exclusives aux consoles et il faut le dire, pas terribles. Après qu'Infinity Ward nous ait laissé béat d'admiration devant tant de maîtrise dans l'un des plus grands FPS de l'année dernière (Call of Duty 4 : Modern Warfare puisqu'il faut le nommer), la série repasse dans les doigts de Treyarch et on en frissonne d'avance. En effet, il semblerait que la saga se cale désormais sur un développement en 2 ans, alternant le savoir-faire d'Infinity Ward et la passion sans borne pour la seconde guerre mondiale de Treyarch. Et oui, mauvaise nouvelle, après une guerre certes fictive mais moderne, on se retrouve encore une fois dans cette sale guerre qui aura secouée le monde. Le petit plus, c'est qu'on retournera sur le front Est durant les derniers jours du IIIe Reich, mais aussi et surtout, qu'on vivra les Campagnes du Pacifique afin d'y combattre l'Empire du Soleil Levant. C'est la grosse nouveauté du titre, d'autant que c'est un filon très peu exploité par les jeux vidéos (sans doute parce qu'on ne touche pas aux Japonais pour leur statut de manitou du secteur) mais entre nous, ça reste maigre.


Développement scénaristique


Scénario : cliquez pour ouvrir

La première chose à noter,
Malgré une bonne mise en scène, l'histoire n'est pas passionnante
c'est que le jeu nous ballade dans l'histoire. Un coup on avance, un coup on recule, un coup on joue un Marines, un coup on joue un Russe... au final, même si on ne peut pas vraiment parler de scénario pour ce jeu, on est paumé ! Et oui car il n'y a pas vraiment de trame. J'entends par là qu'on subit plus la guerre qu'on ne la fait. Si l'intro est superbe, après il n'y a aucune vidéo, aucune cut-scènes et au final, aucune construction scénaristique à proprement parler. Les seuls indices qu'on a, c'est de très beaux briefings qui reprennent des documents visuels réels et où le jeu en profite pour charger ses données (comme dans COD4). Autant dire que c'est léger. En plus on nous promets une magnifique guerre du Pacifique mais ils n'ont pas pu s'empêcher de nous coller encore, encore et encore du nazis. Y'en a marre...


Jouabilité & Gameplay

Si je devais résumer
Le lance-flammes est décidemment très en vogue depuis Far Cry 2
ce chapitre de façon succincte, je dirai qu'à part 2~3 babioles ça et là, on reprend les bases de Call of Duty 4. Mais comme c'est un peu maigre, je suis bien obligé de développer. On commencera par les options, qui permettent d'inhiber un tantinet la violence. Car avec ce nouveau Call of Duty, elle avance encore d'un pas, faisant de nos chers polygones, de dures transparences de la réalité. Sans atteindre la folie d'un Soldier of Fortune, quelques membres peuvent s'arracher, on assiste à des scènes de violence gratuites et de tortures... bref de quoi choquer les plus jeunes (le PEGI est d'ailleurs estampillé 18+). Jouable en coop, en ligne comme hors ligne, on retrouve tout ce qui a fait de COD4 ce qu'il est aujourd'hui... le savoir-faire en moins. Parfaitement jouable, c'est le gameplay qui pêche un peu. Parmi toutes les armes dont on pourra se servir (notre soldat ne peut en porter que 2), il y a des armes puissantes qui côtoient aussi des armes bien pourries comme la M1 Garand ou des fusils à verrou (on recharge à chaque coup) à l'image du Arisaka Japonais. Heureusement que pour nous sauver de la panade, on retrouve de bons gros fusils à pompe, des mitrailleuses comme la Thompson ou la MP40 mais aussi, et c'est une première pour la série, un lance-flammes. Une arme super efficace mais aussi super dangereuse pour soi et ses coéquipiers car la propagation des flammes peut s'avérer mortelle. Et s'il est moins bien fait que dans Far Cry 2, je l'ai trouvé quand même plus agréable à se servir. En parlant de coéquipiers, étant donné que les différences physiques entre les Jap' et eux sont parfois maigres, je ne compte pas le nombre d'alliés que j'ai descendu. Je veux bien qu'il faut coller le plus possible à l'ambiance de la guerre, à son urgence et son désespoir mais dans la hâte, comme bien souvent c'est eux ou nous, et bien on tire et on s'aperçoit qu'on a dessoudé un pote.


Et c'est tout naturellement
On retrouve bien entendu la formule CoD : scripts à gogo et aventure hyper linéaire
que j'en viens à parler de l'IA. Une IA désastreuse, bête comme c'est à peine croyable et qui compense comme dans bien des jeux, l'intelligence par de l'agressivité. Les Japonais sont en plus les rois de l'embuscade et du camouflage. Faut dire que dans l'enfer d'une guerre menée de front, avec eux on a tôt fait de subir une attaque surprise. En plus, tant qu'ils ne sont pas morts (parfois il feigne le mort... c'est futé) les ennemis attaquent. Véritable kamikazes dans l'âme, même blessés ils vous foncent dessus à couteau tiré. Pour le coup c'est réaliste. Ce qu'il l'est moins, c'est la bêtise de tout ce petit monde. Dés qu'on devient un tantinet plus agressif qu'eux, ils ne savent plus comment réagir et il m'est arrivé plus d'une fois de me retrouver derrière une troupe pour les shooter comme des pigeons, parce qu'ils ont pas étés foutus de me voir arriver. Et des bugs comme ça, j'en ai noté quelque uns dont certains sont parfaitement idiots. Par exemple, je trouve complètement con que notre chef nous donne l'ordre d'utiliser une mitrailleuse fixe, alors qu'il est derrière nous et qu'il n'a pas encore vu la fameuse mitrailleuse. Une fois le script déclenché, c'est "rouler jeunesse" et ce parfois au détriment de la cohérence. Pour varier les plaisirs, on aura quelques passages assez sympas, à bord de tanks ou à bord d'un avion, où on prendra successivement plusieurs postes de mitrailleurs afin de descendre un max d'ennemis. Vous l'aurez sans doute compris, on maniera aussi les armes fixes. Seulement depuis COD3, Treyarch n'a pas vraiment changé sa formule puisque le jeu est linéaire au possible, à croire que le genre a régressé de 10 ans au moins. On a aucune liberté, on subit les incessants ordres de nos chefs (qui feraient bien de la fermer de temps en temps) et on avance dans des couloirs à peine maquillés. Car notre route se fait barrer par des cagettes en bois, un muret de 40cms de haut ou plus simplement un buisson. Déjà que le jeu n'est pas vraiment passionnant, et même si selon certains cette trajectoire imposée rend service au dynamisme de l'action, moi j'ai trouvé ça frustrant et finalement plus chiant et irréaliste... qu'au service du jeu.


L'image

Utilisant l'excellent
Le moteur de COD4 est en pleine forme et nous offre de très bons graphismes
moteur de Call of Duty 4, le IW3 Engine (un titre non-officiel), World at War nous propose des graphismes léchés. Si le moteur a pris un peu de bouteille depuis 2007, surtout face à la puissance du CryEngine de Crysis Warhead, il garde tout de même de bonnes performances. Comme je l'ai déjà dit, le jeu est très violent avec notamment quelques membres qui s'arrachent, des flots de sang, le tout servi par une modélisation des divers personnages très réussie. Dommage encore une fois qu'on distingue si peu les méchants des gentils, ce qui occasionne quelques erreurs de jugement et des meurtres fraternels, mais c'est aussi ça l'horreur de la guerre. On notera quand même que si la plupart des animations sont de bonne facture, parfois ça fait n'importe quoi. Petite anicroche aussi pour le lance-flammes, qui n'a pas le réalisme déroutant d'un Far Cry 2 ainsi que sa propagation quasi naturelle. La physique, lorsqu'elle entre en jeu, est pas mal non plus, avec notamment des morts qui flottent sur l'eau, des corps persistants (option réglable) ou des objets qui s'envolent sous les balles. Dommage par contre que si peu de choses soient destructibles ou encore que les grenades ont une efficacité proche de zéro par moment, car le jeu aurait mérité quelques points de plus. Avec des éclairages dynamiques somptueux, une eau assez naturelle, des textures travaillées, de magnifiques explosions et un véritable enfer visuel, tout ça fait qu'on est dans le feu de l'action. Evidemment c'est le but d'une telle aventure : nous faire vivre la guerre de l'intérieur. Peut-être un peu moins beau que Call of Duty 4, on ne peut pas rechigner sur le fait que Treyarch a bien bossé son aspect visuel. Et c'est sans réfléchir le point fort du jeu.


Le son

Le jeu alterne
Très bon travail d'ambiance et excellent doublage
avec beaucoup de succès plusieurs thèmes musicaux. Souvent la musique sera absente pour qu'on ressente bien tout le côté explosif des combats mais de temps en temps, au milieu des airs militaires, on aura quelques sonorités Electro qui passent finalement assez bien. Une bonne surprise. Bon point aussi pour le doublage, dont la VO se paye des pontes tels que Kiefer Sutherland (Jack Bauer de 24h chrono) ou Gary Oldman (qu'on ne présente plus). Pour la VF, qui est tout aussi bonne et impliquée, on reconnaîtra avant tout Patrick Bethune (la voix de Jack en français), un doubleur de plus en plus sollicité et à juste titre, le bonhomme faisant de l'excellent boulot. On retrouve aussi quelques doubleurs déjà à l'oeuvre dans le précédent volet et un doublage toujours dans des tons dramatiques, comme le fut cette guerre. Et s'il règne un certain chaos acoustique (les explosions, les tirs, les cris), c'est aussi valable pour des armes qui donnent assez bien. Bref du bon boulot là aussi.


Note générale

On nous a promis tout un tas de nouveautés, de vivre le plus grand jeu de guerre basé sur celle de 40, etc, etc... mais au final, on n'a pas grand chose. Le multi se cale sur celui de Call of Duty 4 (seul le mode Zombie est vraiment sympa et original), le gameplay se base sur Call of Duty 4, les graphismes sont très proches de Call of Duty 4... il est donc clair que World at War se table sur l'héritage d'un des meilleurs FPS qui ait vu le jour. Seulement si pour la première fois on vit la guerre du pacifique, avec tout ce que les Japonais ont de plus extravaguant et de violent dans ces moments-là, les développeurs nous ont quand même coller des Allemands, même s'ils sont dilués avec des Russes. Heureusement que le conflit prend lui aussi fin. Après plusieurs épisodes où on a vécu plusieurs fronts différents, on voit enfin la chute de IIIe Reich, ainsi que la tristement célèbre clôture de cette guerre dont on nous rabache les oreilles depuis notre plus jeune âge. Clairement inspiré par le film Windtalkers de John Woo, ce Call of Duty 5 n'est donc pas un mauvais jeu en soi, c'est juste qu'il revient encore une fois sur un conflit dont on est saturé. Ajoutons à ça le fait que c'est un peu mou parfois (malgré le chaos environnant) et que finalement, on n'est pas toujours dedans. On a par contre une bande-son bien calibrée, mais on regrettera une certaine baisse de vitesse en matière de graphismes. Après le très moyen Quantum of Solace, Treyarch signe-là un jeu de la même trempe, à la différence que le monde de 007 n'a pas été essoré jusqu'à l'écoeurement. La guerre de 40 me sort par les trous de nez, et si World at War peut s'avérer sympa pour les fans de cette guerre, de mon côté je dis vivement Noël prochain, qu'on goûte enfin au Modern Warfare 2. Si le conflit sera une nouvelle fois fictif, au moins il sera immersif et original...


Test réalisé par iiYama

mai 2009