Bullet Witch (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2007
Développeur : Cavia
Editeur : Atari
Genre : TPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Définition HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Bulletwitch
Prix au lancement : 65€





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Bullet Witch









En 2013,
Réalisation moyenne, jouabilité imprécise, gameplay redondant... il ne reste que quelques bonnes idées et une héroine sexy
après les guerres fratricides, les épidémies et les catastrophes naturelles, l'Humanité subit un nouveau coup dur avec l'arrivée des démons : les Geists. Passant de plusieurs milliards d'habitants à seulement quelques millions pour toute la planète, au train où vont les choses, la race humaine risque de s'étreindre très vite. Heureusement que pour elle, une sorcière d'un genre nouveau va se battre, afin de libérer sa planète du joug du mal… Sorti 2 mois après le puissant Lost Planet et précédent de quelques mois le cultissime Gears of War, Bullet Witch tombe un peu mal. En effet, s'il était sorti avec la console, sans doute que la critique aurait été plus clémente envers lui. Exclusivité Xbox 360, dans Bullet Witch on dirige une sorcière assez sexy (loin de ses pétasses de Charmed ou de l'icône très "Walt Disney" avec le nez crochu), qui va avoir la lourde tâche de sauver le monde. Elle-même n'est pas complètement innocente puisqu'un démon (the Darkness) réside en elle mais lui apporte des pouvoirs et quelques conseils. En plus de ça, elle a pas mal d'atouts. Le premier d'entre eux c'est son "gunrod" (qui rappelle un peu un balai mais dommage, on ne volera jamais avec), une sorte de fusil multi-armes assez sympa. Avec son design original, il deviendra évolutif en partant de simple mitrailleuse pour devenir un pseudo-fusil à pompe, un canon longue portée et pour finir violent en mini-gun, d'autant que ça jette et qu'on aura plaisir à tout démolir car la plupart des bidons explosent, ainsi que tous les véhicules et autres stations d'essence. C'est l'occasion de se débarrasser d'un paquet d'ennemis avec peu de munitions. En parlant de munitions, elles sont infinies et magiques. Comprenez par là qu'on ne se prendra jamais la tête à trouver des chargeurs et que comme elles sont enchantées, elles ne blessent que les ennemis. Le gunrod peut aussi servir pour une attaque de mêlée plutôt efficace mais n'allez pas croire que le jeu soit un beat-them-all ou même qu'il en effleure ses aspirations, Bullet Witch est axé 100% action, 100% third-person-shooter (TPS).


D'ailleurs l'un des défauts du titre,
Les Tyrannoix sont le comble du mauvais gout de Cavia
c'est d'avoir une visée très imprécise, qui ne sera pas trop pénalisante puisque le jeu est assez facile et que la santé remonte assez vite. L'autre gros atout de Bullet Witch, c'est la magie. En pressant LB/RB on switche entre 3 menus qui permettent d'activité certains sorts. C'est peu pratique mais ça s'apprivoise. Les sorts sont de plusieurs types : créer un mur pour se protéger, guérir ses alliés ou des innocentes victimes (en général, ça rapporte quelque chose derrière), faire bouger de gros objets (comme une voiture) par télékinésie ou mon préféré, faire appel à la foudre pour fracasser un point stratégique ennemi (tank, barricade). La magie apporte un petit plus à des combats extrêmement redondants puisqu'il n'y a que 3 types d'ennemis. Pas besoin de préciser que la magie est bien entendu assujettie à une jauge de mana. Si les lieux visités sont plus ou moins ouverts, en fait les zones sont délimitées par des murs psychiques créés par des Tyrannoix (?), ennemi difforme dont les facultés télékinésiques sont énormes. Il faudra donc tous les tuer pour libérer le passage. A chaque fin de niveau, selon notre efficacité au combat et le temps à finir le level, on se verra attribuer un certains nombre de points de compétences. Ces points pourront ensuite être redistribués pour améliorer ses armes, ses sorts, sa jauge de vie ou de mana. Sympa. Question réalisation, c'est un peu là que le bas-blesse. Spectaculaire par moment, avec ses grosses explosions, quelques boss énormes et des magies dévastatrices, il n'empêche que Cavia, le développeur, est pas mal friand de design démodé. Y'a qu'à voir les Tyrannoix avec leur gros cerveau qui sifflotent, si c'est pas ridicule ça, je veux bien la fermer sur le champ ! En plus de ça les animations sont raides (même pour notre héroïne, pourtant un cran au dessus des autres), les décors sont vraiment moyens, peu détaillés, les objets (voitures, mobilier urbain) sont grossièrement modélisés et on subit quelques bugs (lags), notamment au niveau des ombres. Enfin le doublage, exclusivement en anglais, n'est pas génial et les musiques, bien qu'appropriées, ne marquent pas. Il ne reste finalement que des bruitages plutôt bien calibrés.



Bullet Witch Note
est un peu hors du temps. Avec son réalisme à la rue, son scénario de série-Z (les vidéos sont par contre pas mal), sa jouabilité imprécise, son étrange gameplay qui mélange TPS et magie... il procure un plaisir de jeu "à l'ancienne" où on explose tout sans trop réfléchir. La réalisation est en plus d'un autre âge (comme si le jeu était initialement prévu pour une console de la précédente génération) et le design, entre le kitch, le ridicule et le mauvais gout, n'accroche pas. Il reste un défouloir sympa pour un dimanche pluvieux mais à sa sortie, il ne valait pas ses 65€. Aujourd'hui qu'il a quelques années, la donne a changé et Bullet Witch ne coute presque plus rien en occasion mais pâtit beaucoup de la concurrence.



Test réalisé par iiYama

avril 2010