Blazblue (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2010
Développeur : Arc System Works
Adaptation : Arc System Works
Editeurs : Arc System Works (JAP) - Aksys Games (US) - pQube & Zen United (EU)
Genre : combats

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : JAP/US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 2Mo (saves)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :
Compatible Kinect : non

Compatible 3D : non
Multi-joueurs : 2 joueurs offline - jusqu'à 6 joueurs online
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1 Millions d'exemplaires, tous supports condonfus pour l'épisode Calamity Trigger / 2.5 Millions d'exemplaires, tous supports condonfus pour l'ensemble des versions


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Blazblue

Calamity Trigger


Il est tout
La scénarisation est assez poussée mais généralement via que des images fixes. Dommage...
à fait possible que vous ne connaissiez pas Arc System Works. Il faut dire qu'ils sont loin d'avoir la notoriété d'un SNK ou d'un Capcom sur le secteur du soft de combats. Pourtant, ils sont derrière quelques petits jeux vite oubliés, mais aussi et surtout des grands titres comme Battle Fantasia et Guilty Gear. Impossible d'être passé à côté de ce dernier car depuis sa sortie en 1998 sur PlayStation, et sa principale déclinaison (Guilty Gear X) parue sur DreamCast et PS2, 2 ans plus tard, Arc System Works n'a cessé de faire évoluer sa poule aux œufs d'or (comme Capcom avec Street Fighter II en son temps) au point qu'on en dénombre 9 déclinaisons. Avec l'avènement des consoles de 7e génération (HD), il fallait que le développeur japonais marque un grand coup et surtout nous sorte une nouvelle licence, puisque Guilty Gear commençait à sérieusement s'essouffler. La même année de sortie que le vétéran Guilty Gear XX Core Plus (énième version du même jeu), le petit développeur sort sur Arcade, Blazblue, signature du tant attendu renouveau. Nous sommes alors en novembre et ça tourne sur Taito Type-X². Cette surpuissante borne a déjà fait parler d'elle puisqu'elle est le support de l'inaltérable Street Fighter IV, de Battle Fantasia et des derniers jeux de maitre SNK (Samurai Shodown : Edge of Destiny, King of Fighters XII, King of Fighters : Maximum Impact Regulation A). Mais trêve de nostalgie, ce qui nous amène ici aujourd'hui, c'est bien évidemment l'adaptation de Blazblue sur les 3 supports à même de l'accueillir à savoir la PlayStation 3, la Xbox 360 et le PC (bien que ce dernier ait été servi 4 mois et demi après, on suppose pour des raisons évidente de piratage). Attaquons à présent le test du jeu en lui-même et permettez-moi d'être méthodique. On commencera par la pochette du jeu, qui est selon moi à côté de la plaque (tout du moins chez nous). En la regardant, on jurerait être en présence d'un FPS ou d'un jeu d'action, mais pas d'un jeu de combats. La pochette Japonaise est plus transparente quant aux aspirations du titre. On jette la galette dans sa machine et l'intro, sorte de best-of sauce OAV dont les Japonais sont friands, présente un peu les personnages du jeu. Au nombre de 12 (et oui, seulement), chacun a un scénario propre mais tous sont liés les uns aux autres. Le mode Story propose un véritable contenu à base d'images plus ou moins fixes, où le texte coule à flots et où le doublage a suscité un énorme travail. En effet, la moindre phrase a été doublée et comme les textes abondent, il y a de quoi être impressionné... et saoulé !


En effet on passe
Le gameplay est simple d'accés mais ceux qui veulent s'y investir trouveront quelques richesses supplémentaires
souvent de longues minutes sur la même image (fixe, je le rappelle), avec un personnage qui nous raconte sa vie, une vie dont on se fout un peu (les détails sont trop en marge du scénario). Ces "tranches de vie" alourdissent le mode histoire et font un peu "remplissage". Cette formule, déjà vue dans Battle Fantasia (et oui, encore lui) n'est pas très bien exploitée mais a le bon gout de nous forcer à y revenir plusieurs fois car lors de certains dialogues on peut faire des choix, et ces prises de position influent sur l'avenir du personnage. Si on arrive à trouver la bonne ramification, c'est tout bon, sans quoi on modifie le futur et on n'obtient pas la véritable fin. Du coup il faut recommencer et débloquer les scénarios des autres persos, ce qui débloquera à son tour celui qu'on fait actuellement. Donc pour tout connaitre, il faut jouer avec tout le monde, une bonne manière de faire durer le solo. Reste que si la mise en forme est sympa (avec quelques notes d'humour bien placées et des artworks parfois superbes), dans le fond l'histoire est très légère. Sur la délicate question du contenu, nous venons de le voir, le mode Story est très complet mais on peut très bien jouer en mode Arcade (auquel cas on retrouve le jeu tel qu'il était à sa sortie... ses fins minables incluses), mais aussi le mode Score Attack, Gallery (pour visionner les artworks et les vidéos débloquées), Replay Theater, Training (pratique pour les novices ou pour maitriser à fond un perso), Network (pour jouer en ligne) et bien entendu, l'increvable Versus, cœur de tout jeux du genre. Comme évoqué précédemment, il y a 12 personnages, ce qui laisse bien sûr la porte ouverte à des DLCs ou des pseudos suites, comme on a été habitué avec Guilty Gear. A chaque perso on peut modifier les couleurs et le design est souvent de haute qualité. Il n'empêche qu'il vous sera difficile de passer à côté des influences d'Arc System Works. Litchi ressemble beaucoup à Bayonetta, Iron Tager à Hellboy, Jin semble sortir de Last Blade, Rachel pourrait sortir de Darkstalkers, Arakuni ressemble au fantôme du superbe animé Le Voyage de Chihiro, Carl est un ersatz d'Harry Potter ou encore V-13 m'a fait penser au robot de Bari-Arm (surtout lorsqu'elle est en rouge). On sent bien que les designers sont allés piocher ça et là diverses idées de design, et en résulte un mélange tout à fait typique du développeur mais qui ne plaira pas à coup sûr. Idem pour les coups spéciaux, dont certains sont vraiment farfelus. Autant vous le dire de suite, si vous comptez retrouver "l'aspect carré" d'un Street Fighter IV ! Ceci dit ce design typiquement Japonais et que certains pourraient appeler "bordélique", a toujours eu son public.


Question gameplay,
C'est très beau mais les sprites 2D manquent parfois de fluidité
la difficulté est bien dosée (ça fait plaisir), on peut évidemment configurer ses touches à sa convenance et petite subtilité, le stick droit du pad peut servir à placer des attaques spéciales. Ainsi, si vous êtes allergiques aux manipulations, le développeur a trouvé un bon palliatif, même si ça rend le jeu un brin trop simple d'accès. Seul regret, les attaques "ne tournent pas" en même temps que le personnage. Comprenez par là que si vous tirez le stick sur la droite pour réaliser une certaine attaque, une fois dans l'autre sens il faudra toujours tirer le stick dans la même direction pour réaliser le même coup. C'est pas génial mais on nous a déjà tellement facilité la vie qu'on ne va pas râler non plus. Après je ne vais pas vous faire l'apologie du gameplay : ça reste avant tout un jeu de baston, avec ses règles, ses petites défaillances, ses personnages pas toujours équilibrés, etc. Graphiquement, on peut le dire, c'est beau, très beau même. Utilisant la vieillissante technique des décors en 3D et des sprites en 2D, le résultat tient assez bien la route. Je dis "assez bien" car je reste un peu déçu par la miscibilité entre les 2 (forcément, ça se voit puisque la 3D est moins pixellisée que la 2D) et surtout je trouve que certaines animations sont un peu limites. Ok c'est relativement fluide et bien fait, mais y'a pas à dire, certains mouvements manquent d'images intermédiaires. Du coup au lieu de se retrouver à la place de la grosse référence en la matière, Blazblue ne m'a pas vraiment impressionné. Bien sûr ça reste toujours mieux que dans Super Street Fighter II Turbo HD Remix, où là c'était vraiment n'importe quoi, mais moi je m'attendais à retrouver une animation hyper chiadé façon Street Fighter III, qui reste aujourd'hui encore le maitre-étalon de l'animation en 2D. Enfin le son est assez mitigé sur certains plans. Les musiques par exemple, passent totalement inaperçues. Après avoir joué plusieurs heures dessus, pas un seul thème n'a retenu mon attention. C'est tout le problème des musiques orchestrales auxquelles on a droit ces temps-ci : la qualité est là mais le charme est passé à la trappe. Idem, les bruitages ne m'ont pas spécialement marqués. Ils sont dynamiques d'accord mais ça reste encore un cran en dessous de mes attentes. Car un jeu de combats c'est par définition violent, et ça doit se voir et s'entendre ! Par contre le doublage est fantastique. Au choix en japonais ou en anglais (je vous conseille vivement la première option car quitte à lire des sous-titres, autant que ce soit bien doublé), comme je le disais en début d'article, les doublages sont travaillés et abondants. Du beau boulot.



Blazblue n'est pas Note
très différent de Guilty Gear. Hyper scénarisé, si les dialogues finissent par gonfler (il faut dire qu'à chaque fois qu'on reprend un scénario, il faut tout se retaper du début) on ne peut que saluer l'effort. Au pire, optez pour le mode Arcade qui de son côté va l'essentiel. Question design, c'est un peu la marque de fabrique d'Arc System Works : c'est un peu fouillis et ça manque parfois lisibilité. Mais que voulez vous, il y a toujours eu 2 écoles dans les jeux de combats 2D : celui-ci (genre Darkstalkers, World Heroes ou X-Men) et les autres (genre Street Fighter ou King of Fighters), qui semblent plus carrés, en apparence mieux maitrisés. Après c'est un choix, on aime ou on n'aime pas. Pour le gameplay c'est un peu la même chanson : on apprécie les raccourcis sur le stick droit et la difficulté bien dosée, mais 12 personnages c'est un peu limite de nos jours, surtout lorsqu'on affronte de face un Super Street Fighter IV qui compte 35 persos. Sinon c'est tout à fait jouable (une petite préférence pour le contrôle à la croix numérique car à l'analogique les réactions sont parfois lentes), et techniquement le jeu a son charme. Graphiquement, le mélange 2D/3D atteint ici son apogée même si on aurait aimé une animation un poil plus fluide. Blazblue est donc un jeu à réserver aux fans du genre. Destiné à la fois à ceux qui aiment les designs atypiques et ceux qui aiment les gameplays plus fouillés que la moyenne. Un bon titre dans l'ensemble mais pas aussi mémorable que certains veulent nous le faire croire. Il m'est impossible de coller un 18/20 à un tel jeu, en premier lieu pour son manque de personnages jouables. Pourtant je lui reconnais nombre de qualités, ce qui fait de Blazblue un très bon titre... à l'image de son illustre ancêtre Guilty Gear. Quand à le désigner de "culte", je crois qu'il faudra compter sur quelqu'un d'autre.



Test réalisé par iiYama

mai 2011 (mise à jour : septembre 2013)