Bioshock (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : août 2007
Développeur : Irrationnal Games
Editeur : Take 2 Interactive
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 15Mo (saves)
Moteur graphique : Unreal Engine 2.5 modifié
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 4.6 millions (tous supports)


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Bioshock








Depuis quelques mois, on n'arrête pas d'entendre parler de Bioshock par ci, Bioshock par là, avec toujours une idée commune comme quoi le titre d'Irrational Games (connu pour Tribes Vengeance, System Shock ou SWAT 4) allait bouleverser le genre avec son gameplay original et sa réalisation hors norme. Même si on n'est pas adepte des FPS, on a forcement entendu parler de ce jeu. Totalement adulé par la presse, Bioshock est un FPS qui cherche à tout prix à se démarquer. Offrant pas mal d'originalités, son gameplay puise dans les grands titres du genre. Très loin d'être un mauvais jeu, j'ai quand même trouvé la presse papier comme online, un peu trop unanimement satisfaite. Car si on gratte un peu, Bioshock n'est guère révolutionnaire (la formule est par contre très bien mise en oeuvre) et il est bourré d'imperfections. C'est un bon représentant des FPS next-gen mais de là à ce que tout le monde en parle comme le messie, y'a une frontière que je ne franchirai pas. Seulement voilà, à la relecture de ce test, presque 3 ans après sa sortie et en préparatif du test de Bioshock 2 (sa suite), j'ai remarqué un étrange phénomène : plus je joue à Bioshock et plus j'aime ce jeu ! Bien sûr il garde les mêmes défauts mais je ne saurai dire par quel miracle, mon avis à son égard s'est peu à peu modifié. Un jeu que j'ai d'abord dénigré, puis accepté pour finir par me rendre compte qu'il était vraiment génial, et en passe de devenir l'un de mes FPS préférés. Etrange, au moins autant que peut l'être Rapture. C'est pourquoi j'ai décidé d'entièrement revoir mon article à son sujet, même si ce jeu n'est toujours pas aussi parfait qu'on voudrait nous le faire croire.


Développement scénaristique

1960, on découvre Jack.
C'est vraiment dommage, la mise en scène est trop minimaliste et les messages audio sont une solution de facilité. Reste un background assez énorme...
A bord d'un avion, il ressasse le passé lorsque tout à coup, c'est le crash en plein océan Atlantique. Apparemment seul survivant, il nage au milieu des flammes et des débris, jusqu'à une sorte de phare. A peine introduit que le voilà prisonnier à l'intérieur et il ne pourra alors que monter à bord d'une bathysphère non loin de là. Celle-ci plonge dans les profondeurs abyssales de l'océan jusqu'à Rapture, une cité sous-marine conçue par Andrew Ryan. Ce dernier voulant échapper à la vie trop platonique et formatée de la surface, il construisit une ville entière où chacun aurait sa chance. Et la ville de ce visionnaire, fortement inspirée par 20.000 lieux sous les mers (Jules Verne) est le nouvel El Dorado de l'humanité. Mais une fois arrivé sur place, on y découvre une métropole dévastée, peuplée de dégénérés agressifs et défigurés. C'est alors qu'Atlas prend contact avec lui et lui supplie de sauver sa famille, en échange de son aide... A la façon d'Half-Life, le scénario de Bioshock se déroule entièrement en vue subjective. Et c'est l'un des principaux défauts du jeu : le background est énormément travaillé mais le fait de n'avoir quasiment aucune mise en scène, est vraiment frustrant. En gros les cut-scènes sont extrêmement rares et finalement, l'énorme background (très travaillé !) du jeu, ne se dévoilera que via des dizaines de messages audio. Personnellement, je trouve que c'est une solution de facilité, car c'est tellement plus simple que de faire de véritables scènes, qui est alors difficile de ne pas être déçu. Et c'est vraiment dommage car Rapture est plus proche de l'asile d'aliénés (avec ses chrosomes aux chromosomes en trop), que du paradis annoncé. Bien sûr il subsiste quelques retournements de situations qui vont bien, quelques mises en ambiance assez sympas mais le jeu nous livre sa trame de façon trop superficielle. Ainsi Bioshock écope des mêmes critiques que le jeu de VALVe. Pire, il subsiste quelques incohérences notoires. Lorsqu'on y repense, Jack se fout le premier plasmide dans les veines sans même savoir ce que c'est, et sans "y être forcé" je vous prie ! Perso, je me pique pas avec la première seringue venue, qui contient en plus un liquide bleu fluo : c'est débile ! Heureusement, comme je le disais, le background a été soigné et c'est bien ça qui sauve ce chapitre. On se fait embarquer dans une histoire de sauvetage, au départ pas bien palpitante, mais très vite on comprendra qu'il se trame de drôles de choses ici. Le scénario va plus loin que ce qu'on pourrait penser, et certains détails ne seront accessibles que via des messages audio à récupérer un peu partout, exactement comme dans DOOM 3. Dommage que tout ça ne soit pas plus étoffé, car dans le fond, le scénario est passionnant.


Jouabilité & Gameplay

Si Bioshock a autant
Jongler entre les armes et les plasmides est le coeur des combats
fait parler de lui, hormis pour son contexte original, c'est parce qu'il apporte un gameplay sacrément bien étudié. Nous allons le voir, tout n'est pas nouveau mais les développeurs ont su réinjecter les concepts pour se les approprier. On commencera par le fait que notre homme manie aussi bien les armes à feu que les pouvoirs magiques. C'est grâce à l'ADAM que des ingénieurs fous ont créés les plasmides et grâce à elles, on peut mettre le feu, électriser un ennemi, faire bouger des objets par télékinésie ou créer un vent de glace. Ces pouvoirs seront par ailleurs mis à contribution dans certains passages, car un bloc de glace qui coince une porte, mérite quelques flammes. L'électricité paralyse les ennemis (comme ça on a tout loisir de leur défoncer la gueule... ah non, c'est déjà fait) et la télékinésie peut servir à choper des objets pour les envoyer sur les ennemis (ou attraper quelque chose qui est hors de portée). Ces pouvoirs, ces plasmides, sont upgradables, tout comme la barre de vie, la jauge d'EVE et l'armement. Sympathique clin d'oeil à la Bible, les plasmides (créées à partir de l'ADAM) ont besoin d'EVE. L'EVE n'est rien d'autre que la "recharge" du plasmide, la jauge de mana. Ainsi il faudra chercher des munitions pour ses armes mais aussi des seringues d'EVE si on ne veut pas tomber à sec de pouvoirs. Et jongler entre armes et pouvoirs est bien le coeur des bastons. Généralement il est plus facile de tuer un ennemi si celui-ci est figé ou qu'on a déjà bien entamé sa santé avec un jet de flammes. L'ADAM est également une substance récoltable. A chaque fois qu'on croise une Petite-Soeur, elle sera accompagnée d'un Protecteur (un Monsieur P, aussi appellé Big Daddy), un espèce de colosse en scaphandre de plongée. Tant qu'on ne les attaque pas tout va bien mais à la première bousculade, les Protecteurs se déchainent (d'ailleurs, on ne les pensait pas aussi vifs). Une fois mort, dans un combat bien plus épique que contre les chrosomes (les ennemis "classiques", génétiquement modifiés et défigurés), un choix moral se pose à nous : tuer la Petite-Soeur et récolter un max d'ADAM ou la sauver et n'en récolter que la moitié. Moi ch'uis pas un méchant donc je les sauve (sans quoi on extrait la limace source de l'ADAM, beurk...) et jouer les gentils apporte une compensation puisqu'en général, on a droit à un cadeau (un nounours), où il y a plein de munitions et de trousses de soins. Cet ADAM récolté peut ensuite être dépensé sur des machines à génomes. On peut y acheter de nouveaux emplacements à plasmides (on peut ainsi porter plus de pouvoirs différents) et des améliorations génétiques. Là aussi c'est très fort, on ne parle plus de plasmides et de pouvoirs à proprement parler, mais bien de customisation de personnage.


En fouillant bien les lieux,
Le gameplay est un savoureux mélange de tout ce que les FPS ont inventés avant Bioshock : crafting, conception, maps ouvertes, mélange de pouvoirs et d'armes, piratage...
on trouve toute sorte d'upgrades : déjouer plus facilement les pièges, devenir invisible si on ne bouge plus, trouver de nouveaux éléments si on fouille une 2e fois, faire une décharge électrique si on est touché (mon préféré !)... la liste est longue. Voilà pourquoi il faut bien dépenser son ADAM, car acheter de nouveaux emplacements permet d'améliorer sensiblement ses attaques et/ou sa défense. Autre point très appréciable de Bioshock, l'aspect exploration est réellement poussé. Une flèche nous indique la direction de la mission (les puristes peuvent la désactiver mais elle permet de ne pas tourner en rond, c'est une bonne chose) mais il est tout à fait possible de trouver un chemin annexe. Et c'est généralement plus payant. Bien fouiller les niveaux c'est l'assurance de trouver des seringues d'EVE, de nouvelles armes, de l'argent, quelques renseignements supplémentaires (messages audio) et parfois même de nouveaux plasmides. Jouer les fouineurs a donc un double avantage : rallonger drastiquement la durée de vie et dénicher des bonus. C'est une devise : nul FPS sans un bon vieux fusil à pompe ! L'armement est à la base assez classique (la première arme, la clé anglaise, est d'ailleurs un sympathique clin d'oeil à Half-Life Opposing Force), tout en pensant que le jeu se déroule dans les années 60 : revolver, fusil à pompe, mitrailleuse Thompson à camembert, arbalète mais aussi des armes plus exotiques comme le lance-flammes ou le lance-grenades. Comme certains ennemis sont plus sensibles à certains types de munitions, les développeurs ont eu la bonne idée de proposer sur certaines armes jusqu'à 3 types de munitions. Par exemple, les balles perforantes sont plus rares mais sont idéales contre les Protecteurs et les tourelles de sécurité. Ensuite comme évoqué précédemment, les armes sont upgradables (plus de puissance, plus de munitions, moins de recul...) via des bornes très rares et souvent cachées. Mais s'enquiquiner à les dénicher est toujours payant. En parlant d'argent, dans Rapture tout se monnaye. Il a des bornes pour acheter des munitions (on peut aussi essayer d'en fabriquer soi-même en récoltant divers matériaux) ou pour acheter des items (trousses de soins) et ça réclame de l'argent bien évidemment. Mais dans Rapture, tout est également piratable. Sous la forme d'un taquin amélioré, ces petits jeux dans le jeu seront plus ou moins ardus (heureusement il y a aussi des pirateurs automatiques) vous permettront de payer leur service moins cher ou de carrément de convertir un drone de sécurité en allié. Plus directement, on peut "soudoyer" la machine pour payer directement son piratage (c'est aussi valable pour les coffres forts). C'est pratique, et ça incite à fouiller chaque recoin de la ville, ainsi que chaque cadavre.


Idée reprise de No One Live Forever 2,
Sauver les Petites Soeurs, c'est du baume au coeur, l'impression de réaliser une bonne action
Bioshock n'est pas un jeu difficile. On peut sauvegarder où on veut et à la façon d'un PREY on pourra fouiller les corps, en plus des bureaux, des meubles, des poubelles... Trouver de quoi manger restaure de la santé, trouver de l'alcool restaure un peu d'EVE (si on en boit trop, on devient saoul) et on trouve également des munitions et diverses babioles (objets qui peuvent ensuite servir à la manufacture de nouvelles munitions). Dans tous les cas, , la mort n'est pas une fin en soi. Si vous perdez tous vos points de vie, vous "renaîtrez" instantanément dans une vita-chambre avec la délicate attention que les ennemis garderont les dégâts subis. Il est par ailleurs agréable que chacun ait leur propre barre de vie visible. Les joueurs qui n'aiment pas les jeux difficiles apprécieront le geste (même si généralement l'abondance des trousses de soins suffi), par contre les hardcores gamers crient au scandale avec un jeu trop accessible. Comme vous avez pu le voir, Bioshock emprunte beaucoup à d'autres jeux (en améliorant grandement le concept) mais comporte aussi son lot d'aspects moins travaillés. Le jeu est hyper scripté et de façon vachement voyante. Par exemple ce n'est qu'en fouillant les lieux que les ennemis débarquent (suite à la fouille d'un bureau par exemple) et ce n'est qu'à la mort de ces derniers que la porte s'ouvre. Super réaliste non ? Et puis Bioshock ne comporte aucun mode multi-joueurs. Perso je n'aime pas les modes online (c'est un choix, ne me blâmez pas), ce qui ne me dérange donc pas mais prouve bien aux conformistes que le futur du FPS ne passera pas forcement par là. Il est d'ailleurs étrange que nombre de jeux sans mode multi se fassent descendre par la presse et qu'ici, cette absence soit passée sous silence. C'est bien la preuve que la presse n'est pas toujours objective. Dans la continuité des évènements, les ennemis ne sont pas vraiment doués d'intelligence. Ce sont de grosses brutes sans cervelle qui auront tout de même le bon sens d'aller se soigner de temps en temps ou de vous contourner pour mieux vous prendre à revers. Mais ça reste assez sommaire, ce qui révèle une IA un peu faiblarde. Heureusement que ces derniers points n'entachent absolument pas le plaisir qu'on a à parcourir les rues sous-marines et délabrées de Rapture. Il faut dire que l'ambiance y est géniale mais contrairement à ce que certains pensent, Bioshock n'est pas du tout flippant. Je ne sais pas où ils sont aller pêcher ça mais si vous voulez avoir peur, il va falloir trouver un autre candidat (Dead Space ?).


L'image

S'il y a bien un
A part des modélisations un peu bizarres et des loadings interminables, Bioshock est un jeu surprenant
sujet sur lequel Bioshock a mis tout le monde d'accord, c'est bien sur l'image. Et comme nos PCs et nos consoles actuelles s'accommodent bien de l'Unreal Engine 3 (le performant et passe-partout moteur d'Epic), 2K Games nous livre un jeu maitrisé en presque tous points. Le design de Rapture, cette ville des années 50 mêlant un étrange futur parallèle, une ambiance aquatique rendant claustrophobe et une forte inspiration rétro, est saisissant de réalisme et de beauté. Se retrouver au milieu d'une mer vaguelée, entouré de flammes géantes avec la queue de l'avion qui s'engouffre dans les profondeurs, ça laisse admiratif. Les flammes qui lèchent l'eau, l'effet de bump hyper réaliste sur la mer, le fog qui nous fait un brouillard plus vrai que nature : dés le prologue c'est le premier décrochage de mâchoire ! La qualité des textures, les effets de particules, les reflets de l'eau, le magnifique jeu de lumières, le réalisme des fumées (sans oublier les effets meurtriers des plasmides)... tout a été travaillé dans le moindre détail. D'ailleurs, on sentirait presque l'humidité ambiante tant l'atmosphère est parfaitement rendue. Il n'y a qu'à regarder dehors et voir le décor qui ondule lentement afin de rendre encore plus vraie cette utopie sous-marine où l'engouffrement d'une eau sous pression est admirablement rendue. Bien sûr on pourra regretter que les modélisations soient un peu bizarres avec des doigts un peu carrés, des chrosomes un peu mal modélisés qui ressemblent à du plastique, des fillettes avec des pieds énormes, un effet gore un peu étrange ou encore des animations pas tellement réalistes des divers PNJs et ennemis (souvent trop rapide et manquant de fluidité). Dans la continuité, on retrouve aussi quelques angles mal dégrossis, quelques saccades mais aussi et surtout des pop-ups de textures, souvent dû à un streaming excessif qui charge quasi en permanence les données du jeu. C'est la grande maladie de l'Unreal Engine 3, et on ne le blâmera pour ça. Ajoutons également que les loadings sont très longs. Au final, le jeu impressionne sur ses effets vraiment réussis, et dans un autre sens il déçoit un peu par une technique qui semble déjà dépassée par rapport à certains titres de la même période comme Call of Duty 4, Crysis ou Unreal Tournament III. Cependant il ne faut pas ommetre un détail très important : la qualité du design ! Ainsi Bioshock n'est peut-être pas le plus beau jeu du moment, mais il est sans doute l'un des plus originaux.


Le son

Si Bioshock
Le son met bien l'ambiance et le doublage est bon. Par contre les bruitages sont vraiment décevants
n'a pas trop de mal à briller d'un point de vue graphique, le son est plus sujet à controverses. Pour bien se mettre dans l'ambiance des années 30 à 60, toutes les musiques émanent des vapeurs d'un temps perdu, un temps qui sent la naphtaline. C'est un petit regret, aucune musique ne sera vraiment sympa ou épique. Toutes semblent issues de ces temps reculés et le résultat à tendance à écorcher les oreilles, comme si les pistes sortaient d'un vieux gramophone trouvé au fond du grenier. Par contre, question immersion et mise en ambiance, les développeurs ont tout bon. Entre le son et les technologies, on se croirait vraiment revenus dans les années 60 et je pense que c'était le but premier. Finalement ce que je regrette, c'est que tout ça n'empêchait en rien l'incorporation de quelques musiques plus contemporaines et plus dynamiques, qui auraient par exemple soulignées les temps fort du jeu. Mais comme la scénarisation est au raz-des-pâquerettes, je suppose que ce n'était pas nécessaire. En échange, nous avons droit à un très bon doublage en Français. Les élocutions transpirent la folie à tous les étages, les messages audio sont bien amenés et d'une manière globale, la qualité est au rendez-vous. Je trouve dommage que les chrosomes débitent les mêmes âneries à longueur de temps (parfois en boucle jusqu'à ce qu'on les tue) ou encore que les Petites Soeurs disent n'importe quoi (comme le fait qu'on se traîne alors qu'on est devant...) mais il serait difficile de réellement trouver à redire, surtout en ce qui concerne les protagonistes principaux, qui assument un très bon charisme et une identité propre à leur personnage. Finalement le plus dommageable dans tout ça, c'est que le réglage automatique des volumes n'est pas du tout optimisé. Tant que c'est calme ça va, mais en pleine baston ou s'il y a du bruit, il n'est pas rare de ne rien comprendre à ce qu'on nous dit. Mais le pire d'entre tout, c'est les armes. Je l'ai toujours dit, des armes qui détonnent ça apporte beaucoup de dynamisme aux combats. Ici les armes ne sont pas du tout réalistes et en plus, elles manquent totalement de muscle. Un fusil à pompe fait un vieux pouf éteint au lieu de démonter les oreilles, la mitrailleuse fait un vieux tac-tac tout miteux, finalement seules les explosions et le lance-grenades envoient du lourd. Je suis navré d'entendre une telle mollesse sonore car j'ai rarement entendu plus mauvais bruitages dans un FPS (!). Et c'est bien dommage car l'environnement sonore est pourtant bien travaillé (j'adore les longues "élocutions" des Protecteurs) sauf pour cet aspect là. C'était pourtant primordial et ça diminue la violence que peuvent avoir les affrontements. Ainsi je suis désolé mais une fois encore, j'ai pas trouvé que Bioshock brillait sur tous les niveaux comme certains le prétendent. Les testeurs/joueurs ont-ils de la merde dans les oreilles ? Tous s'accordent pour affubler ce chapitre de "parfait" mais moi je m'insurge et je dis non !


Note générale

Dire que Bioshock est "un jeu parfait" est une ineptie et ce pour plusieurs raisons. D'accord il est génial, prenant, hypnotique et immersif mais pas parfait pour autant : on trouve des loadings interminables, un sang qui gicle de façon peu naturelle, un jeu hyper scripté, des musiques excellentes pour l'ambiance mais pas bien attrayantes, des ennemis bizarrement modélisés (on dirait du plastique), la réinjection de plusieurs concepts déjà découverts ailleurs (fouiller les corps, des pouvoirs magiques, conception de munitions, magasins...) bref un titre pas aussi parfait que la presse a bien voulue nous le faire croire. Pourtant sous mon air défaitiste, je dois avouer adorer ce jeu ! Il m'a fallu du temps pour l'aimer à sa juste valeur mais à chaque partie je m'aperçois qu'il est génial. Malgré ses défauts dont, selon moi, les pires sont des armes aux bruitages minables et un scénario mal employé, finalement Bioshock est largement sauvé par un background fabuleux et un gameplay étonnament fouillé. Les développeurs n'ont pas été créatifs à tous les niveaux mais ce qu'ils ont plagiés, ils se le sont approprié et l'ont encensé ! C'est à tel point qu'on jurerait presque qu'il y a eu l'avant et l'après Bioshock (c'est un peu vrai vous me direz). Ce mélange d'armes à feu et de pouvoirs, cette customisation du personnage, le fait de pouvoir créer certaines choses, cette exploration qui rallonge drastiquement une durée de vie déjà longue... font que Bioshock n'est pas 100% nouveau mais il le fait tellement bien et avec tellement d'ambition, que le résultat est simplement grandiose ! L'ambiance est géniale car se balader dans ce qui devait être le Paradis et qui est devenu un enfer, réserve son lot de surprises. Rapture, ancienne ville prodige, terre promise à une nouvelle race dopée aux plasmides, est finalement devenue un asile d'aliénés. Le joueur est tenaillé par le sauvetage ou la tuerie de fillettes, l'action est soutenue mais sait ménager ses moments d'accalmies. Et puis graphiquement, hors quelques menus soucis et une technique un peu à la traine, il faut reconnaitre que ça claque ! L'originalité et la qualité du design sont vraiment probants ! Bioshock est donc un jeu imparfait mais qui saura vous prendre dans le tourbillon de son scénario pour peu que vous accrochiez à son ambiance. Il aurait pu atteindre la place du sacrement suprême mais j'estime que certains détails, à mes yeux importants, l'empêche d'obtenir son 19/20. Il reste malgré tout une aventure unique et loin des FPS stéréotypés, son univers original et son gameplay magistral prévalent sur tout le reste. Sachez enfin que cet épisode est le premier d'une trilogie, donc on entendra très bientôt reparler de Bioshock. Personnellement, il me tarde de remettre les pieds à Rapture et de déglinguer du chrosome à coup de plasmides...


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Test réalisé par iiYama

mars 2009 (mise à jour : avril 2012)