Beyond Good & Evil HD (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2011
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : aventure

Support : en téléchargement sur XLA
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1.7Go (install)
Moteur graphique : Jade Engine
Définition HD : 720p
Difficulté :

Compatible Kinect : non
Multi-joueurs : non
Abréviation : BGE - BGE HD
Prix au lancement : 10€ (800pts)


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Beyond Good & Evil
HD






En
Quel plaisir de revoir BGE, en plus lifté en HD et vendu pas cher
2003, au milieu d'une flopée de jeux ultra classiques, est enfin sorti Beyond Good & Evil. 4 ans de développement, un moteur 3D flambant neuf et performant, et surtout une aventure qui aura marquée les esprits. Malgré des critiques dithyrambiques, des éloges tout à fait justifiées pour le travail réalisé par Michel Ancel et le studio d'Ubisoft Montpellier, le jeu n'a connu qu'un modeste succès. A peine 1 million de copies vendues et encore, ce score fut atteint longtemps après la sortie du titre et suite à de nombreuses ristournes. Un échec commercial cuisant pour un jeu qui méritait un bien meilleur accueil (ça ne vous rappelle rien ? et si je vous dis Okami, ça vous parle plus ?). Mais Ubisoft et "Ancel le génie" n'ont pas tiré un trait définitif sur cet univers fort et ses personnages attachants. C'est ainsi qu'en 2007, Ubisoft a officialisé un potentiel retour de l'héroïne en vert et il y a même eu en 2008, un premier trailer. Seulement depuis, c'est un peu le calme plat, à tel point que beaucoup se demandent si le projet d'un Beyond Good & Evil 2 ne serait pas annulé. En parallèle, Ubisoft nous préparait le remake HD de son premier et unique volume, prévu pour les services dématérialisés de nos chères consoles. En réalité, il suffit de lire entre les lignes : si ce remake se vend bien, Beyond Good & Evil 2 a de fortes chances de voir le jour. Ça voudra dire que le public est là et que la licence a de l'avenir. Dans le cas contraire, il sera voué à une mort définitive. Il est donc clair qu'Ubisoft tâte le terrain et pour ça, il met toutes les chances du côté de Jade. Un jeu superbe et qui a bien vieilli depuis 2003 (à l'époque il était sorti sur PC, PS2, Xbox et GameCube), un lifting HD sympathique et surtout, un prix modeste au rapport qualité/prix/durée de vie presque imbattable (l'aventure dure au minimum 12 heures... pas mal pour 10€ !). Retour donc sur ce titre mythique qui, espérons-le, aura cette fois le succès escompté. Tout commence avec un scénario prenant. Vous incarnez Jade, une jeune photographe (franchement jolie) gardienne d'un phare. Mais un beau matin, c'est l'invasion extra-terrestre. Si elle s'en sort de justesse, elle commence à sérieusement se poser des questions sur l'armée, censée protéger la population. Il se cache quelque chose derrière toute cette histoire et c'est le fort du jeu : on veut savoir quoi.


Ainsi
Le jeu alterne avec brio plusieurs types de gameplays
on parcourra toute la région de fond en comble, à la recherche de réponses. Le développement scénaristique s'exécute via des cut-scènes en 3D assez bien mise en valeur (pas de vidéos en images de synthèses afin d'assurer une certaine continuité visuelle). Le tout garde une certaine cohérence, il n'y a donc rien à reprocher si ce n'est un combat final un peu loin de l'esprit du jeu. Par contre, il est un peu difficile de résumer un gameplay aussi riche (je vais donc aller à l'essentiel). Beyond Good & Evil impose un style principal (le beat-them-all/aventure) auquel on mêle d'autres genres pour apporter de belles variantes, en proposant des missions primaires et secondaires. Tout d'abord, il y a 2 types de monnaies : la classique (pour les emplettes) et les perles. C'est grâce à ces perles que vous pourrez acheter des pièces pour votre hovercraft et franchir peu à peu, les zones inaccessibles. Car si le titre se présente comme un jeu d'aventure, il faut savoir que la carte est un archipel d'îles, évidemment contrôlé par l'armée, l'accès aux zones étant réglementé. Et votre hovercraft (sorte de bateau évolué) vous permettra de naviguer sur cette immense carte (plus tard on a même un vaisseau spatial, aux sensations de vol proche de Lylat Wars). A la différence de Jak & Daxter, notre jeu du jour ne se cadre pas en tant que jeu plate-formes mais plutôt en tant que jeu d'aventure, l'hovercraft ne vous servant généralement qu'à vous déplacer. Loin d'être une faible femme, Jade brandie son bâton de combat et pète de la gueule à tout va. Au cours des niveaux, pour vous barrer la route vous aurez des petites épreuves d'adresse et parfois de réflexion. Mais le plus souvent, ce sera bien l'exploration et la baston qui primeront. Il y a évidemment des boss, plutôt énormes, où généralement l'attaque directe ne sert à rien (le dernier est vraiment colossal !). Il faut donc user de sa matière grise et découvrir son point faible. Le plus souvent, c'est votre compagnon d'arme qui vous aide. Car l'une des bonnes idées du jeu, c'est que vous serez le plus souvent accompagné(e). Au début ce sera avec oncle Pey'J, puis l'agent H. Lorsqu'on appuie sur une touche, il exécute un mouvement spécial, qui vous servira forcement à un moment ou à un autre. C'est grâce à des attaques combinées que vous battrez les plus gros ennemis et les boss, ou franchirez certains obstacles. Beyond Good & Evil est aussi un jeu ouvert. Vous pouvez naviguer sur votre carte plus ou moins librement selon votre niveau d'avancement et libre à vous de faire les quêtes secondaires.


Elles
Le doublage fait un peu tâche de nos jours mais la qualité du son reste tout à fait honorable
peuvent être du genre gagner des courses, rattraper des voleurs, nettoyer une zone infestée de méchants, gagner à un jeu contre un ami, etc... La finalité est toujours la même : gagner des perles. Dans tout ça, il faut penser à prendre des photos. Car Jade est reporter et chaque photo vous fait gagner de précieux deniers (et argent = perle, perle = pièce pour l'hovercraft = ouverture du level). Pour les phases de combats, le maniement ne pose aucun problème. Jade répond bien aux sollicitations et les attaques jumelées profitent à de beaux ralentis "matrixiens". A vrai dire, la jouabilité a été simplifiée au maximum. En effet dans ce jeu on ne saute pas, Jade le fait toute seule, on ne peut pas tomber dans le vide et globalement, le travail est mâché. Certains apprécieront, d'autres pas. La caméra est par contre moins docile. En extérieur elle ne pose aucun problème mais en intérieur, elle se sent à l'étroit et fait souvent n'importe quoi. On peut la recadrer manuellement mais elle fait souvent ce qu'elle veut. C'est d'ailleurs un petit reproche à mettre au compte de ce tardif portage, le seul véritable défaut du jeu n'a pas été gommé, et pire encore, ils n'ont même pas cherché à le faire. Comme je l'ai dit, le jeu alterne plusieurs phases assez variées mais celles qui reviennent le plus souvent (hormis le beat-them-all bien sûr) c'est l'infiltration. On ne doit pas faire de bruit, éviter de se faire repérer (sinon c'est parfois la mort subite !) et finalement, ça finit par être pénible. Mais c'est bien là les seuls déboires de Beyond Good & Evil. Sans être super facile, rien n'est infaisable et l'aventure dure tout de même 12 bonnes heures, si on fonce droit devant. J'ai donc trouvé le jeu équilibré, avec en plus une durée de vie parfaitement ajustée (juste ce qu'il faut, pas trop court, pas trop long). Il sera difficile de le nier, Beyond Good & Evil était un jeu magnifique à sa sortie. Aujourd'hui, malgré le lifting HD, il est clair que ça a pris un peu de bouteille. C'est d'ailleurs la grande mode en ce moment, les gloires d'un passé pas si lointain (généralement des jeux PS2) font leurs retours sur la génération actuelle. Un petit peaufinage graphique pour faire plaisir, le tout en compilant les divers épisodes de la série, et voilà, emballé c'est pesé, les éditeurs sortent un jeu "presque" neuf, facile à développer et qui à coup sûr, se vendra. En un sens, c'est un plan marketing bien vil, mais dans un autre, c'est aussi un bon moyen de se rattraper si c'est un jeu qu'on ne connait pas (en plus, ils sont généralement vendus à moindre frais).


Bref,
Même si le jeu trahit vite ses origines, le design reste fort
Beyond Good & Evil pâtit un peu de ses origines. Les animations sont raides pour un jeu actuel, les modélisations manquent de détails, les angles sont mal dégrossis... en clair on sent bien que c'est un jeu PS2 auquel on a ajouté des textures HD. Ceci dit la magie opère encore, et ce par un choix des couleurs tout à fait audacieux et un design particulièrement accrocheur. Seule Jade semble toujours avoir son balai dans le potiron, sans oublier ses airs d'ahurie à regarder en permanence vers le haut. Reste que c'est un plaisir de la retrouver car elle est toujours aussi charmante. Il y a beaucoup de cut-scènes et on ne se lasse pas de cet affrontement entre l'obscur (scénario) et le clair (loufoquerie des PNJs, décors colorés). Evidemment on retrouve le son tel qu'il était auparavant. Les développeurs parlent de remasterisation du son, personnellement je n'ai pas vu la différence. On retrouve donc les voix et textes dans la langue de Molière, même s'il faut le noter une fois de plus, la voxographie française est franchement légère par moment. Il n'empêche qu'on retrouve au casting quelques personnalités bien agréables : Emma de Caunes (l'actrice) double Jade, Martial Le Minoux (la voix du Professeur Layton dans la série bien connue sur Nintendo DS) double Pey'J, Luc Bernard s'occupe de l'agent H (plus près de nous il a doublé Rios dans Army of Two), Marc Saez (la voix de Monkey dans Enslaved) double Secundo... en clair y'a du monde et à part quelques fausses notes, c'est du très bon travail (on parle d'un jeu de 2003, il est essentiel de le rappeler). Côté musique, si elles ne restent pas en tête, elles accompagnent parfaitement l'aventure, alternant musiques rigolotes et vapeurs plus mélodramatiques. Composées par Christophe Heral (qui a énormément travaillé pour le cinéma), on accordera une mention spéciale aux musiques de fin et au passage où on retrouve Pey'J, particulièrement belles et émouvantes. Enfin les bruitages sont de bonne facture, ni plus ni moins.



Ubisoft et Michel Ancel Note
nous prouvent encore une fois tout le génie qui a sévi sur ce jeu. Ce rappel en bon et due forme, nous remet des étoiles dans les yeux, sans pour autant vider nos poches. Sans être magnifique, il est difficile de nier un certain talent artistique au niveau des graphismes, même si forcément, le jeu trahi ses origines et ne supporte pas la comparaison avec les blockbusters actuels. Mais il faut bien garder en tête que lorsqu'on parle de Beyond Good & Evil, on parle d'un jeu plein de poésie, d'un scénario sympa (même si lui aussi a un peu vieilli) et d'un gameplay particulièrement varié. En conclusion, pour moins de 1€ de l'heure, il y a vraiment matière à s'éclater parce que je vous le redis une dernière fois, c'est un excellent jeu. Et pour la faveur personnelle, je vous demande d'acheter ce jeu car je meurs d'envie de vivre les nouvelles aventures de Jade et Pey'J. Alllleeezzzz, s'iilll vous plaaaiiiittt...



Test réalisé par iiYama

mars 2011