Battlefield Bad Company (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2008
Développeur : Digital Illusions CE (DICE)
Editeur : Electronic Arts
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1.5Mo (saves)
Moteur graphique : Frostbite Engine
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :

Multi-joueurs : 24 joueurs online
Abréviation : BBC
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 2.8 millions (tous supports)


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Battlefield

Bad Company


Après la surprise Battlefield 1942 (sorti sur PC en 2002), puis après l'excellent Battlefield 2 (sorti sur PC en 2005) avec ses add-ons et autres adaptations consoles (PS2, Xbox) et après un opus futuriste nommé Battlefield 2142, DICE nous propose un 4e épisode pas vraiment discordant avec leur savoir-faire mais plus en phase avec le marché actuel. En concurrence directe avec le célèbre Call of Duty 4 d'Infinity Ward, s'il n'atteint pas son niveau de scénarisation et sa parfaite alchimie, Bad Company a pour lui d'autres atouts comme l'humour et la destruction massive du décor. Pour leur premier épisode vraiment original sur consoles, on s'étonne que cet opus n'est pas été porté sur PC, alors que le développeur est historiquement lié à ce support roi du FPS. C'est d'autant plus étrange que le jeu s'est bien vendu (plus de 2 Millions d'exemplaires) et que l'épisode 2 est également disponible sur PC... bizarre tout ça. Reste que Bad Company est avant tout un jeu pensé pour la console et son maniement au pad avec, avant toute chose, un prenant mode solo (avec donc un scénario, ce qui se démarque du reste de la série, les Battlefield étant toujours axés sur le multi-joueurs). Si le début de l'année a été marquée par la sortie de Rainbow Six : VEGAS 2, depuis les bons FPS se faisaient discrets mais Bad Company relève largement le niveau et croyez-moi, avec lui vous serez en "bonne compagnie".


Développement scénaristique

Comme énoncé,
Le scénario est vraiment mince et ne sert que de prétexte à la guerre
Bad Company est plus ou moins le premier épisode vraiment scénarisé. DICE se base sur ses compétences d'excellents développeurs multi, pour s'insérer avec brio dans le monde des consoles HD. Bien sûr lorsque DICE nous a annoncé vouloir créé son mode solo en s'inspirant des FPS multi-joueurs, on tous eu peur que ça ne ressemble à rien. Il faut dire qu'un jeu solo avec un scénarii prétexte et des bots (façon Unreal Tournament III ou Quake Wars) ça ne nous enchantait pas vraiment. Pour entrer dans le vif du sujet, on joue Preston Marlowe, surnommé "le bleu" même s'il a déjà du vécu dans l'armée. On l'appelle le bleu car il débarque fraichement dans le 222e bataillon, aussi nommé la "bad company". Cette dernière concentre les plus incapables, les plus main-gauches et les plus insubordonnés bidasses de l'armée régulière, faisant de cette compagnie mal aimée, la tête de front des guerres, la chair à canon que les hauts placés envoient au charbon sans scrupule. Etant donné leur place au sein de l'armée, assis constamment sur un siège éjectable, la petite compagnie de Preston Marlowe (composée de 3 autres gars) va vite trouver une motivation supplémentaire : l'or ! Dans un scénario fictif où la Russie est en guerre contre les Etats-Unis, la fine équipe découvre que les mercenaires qu'ils descendent sont payés en or. Rien de mieux pour se faire une retraite au soleil, même si dans un premier temps, ça ne les inquiètent pas tant que ça de voir mercenaires faire le boulot de l'armée rouge. Malheureusement, le scénario reste globalement mince. Héritage direct d'un développeur n'a pas encore acquis l'expérience suffisante dans ce domaine, Bad Company reste très loin de ce que nous a proposé entre autre Call of Duty 4. Les véritables cut-scènes restent rares, et généralement on doit se réunir autour d'un point donné, pour avoir un briefing de mission avant de repartir en guerre. Heureusement pour nous le peu qu'on a suffit pour se motiver à faire la guéguerre et DICE a joué le bon cheval avec 3 points particulièrement bien étudié. Premièrement les scènes sont bien travaillées, avec synchro labiale de circonstance et quelques événements explosifs qui vont bien (contrairement à ce qu'on pense, ce ne sont pas des vidéos puisqu'on peut regarder autour de soi). Ensuite les développeurs ont donné une vraie personnalité à chacun des protagonistes. Si Marlowe est assez neutre dans l'ensemble, Sweetwater est un peu pétochard, Haggard veut tout faire péter et s'en mettre plein les poches, quant au sergent Redford, il essaie de garder la tête sur les épaules et de rester en vie, pour profiter de sa très proche retraite. Enfin le jeu nous distille un humour imparable ! Quant on n'a pas 2 gogols entrain de jouer à shifumi (papier-ciseau-caillou), ils nous balancent des vannes mortelles comme lorsque Haggard dit au sergent qu'il l'aime "comme un fou, comme un roi, comme un soldat". Les clins d'oeil à notre propre culture ajoutent une profonde recherche du doublage, un doublage que je signale de grande qualité.


Jouabilité & Gameplay

Bad Company propose
Bad Company ne fait pas dans l'originalité, mais il le fait bien et l'humour apporte un gros plus à l'ambiance
naturellement un multi-joueurs prometteur. Jouable à 24, à côté des classiques du genre subsiste le mode "Ruée vers l'or", où 2 clans s'affrontent, l'un pour capturer l'or, l'autre pour le défendre. Autant dire que c'est explosif ! Le multi est donc de qualité, on en attendait pas moins du développeur Suédois, qui s'est forgé une véritable réputation sur le secteur, un peu comme Bungie et Infinity Ward. Mais qu'en est-il du mode solo ? Développé sur la base de la série, il est naturel de retrouver des véhicules qui occupent une place prépondérante. Blindé, hélico, artillerie, bateau et même tank sont pilotables ! Je dirais même que certaines scènes sont bien meilleures ainsi, comme ce passage survolté à bord d'un Hind Russe où on dézingue tout ce qui bouge vu du ciel, ou encore lorsqu'on nous laisse le plaisir de prendre les commandes d'un char surpuissant, où tout exploser sera très vite une seconde nature. Les véhicules ont 2 vues possibles (externe et interne, on peut d'ailleurs changer la station radio comme dans GTA) et on peut switcher d'une place à l'autre. Personne ne conduit à notre place mais si vous estimez que le gars qui sulfate fait mal son boulot (ça arrive), on peut se mettre à la tourelle en un instant. Le maniement des véhicules, bien que tentant d'être réaliste en imposant lourdeur et inertie, est très aisé (pour l'hélico, il faudra quand même bidouiller les options car les commandes de bases sont injouables). Et ces mêmes véhicules peuvent être endommagés. C'est là qu'intervient l'outil de réparation, dans une manipulation simplement idiote. Imaginez qu'on a entre les doigts une sorte de visseuse sans fil et qu'en touchant le véhicule on le répare presque instantanément. Le résultat est débile et comme dit Cacilie, vouloir réparer son véhicule c'était l'occasion de faire une scénette avec un personnage s'affairant plutôt que de voir ce spectacle affligeant. Malgré cet aspect sommaire, force est de reconnaitre que ça rend bien service et que ça ajoute un petit plus au gameplay. Pour en finir avec les moyens de transport, il faut savoir qu'avec Bad Company on est loin d'avoir un bête FPS cloisonné par des couloirs. Les scripts sont moins visibles que d'accoutumé et les cartes, même si elles restreignent nos déplacements à une zone, sont tout de même plus vastes que dans la plupart des jeux du genre. Bien entendu on est encore loin du titre open-world puisque les objectifs sont imposés et qu'on ne peut pas trop s'éloigner des sentiers battus, mais ces maps légèrement ouvertes permettent plusieurs approches diamétralement opposées. Pour ce qui est de l'aventure en elle-même, en plus d'être pêchue au plus haut point, elle n'est pas difficile. En "easy" on dispose de seringues revitalisantes à l'infini, Preston peut pas mal encaisser (un obus de char ne nous tue pas d'un coup !) et les ennemis, même s'ils gardent une certaine agressivité, restent un peu gogols et visent généralement comme des pieds (dans les autres niveaux de difficulté c'est une autre histoire). Tout ça pour dire que Bad Company est un jeu qui se déguste sans prise de tête, même si ça ne m'a empêché de mourir quelques fois. Mais une fois encore, le patrimoine de la série fait que la mort n'est pas synonyme de fin. En effet on revit au dernier point de passage, sans que les ennemis se soient remis de notre dernier affrontement. Ce procédé déjà vu dans Bioshock, rend l'aventure très abordable, surtout pour les non-initiés (les autres n'ont qu'à jouer en hard).


Comme c'est souvent le cas,
Le jeu est vraiment très abordable et les véhicules sont nombreux
la jouabilité au pad est très immersive, au moins autant qu'elle est imprécise. En plus notre jeu du jour est hyper sensible à chaque mouvement du stick, ce qui nous oblige à entrer dans le menu des options pour régler tout ça (afin d'obtenir un peu de précision, j'ai du réduire au minimum la sensibilité). En parlant d'options, il est encore une fois regrettable qu'on ne puisse changer le mappage des touches. Pire, DICE ne propose même pas de configuration alternative. Ce manquement peut être très pénalisant, surtout si vous êtes gaucher et que vous avez besoin d'une config' spécifique. Encore une fois, j'ai du mal à accepter qu'à notre époque et au prix où on paye les jeux, on ne puisse pas configurer sa manette comme bon nous semble. C'est à croire que les vieilles racines du jeu vidéo n'arriveront jamais à évoluer... Pour en revenir aux gadgets, notre homme ne peut en porter qu'un seul. Bazooka et lance-roquettes se taillent la place avec un boitier ciblage pour un tir aérien (un gadget plus précieux que les autres). C'est idiot, je ne vois pas comment un boitier à peine plus gros qu'un Game Boy, peut empêcher de pendre un bazooka en plus. De même, Preston ne peut porter qu'une seule arme. Si on est en rade de balles, il ne reste plus que le couteau. Là encore je dis faute, qu'est-ce qui empêche le bonhomme d'avoir un simple flingue en arme secondaire (surtout s'il ne porte pas d'arme lourde) ? Rien, bien évidemment, à croire que DICE a absolument cherché à nous brider. Je veux bien que le temps du "super warrior" qui portait 20 armes sur le dos sans sourcilier est révolu (Serious quoi déjà ?), mais ici les développeurs sont allés dans un autre extrême, lui aussi à l'encontre de tout réalisme. Heureusement pour nous, si notre héros ne veut absolument pas se charger en armement, il aura la faculté de changer son arme actuelle contre n'importe laquelle laissée par un ennemi, ou trouver dans une planque. Ainsi on peut renouveler sans cesse son arsenal, même si à mes yeux la première arme reste la meilleure. En parlant d'armes, Bad Company compte pas mois de 30 pétoires ! Du SCAR au AK47 en passant par le M4, les engins de mort sont très bien représentés (sauf peut-être les calibres 12, trop souvent inefficaces). La plupart des fusils d'assaut possèdent un lance-grenades intégrés, et si ça n'existe pas, Preston aura en échange des grenades. Dommage que certaines armes manquent à l'appel comme le MP90 ou le Famas, mais entre les snipers, les fusils d'assaut, les lance-roquettes et autres, y'a de quoi s'amuser (encore une fois il est dommage de ne pas pouvoir prendre au moins 2 armes, car un sniper a toujours besoin d'une seconde pétoire). Quelque soit l'arme utilisée, notre personnage aura le bon gout de toujours ramasser les chargeurs compatibles et au cas, il existe des caisses de réapprovisionnement, bien utiles je dois dire. Enfin, les 2 gros plus de ce Battlefield, c'est que le gameplay n'est pas varié mais étonnamment ça ne dérange pas, vu que c'est extrêmement fun, un fun notamment dû à une destruction quasi massive du décor. Il n'y a qu'à prendre un mortier, une tourelle ou même tank pour littéralement remodelé le décor, défoncer la nature comme les bâtisses ! C'est un chapitre qu'on aborde plus en profondeur dés le paragraphe suivant...


L'image

Le jeu nous assène un gros loading
C'est vraiment très beau et la destruction massive est particulièrement réaliste
à chaque niveau, puis le streaming fait ensuite son boulot, nous évitant de longs chargements toutes les 5 minutes. Et on peut le dire, Battlefield : Bad Company est super beau ! Le moteur développé par DICE, le Frostbite Engine, tourne à plein régime sur nos consoles. En premier lieu on appréciera la qualité des modélisations, qui rendent les cut-scènes extrêmement détaillées. Certes les protagonistes ont encore quelques mouvements hérétiques, comme s'ils avaient des spasmes musculaires, mais globalement ça reste rare, le travail sur l'animation étant admirable. J'en remets une couche sur des briefings omniprésents en lieu et place des cut-scènes (qui restent rares), mais où on pourra ainsi apprécier le travail des graphistes. Question décors, Bad Company se renouvelle peu. C'est presque toujours des espaces ouverts et de jour, des étendues vertes où sont parsemées routes, arbres et bâtiments. Loin d'être vides, c'est juste qu'un peu de variété n'aurait pas fait de mal. Le Frostbite Engine pourrait très bien être confondu avec un moteur un peu partout en ce moment, l'Unreal Engine III. En effet, le rendu est assez similaire et je dirais même tout aussi performant, avec les mêmes petits défauts comme un aliasing assez présent et un étrange effet de grain, visant à lisser les textures. Reste que le résultat final est super beau, même si on a encore un peu trop de mouvements de tête. Du point de vue de l'image, l'autre grosse attraction c'est la destruction quasi massive du décor. Je dis bien "quasi" car certains objets restent indestructibles. Ainsi il est impossible de réduire une maison en gravillons, il restera toujours des pans des murs "invincibles" aux tirs, ou au pire une ossature, une charpente. Si on met de côté cette volonté de ne pas aller jusqu'au bout des choses contrairement à un Red Faction : Guerrilla par exemple, pour le reste c'est l'éclate totale ! Si Preston n'est pas foutu d'ouvrir une simple porte, on peut par contre faire un énorme trou dans le mur pour passer. Tous les bâtiments peuvent ainsi être disloqués, quasiment pulvérisés à coup de grenades, de roquettes ou même avec la commande de tir aérien. Cette dernière occasionne un largage de bombes sur la zone désignée et en général il n'en reste pas grand chose après (c'est pratique contre un sniper isolé qu'on n'arrive pas à atteindre ou contre les tanks). Le moteur physique fait donc un boulot admirable, retranscrivant à merveille et avec un certain réalisme, toute la "poésie" qui peut émaner d'une explosion de grande envergure (je me régale toujours autant de voir partir en miettes les briques d'un mur ou les sacs anti-balistique d'une place forte). D'ailleurs, les routes et les champs peuvent être littéralement "terraformer" suite au largage des bombes (le véhicule s'enfonce dedans), on peut exploser les ponts pour éviter que les renforts ennemis arrivent, et jouer les défricheurs en "sciant" les arbres à la mitrailleuse, ou en les scindant avec un obus. Si le gameplay et la réparation des véhicules sont fantaisistes, le réalisme des combats est quant à lui bien mieux travaillé, ce qui rend le jeu hautement jouissif ! Vous le savez sans doute, mon plaisir premier dans un FPS c'est de tout péter (!) et avec celui-là, j'ai pu m'en donner à coeur-joie !


Le son

Le son est également de qualité,
Excellent doublage, musiques décalées et bruitages surpuissants !
ce qui ne gâche rien à l'image. Je dirais même qu'il atteint un niveau que peu de jeux peuvent se targuer. Si musicalement il est toujours assez discret, on retrouve très vite quelques sources d'inspiration évidente. L'écran titre nous joue un air jazzy décontracté, en conduisant un blindé ou une voiturette de golf (si si c'est vrai) on a droit à des radios locales ou des airs plus "yankees", et il arrive même qu'on trouve un air de Tarantino dans certaines compositions. Je regrette qu'on n'ait pas quelques pistes plus poignantes, plus dynamiques ou dramatiques, mais il faut dire que la légèreté de l'ambiance ne s'y prêterait pas. Autre point où les développeurs ont fait un travail admirable : les bruitages sont tout sauf mous du genou. Combien de fois l'ai-je dit, si on veut que l'image retranscrive au mieux l'action, il faut également des bruitages caractéristiques. DICE l'a bien compris et chaque arme détone sévèrement ! Utiliser les pétoires, l'artillerie ou même un simple flingue, c'est ressentir la violence de l'arme à travers des FX puissants. Absolument géniaux, ils apportent une grande part dans le dynamisme des combats. Violents à souhait, ils s'expriment aussi très bien lors d'explosions carrément bien rendues. Autant dire qu'ils ont bien planchés leur sujet, un sujet parfaitement maitrisé mais qui accuse tout de même une fausse note : la reverb. En effet elle est très mal gérée. Il suffit d'être à l'intérieur d'une petite maison pour entendre l'écho de ses collègues (qui sont pourtant dehors) et des bruitages caverneux, comme si on était dans un grand hangar. C'est une petite fausse note, rien de rédhibitoire mais je tenais à le signaler. Enfin le doublage atteint un niveau de qualité assez rare. Au choix nous pouvons avoir le doublage US d'origine ou localisé en Français, en sachant que les ennemis de leur côté parleront toujours en Russe. Depuis Crysis ça se fait de plus en plus et c'est vrai que ça rend le dépaysement plus authentique et que ça évite les écueils. Car il n'est pas rare (surtout dans les FPS) de devoir subir les mêmes imbécilités venant de l'adversité. Des phrases dénuées de sens ou simplement aux élocutions absurdes. Dans Bad Company, le "langage ruskof" nous évite ça (pourtant on sent bien qu'ils disent souvent la même chose) et c'est tant mieux. Dernier point, nos alliés sont doublés en Français, avec comme je le disais, tout le professionnalisme qu'on est en droit d'atteindre pour un jeu sorti dans notre pays. Je peste souvent contre les productions qui ne s'investissent pas assez dans le doublage, laissant le champ libre aux adorateurs de VO, de nous présenter une nouvelle preuve de l'incompétence Française. Pourtant, il arrive que ce soit aussi le cas contraire, le cas où la VF a été bien travaillée. Lors des briefings la synchro labiale est respectée (pas en jeu par contre) et l'intonation de nos 4 protagonistes sonne plutôt vraie. Le phrasé est juste, les élocutions débiles sont très rares et je dirais même que le tout tient une certaine cohérence. Nos compagnons d'armes nous félicitent si on réalise une bonne action, nous encourage si on merde, raillent si on fait mieux qu'eux (explosez tout ce qui bouge à la place d'Haggard, et c'est Sweetwater qui va se foutre de sa gueule). Bref une fois n'est pas coutume, le doublage Français est d'une qualité rare, ce qui ne nous était pas arrivé depuis très longtemps. Comme quoi en France comme ailleurs, quand l'équipe de doublage s'en donne la peine, le résultat est là.


Note générale

Dans ce 4e gros Battlefield, on incarne un "bleu" au sein de la "bad company", une division de têtes brûlées assez peu dans les rangs et clairement sous-estimée. Si le scénario reste mince de bout en bout de l'aventure, il suffit amplement à donner envi de faire la guerre. Certes le jeu se plombe de quelques anicroches peu sévères (effet de reverb mal géré, map ouverte mais loin de l'être complètement, restriction de gameplay) et il est jugé trop facile pour certains (les seringues de santé infinies aidant en ce sens) mais après, difficile de lui trouver de gros reproches. Ceux qui disent que le jeu est trop facile ce sont encore ces mêmes cons qui jouent en "facile" et qui viennent gueuler. A ceux-là je leur conseille de jouer en hard avant de brailler, le mode "easy" étant fait pour ceux qui comme moi, aiment faire la guéguerre sans se prendre la tête. Et faire la guerre est le maitre-mot de cette production de Digital Illusions CE (contracté en DICE). Développeur de renom dans les FPS multi-joueurs, ils nous ont concoctés un solo tout à fait honorable pour cette première incursion sur consoles HD (si on met de côté Battlefield 2 : Modern Combat, qui n'a eu qu'un succès d'estime). Et si "battlefield" veut dire "champ de bataille", les développeurs nous font bien sentir que tout autour de nous, c'est la guerre. D'une excellente qualité, le son nous distille des bruitages absolument jouissifs de violence et dynamisme (en multi ils sont totalement effacés, sans doute pour mieux entendre les voix), qui, couplé à un moteur physique qui permet de presque tout exploser, rend bien la violence des combats. Et c'est vrai que si elle reste malheureusement incomplète, la destruction massive du décor (route, champ, bâtiments, arbres) s'avère particulièrement bien mise en oeuvre et fun (quel plaisir de tout exploser rien que pour regarder le résultat). Graphiquement aussi, Bad Company assure. Si les décors sont peu renouvelés, leur côté champêtre est agréable. On notera aussi des modélisations superbes et des armes et véhicules en pagaille. Héritage direct d'un mode multi-joueurs bien étudiés, on dispose d'un nombre conséquent de véhicules et d'armes, afin de varier au mieux les plaisirs, et les tactiques d'approches. En clair, si le solo propose du déjà vu, en contre-partie il le fait bien. Certes le retour de cette pseudo-guerre froide (guerre chaude oui !) entre les USA et la Russie est un peu facile et n'atteint pas la scénarisation de Call of Duty 4 (mais a-t'on raison de toujours le comparer au jeu d'Infinity Ward ?), mais il n'empêche que le savoir-faire DICE marque ici l'un de ses plus beaux atours. Si on ajoute à ça un humour décalé et bienvenu (comme le smiley des grenades, véritable logo du jeu, ou des conversations désopilantes entre nos coéquipiers), on conclura que Battlefield : Bad Company porte bien mal son nom. Car les amateurs d'FPS sur consoles ont là un titre de grande valeur, auquel il ne manque presque rien pour arriver aux plus hauts sommets de l'estime. Personnellement j'adore !


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Test réalisé par iiYama

juin 2008 (mise à jour : mai 2010)