Alone in the Dark (X360)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2008
Développeur : Eden Studios
Editeur : Atari
Genre : survival horror

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Twilight 2
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Abréviation : AITD
Titres alternatifs : Alone in the Dark 5 - Alone in the Dark : Near Death
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1.2 millions (tous supports)


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Alone in the Dark








Il aura
La vue FPS ne sert qu'à tirer
fallu attendre pas moins de 7 ans pour voir enfin apparaître une suite à l'épisode 4 d'Alone in the Dark. The New Nightmare avait pour lui son lot de fidèles et ça se comprend : fortément inspiré des 3 premiers Resident Evil, le jeu était beau, avec une bonne ambiance et un scénario sympa. Certes il n'était pas parfait mais on y passait un très bon moment (entre temps est aussi sorti un film, peu passionnant malgré la présence de l'excellent Christian Slater et de la jolie Tara Reid). Voici donc le retour de ce héros increvable qu'est Edward Carnby, un héros qui change encore de gueule. Il aura fallu 4 ans à Eden Games pour développer ce nouvel épisode et lorsque j'ai vu la petite vidéo Atari à l'ouverture du jeu, j'ai eu un pressentiment. Car il faut être honnête, Atari n'est plus le précurseur qu'il était. Aujourd'hui producteur et éditeur de jeux allant du moyen au franchement médiocre, j'ai secrètement espéré que pour une fois, l'exception se fasse. Loupé, il fallait bien s'en douter... Pour entrer dans le vif du sujet, le stick droit sert à "interpréter" les mouvements du bras d'Edward. Prenez une barre à mine pour exploser un monstre, faites des mouvements haut/bas pour frapper verticalement, gauche/droite pour frapper horizontalement ou faites des ronds pour frapper en cercle. Le concept est simple, assez original pour être souligné même si de simples mouvements programmés auraient fait l'affaire. L'autre nouveauté du jeu, c'est de pouvoir passer en vue subjective (à la première personne) presque à tout moment. Je dis bien "presque" car c'est un survival-horror et non un FPS, donc la vue est limitée à certaines actions. En vue subjective, on pourra se servir d'armes à visée (comme les flingues), de certains objets (comme les extincteurs) et bien sûr on pourra regarder autour de soi. Ce sera pratique dans certains cas où il faut résoudre des énigmes ou trouver son chemin. En parlant de chemins, si autrefois Alone in the Dark était un survival horror pur souche, ayant lui-même inventé le genre, désormais il passe par tout un tas de phases de jeu qui le rendent plus varié mais aussi qui lui font perdre son identité propre.


Par moment on se
Le système de soins est original
prendra pour Lara Croft à arpenter la façade d'un immeuble avec ce que ça comporte de ballades au bout d'une corde, à d'autres il faudra résoudre des énigmes assez basiques comme éteindre le feu pour passer, user de la gestion de la physique pour accéder à un objet (là aussi, y'a de gros problèmes de cohérences), piloter une voiture, pousser une table pour monter dessus, combiner divers objets pour en faire des armes ou encore ce qu'on attend de tout survival-horror : tuer des monstres. Mais là encore, il a absolument fallu que les développeurs nous ponde une péniblerie puisque tous les ennemis doivent être brûlés pour mourir définitivement (ça rappelle les crimsons de Resident Evil Rebirth). Autant dire qu'à la longue, c'est chiant. En plus, cet épisode nous livre une étrange vision de la licence. En effet on ne meurt jamais vraiment et auquel cas, on reprend au dernier checkpoint qui généralement n'est pas bien loin. Autre bizarrerie, le jeu se compose de 33 levels qui divisent les 8 chapitres du scénario mais on peut dés le début accéder aux 35 premiers. Certains diront qu'ainsi on ne reste jamais bloqué mais là je dis connerie ! C'est idiot, le jeu n'est déjà pas bien difficile à la base et en faisant comme ça, y'a plus aucun challenge, l'aventure se boucle trop vite. Au moindre obstacle hop, on passe au chapitre suivant et on n'en parle plus. Qu'elle idée ils ont eu de faire ça ? Personnellement, j'aurais préféré que les niveaux se débloquent une fois franchis... c'était plus logique. Construit comme une série TV, si on reprend un chapitre on aura droit à un récapitulatif des épisodes précédents façon série télé. Ce qui est par contre sympa, c'est le menu d'objets/armes, assez original ainsi que le système de soins. Une fois de plus en vue subjective (pour mieux comprendre, regardez les screenshots), j'ai trouvé le concept très agréable. Comme on vient de le voir, la jouabilité et le gameplay ne sont pas au niveau des attentes des jeux actuels, d'autant que cet épisode d'Alone in the Dark a été très attendu par les fans. Mais qu'en est-il de la réalisation ?


Et bien il y a des plus
Le jeu n'est pas moche mais c'est franchement mal fait par moment
et des moins comme on pouvait le craindre. Côté son, les doublages sont corrects (j'ai pas dit excellents, j'ai dit corrects), les bruitages aussi et la musique accompagnent assez finement l'action. Une bonne chose. Graphiquement, cette version Xbox 360 est très proche de la version PC qui reste légèrement plus détaillée. La gestion des ombres et lumières est convaincante et la plupart des textures sont bonnes, sauf dans quelques cas où ça reste vulgaire. Les fausses notes sont que la plupart des décors sont vides (du coup on n'en profite pas) et que les textures sont sujettes à quelques bugs (pop-up, bougeotte... oui oui, comme sur PSOne). Les visages sont détaillés mais les animations sont peu crédibles et on assiste encore à quelques bugs de collisions (moins que sur PC quand même). C'est d'autant plus regrettable que le moteur physique (Havok) gère convenablement sa tâche. A noter aussi que dans cette version, les lèvres sont presque tout le temps synchro avec les paroles. Alone in the Dark nous livre aussi une propagation des flammes assez sympa mais une fois de plus, il y a un hic. S'il est sympa de voir des constructions en bois s'effondrer en temps réel sous le biffage des flammes, il est par contre plus regrettable que celles-ci s'arrêtent toujours devant une sorte de frontière invisible. Pire encore, il faut voir à quoi ressemble l'utilisation de l'extincteur. Ça ressemble à un jet de déodorant, en plus gros. Dans mon pays, un extincteur crache de la neige carbonique et non une sorte d'air sous pression. Faut pas se foutre de la gueule du monde ! Et encore, ce n'est rien devant le nombre hallucinant de scripts que compte le jeu. Il est linéaire et scripté comme c'est à peine imaginable. Et tout est un peu comme ça dans ce jeu : la moindre bonne idée est démolie par une mauvaise mise en œuvre, la moindre phase de jeu sympa est gâchée par des bugs ou encore l'action se retrouve vite gonflante parce que les ennemis ont cette fâcheuse tendance à "respawn" (revivre).



Cette version Xbox 360 Note
est certes moins catastrophique que celle sur PC mais il ne change pas fondamentalement. La maniabilité est lourde, c'est gavé de bugs, tantôt c'est beau, tantôt c'est vide et sous ses airs de mixage entre Resident Evil Rebirth et Uncharted, Alone in the Dark n'a plus vraiment d'identité propre. Si à la façon d'un BlackSite ou d'un Kane & Lynch les développeurs avaient de quoi faire un bon jeu, ils ne s'en sont pas donnés les moyens et je suis le premier à le regretter. Malgré tout, si vous devez acheter une version de ce jeu (car il faut reconnaître qu'il est sympa dans l'ensemble et qu'il ne lésine pas sur les scènes à sensations fortes), je vous conseillerai donc celle-ci (ou mieux, celle sur PS3) mais ne vous attendez à un grand jeu.



Test réalisé par iiYama

avril 2009