Alan Wake : les DLCs (X360)

 






 


Le Signal
L'Ecrivain


Sortie du jeu : juillet 2010 (Le Signal) - octobre 2010 (L'Ecrivain)
Développeur : Remedy Software
Editeur : Microsoft Game Studios
Genre : survival-horror

Support : en téléchargement sur XLA (nécessite le jeu original)
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 380Mo (Le Signal) - 480Mo (L'Ecrivain)
Moteur graphique : Alan Wake Engine (?)
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible 3D : non

Difficulté :
Compatible Kinect : non
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : The Signal - The Writer
Prix au lancement : 560pts (7€) chacun



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Alan Wake

Le Signal
L'Ecrivain






Avec Alan Wake, Remedy Software a réussi le pari fou de faire autre chose que du Max Payne. Troquant ce flic de New-York dopé au bullet-time (une mode qu'ils ont d'ailleurs lancé avec le premier épisode), un personnage un peu invincible bien que tourmenté, contre un écrivain fragile et sérieusement dingo, Remedy est agréablement passé d'un jeu d'action brut de décoffrage, à un survival-horror certes redondant mais plus fin qu'il n'y parait. Pourtant, Alan Wake se traine quelques casseroles, à commencer par cette absurde exclusivité Xbox 360. Ça c'est le meilleur moyen, pour un jeu à l'origine multi-supports, d'avoir des ventes largement revues à la baisse. Ensuite, si on met volontairement de côté l'aspect répétitif des niveaux, c'est surtout le gameplay qui avait de quoi mettre les nerfs à vif. Avec ces possédés qui passent leur temps à nous attaquer dans le dos (en traitres donc) et toute cette mécanique sympa mais un peu hard par moment, l'aventure principale n'était pas foncièrement difficile mais m'a fortement irritée. Heureusement une fois le jeu fini, par ailleurs sur un très bel épilogue, il ne restait que de bons souvenirs. A peine 2 mois plus tard, après des ventes un poil décevantes (la faute à qui ?), le premier DLC fait son apparition. S'il devait être à l'origine gratuit, il se retrouve payant. The Signal (Le Signal en français) est la première partie de ce double-chapitre qui fait office de véritable fin. En fait il devait y avoir un 3e DLC mais les ventes étaient trop maigres pour que l'aventure continue dans ces conditions, donc The Writer (L'Ecrivain en français) clôture définitivement les premières aventure du père Wake. Le tout maintenant, c'est de savoir si ces 2 DLCs valent leur prix...

PS : attention, ce double test dévoile quelques détails de l'intrigue.

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Le Signal


Premier
Le Signal apporte 2h de jeu mais dans des décors déjà vu et avec l'exact gameplay d'origine. Pas grand chose de neuf au final...
chapitre de clôture, la fin d'Alan Wake nous laisse sur un joli cliffhanger puisqu'Alice est libérée mais lui, se retrouve étrangement prisonnier. Ce DLC, dont je croyais que le contenu allait s'immiscer dans l'aventure principale, fait donc office de pré-épilogue. L'histoire commence juste après les derniers instants du jeu original mais Alan lui-même ne sait pas s'il s'est passé des jours, des mois ou des années entre les 2. Cette fois il n'est plus vraiment question de l'Ombre Noire ou de la vieille, mais des délires psychotiques du héros. Du coup, cet écartement d'un quelconque réalisme (si tant est qu'Alan Wake en possédait) a permis à Remedy de se lâcher un peu sur cette aventure. Qui dit délires d'un écrivain débordant d'imagination, dit forcément trucs bizarres. En premier lieu on appréciera d'avoir un rapide résumé des événements passés, puis Alan va revivre de façon détournée, certaines séquences déjà vues. Plus linéaire que jamais, on est ultra cloisonné aux scripts du jeu et on parcourra quelques scènes assez originales comme ces livres qui remplacent les corbeaux ou le passage des fourneaux où le fait d'éclairer une porte fait jaillir des flammes (pratique étant donné le nombre d'ennemis). En somme, même s'ils ne sont pas allés au bout des concepts, les idées sont là et sont pas trop mal exploitées, comme ces "mots flottants" qu'il faut débloquer. Après il faut le reconnaitre, le scénario est très léger. Plus prétexte à parcourir une zone à la morphologie changeante (délires d'Alan oblige) qu'un véritable puit de nouvelles infos, la mise en ambiance est un peu laissée de côté au profit des combats. Et c'est là que ce DLC perd ses points car très vite on retrouve la plus mauvaise facette du titre original : des ennemis toujours en surnombre et qui nous attaquent en traitre, par derrière. Et dire que j'avais espéré qu'ils rectifient au moins ça... Autre point sensible, si le jeu garde tout son charme visuel au niveau des décors et des effets, ce sont les mêmes lieux que dans le jeu original (certes remaniés mais il n'y a rien de nouveau) ainsi que les mêmes modélisations bien moches... animations affreuses comprises. Vous l'aurez compris, le gameplay n'innove en rien (il n'y même pas une nouvelle arme) et la réalisation fait de même. En appréciera tout de même la beauté des décors (qui restent le gros point fort du jeu) et le fait que malgré son statut de DLC, le jeu a été traduit en français (même les voix). Ça fait plaisir. Se monnayant 560pts (7€) pour environ 2 heures de jeu, l'équilibre prix/durée n'est pas trop mal respecté et au final, ça fait toujours plaisir de râler un bon coup sur ce gameplay bien lourdaud quand il s'y met. Par contre, la grosse déception est au niveau du scénario puisque vous n'apprendrez presque rien de plus, pas même qui est ce type en scaphandre qu'on dirait tout droit sorti de Bioshock...

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L'Ecrivain


Le DLC
L'Ecrivain signe le véritable épilogue d'Alan Wake et s'il est meilleur que Le Signal, le scénario reste encore trop pauvre voire même décevant
L'Ecrivain est en quelque sorte la véritable fin d'Alan Wake. Initié par Le Signal, on comprend que le héros part littéralement en vrille à la fin de l'aventure principale, ce que le premier DLC s'est efforcé de nous faire vivre. The Writer en est la suite directe et reprend plus ou moins là où le DLC précédent s'était arrêté. Au début on retrouve un succinct résumé des épisodes précédents et très vite on comprend qu'Alan s'enfonce de plus en plus loin dans sa propre folie, une folie représentée par l'Ombre Noire. Si dans The Signal les objets à trouver étaient sous forme de réveil, cette fois il faudra trouver des boites de jeux Xbox 360 nommées Zone X. Et on peut le dire, les développeurs se sont un peu lâchés et sont allés assez loin dans le délire. Wake étant plongé dans un cauchemar vivant, il vivra les épreuves les plus étranges qu'il puisse imaginer. C'est original et bien fait donc personne ne s'en plaindra... sauf peut-être les allergiques aux sensations de vertige. Ça mis à part on retrouve les petites nouveautés du précédent DLC (les changements subits de décors, les "mots" à éclairer) ainsi que le fondement même du jeu : des dizaines de bucherons "possédés", véritables snipers du lancé de hache (d'ailleurs, combien en ont-ils dans leurs poches ?), ces mêmes enfoirés qui prennent un malin-plaisir à nous attaquer dans le dos, les mêmes armes, les mêmes moyens de défense, les mêmes ficelles de développement... en clair le même jeu dans les mêmes décors. On le redit une dernière fois, les décors sont magnifiques (bien qu'un peu ternes), la végétation est bluffante de réalisme, la physique est bien gérée, en clair c'est beau sauf pour les modélisations, sombrement affreuses (et je n'évoque pas une fois de plus, les animations "robotisées", je crois que tout le monde avait bien compris). On appréciera une nouvelle fois que le doublage soit en français (avec en plus les voix d'origine) et on appréciera d'avoir un DLC agréable, angoissant mais entièrement basé sur du déjà-vu : la clinique, la station service, la forêt, le chalet... absolument rien de neuf en somme. Pourtant je vais même vous dire mieux, L'Ecrivain est meilleur que Le Signal, à ceci près que les 2 sont indissociables et surtout, que le scénario est extrêmement décevant. L'Ecrivain clôture pour de bon ce premier jeu Alan Wake mais se laisse une porte grande ouverte à une suite et surtout il laisse trop de zones de flou, ainsi qu'un épilogue sans le "happy end" qu'on espérait tous. Sans vous spoiler, je vous garantie que cette fin-là n'est pas meilleure que celle du jeu normal et surtout elle ne fait que très peu avancer l'histoire. Bref c'est une déception et c'est vraiment ce que je regrette car si le prix est plus ou moins raisonnable, on était tous en droit d'avoir un épilogue à toute cette histoire. Penses-tu ! Quand on tient un filon il ne faut pas le lâcher, n'est-ce pas ? Remedy l'a bien compris et on risque de manger encore du Alan Wake (cette fois dans une "vraie suite"), et ce à l'encontre de cette poignée de fans que s'est forgé le jeu. D'accord ça ne fait pas beaucoup (les ventes n'atteignent que timidement le million), mais ça fait quand même pas mal de joueurs déçus.


Test réalisé par iiYama

octobre 2011