After Burner Climax (X360)

 








Note générale


Sortie du jeu : avril 2010
Développeur : SEGA
Adaptation : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : shoot-them-up / combats aériens

Support : en téléchargement sur Xbox Live Arcade
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 500Mo environ (install)
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : ABC
Titre alternatif : After Burner IV
Prix au lancement : 800pts (10€)


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After Burner

Climax



SEGA nous faisait
Le Climax n'apporte presque rien à un gameplay vieux de 20 ans. On attend encore le renouveau
baver avec son adaptation console d'After Burner Climax depuis novembre 2009. A grand coup de screenshots somptueux, les fans de la première heure trépignaient. Bien que né en 1987 sur System16 (un hardware proche de la Mega Drive), il faudra attendre la sortie d'After Burner II pour que la série connaisse vraiment le succès. Avec son cabinet monté sur vérin hydraulique et sa 2D bien employée qui donnait vraiment un effet de profondeur, le jeu a vraiment impressionné. After Burner II sera par la suite adapté sur Mega Drive, où il se vendra plus que correctement (il faut dire qu'à l'époque, les autres simulations de combats aériens sur console étaient uniquement sur Master System ou NES). 1990, c'est au tour de G-Loc de faire son show, mais les version Arcade et Mega Drive (pourtant très bien adaptée) n'ont pas rencontré le succès escompté. Il faut dire que depuis le premier opus, rien n'a changé en termes de gameplay, hormis la qualité graphique bien sûr. Pourtant, toujours plus fort, SEGA a sorti 360 G-Loc, une version où la cabine pouvait tourner sur 360°. Les exploitants ont dû ramasser pas mal de vomi mais les sensations étaient au rendez-vous. Par la suite SEGA a encore changé de nom, sans changer de formule avec Strike Fighter (1991), puis Strike Fighter 2000 (sorti donc 9 ans plus tard). Ce dernier aura quand même marqué les esprits avec pour la première fois des graphismes en 3D et surtout un affichage panoramique sur 3 écrans. Entre temps CRI aura développé le minable After Burner III pour le Mega-CD et qui aura fait un four (on n'en retiendra qu'une superbe bande-son), et SEGA aura adaptée l'épisode II sur 32X, dans une adaptation très fidèle à l'original. Les années 2000 auront été plus dures pour la licence. Il faut dire que l'Arcade était en chute libre, la faute à des consoles de salon de plus en plus puissantes. On notera quand même la réédition d'After Burner II sur PS2, avec sa refonte graphique en 3D mais un jeu resté largement dépassé, puis After Burner : Black Falcon sur PSP, qui offrait de très beaux graphismes mais un gameplay vétuste. Plus proche de nous, en 2006 SEGA développe un nouvel épisode, plus à-même de nous faire ressentir les sensations des pilotes. Le cabinet propose un manche, une manette des gaz et selon le modèle, un siège monté sur vérins pour accroitre les sensations. Tournant sur le puissant système Lindbergh de SEGA, la réalisation était en plus d'un très bon niveau, After Burner Climax aura eu un succès mérité. Retour en 2010, SEGA aura pris tout son temps pour l'adapter sur nos consoles (tant que ça marche sur Arcade, ils en profitent), consoles qui possèdent des services online de plus en plus étoffés et fonctionnels, voilà pourquoi le développeur japonais nous propose son jeu de façon dématérialisé. De toute façon la ROM pèse moins de 500Mo (même pas de quoi remplir un CD-Rom) et le tarif de vente est proportionnel à la durée de vie. Pour 10€ (ou 800pts sur XLA), After Burner Climax c'est 17 levels (on n'en parcourra que 13), des levels extrêmement courts (quelques minutes au plus) et donc une durée de vie très Arcade, avoisinant l'heure.



Comme OutRun,
La réalisation est vraiment superbe mais à bien y réfléchir, le moteur 3D ne force pas trop
on aura également 3 embranchements, histoire de varier les plaisirs, un mode Score Attack (tout est dans le titre) ainsi qu'un training. On a donc fait le tour du jeu assez rapidement. Sur la question du gameplay, il faut être clair, la série a plus de 20 ans et n'a jamais changée son concept de base. On retrouve le tir de mitrailleuse, les missiles guidés, le dosage de la vitesse ainsi que le fameux roll sur 360°, si cher à la série et qui permet d'éviter les tirs adverses. Mais cet opus apporte quand même une petite nouveauté : la jauge climax. Une fois pleine, on accède à une sorte de bullet-time (le temps se ralenti) et un énorme curseur permet de pointer les ennemis à l'écran. En relâchant la touche, l'avion tire des missiles "one-shot" et fait donc le ménage. Ce n'est pas une super innovation, mais ça apporte une petite dimension tactique, puisque le climax permet aussi (avec son ralentissement) de passer des zones ardues niveau game-plan, ou de mieux éviter des dizaines missiles qui nous foncent droit dessus. Avant de partir en mission, on a le choix entre 5 niveaux de difficulté et 3 appareils différents : F/A-18E Super Hornet, F-15E Strike Eagle et l'emblème de la série, le F-14 Tomcat. C'est bien la première fois qu'on peut jouer autre chose que le F-14 (Black Falcon étant sorti après Climax), et on peut changer la déco de son appareil parmi 4 modèles. After Burner Climax restant un After Burner, on n'a pas de vue interne et surtout, l'avion file droit devant, dans un couloir imposé. Il ne reste plus qu'à éviter les tirs et shooter au missile tout ce que le radar lockera. Techniquement, le Lindbergh n'étant pas spécialement plus puissant que nos consoles HD, le résultat est comme on pouvait s'y attendre, exactement comme sur Arcade. On notera tout de même un peu d'aliasing, sinon le scrolling est hyper véloce et les décors sont superbes. On a des couleurs vives, un niveau de détail élevé et des effets graphiques réussis (notamment fog, reflets et effets de déflagration), la formule est séduisante. On serait même tenter de dire que c'est le plus beau jeu de combats aériens, mais il faut bien penser que le moteur 3D ne gère qu'un couloir. Certes il est rapide mais lorsqu'on ne doit pas gérer un environnement ouvert, avec une réelle prise d'altitude, ça minimise les superlatifs qu'on aurait envi d'écrire. Enfin les musiques reprennent les grands thèmes d'After Burner II, mais sans la valeur acoustique des remixes d'After Burner III. Les thèmes sont ici plus "jeun'z" mais n'ont plus cet attrait d'antan. Pour ce qui est des voix et des bruitages, il n'y a rien à redire.



After Burner Climax, Note
s'il peut être considéré comme le renouveau de la série grâce à sa réalisation pêchue et son action hyper nerveuse, reste malgré tout un petit jeu. La durée de vie est trop courte, il n'y a même pas vraiment d'histoire et à part quelques options, dont certaines sont farfelues (tir de missiles automatique), ça reste un jeu d'Arcade. Et par définition, les jeux d'Arcade sont défoulants, très courts pour ne pas lasser et difficile (bien qu'en easy, on s'en sorte assez bien). Malgré tout, cet épisode Climax est selon moi un bon titre, bien qu'un peu trop cher pour son contenu (à 5€ ce serait un peu plus justifié) et bien évidemment, il ne tient pas du tout la comparaison avec un Ace Combat. Plus proche du shoot-them-up que de la simulation aérienne, on passe un (bref) moment de fun sur des graphismes somptueux, puis on a envi de passer à autre chose... un vrai jeu par exemple.



Test réalisé par iiYama

mai 2010