House of the Dead OVERKILL (Wii)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2009
Développeur : Headstrong Games
Editeur : SEGA
Genre : shooter

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs sur le mode histoire - 4 joueurs pour les mini-jeux
Score des ventes : 830.000



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The House of the Dead

OVERKILL


Tout le monde
Varla is fucking good !
connaît bien la grande série des House of the Dead, série horrifique largement inspirée de Resident Evil à la différence près qu'on ne parle pas de survival horror mais de shooter Arcade. Véritable succès de SEGA, la preuve encore avec un 4e épisode véritablement fumant, SEGA s'est décidé de nous sortir un épisode totalement inédit et parfaitement adapté au meilleur support console pouvant l'accueillir, j'ai nommé la Wii. Une Wii certes pas bien puissante mais qui se pare d'un outil hyper précis : la Wiimote. Une Wiimote qui prouve encore une fois toute son efficacité et sa précision. Mais loin du sérieux des précédents épisodes, OVERKILL pose une ambiance bien particulière. Astucieux mélange d'humour salasse, d'horreur, de bidoche bien dégoulinante et d'une vulgarité à tout épreuve, voilà un jeu qui sera séduire les amateurs de langage "fleuris". C'est à tel point qu'OVERKILL nous distille des gros-mots à tour de bras, dont le célèbre -fuck- et autres mots raccordés (mother-fucker, fucking bitch, etc...) est prononcé 189 fois (!) et ce sans compter les autres "jolies prononciations" qui sont délicatement crachés par les protagonistes. Un record du monde qui est tout de même entré dans le Guinness Book. A ce propos, les dialogues sont en anglais et bien souvent c'est mal traduit, parfois édulcoré surtout pour les phrases les plus... "colorées". Dans ce nouvel opus on nous présente un nouveau personnage, l'inspecteur Issac Washington et on retrouve l'omniprésent Agent G (qui est dans tous les épisodes si je me souviens bien). Au rang des PNJs on a aussi une jolie poupée bien vulgaire (Varla Guns), bien "tassepé" comme il faut (histoire d'avoir une dose de féminité à toute cette testostérone) et un grand méchant aux airs de bouffon de base et qui répond au nom de Papa Ceasar. Je ne vous dévoile pas toute l'étendue, toute la puissance, toute la magnificence d'un scénario grotesque à souhait, le mieux est de le découvrir soi-même. Par contre la mise en scène est assez déplorable. Si l'humour est acide et assez fendard, les cut-scènes en 3D sont par contre minables. La faute à des modélisations plutôt vilaines, oui même sous les charmes de Varla (les monstres et les zombies sont par contre très bien fait) et une consistance pour le moins légère.


Par exemple
En tout cas, on a un sacré fucking fun
on ne sait pas du tout d'où viennent les zombies (on sait que Ceasar est là dessous mais comment est-ce arrivé ?), ni comment Isaac et Ceasar se sont rencontrés et l'histoire tient plus de la série B pour ados que du scénario à la Tom Clancy. Mais je serai le premier à défendre la cause d'OVERKILL en rétorquant simplement que l'intérêt du jeu n'est pas là et que je ne faisais que développer mon test en justifiant la note de ce chapitre. Evidemment jouable à 2, le principal but de tels jeux (on ne peut malheureusement pas jouer en co-op online), il faudra finir le mode histoire (2 à 3 heures) pour débloquer le mode intégral, qui est plus long et plus complet. Une bonne manière de refaire l'aventure 2 fois. On peut aussi jouer à 4 au cours des 3 mini-jeux qui sont proposés. Excellentes mises en bouche ou phases d'entraînements à l'aventure principale, on a le tir sur cibles (comme à la foire, un classique), la horde où sans bouger il faut tuer des centaines d'assaillants (ça rappelle Left 4 Dead) et la protection d'innocents contre justement une horde qui les attaquent. Le jeu n'est pas facile en solo mais ça s'arrange vite en duo, surtout lorsqu'on débloque de meilleures armes. Dans le mode intégral, en gagnant de l'argent on peut s'acheter de nouveaux guns (pompe, mitraillettes, fusil d'assaut, 357 python) et les upgrader pour plus d'efficacité (cadence de tir, capacité du chargeur, puissance et amélioration du recul). On peut aussi lancer des grenades mais pour ça il faut brancher le Nunchuk. Lorsqu'on joue avec un light gun (vous savez ces coques où on place sa Wiimote dedans), ce n'est pas bien pratique. Dans ce même mode on peut prendre 2 armes sur soi et croyez-moi, avec un fusil d'assaut monté à bloc, le jeu devient même facile lorsqu'on joue en co-op'. Les ennemis n'encaissent pas trop avant de rendre l'âme (si tant est qu'ils en aient une) et les boss sont plus impressionnants que difficiles à tuer. Ca nous change des House of the Dead II et III qui étaient sacrément durs. Bien sûr OVERKILL ne renie pas ses origines et on retrouve comme toujours dans ce type de jeu, les mêmes mécaniques. Des mécaniques qui sont tout de même améliorées notamment parce qu'OVERKILL est plus rapide que la moyenne mais aussi grâce à 3 jolies trouvailles : si les 2 joueurs visent le même bord d'écran on peut légèrement tourner la caméra et ainsi dénicher des items ou des zombies cachés, on peut réaliser par moments des attaques contextuelles (tirer sur un énorme lustre pour écraser 8 zombies) ou encore récupérer un item de SlowMo qui ralentit le temps (l'effet est d'ailleurs saisissant de réalisme puisque la musique, les voix et les bruitages ralentissent aussi).


Ca rend
Hey fucking monster, c'est moi que tu regardes de travers ?
le jeu moins monotone et plus dynamique. Seuls petits défauts, on aurait apprécié plus d'interactions avec le décor (bidons d'essence et bouteilles de gaz sont ininflammables !) et les corps (comme les traces de bidoche) disparaissent trop vite. Dommage. Et il faut bien comprendre que OVERKILL n'est pas à laisser entre toutes les mains. L'ESRB et la PEGI (les sociétés de classification) ont dû péter un plomb avec ce jeu car la violence y est exacerbée (et encore, je ne reviens pas sur le langage). Extrêmement sanglant, les zombies perdent des litres de sang, on les démembrent à tour de bras et les headshots sont toujours très payants. Question réalisation, une fois de plus les développeurs se sont pas foulés. On commence à être habitués sur Wii. Lorsqu'on voit le résultat d'un Resident Evil Umbrella Chronicles ou d'un Metroïd Prime 3, on se dit que la console de Nintendo peut largement mieux faire. Il faut dire aussi que l'écran est souvent surchargé et que le streaming galère parfois à suivre le rythme. Ceci dit les graphismes sont généralement pauvres (certains passages, comme le train, sont bien réalisés mais ça reste rare) et si les animations sont convaincantes, le jeu accuse pas mal de ralentissements. Cependant, ça n'empêche pas OVERKILL d'avoir sa griffe personnelle, notamment lors de cut-scènes volontairement vieillies grâce à des filtres, pour un résultat tout à fait réussi. Et j'ai gardé le meilleur pour la fin : la partie sonore a suscitée un réel travail de la part des développeurs. On ne revient pas sur la prédisposition du jeu à offrir un langage plus éloquent, plus riche à nos enfants, mais je féliciterai tout de même la qualité du doublage. Pour une fois je ne râlerai pas sur le fait que le jeu ne soit pas traduit car il aurait perdu tout son "fucking" charme. Les bruitages, pour la plupart et surtout pour les flingues et les mitrailleuses, sont excellents, bien percutants comme j'aime. Grosse déception par contre pour un fusil à pompe inefficace et acoustiquement étouffé. Mais le fin du fin vient de la plage musicale, qui nous sert du Funky-Rock du plus bel effet. Il faut dire que OVERKILL se cale chronologiquement avant le premier House of the Dead et nous donne ainsi une ambiance très '70. On peut même rapprocher ce style musical vers des films de Quentin Tarantino, OVERKILL n'étant finalement pas si loin d'un Jacky Brown ou d'un Pulp Fiction.



The House of the Dead OVERKILL, Note
le 5e épisode d'une belle saga et le premier à sortir sur consoles avant l'Arcade, est sans réfléchir le meilleur shooter de la Wii. Son ton irrévérencieux, son gameplay nerveux, sa bande-son de folie, ses "fuck" à tout va, son style qui tranche franchement avec ses prédécesseurs, sa replay value... en font un titre riche, et extrêmement plaisant. Voilà pourquoi on fait l'impasse sur une réalisation tout juste passable (même pour une Wii, qui est encore une fois sous-exploitée), car lorsqu'on joue au jeu d'Headstrong Games et SEGA, il ne ressort que du fun. Un fun violent voire même sanguinaire, drôle, vulgaire aussi mais un fun bien puissant pour un jeu qui reste en tête. C'est assez rare sur Wii pour qu'on le souligne.



Test réalisé par Cacilie & iiYama

février 2009