Super Mario Galaxy (Wii)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2007
Développeur : Nintendo
Editeur : Nintendo
Genre : plate-formes

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : SMG
Titre alternatif : Super Mario 128
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 11 Millions



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Super Mario Galaxy








Prévu pour être un jeu GameCube devant se nommer Super Mario 128 (la suite de Super Mario 64), Nintendo s'est dit qu'attendre la sortie de la Wii (un nouveau coup de poker pour la marque) serait préférable. Ce n'est un secret pour personne, si la GameCube est une excellente machine (que j'adore) elle s'est moins vendue que la machine de Microsoft (Xbox) et surtout celle de Sony, une PS2 qui a tout raflé, forte de ses 120 millions de consoles vendues. Ainsi monsieur Miyamoto a prié très fort pour que la Wii devienne aussi populaire que la Super Nintendo en son temps et sa prière fut exaucée. Ainsi est né Super Mario Galaxy, un jeu à la réalisation étonnante pour son support et auquel la Wiimote semble être parfaitement adaptée. Ca faisait longtemps qu'on avait pas eu un Mario purement plate-formes et là, à mon avis les pendules sont remisent à l'heure pour quelques années.


Développement scénaristique

Une fois de plus,
Bowser comme grand méchant, la vache ce que c'est original !
le scénario de Super Mario est assez simpliste. Une comète passe tout près de la planète Champignon où vit Mario et ses amis, et au passage elle libère des fragments d'étoiles. D'un coup le ciel s'assombrit et on voit apparaître les bateaux volants de Bowser (ceux de Mario 3). Apparemment gonflé d'un pouvoir inconnu, il enlève la Princesse Peach, ainsi que son château, laissant tout un peuple dans le désespoir. Mario, qui fut invité par la Princesse à passer au château, se trouve sur les lieux et essaie d'empêcher ce drame. Montant dans le ciel avec le château captif ("La Soupe aux Choux" à encore frapper), il est violemment projeté par le sorcier Kamek et tombe comme une merde. A l'heure du réveil, il se retrouve sur une toute petite planète habitée par des sortes de lapins (pas crétins). C'est ainsi qu'il apprend que Bowser puise sa force dans les étoiles et qu'il existe toute une galaxie qui tourne autour de son nombril. Il part donc à la recherche des étoiles afin de rendre toute la puissance au vaisseau de la comète, qui pourra ainsi l'emmener jusqu'à Bowser... Si le jeu est long, franchement passionnant et hyper bien réalisé, on ne peut pas en dire autant d'un scénario déjà vu 1000 fois (y'en a marre de nous servir toujours la même soupe avec cette connasse de Peach qui se fait enlevée !) ainsi que d'une construction scénaristique (à base de cut-scènes) franchement anecdotique. Et encore, je ne vous parle pas du fait que Mario ne meurt pas en se baladant dans l'Espace en salopette... Si tout évolue dans ce nouvel épisode, le scénario et la crédibilité sont encore une fois restés à l'âge de pierre du jeu vidéo.


Jouabilité & Gameplay

Suivant le concept
Le concept même de planète est génial
totalement absurde que Mario n'a pas besoin d'air pour rester sous l'eau (ce fut vrai jusqu'en 97), Nintendo a étendu le procédé jusqu'à l'Espace puisque Mario n'aura nul besoin d'une combinaison de cosmonaute pour voguer à travers l'univers. C'est débile mais ça sert admirablement le jeu. Pas aussi révolutionnaire que Super Mario 64 en son temps (encore que), Super Mario Galaxy en reprend le concept et le décuple. Le but principal est donc de trouver des étoiles afin d'avancer dans les niveaux. Plus on a d'étoiles et plus on peut visiter les niveaux avancés. On peut aussi refaire les anciens niveaux pour dénicher toutes les étoiles qu'ils contiennent. Jusqu'à là, rien de nouveau. La vraie différence, c'est que le jeu a troqué le château de Bowser contre une galaxie entière, avec tout ce que ça implique de planètes et de satellites. Aaaahhh voilà une idée qu'elle est bonne ! Ainsi chaque niveau se compose de plusieurs planètes et on passera de l'une à l'autre grâce à des étoile-propulseurs. Fallait y penser. Mais le plus génial dans tout ça, c'est que notre Mario Galaxy reste un jeu de plate-formes 3D, à l'image de son ancêtre, avec la particularité de pouvoir voguer où on veut sur la planète (dans la mesure du possible). Tel un "Petit Prince" ne manquant pas de génie, les planètes sont généralement petites et on aura souvent la tête en bas. D'ailleurs il ne faut pas avoir peur d'avoir le tournis avec ce jeu. Vous vous plaigniez que PREY vous faisait rendre votre petit déj' ? Et bien ce n'était qu'un amuse-gueule en regard de ce qui vous attend. Par contre, les grosses nouveautés s'arrêtent plus ou moins là puisque ça reste du Super Mario 64 peaufiné à l'extrême. Soyons sérieux Mesdames, Messieurs, pour le reste, c'est un peu du resucé. Ainsi on peut se transformer grâce à des costumes qui renvoient directement à Mario 3. Nous avons un costume d'abeille qui nous permettra de voler et de marcher sur les dalle-miels (sorte de ruches), celui de fantôme ou de ressort, Mario héritant ainsi de mouvements qui lui ouvrent de nouvelles possibilités.


La fleur de feu
Les nouvelles transformations sont rigolotes
est de retour et nous permet de cramer tout ce qui bouge et c'est nouveau, il y a désormais la fleur de glace qui nous permet de marcher sur l'eau après avoir geler la surface. Parallèlement, si notre personnage se "pilote" avec le stick du Nunchuk, le pointeur de la Wiimote vous permettra de récolter des fragments d'étoiles. Ces fragments ont plusieurs buts : soit soudoyer un ami, soit attaquer un ennemi. Pas vraiment offensif, le jet de fragments permet d'assommer ses ennemis et il ne vous reste plus qu'à vous approcher pour que Mario donne automatiquement un coup de pied. On peut aussi tournoyer en secouant la Wiimote (ce qui permet aussi de se débarrasser d'ennemis un peu collant) ou alors, le grand classique, on leur saute sur la tête. Il subsiste aussi quelques passages de plate-formes 2D façon Super Paper Mario, des courses (c'est d'ailleurs encore les pingouins qu'il faut battre), le triple-saut, le coup de cul... directement emprunté de l'immense Super Mario 64. Et on peut le dire, ce dernier en son temps avait presque tout inventé. Il est vrai que le gameplay s'est considérablement enrichi grâce à la notion de gravité et d'attraction planétaire, planète qui ne sont pas toujours sphériques. Il y a des planètes biscornues et on voyage de temps en temps sur des satellites et autres bases aux formes plus "humaines" (carré, ellipse). Bourrés d'ennemis, les niveaux recèlent d'ingéniosité en tout genre, Nintendo ayant laissé libre cours à toutes ses folies. L'un des passages qui m'a le plus marqué c'est lorsqu'on entre dans un cube et qu'on prend un bonus qui dévoile des notes. Chaque note rejoue la musique du Level 1-2 de Super Mario Bros (NES) et si on les attrape toutes, on gagne une vie.


Bien sûr
Certains niveaux sont un trop difficiles, ce qui peu être rebutant
on est s'en dessus-dessous puisqu'on parcourra presque toutes les faces du cube. Dans le même ordre d'idée, on prendra parfois un tube qui nous mènera à l'intérieur de la planète (ou plutôt du satellite artificiel) pour déjouer de nouveaux pièges. Globalement, le contrôle à la Wiimote est excellent mais on notera tout de même quelques défaillances. Bien souvent la camèra est mal placée, on tire le stick analogique dans un sens et Mario part dans un autre, les sauts sont presque toujours aléatoires... autant de réglages qui finissent par crisper. En plus certains angles sont mal choisis (nuisant complétement à la visibilité) et selon la planète, Nintendo s'est un peu oublié. Avant tout les Mario sont fait pour les gosses, même s'il est vrai que les adultes s'y plaisent aussi. Se répartissant en diverses missions au demeurant simples, on bloquera tout de même sur certains passages plus corsés. En effet le jeu n'est globalement pas difficile mais propose certains niveaux carrément durs. Il y a des passages franchement rebutants et certains boss (comme la taupe) sont péniblement difficiles, ce qui rend le jeu moins ouvert que prévu. Je pense aussi à la course de pingouins où on incline la Wiimote pour contrôler la raie (et oui, Mario concourt sur le dos d'une Raie Menta), un passage difficile car totalement injouable. Autre exemple, celui où on est posé sur un fragment de cube et où il faut activer chaque dalle sans tomber. Car si la gravité fait son office dans la plupart des cas, parfois on peut tomber dans le vide et c'est alors la perte d'une vie. Mais d'une façon plus globale, il n'y a pas matière à jouer les nains grincheux car Super Mario Galaxy offre tellement en matière de liberté, d'innovations et de plaisir, que c'est vite oublié. En bon résumé, le gameplay rattrape les fausses notes de jouabilité et de conception, ce qui sauve la note du chapitre.


L'image

La Wii n'est pas une PS3,
La qualité graphique est remarquable ! On ne pensait pas la Wii capable d'un tel festival
tout le monde le sait, pas besoin d'y revenir. Et pourtant, il faut reconnaître que le moteur 3D de Super Mario Galaxy tourne bien. La gestion de plusieurs planètes affichées simultanément ne lui pose aucun problème et comme dans tout bon Mario, c'est coloré et très mignon. Le design est enchanteur avec des gentils tout mimi et des méchants qui font même pas peur. Ainsi le framerate reste constant et si les chieurs de nature ne voient rien de nouveau face à Super Mario Sunshine (NGC), en disant qu'en plus c'est pas beau sur une télé HD, je leur dirais de consulter un ophtalmo' et de changer d'écran ! Car en plus des décors qui sont tout bonnement magnifiques (à hauteur de Wii entendons-nous), Nintendo a intégré quelques effets parfaitement gérés comme l'eau ou la lave (qui use d'un effet de vague somptueux), ou encore de reflets selon la position de la source lumineuse. Non franchement, Super Mario Galaxy est une grande réussite graphique et s'il est vrai que le jeu n'est pas aussi beau que les dernières productions next-gen, faute d'un -vrai- rendu HD, ça reste enchanteur et très bien réalisé.


Le son

Comme toujours
Bonne qualité du son mais toujours aucun mot (voix) en Français
dans un Mario récent, les développeurs ont repris quelques thèmes qui nous sont chers. Mais l'attrait principal du son vient de nouvelles musiques vraiment magnifiques. Vous vous souvenez lorsque Super Mario World est sorti, vous avez trouvé ça terrible ? Et bien on remet ça ! Les compositions, la plupart du temps symphoniques, sont vraiment géniales et en adéquation avec le thème du niveau. Les bruitages sont comme toujours farfelus mais bien dans l'esprit de la saga et pour une fois, nous avons quelques voix digits. Dommage que Nintendo, à la vue du petit nombre d'entre elles, n'est pas fait l'effort de les doubler dans notre langue, mais on en tiendra pas vraiment rigueur. Un grand moment tout de même...


Note générale

Et bien voilà, c'est fait, le jeu de plate-formes qui supplante enfin le génialissime Super Mario 64, n'est autre qu'un nouveau Mario. Certes à l'origine prévu sur GameCube, Nintendo a finalement bien fait de faire patienter les fans, tant la Wiimote semble étudiée pour l'exercice de style (même si on aurait aimé pouvoir jouer au pad et avoir une jouabilité plus précise). Super Mario Galaxy reprend donc le concept de Super Mario 64 en l'améliorant et le principe de petites planètes individuelles, reste génial. Miyamoto peut décidément être fier car lors de la sortie du premier opus sur NES (en 1986), il n'aurait jamais eu idée que le plombier à la casquette rouge, à la fois mascotte de la marque et emblème même du jeu vidéo, nous proposerait un gameplay qui aille aussi loin. Il est donc difficile de le renier, Super Mario Galaxy est une franche réussite, sans réfléchir l'un des plus beaux jeux de la console et sans concession, le meilleur de sa ludothèque. Alors à moins que le père Mario vous files des boutons (j'en connais), voici le jeu à s'acheter à tout prix sur cette console. La Wii n'est pas une console de gamer ? C'est en passe de changer...


Test réalisé par iiYama

novembre 2007 (mise à jour : décembre 2010)