RE Darkside Chronicles (Wii)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2009
Développeur : Cavia
Editeur : Capcom
Genre : shooter

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Criware
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs

Abréviation : RE DC
Titre alternatif : Bio Hazard : The Darkside Chronicles
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 1.02 Millions





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Resident Evil

The Darkside Chronicles


En novembre 2007,
Les améliorations ne changent pas une formule rodée
alors que les joueurs attendent une "vraie" exclusivité pour la Wii, Capcom nous livrait The Umbrella Chronicles, un rail shooter qui faisait office de best-of aux épisodes Zero, Rebirth et 3 (avec également quelques bribes des volumes Outbreak). Le succès aura été modeste mais honorable, ce qui a motivé le développeur à licencier Cavia pour construire une suite. Il faut dire que la Wii, machine du pauvre de cette génération, n'a pas les "corones" pour supporter Resident Evil 5 et que son interface homme/machine, à l'origine pleine de promesses, a très vite montrer ses failles. Pourtant, il faut lui reconnaitre au moins ça : si la Wiimote c'est de la chiotte en termes de détection, son système de pointage est lui, proche de la perfection. Du coup les plus gros jeux de la machine passent par là et parmi les meilleurs titres "train fantômes" (ça fera plaisir à Cacilie :) on peut citer House of the Dead OVERKILL ou encore le très bon Dead Space Extraction. D'ailleurs je me permets de suite une remarque : si les univers sont singuliers, il faut quand même souligner que c'est toujours la même formule : on tourne la tête et voilà 5 nouveaux ennemis, des mouvements de caméra incessants qui nous filent mal aux yeux, et une progression qui n'a généralement que peu de sens. Mais c'est le genre qui veut ça, surtout sur Wii, donc on ne pourra blâmer aucun de ces candidats. Retour dans l'univers de Resident Evil, 2 ans après un Umbrella Chronicles certes pas parfait mais plaisant, voilà que débarque The Darkside Chronicles. Cette fois on reprend les scénarios de Resident Evil 2 (avec encore une fois quelques bribes issues des Outbreak comme le labo), Code Veronica et une nouvelle fois un scénario totalement nouveau. Le développement ayant commencé dès le début de l'année 2008, les développeurs ont ainsi justifiés que Resident Evil 5 ou Degeneration (le film d'animation) soient absents. Mais une question se pose : étant donné qu'on revoit Leon et Ada, pourquoi avoir occulté Resident Evil 4 ? Trop long, trop récent, plus ou moins déjà en vue subjective… plusieurs théories se tiennent. Pour ce qui est du seul chapitre qu'on ne connait pas, Cavia fait plaisir aux fans. Suite aux aventures de Resident Evil 2, Leon est enrôlé (soit disant contre son gré) dans les forces armées américaines et il partira en mission avec Krauser.


A ce stade du jeu,
Encore une fois on déplore des mouvements de caméra inutiles, incessants et pénibles
Leon a encore sa gueule de minet et Krauser n'a pas encore sa gueule balafrée, ni même cette haine profonde pour son "camarade". Comme dans tous les épisodes graphiquement faibles de la série, le développement scénaristique se fait en 2 temps : cut-scènes en 3D pas géniales d'un côté et vidéos en images de synthèses d'une qualité très honorable de l'autre. Si pour Resident Evil 2 ils se sont efforcés de conserver au maximum le scénario ainsi que le gameplan d'origine, pour Code Veronica ils se sont un peu plus lâchés, ils ont implantés une zone supplémentaire et ils ont fait un peu n'importe quoi dans le déroulement. Fort heureusement, on comprend très bien l'histoire et si les habitués pourront trouver à redire, les non-initiés trouveront avec Darkside Chronicles un bon moyen de connaitre les grandes lignes de ces 2 chapitres importants de la saga. Mais c'est bel et bien les fans qui kifferont le plus ce jeu. Revoir la RPD, l'île et son centre de formation, les labos, l'antarctique… autant de lieux qu'on prend plaisir à revoir. Et pour ceux qui veulent en savoir plus sans jouer aux autres jeux (c'est un tort mais bon…), il y a toujours des dossiers à récupérer et qui enrichiront vos connaissances sur l'immense dossier d'Umbrella et de tout ce qui gravite autour. Pour ce qui est du jeu lui-même, la formule n'a presque pas changée. Première chose qui énerve (et le mot est faible) c'est encore une fois ces innombrables mouvements de caméra. A cause de ça on galère à viser ses cibles et ce n'est vraiment pas de tout repos pour les yeux. Je veux bien que ça dynamise (un peu) le tout mais parfois c'est tellement abusé qu'on jurerait nos protagonistes bourrés. C'est loin d'être réaliste, personne ne se dandine comme ça, surtout lorsqu'il reste sur place. Sinon la visée est encore une fois hyper précise (merci la Wiimote) et on a quelques nouveautés bienvenues. On peut toujours détruire les éléments du décor pour chiner quelques items (herbes, nouvelles armes, dossiers cachés…), ce qui gonfle un petit inventaire. Repris de Resident Evil 5, on s'attribue 3 armes en croix (le flingue de base étant obligatoire puisque c'est le seul à avoir les munitions infinies), ce qui fait qu'avec la croix ou le stick du Nunchuck, on peut switcher ses armes à la volée. C'est un vrai plus mais en contre-partie, on perd purement et simplement la possibilité de regarder autour de soi. Le Nunchuck devient donc tout à fait dispensable. On appréciera également qu'en lieu et place des trainées visuelles d'autrefois, nos armes possèdent une visée laser, ce qui se rapproche des épisodes récents (RE4/5) et surtout qui rend le jeu bien plus lisible (on perd moins souvent son réticule de vue).


Si les munitions
La réalisation graphique est d'un bon niveau pour de la Wii. Par contre les bruitages sont ratés
et les items sont communs, la barre de vie est cette fois individuelle à chaque personnage. On a d'ailleurs une touche d'accès direct aux herbes pour se remettre en santé (+) et les sprays s'utilisent automatiquement en cas de mort. Ca c'est vraiment pas mal. Tout au long de l'aventure, on récupère de l'argent qui pourra être dépensé une fois le chapitre fini, pour upgrader ses armes. Munitions, puissance de feu, temps de rechargement… ça rappelle les bonnes facettes de RE4 et permet de faire évoluer les armes qui servent le plus. Dernier point, il y a toujours des QTEs mais elles sont plus rares et moins pénibles : on a tout le temps imparti pour la réaliser et si on se trompe de touche, on peut recommencer. La partie technique est sensiblement la même qu'en 2007. De toute façon la Wii est une console qui n'évolue pas et il est fort à parier qu'on n'aura jamais mieux qu'avec les jeux actuels. Console de misère en ce qui concerne la 3D, on appréciera quand même d'avoir un rendu un peu au dessus du lot, et pas seulement parce que c'est un plaisir de retourner dans ces lieux connus. Il est vrai que les zombies qui servent de chair à canon sont un peu tous identiques (dans le chapitre RE2 les filles sont toutes les mêmes !) et mal modélisés (pieds et mains palmés, bras et jambes cubiques) mais globalement on est en présence d'un jeu bien développé (mention spéciale aux éclairages à la lampe, particulièrement impressionnants). On ne subit que de très rares ralentissements (ça arrive surtout lorsqu'on devient excessifs) alors qu'à côté de ça, on peut détruire pas mal d'objets et quelques pans du décor (sauf les vitres qui sont en bêton armé !). Pour le son, on retrouve notre classique doublage américains dont certains protagonistes ont la même voix que dans les opus précédents (Wesker… un plaisir, Claire, Leon, Krauser) et d'autres ont une nouvelle voix qui ne leur va pas très bien (Alfred Ashford, Steve). Dans tous les cas il arrive qu'un personnage parle sans ouvrir la bouche (la honte pour un jeu aussi récent) et quand ils le font, ils restent timides et ouvrent à peine le bec (de toute façon, il n'y a aucune expression faciale et la synchro est dans tous les cas à la rue). Musicalement on a quelques reprises des thèmes les plus connus, généralement ceux issus des lieux d'autrefois (comme celui de la RPD qui est très reconnaissable ou le thème final de RE2). Enfin les bruitages sont assez minables. Beaucoup émanent de la Wiimote (et on sait à quel point elle fait un son de chiotte !) mais en plus, la plupart des armes font des sons de jouets en plastique : 9mm, Magnum, arbalète… et on ne parle même pas d'une mitrailleuse simplement affreuse. Dommage, ça bride un peu les sensations de puissance.



The Note
Darkside Chronicles est selon nous, un bon jeu. Bien sûr il reste loin des Resident Evil 4 ou Rebirth sur la même machine, mais il faut aussi penser qu'il ne coute que 40€. Techniquement bon, si on peut lui reprocher quelques anicroches, les nouveautés de gameplay sont le bienvenu et chaque chapitre est plus approfondi qu'autrefois (ce n'est pas un mal, dans le Umbrella Chronicles certains chapitres étaient vite expédiés). On prendra plaisir à découvrir le nouveau scénario qui met en scène Leon et Krauser, quand aux autres personnages (Claire, Chris, Steve), c'est de bon gré qu'on les retrouve. Légèrement assassiné par une presse blasée qui ne prend jamais en compte le prix de vente ou les limitations du support, The Darkside Chronicles est un bon moment à passer (surtout si on joue à 2), d'autant que la Wii est assez avare en jeux gamers, voire en bons jeux tout court.



Test réalisé par Aquel & iiYama

avril 2010