No More Heroes (Wii)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2008
Développeur : Grasshopper Manufacture Inc
Editeur : Rising Star Games
Genre : beat-them-all

Support : 1 DVD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 60€


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No More Heroes








Goichi Suda
Les combats sont répétitifs et la caméra est pénible
(alias Suda 51 pour les intimes) est le grand spécialiste des jeux à part, des ovnis comme certains s'accordent à les nommer. Après l'étrange Killer7, un titre qui fit nom à sa sortie en 2006, Suda et son style de barge revient avec un No More Heroes non moins décalé. Le jeu se présente comme un beat-them-all avec vue à la 3e personne, un environnement 3D et qui accumule les clins d'œil, les trouvailles de goût et les recettes éculées. Premier bon point, si tout le monde s'accorde aujourd'hui pour dire que la Wiimote n'est pas du tout précise, les développeurs ont su trouver le bon palliatif. On déplace son personnage avec le Nunchuk et avec le bouton A de la Wiimote, notre personnage frappe avec une sorte d'épée laser façon Jedi. On nous évite ainsi de devoir frapper en secouant sa Wiimote comme un débile alors que cette dernière ne comprend que la moitié des mouvements rapides. Par dessus ça, les capteurs d'accélération seront quand même mis à contribution pour réaliser les combos. Coup sec à gauche, à droite, vers le haut ou le bas permettent de sortir des enchaînements de furieux, entraînant généralement la perte de quelques morceaux de l'adversaire. Adaptée au support, cette jouabilité compense son manque de fiabilité par une bonne interprétation des mouvements réalisés, évitant ainsi de s'énerver inutilement. Le premier niveau sert de tutoriel afin de maîtriser tous les aspects du gameplay, comme le fait qui faille secouer sa Wiimote pour recharger les batteries du sabre. Dommage par contre que la caméra soit si capricieuse, en se plaçant rarement dans le bon angle de vue. Le scénario est sérieusement bidon : Travis Touchdown, notre héros, est un otaku qui fait l'acquisition d'un sabre laser sur eBay, ce qui lui permet de se lancer dans la profession d'assassin. La rencontre avec Silvia Christel, un agent sexy de l'United Assassins Association, marquera le tournant de sa vie, car suite à un contrat qui le propulse au 11ème rang du meilleur assassin de Santa Destroy, Travis se met en tête de devenir le numéro 1 en éliminant les 10 autres... Mouais, c'est pas très passionnant.


Heureusement
Le style graphique (design) est saisissant mais globalement, c'est vide
que pour sauver cette légèreté, la mise en scène est savoureuse. Il y a d'ailleurs beaucoup de chichi et de dialogues mais ça conforte le côté décalé de No More Heroes. Et du décalé, vous allez en manger ! Les développeurs, sans doute sous l'effet de drogues violentes telles que des fraises tagada ou des barquettes 3 chatons au chocolat, nous livrent quelques trips old-school avec des bruitages et un design d'autrefois. Ces passages sont loufoques mais prêtent à sourire. Autre gros détail, le jeu est hyper sanglant ! A la manière d'un mémorable Kill Bill, les têtes et autres membres volent dans des gerbes de sang de plusieurs litres ! Je me demande encore comment Nintendo et sa politique de "jouets pour enfants" a pu accepter un tel jeu. Ceci dit, si vous achetez la version PAL, le jeu est édulcoré. Certes les intentions sont les mêmes mais le sang n'est plus. Je conseille donc de faire comme moi, jouer à la version US, qui m'a quand même offert les sous-titres Français (les voix n'étant de toute façon pas traduites chez nous). Et il y a quelques trouvailles assez sympas à citer comme faire un pose caca pour sauvegarder, au motel (lieu de repos du héros) on peut changer sa garde robe, s'occuper du chat, on peut faire aussi de la muscu et ce qui m'a le plus : lors des appels téléphoniques, on doit prendre sa Wiimote comme un combiné, la voix étant retranscrite à l'intérieur. Décidemment original, même si GTA n'est pas très loin. D'ailleurs, on peut citer GTA avec une once de Ghost in the Shell (l'OAV) pour parler du design ultra prononcé de No More Heroes. Difficile de critiquer un réel travail sur le sujet, donnant un certain cachet à l'image, on peut par contre trouver à redire sur le moteur 3D. Les graphismes sont peu fins, limite grossiers, ça manque de polygones mais au contraire, l'aliasing est omniprésent. Ok, ça bugge pas trop mais il y a si peu à afficher que le contraire aurait été étonnant. Les textures sont souvent unies ou peu détaillées (design oblige) et les décors sont désespérément vides et communs. Et on peut en dire autant sur le son avec des musiques tellement décalées qu'elles finissent par être gonflantes. Rien à dire par contre sur le doublage et les bruitages.



Comme Note
je l'ai lu quelque part sur le Net, No More Heroes est un jeu qui ne peut pas laisser indifférent mais qui forcément, divise les masses. Soit on aime, soit on déteste. Personnellement, j'ai bien aimé cette ambiance otaku et culture pop très fidèle à la vie tokyoïte, ses balades en moto du futur, son ambiance Kill Bill bien sanglante et même, son ingénieuse utilisation de la Wiimote. Après il est vrai que les graphismes (hors design) déçoivent, que la caméra automatique (heureusement réglable manuellement) fait rarement son boulot et que finalement, la scénarisation à outrance ou un gameplay très répétitif, peuvent finir par lasser. En résumé, nous sommes en présence d'un jeu imparfait qui ne plaira pas au plus grand nombre. A essayer avant d'acheter...



Test réalisé par iiYama

mars 2008