Tiny Toon Adventures (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1993
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Tiny Toons
Prix au lancement : 450Frs


Une autre version de Tiny Toon existe sur :








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Tiny Toon Adventures

Buster Busts Loose !




Les Tiny Toons sont
Cette version de Tiny Toon propose un gameplay tout à fait atypique
apparus en 1990, dans une série animée qui a duré 4 ans et qui a vu naitre pas moins de 98 épisodes (il y a même eu un film d'animation). Cette série, à l'origine proposée par le grand Steven Spielberg, mettait en scènes les pseudo-enfants des héros de la Warner. Par exemple, on voit très bien le lien de parenté entre Buster Bunny et le célèbre Bugs Bunny, Plucky Duck et Daffy Duck, Calamity Coyote et Wile E. Coyote (le coyote de Bib-Bip connue sous le nom de Road Runner, qui a lui aussi son pendant toons, Little Beeper). Bref, les scénaristes ont cherchés a créé une licence plus jeune et renouvelée, étant donné que la plupart des héros de la Warner sont nés entre les années 30 et 50. Et qui dit jeune et dans le vent, dit forcément jeu-vidéo. Si Bugs Bunny et consorts avaient déjà leurs propres jeux, les Tiny Toons eurent un réel succès, que ce soit à la télé comme sur nos consoles (malheureusement ce fut de courte durée et aujourd'hui presque personne n'en sen souvient). Un succès mérité puisque les dessin-animés étaient rigolos (en reprenant la plupart des gags instaurées par leurs pairs) et les jeux étaient globalement de qualité. Et dans la grande guerre qui opposait autrefois la Mega Drive à la Super Nintendo, il y avait un développeur plus malin que les autres, j'ai nommé Konami. En effet, à l'époque Konami avait tout compris en matière de marketing et proposait à chaque console son épisode exclusif. Ca permettait de vendre 2 fois plus de jeux et que la Mega Drive ne subisse pas les comparaisons d'une version Super Nintendo généralement mieux fournie. Ainsi il ne faut pas confondre Tiny Toon Adventures - Buster Busts Loose qui est exclusif à la 16bits de Nintendo, et Tiny Toon Adventures : Buster's Hidden Treasure, qui cette fois est exclusif à la console de SEGA (nous ne traiterons pas les versions 8bits et portables, puisque ces 2 versions-ci sont forcément les meilleures). Pourtant les 2 jeux sont sortis simultanément. Si de nos jours ce sont les FPS qui font les consoles, avant le genre phare c'était la plate-forme. Je dirais même que la console qui avait les plus gros blockbusters en terme de plate-forme et de RPG (du moins au Japon), gagnait généralement la guerre (le cas de la Neo-Geo est très différent). Et on le voit bien, la NES a eu ses Mario, la Master System ses Alex Kidd, la Mega Drive a eu ses Sonic, la Super Nintendo ses Mario (bis), pareillement pour la Game Boy.


Ce phénomène a perduré
Les mini-jeux font partie intégrante de l'aventure
jusqu'à la 5e génération de consoles, avec une Nintendo 64 qui a proposé son Super Mario 64, une Jaguar qui proposait son Rayman et une PlayStation qui proposait son Crash Bandicoot. En plus, la plate-formes instaurait également une mascotte à la marque (ce phénomène, qui a duré plus de 15 ans, a subitement disparu avec les consoles de 6e génération, résolument plus matures, c'est là que les FPS ont pris le relai). Tout ça pour dire que la plate-forme était un genre majeur dans les années 80/90. Sorti en 1993, en pleine maturité des consoles 16bits, Tiny Toon Adventures (avec un Toon sans "s") surfe clairement sur la vague, mais en proposant contre toute attente, un jeu réellement innovant. Dans cet épisode, les tiny toons partent à l'aventure. L'histoire est clairement décousue puisque rien ne relie un niveau à l'autre. Par contre, chacun d'eux raconte une petite histoire. On a donc une sorte de petite scène à chaque début et à chaque fin de level. Pour le dernier d'entre eux, il met en scène une parodie de Star Wars : Babs se déguise Princesse Leia et se fait kidnapper par le Quack-vador du coin. En somme le titre ne manque pas d'humour, ce qui en fera sourire plus d'un. Dans cette version de Tiny Toon Adventures, on n'a pas de carte et les levels s'enchainent à la suite. Mais la durée de vie est extrêmement courte. Le jeu ne compte en tout que 5 levels, ce qui est extrêmement faible, l'aventure pouvant se boucler en 1h à peine. Mais pour voir la vraie fin, il faudra jouer dans le mode de difficulté le plus élevé (c'est le genre de vacherie que Konami aime faire), ce qui débloquera la baston contre le boss final et donc, le sympathique épilogue que les développeurs nous ont préparés (si vous jouez en "easy", vous ne ferez pas l'affrontement final et vous aurez une fin toute pourrie). D'une façon générale, le jeu n'est pas très difficile mais réserve quelques passages plus ardus que d'autres, où par exemple les ennemis apparaissent sans fin. La seule solution est alors de fuir, quitte à se faire toucher. Malgré sa faible durée de vie, le jeu propose quand même des passwords, ce qui permettra aussi d'accéder à un bonus-stage caché. A chaque fin de niveau, les bonus-stages se présentent sous la forme d'une roue de la fortune : on tourne la roue et selon la case désignée, on accède à l'un des mini-jeux (on ne perd pas de vie mais on peut en gagner) : un pac-man like, du squash, un taquin, un jeu de la balance…


Ils sont
Le jeu est vraiment très beau. Dommage qu'il soit si court
variés et font partie intégrante des niveaux. En parlant d'eux, ils reprennent bien les thèmes qui ont été vu dans le dessin-animé. Le premier niveau se déroule à l'école d'ACME, Looniversity, puis il y a le western, le manoir de Dracula, un match de foot américain et enfin l'espace, le fameux niveau qui parodie l'univers de Georges Lucas. Contrairement à la version Mega Drive qui fait dans le grand classique du jeu plate-formes, sur Super Nintendo nous avons un gameplay complètement différent. On joue toujours Buster Bunny mais on ne saute plus sur la tête des ennemis pour les toucher. A la place, le lapin bleu donne un coup de pattes retourné, sans quoi c'est lui qui prend. L'autre facette totalement nouvelle, c'est que Buster utilise ce qu'il appelle le "dash". En pressant le bouton adéquat (on peut configurer ses touches dans les options), il se met à courir comme un dératé, ce qui élimine les ennemis sur le passage et lui permet de gravir les parois. Il peut même sauter de paroi en paroi pour éviter les obstacles (ça permet aussi de fuir s'il y a trop d'ennemis). Soumis à une "jauge dash", elle remonte avec le temps ou avec un item Gogo Dodo. Plus classique, chaque ennemi tué délivre une étoile et 100 étoiles collectées donnent une vie. Comme sur Mega Drive, Buster a une jauge de vie composée de 3 cœurs. En cours de niveau il peut récupérer des réceptacles pour booster sa santé jusqu'à 5 cœurs. Mais là où c'est idiot, c'est que d'un level à l'autre, on ne conserve pas les bonus de santé. Même si le jeu n'est pas tellement difficile, je trouve ça crétin. Techniquement, Tiny Toon Adventures sur Super Nintendo est bien plus beau que sur Mega Drive (comme c'est souvent le cas). La palette de couleurs est exploitée à fond, on a quelques effets mode7 superbes (transparences, effets lumineux, rotations…) et le design y est encore plus fidèle au dessin-animé. Même les animations sont hyper travaillées (surtout celle de Buster, qui est étonnamment fluide et riche en mimiques rigolotes). Le son enfin, ressemble à s'y méprendre à l'animé. L'ambiance est à la bonne humeur et comme toujours sur Super Nintendo, la qualité est impressionnante, même si les compositions ne sont pas vraiment marquantes.



Cette Note
version de Tiny Toon ne rivalise en aucun cas avec les gros hits de la console. En clair ça ne vaut pas un Super Mario World, un Super Mario All-Stars ou même un Donkey Kong Country (qui sortira un an plus tard). Mais on parle là des plus gros hits de la console et Tiny Toon rivalise sans peine avec le reste de la ludothèque. Agréable et fun, il tient bien la comparaison avec Mr Nutz ou Cool Spot, en clair nous sommes en présence d'un bon jeu. C'est joli, coloré et agréable (les notes d'humour ne manquent pas), c'est jouable et très varié. Par contre, c'est également extrêmement court ! Je suppose que l'étalage technique du jeu, sa petite mise en scène et la grande variété des environnements, ont vite rempli les 8 pauvres Megabits que compte la cartouche. Résultat, la durée de vie atteint tout juste l'heure et encore, pour ça il faudra buter sur quelques passages plus ardus que d'autres. C'est ce gros détail qui rend cette version moins attrayante car on a rarement vu un jeu se terminer en si peu de temps. Dommage. Mais Tiny Toon Adventures : Buster Busts Loose reste un bon jeu quand même, ne serait-ce pour son fun, ses qualités techniques et la variété de ses épreuves.



Test réalisé par iiYama

septembre 2010