Super Star Wars (SNES)

 







Note générale


Sortie du jeu : avril 1993
Développeur : Sculptured Software
Editeur : LucasArts
Genre : action / plate-formes

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Super Star Wars : A New Hope
Prix au lancement : 450Frs


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Super Star Wars








Comme probablement
Il est compréhensible que les développeurs aient dû réorganiser le scénario pour faire le jeu
bon nombre d’entre vous, j’ai grandi avec la licence Star Wars à mes côtés, au point d’en avoir assimilé les principaux codes depuis longtemps. Et comme le coup de génie cinématographique de Georges Lucas s’est aussi très vite transformé en coup de génie marketing, j’ai rapidement succombé au dieu merchandising (je sais, je suis faible…), notamment en achetant les figurines à l’effigie des différents personnages des films. Je me souviens notamment d’un Noël où le gros barbu (pas Lucas… le père Noël) avait déposé la réplique du Faucon Millenium au pied de mon sapin. Le complément idéal pour mes petits héros de plastique. Enfin bref, depuis un bail, la saga est adulée au cinéma, elle rapporte des pépètes dans les rayons de jouets, et elle s’est aussi invitée sur nos consoles de jeux. Si c’est particulièrement vrai pour les épisodes I, II et III sortis dans les années 2000, ça l’était moins pour les trois premiers films, et du coup, l’arrivée de Super Star Wars sur Super NES fit pas mal de bruit. Ce jeu était une exclusivité Nintendo, et en plus, il n’était que le premier d’une série de trois, puisque L’Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi allaient, eux aussi, connaître une déclinaison en jeu vidéo. Il n’en fallait pas plus, en 1992, pour me faire craquer et acheter la cartouche en import (au prix fort !) lors d’une petite virée à Paris… Super Star Wars est donc l’adaptation plus ou moins fidèle de l’épisode IV (le tout premier film sorti au ciné en 1977). Elle arrive quinze ans après le long métrage et on y trouve beaucoup d’action (essentiellement du "run’n gun"), un peu de plate-forme et quelques niveaux à bord des deux engins que sont le Landspeeder et le X-Wing. « Plus ou moins fidèle » parce que pour des raisons techniques (surtout) et de gameplay (un peu), il était quasiment impossible pour Sculptured Software de suivre à la lettre la trame du film et de la transposer telle quelle dans le jeu. Le développeur a donc dû faire des concessions : certaines séquences anecdotiques du film sont devenues des niveaux entiers, la rencontre entre Luke et C-3PO ne se déroule pas tout à fait comme dans le long métrage, etc… Bref, des détails qui feront bien tiquer les fans, mais pas la majorité des joueurs.


Le lien
Pas très précise, la jouabilité pose des problèmes lors des phases de plate-formes
avec le film est par ailleurs bien mis en avant via des cut-scènes entre certains niveaux et une intro qui n’aurait pas pu être présentée autrement (gros logo jaune Star Wars et texte défilant, le tout sur fond de musique martiale… ça vous rappelle quelque chose ?). Durant les niveaux d’action, on dirige le jeune Luke Skywalker (mais aussi, plus loin dans l’aventure, Han Solo et le très poilu Chewbacca), dans les lieux bien connus du film, en compagnie d’ennemis qui apparaissent de manière continue. Le titre est donc pêchu, et on comprend très vite qu’il vaut mieux ne pas trop s’attarder dans les niveaux : ça ne sert à rien si ce n’est à gonfler le score, et en plus, c’est mauvais pour la santé du perso ! Ces mêmes ennemis sont généreux en items : principalement des coeurs (présents en abondance, ils redonnent de l’énergie), mais aussi des têtes de Dark Vador (un item qui double temporairement les points obtenus, idéal pour obtenir des vies supplémentaires en boostant le score), des « time bonus » (secondes supplémentaires ajoutées au timer), des « shields » (boucliers qui protègent temporairement le héros), des « health swords » (sabres laser qui augmentent la taille de sa jauge d’énergie) ou encore des améliorations pour le « blaster ». L’arme principale de chaque perso dispose d’un tir automatique et elle peut être améliorée jusqu’à quatre fois, avec à la clé, une efficacité accrue. Star Wars oblige, plus loin dans le jeu, Luke pourra aussi mettre la main sur un sabre laser. Activable et désactivable à volonté, l’arme se révélera surtout utile lors des combats rapprochés et particulièrement méchante (pour les ennemis) lors des sauts. Le sabre ne concerne que Luke puisque naturellement Han Solo et Chewbacca ne pourront pas être équipés de l’arme des Jedi. En compensation, leurs armes principales disposent d’office d’un upgrade (ce qui les rend à la base, un peu plus puissantes), et leurs jauges de vie sont plus grandes.


Le fait de
Les 2 phases en mode7 sont impressionnantes et retranscrivent bien le film
jouer avec l’un ou l’autre perso n’est par contre pas particulièrement déterminant ou pénalisant : Han Solo propose à peu près le même feeling que Luke, alors que Chewbacca est incontestablement le perso le plus fort (arme puissante, grande jauge de vie… mais ses sauts sont plus délicats à négocier). Ce n’est pas la trouvaille du siècle, mais Super Star Wars propose quelques passages de plate-forme pas piqués des hannetons. Dans ceux-ci, la précision et la prudence ne seront pas de trop pour arriver au bout du parcours. Un peu euphorique après quelques niveaux pas bien compliqués à l’action débridée, on découvre alors le "côté obscur" du soft : des niveaux de plate-formes pénibles, rendus difficiles à cause d’une maniabilité assez imprécise, dans lesquels on doit se déplacer sur des surfaces à peine plus larges que le perso, tout en vaporisant des ennemis dont le contact ou les tirs peuvent nous faire tomber. En fait, pour tout vous avouer, dès le début de la partie, on sent bien qu’il y a une certaine approximation dans les actions du perso, mais pour des phases d’action où on ne fait que courir et tirer, ça passe encore. On ferme plus ou moins les yeux vu que ce n’est pas trop gênant. Mais pour de la plate-forme pure, autrement plus exigeante, c’est une toute autre histoire… et une sacré épine dans le pied du joueur ! Qui, après avoir vu le film, n’a jamais rêvé de piloter un Landspeeder dans le désert de Tatooine ou de survoler l’Étoile Noire aux commandes d’un X-Wing ? Je vous le demande ! Et bien Super Star Wars réalise une petite partie de ce rêve. Deux niveaux emmènent le joueur en balade à bord du Landspeeder. Le but est à chaque fois le même : détruire un certain nombre de Jawas agressifs et ensuite se diriger vers un point donné pour boucler le niveau. Les ennemis dézingués donnent des coeurs d’énergie et la destruction de petites tourelles assure le ravitaillement en carburant. Le précieux liquide est indispensable, vu que la consommation de l’engin est prise en compte, chaque coup de pied sur l’accélérateur rapprochant le joueur de la panne sèche. Le pilotage de l’engin est assez facile, mais il n’en reste pas moins technique, avec quelques subtilités à vite maîtriser (virages à gauche ou à droite, décollage momentané pour éviter les attaques des Jawas ou les ravins).


En guise
La réalisation est propre, même si la console est capable de bien mieux
de bouquet final, le dernier niveau du jeu nous place, quant à lui, aux commandes d’un X-Wing. Dans un premier temps, on se contente de survoler la surface de l’Étoile Noire en détruisant un certain nombre de Tie Fighters et de tourelles (même principe que pour les niveaux en Landspeeder). Ensuite, tout comme dans le film, direction la tranchée menant au réacteur central : en vue cockpit cette fois, on doit pulvériser les nombreux Tie qui tentent de nous barrer la route et surtout, neutraliser leurs tirs. Si l’X-Wing se fait toucher trop souvent, il se crashe lamentablement et on perd une vie… Ses quatre niveaux, pas spécialement faciles, constituent le moment de bravoure de Super Star Wars. Réalisés en mode7, sans aucune puce additionnelle, on peut aussi voir en eux la raison d’être une exclue Super NES. Le reste de l'aventure, c’est-à-dire une dizaine de niveaux, propose une 2D agréable à l’oeil mais pas spécialement fine. Cependant l’ensemble est crédible : les tons choisis sont justes et on reconnaît facilement les différents lieux marquants du long métrage, tels que le désert de Tatooine, la Cantina ou encore les rues de Mos Eisley. Les cut-scènes, en images fixes, ne sont pas non plus spécialement belles, et des jeux plus récents feront mieux que le titre de LucasArts. Au chapitre des animations, les ennemis et les quelques boss bougent suffisamment bien pour rendre les parties vivantes. Parmi les trois persos dispos, seul Chewbacca a hérité d’un manche à balai dans le dos, comparé à ses deux collègues qui ont une belle foulée et des mouvements bien décomposés. Enfin, si le film devait son succès à son univers unique, il s’appuyait aussi, en grande partie, sur des musiques magistrales imaginées par le compositeur John Williams. Pour rester crédible, Super Star Wars se devait donc de restituer, au moins en partie, ce point particulier. Et finalement, il s’en tire bien : les morceaux sont certes peu nombreux, mais les plus marquants sont présents et bien reproduits par la 16bits de Nintendo. Déjà à l’écran-titre, le jeu annonce la couleur, avec le thème archi-connu du film. Et par la suite, tout au long de la partie, on profite d’une bande-son de très bonne qualité.



Les débuts Note
de la trilogie Star Wars sur Super Nintendo sont prometteurs : on retrouve l’empreinte de la saga et la console est déjà bien exploitée, avec quelques temps forts qui coïncident avec les niveaux en mode7. Le reste du jeu est nettement plus classique et hésite entre le "run & gun" et la plate-forme, sans réellement trancher, mais sans réellement convaincre non plus. La maniabilité n’étant pas l'un des points forts de ce Super Star Wars, les niveaux plate-forme se révèlent assez pénibles pour les nerfs. Une fois le jeu bouclé, on est donc partagé entre l’enthousiasme d’avoir revécu quelques grands moments du film, franchement réussis dans le soft, et la frustration occasionnée par les quelques passages ardus...



Test réalisé par Kenshiro

Lire l'article original sur La Mémoire du Pad
aout 2012