Super Punch Out (SNES)

 







Note générale


Sortie du jeu : janvier 1995
Développeur : Nintendo
Editeur : Nintendo
Genre : sport (boxe)

Support : cartouche de 16Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Punch Out 2
Prix au lancement : 450Frs


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Super Punch Out !!









La boxe
C'est dommage, le jeu ne possède aucune scénarisation
est une discipline sportive qui est loin d’être très représentée sur consoles de salon, et la Super Nintendo ne fait pas figure d’exception. Souvent tiraillés entre le souci de faire un titre réaliste et celui de procurer malgré tout un minimum de fun, de nombreux développeurs se sont cassés les dents sur cet exercice de style particulièrement difficile. Dès lors, Super Punch Out parviendra-t-il à vous faire aimer la boxe sur console ? Pour vous faire une idée de l’historique du jeu, sachez que Super Punch Out est la déclinaison 16bits d’un titre qui a sévi quelques années auparavant sur NES, et qui était intitulé… Punch Out ! Devenu un hit de par son approche originale, il était somme toute logique de le voir débarquer sur Super Nintendo, avec un beau «Super» rajouté dans le titre. Ensuite, vous pourriez aussi être étonné en apprenant que c’est Nintendo lui-même qui a développé ce jeu. La firme de Mario se serait-elle trouvé une nouvelle vocation dans les jeux de sport ? En fait, oui et non. Oui, parce qu'aussi bien pendant la période Super Nintendo que par après, Nintendo a décliné le petit monde de Mario et de ses persos les plus emblématiques dans des jeux de sport (karting, tennis, golf, baseball…) et non, parce que le but de Nintendo n’a jamais été de produire une simulation 100% réaliste, mais bel et bien des titres fun à jouer. Ainsi, dans ces différents jeux, même si le gameplay n’est pas complètement fantaisiste, les développeurs se permettent quand même pas mal de libertés. Pour résumer, on dira donc que, dans le cas de Super Punch Out, tout comme pour ses autres productions, Nintendo a supprimé le paramètre «simulation pure» au profit de celui du fun. Et c’est loin d’être une mauvaise idée. Si la refonte graphique est évidente grâce aux capacités de la Super Nintendo (jetez un oeil sur les captures d’écran, et vous comprendrez), Nintendo en a aussi profité pour effectuer quelques aménagements bienvenus. Ainsi, dans le désordre, on notera l’ajout du public, l’absence de l’arbitre, le ring qui devient plus grand, etc. Mais c’est surtout au niveau du gameplay que se trouvent les changements les plus importants. Tout d’abord, les «reprises» propres à la boxe sont passées à la trappe, ce qui, soit dit en passant, permet de ne pas casser le rythme de la partie.


Ensuite,
Malgré sa simplicité de prise en mains, le gameplay est plus technique qu'on croit
le système des coeurs présent dans la version NES a été supprimé et remplacé par une jauge d’adrénaline en bas de l’écran. Petites explications : sur la 8bits, votre possibilité de frapper était dictée par la présence ou non de coeurs à l’écran. Tant que vous en aviez, vous pouviez frapper votre adversaire. Chaque coup bloqué vous faisait perdre un coeur, et quand vous n’en aviez plus, vous ne pouviez tout simplement plus frapper pendant un court moment. Dans Super Punch Out, on frappe désormais à l’envi, mais frapper trop souvent fatiguera votre perso et ses coups feront moins de dégâts. La jauge d’adrénaline présente en bas de l’écran va quant à elle se remplir au fur et à mesure que vous touchez votre adversaire. Une fois remplie, à vous les coups de poings super puissants, que ce soit un super crochet (au ventre ou au visage) ou une rafale de crochets très rapides. Enfin, sachez que si vous conservez votre jauge d’adrénaline remplie suffisamment longtemps, les gants de votre boxeur se mettront à clignoter, ce qui lui donnera une plus grande force de frappe et une plus grande rapidité dans l’exécution de ses coups. Mais attention quand même à ne pas faire n’importe quoi : si vous ramassez un coup de poing bien placé, la jauge se videra et vous devrez la remplir à nouveau avant de pouvoir placer des coups dévastateurs. Attardons-nous maintenant sur l’aspect purement visuel du titre. Tous les boxeurs de Super Punch Out présentent des profils très caricaturaux, mis en avant par un design très «cartoon». Quelques parties dans le "minor circuit" (le premier des championnats auquel vous aurez accès) suffiront à vous convaincre. Vous rencontrerez successivement Gabby Jay (un vieillard grisonnant pas bien difficile à battre), Bear Hugger (un gros lourdaud en salopette qui tentera de vous exploser la tête, adversaire idéal pour se familiariser avec les possibilités d’esquive de votre perso), Piston Hurricane (un cubain déjà plus compliqué à battre, surtout quand il enchaîne rapidement les coups de poings), et enfin le champion en titre, Bald Bull (dont les coups de poings sont particulièrement dévastateurs et peuvent vous mettre au tapis en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire).


Comme vous
C'est un peu dommage que la musique ne souligne pas mieux l'ambiance. Par contre la réalisation est de très bonne facture
pouvez le voir, ce sont des persos hauts en couleurs, et ils donnent un bon aperçu de ce qui vous attend dans les trois autres championnats du jeu (le dernier championnat ne se débloquant qu’une fois que vous aurez réussi les trois premiers). Comble du bonheur : les différents boxeurs ont chacun des gabarits, des comportements et des types d’attaques différentes. Ils ont aussi chacun un point faible (à vous de le découvrir pour les battre). Leur côté un peu loufoque est aussi prétexte à quelques incartades au domaine strict de la boxe, ce qui renforce un peu plus le côté fun et non simu du jeu. Vous rencontrerez par exemple un adepte du kung-fu qui ne se gênera pas pour utiliser des coups de pieds qui font bien mal, ou encore un boxeur masqué qui vous soufflera du sable dans les yeux, histoire de vous aveugler pendant quelques précieuses secondes (l’écran subit à ce moment-là un joli effet de distorsion de l’image…). Nintendo connaît bien sa console, et sur le plan des graphismes, Super Punch Out fait très fort avec des sprites énormes pour les différents boxeurs, un joli effet de transparence pour votre perso (idéal pour avoir une bonne visibilité lors des combats), et bien évidemment des animations propres à chacun de vos adversaires. Vous ne pourrez d’ailleurs pas passer à côté de cette qualité marquante, puisque pour pouvoir les battre, vous devrez littéralement étudier les déplacements et les réactions de vos différents adversaires. Super Punch Out possède aussi une caractéristique commune à tous les grands hits, à savoir un gameplay très simple à assimiler, et qui fait intervenir dans ce cas précis, trois boutons du pad combinés à la croix directionnelle. Les coups disponibles sont loin d’être restreints, puisque vous pourrez frapper à hauteur du corps ou de la tête, aussi bien avec le poing gauche que le poing droit. L’usage de la croix directionnelle (flèche vers le haut) permet de déterminer le type de frappe, tandis que les autres flèches permettent d’esquiver sur la gauche, la droite, ou vers l’arrière. Au bout d’un moment, on en vient même à ne plus trop réfléchir et on esquive ou on frappe instinctivement.


Avec ses
La durée de vie est conséquente avec pas moins de 4 championnats et 16 adversaires originaux
16 adversaires uniques, répartis dans quatre championnats, le titre de Nintendo vous garantit aussi de longs moments de bonheur. Et si le «minor circuit» se termine assez rapidement (il joue, à ce titre, très bien son rôle d’apprentissage), le «major», le «world» et le «special circuit» vous occuperont nettement plus longtemps et mettront vos réflexes à rude épreuve. Alors, le titre de Nintendo est-il pour autant dépourvu de points faibles ? Pas tout à fait. La première petite déception provient des musiques d’ambiance pendant les combats. Bien trop discrètes, elles soutiennent l’action mais ne sont pas exceptionnelles. Par contre, les bruitages ont quant à eux bénéficié d’un traitement exemplaire, que ce soit pour les digits vocaux relativement nombreux ou les bruits des coups. Seconde déception : une fois tous les championnats remportés, vous ne reviendrez peut-être pas nécessairement sur le jeu, sa replay value étant assez faible : la faute, principalement, à l’absence d’un challenge renouvelé et surtout (plus grave pour un jeu de boxe) d’un mode 2 joueurs honteusement absent. Même si, concernant ce dernier, je vois mal comment Nintendo aurait pu le mettre en oeuvre, notamment en raison de l’angle de représentation choisi pour le jeu.



Super Punch Out Note
réussit un double tour de force. D’abord, il reprend la succession de son prédécesseur sur NES (ce qui, en soit, était loin d’être évident quand on voit l’engouement que ce jeu avait suscité), avec, au passage, des graphismes remis au goût du jour et un gameplay remanié et encore plus efficace. Ensuite, de par son approche unique, il parvient à rendre la boxe attrayante aux yeux d’une très grande majorité de joueurs qui eux, n’étaient pas nécessairement attirés par le genre au départ. En sortant ce titre, Nintendo tenait donc (de nouveau) entre ses mains un hit en puissance. Et aujourd’hui encore, la firme de Mario en est bien consciente. Il suffit de regarder du côté de la Wii pour s’en convaincre : imaginez deux secondes: une réalisation moderne, un gameplay à la Wiimote, et un mode 2 joueurs (le jeu est en sorti en mai 2009). Bref, le pied ! D’ici là, si vous en avez l’occasion, foncez sur ce volet Super Nintendo, vous ne serez pas déçu.



PS : Super Punch Out a eu un parcours commercial assez atypique. Sorti d’abord sur les marchés occidentaux, il ne sera disponible au Japon que bien plus tard, et uniquement via le réseau de distribution Nintendo Power.



Test réalisé par Kenshiro

Lire l'article original sur La Mémoire du Pad
mars 2014