Super Mario World (SNES) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




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Sortie du jeu : novembre 1990 au Japon - août 1991 aux Etats-Unis - avril 1992 en Europe
Développeur : Nintendo
Editeur : Nintendo
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 4 Mb
Version testée : PAL française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : anglais
Difficulté :

Multi-joueurs : 2 joueurs alternativement
Abréviations : SM4 - Mario 4
Titre alternatif : Super Mario Bros. 4 (JAP)
Prix au lancement : 450 Frs (65€ environ) ou livré en bundle avec la console
Score des ventes : 21 Millions










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Super Mario World

(Super Mario Bros. 4)




Super Mario World
Pour un premier jeu, la SNES démarre super fort !
(appelé Super Mario Bros. 4 au Japon) avait à l'époque 2 fonctions : être la plus convaincante démo technique de la Super Nintendo (fraîchement sortie, d'ailleurs le jeu était le plus souvent vendu avec la console) et être une 4e aventure du plombier, riche et prenante. Pas facile donc... Mais c'était sans compter sur le talent des développeurs de Nintendo et de Shigeru Miyamoto (papa de Mario, Zelda et Fox McCloud). C'est ainsi qu'en tant que bonne démo technique, le jeu dévoile tout le potentiel d'effets gérés en hardware (le fameux coprocesseur Mode7) de la machine : zoom, transparence, mosaïque, rotation, distorsion ainsi que des couleurs superbes, des musiques de qualité et une jouabilité parfaite. Rien que ça ! Le jeu offre une réalisation hors norme, bien qu'étant le premier titre de la machine. Ça en met plein la vue, c'est impressionnant, du jamais vu sur console de salon. Mais ce qui sera longtemps considéré comme le meilleur Mario de tous les temps, ne s'arrête pas à cette "poudre aux yeux".
Super Mario World est aussi un jeu riche, très long (trouverez-vous les 96 sorties ?) et surtout très fun, tout en gardant cette touche Nintendo, à la fois bon-enfant sans pour autant annihiler un challenge parfois de taille. Car lorsqu'on veut compléter tous les levels (trouver les niveaux cachés relève parfois du défi), il faudra connaître toutes les ingénieuses combines que recèlent les niveaux. Pour parler du jeu lui-même, passons outre le même scénario poussiéreux qu'on nous jette à la face depuis 1985 et intéressons-nous à son pouvoir ludique. Comme je le disais plus haut, les graphismes sont très colorés. Les décors ont cette touche onirique assez originale et si "made in Nintendo" qui flatte l'œil, même pour de grands habitués (je rappelle que nous sommes entre 1990 et 1992, le jeu ayant accompagné le lancement de la console sur chaque territoire). L'animation, hors effets spéciaux, est aussi très propre avec seulement quelques très rares ralentissements et pourtant, la fluidité des mouvements et du scrolling est assez sympa. La jouabilité est l'un des piliers du genre avec ce qui se fait de plus simple et de plus intuitif. Composée par Koji Kondo, la bande-son est également une merveille de qualité avec des musiques gaies et divertissantes. Les bruitages, bien que plus classiques, restent très fantaisistes et dans le ton.
Super Mario World propose une carte immense partagée en "mondes", comme dans Super Mario Bros 3, mais avec une subtilité de plus par rapport à son prédécesseur : on peut refaire les niveaux déjà traversés. C'est un bon moyen de rallonger la durée de vie, de trouver d'autres passages (souvent secrets) ou de récupérer des "costumes".



 


En parlant
Réalisation au top, 75 levels pour 96 sorties... Miyamoto et son équipe ont réalisés un travail d'orfèvre
de costumes, ils sont en petit nombre cette fois (exit donc les 7 costumes différents du sublissime Super Mario Bros. 3). On aura cette fois droit au champignon, à la fleur et à la plume. La plume fera apparaitre une cape sur notre héros moustachu, artéfact qui lui permettra de voler. Mais afin d'étoffer le gameplay, on a cette fois la possibilité de garder un costume en réserve (en pleine partie) au cas où on se ferait ratatiner. C'est sympa et ça offre de nouvelles perceptives, comme par exemple jouer avec les boules de feu et se mettre une cape de côté pour l'endroit du niveau où on en aura besoin.
Autre grosse nouveauté : l'entrée en scène de Yoshi. Sorte de petit dinosaure tout mignon, lequel on chevauche, notre compagnon d'aventure a lui aussi quelques facultés propres comme avaler les ennemis. De plus selon la couleurs de la tortue qu'il gobe, notre Yoshi pourra voler (tortue bleue), cracher des flammes (tortue rouge) ou encore créer une secousse (tortue jaune). Vraiment sympa. D'ailleurs la musique évolue selon qu'on est avec ou sans Yoshi. Pour en finir avec notre nouvel animal de compagnie (le temps du jeu bien sûr), ils sont eux-mêmes de plusieurs couleurs (comme des races) et ont chacun une particularité supplémentaire. Par exemple, dans la droite lignée du gobage de tortue bleue, si votre Yoshi est lui-même bleu, n'importe tortue avalée vous permettra de voler. Il est évident que ces Yoshis sont plus rares que les communs (qui sont verts). Décidément, ils n'ont rien gâchés, tout a été pensé dans les moindres détails et ça fait plaisir d'être face à un jeu aussi complet, tenant pourtant sur une malheureuse cartouche de 4 pauvres Megabits.
Enfin il faut savoir qu'il y a des switches à trouver (ils vous faciliterons le parcours sur certains niveaux ardus), il y a un système de sauvegarde (et ce, pour la première fois dans un Mario), des bonus-stages, des warp-zones (passages secrets) et on peut découper l'aventure en 5 types de niveaux bien distincts : les levels normaux (nature, caverne ou glace), les levels aquatiques, les ghost-houses (maison fantôme), les palais des boss (ceux des frères Koopa) et enfin, les levels secrets (les niveaux de l'étoile, les plus difficiles du jeu). Autant dire que la variété est de mise et que finir les 75 niveaux qu'offre ce Super Mario World, vous prendra pas mal de temps.



 



Super Note


Mario World remplit ses 2 contrats à merveille : être impressionnant en faisant découvrir aux joueurs tout ce dont la Super Nintendo est capable en matière d'effets spéciaux, mais aussi être un jeu beau, loin d'être bâclé, ayant un univers riche et sachant renouer avec un pur style plates-formes tout en étant fun et intéressant. Ouf ! Considéré comme le meilleur opus 2D par beaucoup de fans (personnellement je le mets au même niveau que l'indémodable Super Mario Bros. 3, ratio de puissance de la console inclus), il est sans doute l'un des meilleurs jeux de la toute récente Super Nintendo (et aussi le plus vendu, alors qu'il est l'un des premiers) et l'un des meilleurs jeux de plate-formes de tous les temps (tous supports et époques confondues). Du grand art pour un magnifique épisode, et un jeu line-up qui a prouvé au monde entier que si SEGA a pris de l'avance sur le marché des consoles 16-bits, maintenant qu'ils sont enfin là, Nintendo a sorti l'artillerie lourde. Chapeau-bas l'artiste...









Super Mario World : The Other Quest



Grâce au logiciel Lunar Magic, il est possible de créer son propre jeu Super Mario World ! C'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai réalisé (pendant 5 longues années) mon propre jeu : Super Mario World : The Other Quest. La ROM est disponible (gratuitement) sur notre site, donc passez voir la page dédiée au jeu, pour voir ce que j'ai réussi à faire pendant ces longs mois de développement. J'espère que vous apprécierez cette aventure inédite, autant que j'ai eu plaisir à la créer. ^_^


   

   

   



Test réalisé par iiYama

mars 2005 (mise à jour : février 2022)