Super Mario RPG (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sorties du jeu : mars 1996 au Japon - mai 1996 aux USA (pas sorti en Europe)
Développeur : Squaresoft
Editeur : Nintendo
Genre : jeu de rôle (RPG)

Support : cartouche de 32Mb
Puce additionnelle : SA1
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Mario RPG
Score des ventes : 2.14 Millions


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Super Mario RPG

Legend of the 7 Stars



Alors que
Pour une fois, un Mario n'a pas été développé par Nintendo mais par le grand maitre des RPG, j'ai nommé SquareSoft
la Super Nintendo cède de plus en plus de terrain à ses concurrentes 32bits, Nintendo prend une étonnante décision en voulant décliner le monde de Super Mario à la sauce RPG, un genre devenu majeur depuis la génération 16bits. Pour y arriver, la firme fait appel à Square, spécialiste des jeux de rôle à l’origine de nombreux "million sellers" comme Final Fantasy VI ou Seiken Densetsu 2. Reste une interrogation : Mario RPG fait-il le poids face aux ténors du genre sur la même console ? C’est ce que nous allons voir dans les lignes qui suivent. Même si on est en présence d’un RPG, le scénario commence, comme dans chaque jeu du petit plombier, par l’enlèvement de la princesse Peach. Et voilà donc Mario repartit à la recherche de la belle. Arrivé en peu de temps au château de Bowser, il doit bien entendu affronter son éternel rival. Le combat se solde ensuite par une victoire assez facile de Mario. Cependant, alors qu’il est sur le point de repartir avec Peach, une immense épée s’abat sur le château et c’est le retour à la case départ pour Mario. Projeté dans les airs, il atterrit chez lui en passant par la cheminée. Ce n’est qu’après cette rapide introduction que l’histoire de Super Mario RPG commence véritablement. Après une petite discussion avec Toad, Mario retourne au château mais il n’ira pas plus loin : l’épée géante est toujours présente et elle lui confie que le "Smithy Gang" a pour objectif de contrôler le monde, chose qui serait déjà faite si Mario ne s’en était pas mêlé. En outre, l’unique pont donnant accès au château a été détruit. Il ne reste plus à Mario qu’à prendre son courage à deux mains et à partir à la recherche des 7 étoiles permettant de sauver le monde… Comme dans tout bon jeu d’aventure, Mario ne sera pas seul pour faire face aux nombreux ennemis présents sur sa route. Il sera rapidement rejoint par d’autres persos au fur et à mesure des rebondissements du scénario. Parmi les têtes connues, on retrouve la princesse Peach. Assez faible physiquement, elle endosse le rôle de guérisseuse du groupe. Vient ensuite Bowser, qui, pour une fois, combat aux côtés de Mario. C’est le perso qui cogne le plus fort, mais qui est aussi le plus lent dans l’exécution de ses mouvements. Enfin, on notera aussi la présence de Yoshi, mais dans ce soft, il ne constitue pas un personnage jouable à part entière. On peut seulement le faire intervenir durant les combats : il n’effectue alors qu’une seule attaque mais elle est particulièrement efficace. Du côté des petits nouveaux, deux persos originaux font leur apparition.


Tout d’abord Mallow,
Les graphismes sont pour le moins originaux
sorte de petite boule sympathique genre "mashmallow", qui est en fait un magicien. Il possède des sorts d’attaque (notamment de foudre) et de soin. Il peut aussi utiliser des armes (cymbales, bâtons). Ensuite, vient Geno, également magicien, qui possède des sorts d’attaque assez efficaces. Si vous êtes habitués aux RPG purs et durs, vous serez surpris un gameplay qui s’inspire tantôt des mécanismes du jeu de plates-formes, tantôt d’éléments typiquement RPG. Les déplacements s’effectuent à la manière d’un jeu de plates-formes, Mario devant d’ailleurs à certains moments sauter de plate-forme en plate-forme pour progresser. Les habituels tuyaux sont également présents. Et dans le même ordre d’idées, les blocs disséminés dans les niveaux permettront à notre héros de regagner de la vie, d’amasser des pièces ou encore de devenir invincible (grâce à l’étoile, un grand classique). Comme vous le voyez, ce sont des éléments qu’on retrouve dans les Mario classiques. L’aspect RPG se retrouve essentiellement dans le système de combats (élément crucial dans ce genre de soft), et dans le fait de devoir gérer toute une équipe de persos (et l’équipement qui va avec). Notez à ce sujet que, contrairement à la majorité des RPG, les combats de Super Mario RPG ne sont pas aléatoires. En fait, les ennemis sont visibles dans les stages, et il est possible d’éviter la confrontation en essayant de les contourner (pas toujours évident à faire, vu qu’ils vous foncent parfois dessus). Les développeurs de Square ont su tirer parti de la manette Super Nintendo, en proposant plusieurs actions possibles, chacune attachée à un bouton spécifique. Le bouton A permet d’attaquer, alors que le bouton B permet de se défendre ou de fuir. Le bouton X permet d’utiliser des objets. Quant au bouton Y, il permet d’enclencher les propriétés spéciales. En fonction du perso, ces dernières permettront de réaliser des attaques bien dévastatrices ou de déclencher par exemple des sorts de soin. Sachez aussi que mis à part ces 4 actions principales, on peut aussi influer sur le déroulement des combats en appuyant sur certains boutons au bon moment. C’est notamment le cas du bouton A, qui permet en fonction des situations, d’enchaîner plusieurs coups ou de se protéger. Les "spéciales" (en gros la magie) utilisent des "points-fleurs", points qui, petite originalité par rapport aux autres softs, sont communs à tous les persos. Dès lors, il faudra utiliser les attaques spéciales avec parcimonie, au risque de ne plus pouvoir, par exemple, soigner son équipe. Enfin, toujours concernant les combats, il aurait été dommage, et qui plus est dans un RPG, de limiter les aptitudes de Mario aux seuls sauts et boules de feu.


C’est pourquoi
La vue 2D cède la place à une vue en 3D iso, ce qui complique un peu la jouabilité
le petit plombier peut aussi et pour la première fois, utiliser des armes inspirées de ses aventures "plates-formes", telles que des carapaces de Koopa ou des marteaux. Certains autres persos pourront également se servir d’armes lors des combats. La première nouveauté -de taille- qui vous sautera aux yeux dès les premières minutes de jeu, ce sont les graphismes, qui tranchent avec la "griffe" habituelle des Mario. Le monde de Super Mario RPG est représenté en 3D isométrique, avec des persos dessinés dans un rendu proche de la 3D. Pourquoi un tel parti pris graphique? Je ne connais pas les motivations de Nintendo à l’époque, mais il y avait certainement une volonté de faire un soft "dans le coup", capable de se démarquer du reste de la production. Il faut aussi garder à l’esprit que la Super Nintendo avait accueilli depuis peu des jeux très spectaculaires sur le plan visuel, comme les Donkey Kong Country. Nintendo (via Square) ne pouvait certainement pas se contenter de proposer un énième RPG baignant dans la 2D classique. Au final, on peut dire que ce type de représentation a des avantages, principalement esthétiques. Le monde de Mario tel qu’on le connaît est d’ailleurs reproduit avec soin. Par contre, si pour les phases de combats cette pseudo-3D ne pose aucun problème, elle peut s’avérer gênante dans les phases d’exploration, notamment quand il s’agit de sauter sur certaines plates-formes. On se trouve donc, en terme de jouabilité, un cran en dessous de l’excellence à laquelle les Mario "made by Nintendo" nous avaient habitué. Le soft s’appuie, en grande partie, sur des compositions inédites qui, à chaque fois, sont de grande qualité. Elles ont en outre l’intelligence de s’inscrire dans la même veine que celle des musiques que l’on a l’habitude d’entendre dans les Mario plates formes. Par ailleurs, il aurait été dommage de se priver des thèmes archi connus de Mario dont acte. Ceux-ci sont aussi inclus dans le soft, mais sous une forme remixée. Dans la même logique, certains bruitages hyper connus sont aussi présents (notamment le bruit du saut de Mario, un classique parmi les classiques). Enfin, chose assez rare pour un jeu vidéo, les développeurs en charge de la partie sonore se sont permis quelques clins d’oeil, en référence à d’autres softs de légende. On épinglera notamment une des musiques de Zelda, utilisée dans un des villages (Roseville). Ou encore les thèmes de combats et de fin de combats de Final Fantasy IV, face à un des boss (Culex).



Si vous Note
êtes déjà fan de Mario à la base, vous serez sûrement séduit par le jeu de Squaresoft. Il est vrai que l’on évolue dans un univers connu, mais les nouveautés apportées sont suffisamment nombreuses pour vous surprendre tout au long de l'aventure. Il en va de même pour le scénario, plutôt convenu mais capable de tenir le joueur en haleine pendant de longues heures. La réalisation (aussi bien graphique que sonore) est vraiment exceptionnelle. Le seul petit point noir est une jouabilité perfectible, conséquence directe du mode de représentation en 3D isométrique. Cependant, on est en présence d’un excellent jeu, auquel une grande partie des joueurs ne pense pas directement quand il s’agit d’évoquer les aventures de Mario, mais qui mérite pourtant d’être connu, voire reconnu.



Test réalisé par Kenshiro

Lire l'article original sur La Mémoire du Pad
mars 2009