Rival Turf (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1991
Développeur : Jaleco
Editeur : Nintendo
Genre : beat-them-all

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Titre alternatif : Rushing Beat (JAP)






Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Rival Turf








Rival Turf est
Et dire qu'on a tous critiqués Final Fight... pauvre de nous :(
le tout premier beat-them-all de la Super Nintendo et quand j'y pense, comment les joueurs de cette époque là, ont pu s'en contenter ? Il faut être franc, ce jeu est mauvais. Je connaissais Jaleco sur cette console par le biais de Super EDF, qui était un shoot honnête. Et bien ici, on retrouve les mêmes ficelles de "programmation amateurs" que dans ce dernier, à la différence que dans un beat-them-all, ça ne pardonne pas. Sans rire, la Super Nintendo est capable de jolies choses mais Jaleco est l'un de ces spécialistes qui s'efforcent de nous prouver le contraire. Le gameplay est d'un basique à peine croyable, entièrement copié sur Street of Rage. Mais le maître reste le hit qu'il a toujours été, là où l'élève se vautre complètement dans la boue. Il n'y a que 2 persos au choix donc si vous jouez à 2, c'est limite. Les combats sont insipides, les ennemis (comme ces soi-disant héros) sont sans charisme et le jeu n'est pas fun. Non non, n'insistez pas, c'est même pas drôle 5 minutes tant la réalisation est médiocre. Tapant dans les grands classiques du genre avec un boss à la fin de chaque niveau, quelques coups, des armes et des ennemis qui se cachent derrière un scrolling imposé (et oui encore), Jaleco use de recettes éprouvées et nous, testeurs comme joueurs, éteignons la console... Les scénarios étaient déjà maigres à cette époque (sauf pour les RPG) mais les développeurs de Rival Turf n'ont même pas pris la peine d'en développer un pour ce jeu puisqu'ils n'ont pas étés foutus de faire une intro... sauf au Japon ! Comme c'est souvent le cas, les japonais dénigrent les pays occidentaux et livrent des jeux amputés de leur contenu (voir le cas de Dragon Ball Z 3). La jouabilité, tout juste moyenne, et le gameplay sont entièrement calqués sur Street of Rage, puisqu'on retrouve les mêmes coups, le fun en moins.


Notre personnage
La réalisation fait vraiment peine à voir
pourra courir via les gâchettes du pad (le résultat est horrible) et un mode "colère" s'enclenche automatiquement lorsqu'on prend trop de coups. Certes original, puisque notre force sera décuplée et qu'aucun ennemi ne pourra nous toucher, cette "furie" ne servira finalement pas à grand chose. Encore un coup de couteau dans l'eau. En parlant d'armes blanches, on a à portée de mains de rares couteaux, des sabres ou autres armes contondantes. Malheureusement et une fois encore, la réalisation du service étant médiocre, je vous laisse imaginer le fiasco de la mise en oeuvre. Et que dire des graphismes, si ce n'est que c'est vraiment pas beau ! A la fois pixellisés, pas bien flatteur et affreusement vides, les graphismes sont loin d'être attrayants. Les ennemis sont mal dessinés et quand le ridicule ne nous fait plus rire, il reste des décors ultra vus et revus qui sont vite lassants. Et l'animation est sans doute le pire aspect technique du jeu car lorsqu'on frappe un ennemi, il s'étale à nos pieds comme une merde, sans image intermédiaire et d'une façon à la fois trop laide et peu crédible. Le scrolling est moyen, les mouvements sont hachés et si le jeu ne souffre d'aucun ralentissement (encore heureux !), le manque de travail et une décomposition bâclée, montrent bien que Jaleco ferait mieux de re-ouvrir son ancienne pizzeria. Dans la trempe de Super EDF du point de vue musical, le développeur prouve aussi son faible talent en la matière : des musiques banales, peu rythmées et pas vraiment mélodieuses viendront se tailler la bavette avec des bruitages inefficaces et des voix d'une piètre qualité.



La Note
sentence tombe ! Le premier beat-them-all de la 16bits de Nintendo ne paye pas de mine, y'a qu'à voir la gueule de la boite pour se faire une idée du "truc" ! A vrai dire, il faudra attendre la sortie de l'imparfait Final Fight pour voir apparaître un bon jeu du genre sur cette console. Il faut dire que Jaleco n'a rien fait pour nous sortir un bon soft et le résultat est à la hauteur de leur travail.



Test réalisé par iiYama

septembre 2006