Rendering Ranger (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 1995 (au Japon uniquement)
Développeur : Rainbow Arts
Editeur : Virgin Interactive
Genre : action / shoot-them-up

Support : cartouche de 16Mb
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : US
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Abréviation : R2
Titre alternatif : Targa
Score des ventes : 5.000 exemplaires produits !



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Rendering Ranger






Manfred Trenz, le père de Turrican,
R² alterne avec classe, "run & gun" et shoot-them-up ! On se demande pourquoi personne n'y a pensé avant ^_^
veut faire évoluer son concept et offrir à la désormais dépassée Super Famicom (la Super Nintendo Japonaise) un titre hyper puissant qui tire tout le jus de la machine. En fait le jeu est découpé en 2 parties bien distinctes puisque il y a 8 levels qui alternent action ("run & gun" comme on dit aujourd'hui) et shoot-them-up. Nous allons commencer par les phases d'action. On y contrôle un gars armé d'un fusil qui doit dégommer tout ce qui bouge. Très inspiré de Super Turrican (prévisible non ?), Alien 3 ou Contra III, l'action est hyper soutenue et la difficulté est vraiment très élevée. Sans réelle nouveauté, le jeu offre tout de même un rythme véloce et une ambiance apocalyptique assez excellente. Le fusil possède 4 armes upgradables qui ont chacune 3 mega-bombes bien distinctes et rechargeables. Chaque arme a donc son potentiel destructeur et des facultés offensives propre. Les boss sont énormes, les levels sont longs (parfois trop) et le parcours regorgent d'arguties. D'ailleurs, les bourrins n'iront pas bien loin ! Le jeu prône la subtilité et l'attaque réfléchie plutôt que le "rentre dedans". A vrai dire, l'ambiance générale ressemble beaucoup à Terminator, le jeu sorti au début des années 90, de par son atmosphère lourde et sulfureuse. Le premier niveau nous jette au beau milieu d'une guerre dévastatrice avec des vraies batailles en fond. Impressionnant !


Je le répète,
Que ce soit en phase d'action ou en shoot, la réalistion impressionne
ces phases manquent cruellement d'originalités car elles plagient un peu trop les hits du genre mais poussent aussi ce classicisme à son niveau maximal pour une 16bits. Vient ensuite les phases de shoot-them-up. Ces passages-là sont bien plus courts que ceux à pieds et sont aussi moins difficiles (sauf au dernier level). Les armes, comme les bombes, sont identique aux phases à pieds, avec tout de même un petit ajout : le retournement (on peut retourner son vaisseau pour attaquer dans l'autre sens comme dans Forgotten Worlds). Mais pas de soucis, ces phases sont de vrais shoots puisqu'on retrouvera les classiques drones offensifs et protecteurs, ainsi qu'une action propre au genre. N'apportant rien de neuf à un genre ultra usé, Rendering Ranger puise encore une fois dans les grands hits du genre tels que Thunder Force IV ou Last Resort. Mais le résultat est tout de même plus subtil et si l'action y est tout aussi soutenue, une difficulté un peu moindre fait qu'on les apprécie plus. Le jeu ne s'ouvre sur aucune intro, ni aucun scénario. Il y avait pourtant de quoi faire mais c'est l'écran titre direct. 8 levels de folie (folie niveau difficulté) mais tout de même un système de passwords nous permet de reprendre notre partie. La jouabilité, à pieds comme à vaisseau, est excellente, très précise et jamais mise à défaut dans cette débauche d'action. Il faut dire que ça fuse de tous les côtés, les ennemis sont nombreux et le jeu use du mode7 avec intelligence. Quelques zooms, quelques rotations, mosaïques, transparences... mais sans abus, évitant ainsi le gavage outrancier de certains titres.


Et dans tout ça,
Il est vraiment dommage de ne pas retrouver la qualité des musiques d'un Turrican. Ici la bande-son est insipide :(
je dois dire que l'animation m'a bluffée car elle est parfaite en toute circonstance. Et puis graphiquement, ce jeu est une tuerie ! De l'aveu même de son designer (Manfred Trenz pour ne pas le re-citer), c'est suite au succès de Donkey Kong Country et à l'excellence de ses graphismes, qu'il s'est mis en tête de créer un jeu d'action basé sur le même type de rendu (d'ailleurs, à l'origine le jeu devait se nommer Targa). Le design des ennemis est, lui aussi, de haut niveau. Cette atmosphère lourde, cette apocalypse environnante est superbement retranscrite en plus d'user de belles couleurs et d'une finesse graphique remarquable. Comme quoi, la console était capable de bien belles prouesses et ce, sans ajout de co-processeurs souvent inutiles (voir Mega Man X2 et X3 !). En fait, le seul regret à formuler est au niveau du son. Le jeu ne possède aucune voix, les bruitages sont bons mais manquent peut-être d'agressivité et surtout, les musiques sont à chier (à part peut-être celle du level 8, mais c'est bien la seule :/ ). On jurerait entendre des compositions de débutant tant les morceaux sont dénués de charme et de quelconques mélodies. On en viendrait presque à regretter l'absence d'une option permettant de couper les musiques. C'est vraiment dommage...



Malgré quelques critiques, Note
je reconnais avoir beaucoup aimé ce jeu ! Son originalité première est de proposer cette alternance action/shmup' est assez rare (pourtant les 2 genres sont complémentaires, ce jeu en est la preuve !), pourtant tellement "classique" dans le fond, en plagiant les grands noms de chaque genre. Malgré tout Rendering Ranger reste un titre hors norme. Hormis un son médiocre (surtout les musiques), la réalisation est de très haut niveau, poussant la Super Nintendo à son maximum. Ce n'est pas de la Neo-Geo, mais on n'en est pas loin ! C'est un jeu méconnu à tort mais la cause est simple : il n'est sorti qu'au Japon et coute aujourd'hui un bras plus rein ! En effet, conçu en seulement 5.000 exemplaires, il est l'un des titres les plus rares de la console, et ce qui est rare, est cher ! On notera aussi que Mandfred Trenz a eu beaucoup de mal à éditer son jeu, et seul Virgin (branche Japon), a tenté le coup. Ca explique sans doute le peu de cartouches fabriquées... Bref, réellement explosif à pieds, carrément époustouflant à vaisseau, le jeu divertit dans un déluge d'explosions et de sensations fortes. Sorti un an après la naissance des PlayStation et Saturn, le jeu aurait été un véritable carton s'il avait vu le jour un peu plus tôt. Disons que c'est un beau cadeau de la part des développeurs pour une machine en fin de vie. Un peu comme un hommage, il méritait un bon accueil de la part des amateurs des 2 genres. Testé 11 ans après sa sortie, Rendering Ranger m'a quand même bluffé ! C'est un grand succès technique et ludique.



Test réalisé par iiYama

aout 2006 (mise à jour : juillet 2013)