Pop’n TwinBee Rainbow Bell Adventures (SNES)

 







Note générale


Sortie du jeu : 1994
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : action / plate-formes

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Abréviation : Pop'n TwinBee 2
Titre alternatif : TwinBee : Rainbow Bell Adventure (JAP)
Prix au lancement : 450Frs





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Pop’n TwinBee

Rainbow Bell Adventures



Dans le catalogue de Konami,
Cette suite de Pop’n TwinBee passe du shoot-them-up au jeu de plate-formes
TwinBee est avant tout un shoot’em-up (on parlera même de cute’em-up dans son cas) de grande qualité, caractérisé par un univers enfantin et mignon, doublé de graphismes aux couleurs pastels. Le jeu avait notamment sévi un temps sur PC-Engine, pour ensuite faire une apparition remarquée sur Super Famicom. L’Europe y aura également droit, mais sous le titre Pop’n TwinBee. Tout ceci pour vous dire que Konami, après avoir constaté un certain engouement du public pour son titre et surtout soucieux d’exploiter le filon TwinBee à fond, a sorti peu de temps après un jeu de plate-formes mettant en scène ses petits héros. Le nom de ce soft était dès lors tout trouvé : Pop’n TwinBee Rainbow Bell Adventures. Les trois petits héros du soft de Konami sont de jeunes enfants (13 ans pour TwinBee le garçon et WinBee la fille, et 1 an pour GwinBee le petit bébé). Sous les ordres de leur mentor, le Dr Shinamon, ils ont pour habitude d’intervenir quand le monde est en danger. Et ça tombe bien car c’est justement le cas dans Rainbow Bell Adventures. La «cloche arc-en-ciel» (traduit littéralement de l’anglais par votre serviteur :) permet à l’univers de tenir debout et aux gens de vivre en paix. Tant que la «cloche» sonne, tout va pour le mieux. Seulement voilà : le démoniaque Dr Warmon en a décidé autrement, et voilà qu’il s’empare du précieux objet. Les gens sont en proie à la panique et la Princesse Melora disparaît peu à peu dans le néant. Elle lance donc un appel désespéré à nos trois héros afin qu’ils récupèrent la fameuse cloche et sauvent du même coup l’univers tout entier. Mais comme vous devez vous en douter, avant d’affronter le Dr Warmon en personne, TwinBee et ses deux amis devront d’abord se frayer un chemin parmi différents mondes peuplés de Zakobee Troopers, nom donné aux troupes de notre grand méchant de service. Le déroulement type d’une partie de Rainbow Bell Adventures est assez singulier et consiste, avant tout chose, à trouver pour chaque niveau le portique de sortie (reconnaissable à l’inscription «Goal» et orné de la tête du Dr Shinamon). J’insiste d’ailleurs sur le mot «trouver», parce que, comme nous le verrons plus bas, les niveaux sont construits d’une manière telle qu’il faut véritablement chercher la sortie, et pas seulement se déplacer vers la droite de l’écran comme dans bon nombre de jeux de plate-formes. Autre particularité du soft : on ne cumule pas les vies comme dans un Mario. Ici, votre perso dispose à la base de trois coeurs (représentant sa vie). Ceux-ci vont diminuer à chaque fois qu’un ennemi le touche. S'il n’a plus de coeurs, il est hors-jeu et un décompte commence à l’écran. En appuyant sur Start, vous pourrez continuer la partie (avec possibilité de choisir à nouveau un des trois persos ainsi que le niveau que vous voulez parcourir). Si vous laissez le décompte toucher à sa fin, c’est le Game Over définitif et le jeu vous donne alors le mot de passe qui vous permettra de reprendre ultérieurement au même endroit. Les quelques items dont vous pouvez vous équiper vont vous suivre d’un niveau à l’autre (à condition de terminer le niveau sans perdre votre perso).


Si ce n’est
Rainbow Bell Adventures propose 2 sympathiques modes 2 joueurs
pas le cas, vous commencerez toujours un niveau avec pour seule arme vos poings, mais aussi la faculté de lancer un méga-coup de poing et de voler dans les airs. Vous comprendrez aussi très vite que ce sont les ennemis qui vont vous permettre d’upgrader votre équipement. Chaque ennemi éliminé va laisser derrière lui une petite clochette colorée qui vous permettra, si vous l’attrapez, d’utiliser votre arme principale ou le tir laser, d’obtenir un champ de protection autour de votre perso ou encore, de le rendre invincible pendant un court moment. Attention cependant : si vous êtes touché, vos clochettes s’éparpillent autour de vous (et vous devrez essayer de les récupérer avant qu’elles ne disparaissent). C’est la variante d’un principe que l’on retrouve dans d’autres jeux tels que Sonic et c'est plutôt sympa. Côté «barre de vie», vous pourrez également récupérer des morceaux de coeurs grâce à des petites fées parfois bien cachées dans les recoins des niveaux. Ce descriptif ne serait pas complet si je n’évoquais pas les innombrables grelots à collecter. On peut les comparer aux pièces dans un Mario, sauf qu’ici, ils sont nettement plus nombreux. C’est bien simple, pour un seul niveau, c’est parfois plus de 500 ou 600 grelots que vous pourrez récupérer. Un petit compteur vous indique à la fois le nombre de grelots à trouver et le nombre de grelots que vous avez déjà ramassés. À chaque fois que vous en aurez une centaine, vous récupérerez un coeur de vie (ou rien du tout si votre vie est déjà pleine). Notez aussi que vous n’êtes pas obligé de tous les ramasser pour accéder au niveau suivant (il vous suffit en effet pour cela de trouver le portique Goal). Votre progression dans le jeu est représentée sur un écran général où chaque niveau occupe une case. Vous pourrez refaire les niveaux autant de fois que vous le désirez. Même chose pour les boss, que vous pourrez «refaire» à l’envi, et qui occupent également à eux seuls une case sur la carte. En outre, je ne vous apprendrai rien en vous disant que les fameux boss sont -oh surprise!- placés à la fin de chaque monde. Rainbow Bell Adventures compte en tout et pour tout 33 niveaux (boss compris), répartis en cinq ou six thèmes graphiques différents. Vous aurez donc de quoi faire. Comme je l’ai déjà évoqué un peu plus haut, nos trois héros peuvent, dès le départ, lancer un grand coup de poing et voler dans les airs. Il suffit pour cela de maintenir enfoncé soit le bouton de poing soit le bouton de saut, et d’attendre que la petite jauge correspondante soit remplie. Cette petite manipulation est commune aux trois persos, mais les similitudes entre eux s’arrêtent à peu près là. Les développeurs ont en effet profité de la présence des trois persos pour proposer des variations en termes de gameplay. Au niveau du méga-coup de poing et de la possibilité de vol tout d’abord, puisque le temps nécessaire avant de pouvoir lâcher un coup de poing ou de voler sera différent en fonction du perso choisi.


A titre d’exemple,
On retrouve bien entendu les idées classiques des jeux de plate-formes plus quelques nouveautés bien vues
WinBee est la plus rapide pour voler, GwinBee le plus lent. Pour le méga-coup de poing, c’est l’inverse. Quant à TwinBee, il représente le compromis idéal entre les deux autres persos. Chacun des protagonistes présente aussi une arme principale différente (TwinBee utilise un maillet, WinBee un ruban, et GwinBee des projectiles). Tout ceci donne une certaine marge de manœuvre au joueur, qui pourra, en fonction de l’architecture des niveaux, choisir le perso qui lui convient le mieux. Sur ce point, le jeu de Konami trouve donc ce que j’appellerais le juste milieu, en guidant d’une certaine manière le joueur… mais pas trop. Ce Pop’n TwinBee dispose de pas mal d’arguments pour attirer l’attention du joueur, et parmi ceux-ci, on notera surtout des graphismes qui le propulsent parmi les beaux jeux de la console. Il est évident que si les univers colorés à souhait vous donnent des boutons, vous risquez de ne pas accrocher du tout. Mais si, par contre, vous êtes comme moi et que vous adorez ces softs qui jouent sur l’aspect mignon des persos et des animations très cartoon, et qui, de surcroît, sont techniquement réussis, vous ne décollerez pas de votre fauteuil avant d’avoir terminé le jeu. Les teintes utilisées dans les niveaux jouent énormément sur les couleurs pastels, et sont à chaque fois très agréables à l’oeil. Sur un plan purement esthétique, ma préférence va au premier monde, fait de fleurs et de cascades en arrière plan, ainsi qu’à celui ayant pour thème la glace. Une véritable réussite graphique. Par contre, je n’ai pas du tout accroché aux niveaux constituant le second monde, qui présentent selon moi des couleurs beaucoup trop criardes, même si l’effet de halo lumineux autour de votre perso est des plus réussis (ce monde se déroule dans une sorte de grotte et joue donc beaucoup sur un des effets graphique dont la Super Nintendo a le secret). La construction des différents niveaux traversés joue énormément sur la taille de ceux-ci (assez importante), avec des plate-formes dans tous les sens et d’innombrables grelots à ramasser. Heureusement, les développeurs ont prévu un système de map, que l’on peut consulter en appuyant sur le bouton Start (idéal pour voir où l’on se situe par rapport au portique de sortie). Malgré cela, à certains endroits du jeu, il n’est pas toujours évident de boucler un niveau, tant on est souvent en présence d’un véritable labyrinthe. Couplée à cette réussite graphique, on trouve aussi dans Rainbow Bell Adventures des animations à la fois souples, rapides et superbement décomposées. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir votre perso bouger à l’écran lors de ses différentes actions : un véritable dessin-animé à lui tout seul ! A ceci, s’ajoute aussi l’animation des différents ennemis, des grelots, des clochettes, des décors… Au final, la Super Nintendo ne bronche jamais et affiche tout ce petit monde sans le moindre ralentissement. Vraiment exceptionnel… Concernant les différentes musiques du jeu, on ne sera jamais surpris par l’audace des différentes compositions, tant elles collent à l’ambiance «bon enfant» du jeu.


Jamais trop lentes,
Encore une fois le design est mignon tout plein et les tons pastel donnent un cachet unique
elles se feront plus nerveuses lors des affrontements contre les boss. Au cours des niveaux, même si elles manquent assez souvent de caractère, elles auront au moins le mérite de ne pas vous énerver au bout de cinq minutes. Ceci nous amène tout droit au sujet crucial de la durée de vie : le soft propose suffisamment de niveaux pour vous occuper quelques jours, si vous jouez de manière régulière et que vous n’êtes pas forcément un spécialiste du jeu de plate-forme. Cependant, mis à part le fait que les niveaux soient relativement vastes et vous obligent à véritablement chercher la sortie, on n’éprouve pas de réelles difficultés à faire le jeu de bout en bout. Les ennemis sont loin d’être retors, et ils se contentent bien souvent de se balader dans leur portion de niveau. Ils sont également très généreux en terme d’items (pour rappel, les clochettes de couleur). Les affrontements contre les boss, quant à eux, se résumeront le plus souvent à bien observer leurs déplacements et leurs attaques, pour ensuite leur sauter dessus de manière répétée. La difficulté ici relèvera donc plus de la longueur du combat et des risques de se faire toucher, principalement en raison de la grande barre de vie de ces derniers. Pour résumer, en terme de challenge, Pop’n TwinBee Rainbow Bell Adventures ne devrait donc pas vous opposer beaucoup de résistance et le jeu se déroule d’ailleurs de manière fort linéaire (les niveaux se succédant les uns à la suite des autres). A ce sujet, il est assez étonnant de constater que la version japonaise du jeu présentait quant à elle les mêmes niveaux, mais avec des embranchements multiples (un peu comme dans un Mario, avec "plusieurs sorties" dans un niveau, qui mènent à des niveaux différents), ce qui avait pour conséquence de rendre le déroulement de la partie nettement moins conventionnel. Encore un des mystères insolubles de la localisation dans nos belles contrées… Autre élément assez préjudiciable aussi, pour nous autres pauvres joueurs européens, l’impossibilité de sauvegarder sa progression sur la cartouche, alors que la version japonaise du jeu le permettait. On se contentera donc d’un système de mot de passe pour avancer dans le jeu. On terminera malgré tout sur une petite note positive, en précisant que le jeu de Konami n’est pas avare en modes de jeu, puisque, outre l’habituel menu des options, on trouvera aussi un mode 2 joueurs (vous permettant de faire le jeu avec un(e) ami(e)) et un mode «battle» (dans lequel 2 joueurs humains peuvent s’affronter en écran splitté).



Si Note
vous aimez la plate-forme en général, et les univers «rose bonbon» en particulier, Pop’n TwinBee Rainbow Bell Adventures est fait pour vous. Avec son ambiance unique et son système de jeu en fin de compte assez original, il devrait vous permettre de passer un très bon moment. Si on veut vraiment lui trouver des défauts, on peut argumenter sur son côté un peu brouillon (chaque niveau consistant à trouver le portique de sortie) ou les trop grandes capacités de vos persos (qui se débarrasseront sans trop de problèmes des Zakobee Troopers). Mais l’intérêt de ce Pop’n TwinBee est ailleurs : parcourir des niveaux bien souvent tortueux, à un rythme soutenu et en collectant un maximum de clochettes… Si vous gardez cela à l’esprit, vous saurez apprécier le jeu de Konami à sa juste valeur.



Test réalisé par Kenshiro

Lire l'article original sur La Mémoire du Pad
septembre 2012