Pocky & Rocky 2 (SNES)

 








Note générale


Sortie du jeu : juin 1994 (Japon) / avril 1995 (Europe)
Développeur : Natsume
Editeur : Natsume
Genre : shoot-them-up

Support : cartouche de 16Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Kiki Kaikai 3 / Kiki Kaikai - Tsukiyozoushi (JAP)
Prix au lancement : 450Frs






Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Pocky & Rocky 2








Vous avez
Cette fois, nous avons une histoire un peu plus recherchée... et surtout des scènes non amputées de son texte dans sa version Euro
aimé Pocky & Rocky premier du nom ? Ça tombe bien, Natsume aussi ! :) A tel point qu’en voyant les chiffres de vente de son jeu, l’éditeur japonais s’est rapidement remis au travail pour nous pondre un deuxième épisode Super Nintendo avec, au menu des réjouissances : plus de persos, quelques nouveautés dans le gameplay et une réalisation technique nettement revue à la hausse. A peine ont-ils eu le temps de débarrasser la région des méchants démons qui leur pourrissaient la vie, que Pocky et Rocky doivent à nouveau partir à l’aventure. Cette fois, c’est la bien-aimée princesse Luna qui a été enlevée par une bande de démons, à la tête desquels on retrouve une certaine Impy. Voilà donc pour le scénario, ou plutôt devrais-je dire pour le point de départ du scénario, puisqu’une fois Impy vaincue, nos amis découvriront qu’elle agissait en fait pour le compte d’autres démons encore plus coriaces. Heureusement pour Pocky et Rocky, deux nouveaux compagnons disponibles dès le début du jeu, viendront leur prêter main forte. Tout comme le feront aussi d’autres personnages très originaux, rencontrés pendant les stages. Après un premier stage sous forme de petit tutorial (idéal pour présenter le gameplay au joueur novice… et pour rafraîchir la mémoire des vétérans du premier volet), Pocky et ses amis entameront leur aventure. Et pour ce second opus, Natsume a décidé de bousculer un peu nos habitudes, même si, comme nous le verrons ci-dessous, les fondamentaux de la série restent les mêmes. En mode 1 joueur, contrairement au premier épisode où vous pouviez choisir de jouer avec Pocky ou Rocky, vous ne pourrez jouer qu’avec Pocky. Par contre, première grosse nouveauté, vous serez tout le temps accompagné par un second personnage dirigé par la console. Vous aurez le choix entre Rocky le tanuki/raton-laveur (qui rempile donc pour cette seconde aventure), Little Ninja (une fillette ninja qui n’a pas froid aux yeux et qui lance des shurikens), et enfin Bomber Bob (le gros bras du jeu, un grand bonze qui balance des poids à travers l’écran).


Je ne
On retrouve bien sûr le mode 2 joueurs, à la différence que même en solo, on sera toujours accompagné
connais pas les intentions premières des développeurs, mais apparemment, ils ont constaté que le mode 2 joueurs du premier Pocky & Rocky était très fun à jouer, d’où l’idée de proposer ici une expérience similaire, même en mode 1 joueur. Et on ne pourra pas leur donner tort, tant cette formule est vraiment efficace. Ces considérations mises à part, vous devez aussi certainement vous demander quel est le co-équipier le plus efficace. Et bien, je vous répondrais… que ça dépend des situations et notamment de la structure des niveaux. Bomber Bob a des attaques puissantes mais il est relativement lent dans ses déplacements. Rocky est le plus docile à vous suivre, alors que Little Ninja en fait un peu à sa tête. Personnellement, ma préférence va à Rocky, et dans une moindre mesure, à Little Ninja, vu qu’ils lancent tous les deux leurs projectiles de manière un peu plus précise que Bomber Bob. Cependant, tout est relatif, puisque choisir un perso plutôt qu’un autre n’est pas non plus handicapant en soi, et vous pourrez avancer malgré tout dans le stage. En outre, ce sera quand même à vous de faire le gros du travail, donc… Le choix du co-équipier en début de partie n’est pas non plus définitif puisque ous pourrez en changer grâce à un item spécifique sur lequel défilent les têtes des persos disponibles. Il faudra alors le ramasser quand il affiche la tête du perso que vous voulez obtenir. Notez qu’au cours du jeu, vous rencontrerez aussi d’autres personnages secondaires qui se joindront à vous, tels que Scarecrow, Digger, Tengy ou Ottobot. Vous pourrez donc aussi les choisir comme co-équipier, mais dans les stages uniquement, via l’item cité ci-dessus. Outre le fait de se faire «assister» par ces persos secondaires, la petite Pocky pourra aussi les projeter en direction des ennemis, un peu à la manière de ce qui se faisait dans le mode 2 joueurs du premier épisode, avec les glissades, mais de manière plus contrôlée. C’est efficace et amusant, même si ça demande un peu d’entraînement. Enfin petite cerise sur le gâteau, dans ce nouvel opus, vous pourrez utiliser la magie pour faire fusionner Pocky avec le second perso, dans le plus pur style DBZ. L’intérêt ? Pouvoir utiliser des caractéristiques propres à chacun des persos secondaires.


Ainsi,
Le gameplay apporte plusieurs nouveautés bien sympathiques
en fusionnant avec Bomber Bob, vous pourrez soulever de gros blocs de pierre afin d’y dénicher le plus souvent des items, avec Rocky vous pourrez trouver des trésors cachés et avec Little Ninja, vous pourrez ouvrir les coffres scellés sans utiliser la moindre clé. Ce système fonctionne aussi avec les autres persos déblocables en cours de jeu, mais je vous laisse le soin de découvrir par vous-même leurs capacités cachées. Notez aussi que cette transformation/fusion ne dure pas très longtemps, et qu’une fois que votre sprite commence à clignoter, vous devrez séparer vos deux persos, sous peine de subir des dommages. Les autres nouveautés de Pocky & Rocky 2 sont à chercher essentiellement du côté des items que vous pourrez ramasser pour améliorer l’équipement de Pocky. Notre petite prêtresse lance toujours ses cartes Hanafuda, et elle pourra en améliorer progressivement l’efficacité et la taille en ramassant des orbes de couleur présents dans les niveaux ou les boutiques, l’étape ultime consistant à pouvoir lancer des cartes énormes à une cadence effrénée. Pour se protéger des tirs ennemis, elle utilisera son bâton de prêtresse, qui a toujours la particularité de pouvoir arrêter les projectiles ennemis et d’envoyer valdinguer les ennemis eux-mêmes quand ceux-ci s’approchent de trop près. Par contre, elle ne pourra pas se déplacer et utiliser son bâton en même temps. Sur ce point, rien ne change par rapport au premier épisode. Les coeurs qui matérialisaient la vie de Pocky dans le premier opus sont ici remplacés par un système de protections que notre héroïne peut revêtir. On a tout d’abord sa tenue principale, qui peut cumuler jusqu’à trois niveaux de protection. Ensuite on trouve une petite nouveauté, à savoir les «rabbit ears» (oreilles de lapin, en forme de diadème), qui augmentent sa protection d’un niveau supplémentaire, mais qui ne proposent pas d’évolution. Enfin, en ce qui concerne les ennemis, la règle qui prévaut est toujours la même : à chaque fois que Pocky est touchée, elle va perdre un niveau de protection et/ou un niveau d’efficacité pour ses cartes. Si elle n’a plus aucune protection, elle perdra une vie. Notez aussi que vos co-équipiers, même s’ils sont dirigés par la console, ne sont pas invincibles. Si ils sont touchés trop fréquemment, ils disparaîtront pendant un court moment… pour ensuite réapparaître à vos côtés. La plupart du temps, tous les items d’upgrade présents dans le jeu se ramasseront au cours des stages.


Ils pourront
L'aventure pose quelques originalités ainsi qu'une difficulté plus équilibrée
se trouver dans de simples malles, ou dans des coffres… que vous ne pourrez ouvrir que si vous êtes en possession d’une clé. Les clés en question se dénichent dans des malles simples ou s’achètent dans les boutiques. Toute proportion gardée (on est quand même dans un shoot’em-up… pas un RPG), ce dernier point rajoute un petit aspect stratégique qui est loin d’être déplaisant. Par contre, et c’est une nouveauté de plus, vous pourrez aussi acheter vos items dans des boutiques prévues à cet effet (il y en a une par stage). Vous paierez avec de l’argent trouvé dans les malles ou laissé par les ennemis derrière eux. Il arrivera parfois, que certains personnages non joueurs vous donnent des sommes rondelettes pour faire vos achats. Ces boutiques viennent donc à point nommé pour améliorer votre équipement en cours de stage, acheter des clés, acheter des vies supplémentaires (très cher), apprendre des astuces pour vaincre les boss… Sur le plan technique, l’évolution entre le premier volet et le second est évidente. Difficile de vous dire si les développeurs de Natsume ont eu un budget plus conséquent, ou s’ils connaissaient mieux les routines de la console (je pencherais plutôt pour cette seconde hypothèse) mais les graphismes de ce Pocky & Rocky 2 sont nettement plus travaillés. Les détails à l’écran sont plus nombreux, avec des décors fouillés et assez fins présentant de jolis dégradés de couleurs. Les différents endroits à traverser ont aussi des thèmes originaux et variés, dans le style «Japon médiéval». Certains se déroulent de jour, d’autres de nuit, ce qui donne lieu à une utilisation des couleurs complètement différente pour les décors. En un mot : superbe ! On retrouve aussi, tout comme dans le premier épisode, un level design qui ne vous fera pas toujours avancer de gauche à droite ou du bas vers le haut de l’écran. Les niveaux sont construits d'une manière telle que le sens de votre progression variera souvent, certains stages présentant même différents chemins praticables. Les animations se sont aussi bonifiées, aussi bien pour nos héros que pour les ennemis rencontrés. Pocky bouge toujours de manière aussi fluide. Je dirais même qu’elle bénéficie de quelques étapes d’animation supplémentaires par rapport au premier épisode.


Ses co-équipiers
La réalisation a fait un sensible bond en avant... tant mieux !
bougent également de manière irréprochable. Leur «intelligence artificielle» (si tant est qu’on puissel’appeler comme ça) leur permet de vous suivre à la trace tout en étant d’une grande aide. Ils seront la plupart du temps efficaces, notamment lorsque vous vous contenterez d’utiliser le bâton de Pocky : le perso secondaire se chargera alors de supprimer les ennemis avec ses projectiles assez rapidement, tout seul comme un grand. Concernant la maniabilité, votre perso répond à chaque fois de manière immédiate. Le jeu ne comporte que quatre actions principales (tir, bâton de Pocky, fusion avec le second perso, et lancement du second perso à travers l’écran), ce qui permet aussi de se sentir très vite à l’aise avec les commandes du jeu. La musique est peut-être le seul domaine où l’on ne constate pas d’évolution aussi marquée (il faut dire que le premier volet plaçait déjà la barre assez haut). Toujours dominées par des sonorités typiquement asiatiques et un rythme soutenu, les différentes compositions sont très agréables à écouter, mais manquent parfois de personnalité. On remarquera aussi qu’avec ce nouveau Pocky & Rocky, la difficulté a été légèrement revue à la baisse, ce qui, en soi, n’est pas forcément un point négatif. Cette impression provient sans doute du fait que l’on est accompagné en permanence par un second perso. Vous pourrez de toute façon régler la difficulté dans le menu des options. Des mots de passe sont également prévus (histoire de ne pas reprendre à chaque fois depuis le début), tout comme l’incontournable mode 2 joueurs (dans lequel un des joueurs joue d’office avec Pocky, et l’autre doit choisir entre Little Ninja, Rocky ou Bomber Bob).



En sortant Note
Pocky & Rocky 2, Natsume a caressé les fans dans le sens du poil, avec une jouabilité toujours aussi bonne, un gameplay subissant quelques aménagements bienvenus et une multiplication des persos secondaires. Mais on peut difficilement reprocher cette attitude à l’éditeur, tant le résultat final est convaincant. Les fans de la première heure seront donc ravis de retrouver un univers qu’ils adorent, et il y a de fortes chances que les autres joueurs leur emboîtent le pas, vu que cet épisode possède de nombreuses qualités qui lui permettent clairement d’élargir son audience.




L'avis d'iiYama & Aquel : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par Kenshiro

Lire l'article original sur La Mémoire du Pad
mars 2014