Joe & Mac (SNES)

 







Note générale


Sortie du jeu : aout 1992
Développeur : Data East
Adaptation : Data East
Editeur : Data East
Genre : action / plate-formes

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Tatakae Genshijin : Joe & Mac (JAP)
Prix au lancement : 450Frs


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Joe & Mac

Caveman Ninja


Chez Data East,
Joe et Mac vont devoir partir sauver leurs femmes. Et puis dis donc, les tirer par les cheveux c'est pas très sympa :(
on n’aime pas faire traîner les choses ! A peine le jeu Joe & Mac était-il sorti en arcade qu’une version toute fraîche (et un peu remaniée) était annoncée pour la toute jeune Super Famicom. Fans de dinosaures et autres bêbêtes fossilisées, à vos pads ! Joe & Mac : Caveman Ninja conte les aventures de… Joe et Mac, deux hommes préhistoriques courageux qui ont pour mission de retrouver les femmes de leur tribu. Celles-ci ont été enlevées par une tribu rivale, qui s’est ensuite empressée de les mettre sous la garde de grands dinosaures peu commodes. Nos deux héros devront donc, massue à la main, braver mille et un dangers au péril de leur vie, affronter de grosses bestioles belliqueuses à la fin de chaque niveau, pour enfin être récompensés par un doux baiser (sur la joue… on reste correct) de la belle tout juste délivrée. Eh oui, dans la Préhistoire, on savait apprécier les plaisirs simples. :) En passant sur la console de Nintendo, le jeu original a subi quelques aménagements, pas vraiment essentiels ou indispensables, mais suffisamment importants pour influencer le gameplay. Ainsi, on remarquera tout d’abord la présence d’une carte pour illustrer la progression de notre personnage. La version arcade (qui avait comme particularité de laisser au joueur le choix du niveau suivant après un boss) en était dépourvue. Sur Super NES, cette fameuse carte reprend, sous forme de cercles colorés, les différents niveaux principaux, les points de sauvegarde temporaires (c’est-à-dire un point à partir duquel vous repartirez si vous utilisez un « continue ») et les niveaux bonus (propres, eux aussi, à cette version console). Il faut aussi savoir que les niveaux bonus de la carte ne seront accessibles que si vous avez au préalable récupéré une clef dans un niveau. Il existe aussi d’autres niveaux bonus (souvent plus petits) qui sont inclus dans les niveaux même. Le boss de fin du jeu a aussi été changé. Sur Super NES, on affrontera une sorte de diablotin facétieux, alors qu’en arcade, le dernier boss était le résultat improbable du croisement entre un humain et un dinosaure (difficilement descriptible…). Une fois celui-ci vaincu, et en fonction de la sortie empruntée, le joueur tombe sur une des trois fins désopilantes que propose cette version. Enfin, dernier changement et non des moindres, alors qu’en arcade et en marge de la massue (votre arme de base), on trouvait pas mal d’items et d’attaques différentes pour chacun des deux héros, sur la 16bits de Nintendo, il faudra se contenter de quatre armes de lancer : le boomerang, l’os, la flamme et la roue en pierre. Elles seront plus qu’utiles pour avancer dans le jeu et elles forment d’ailleurs l’essentiel des items sur lesquels vous tomberez. Vous les trouverez le plus souvent dans de gros oeufs que vous devrez briser au préalable pour en récupérer le contenu.


Si la version
C'est un peu dommage que le jeu pose quelques problèmes de maniabilité, d'autant plus que cette versions SNES a été remaniée depuis l'Arcade
originale arcade faisait la part belle à l’action/baston par massue interposée, sur Super Nintendo le challenge de Joe & Mac est un peu différent, avec un titre qui penche un peu plus du côté de la plate-formes (toute proportion gardée hein, le jeu de Data East n'étant qu'un léger dérivé du jeu d'origine). On est cependant, vous vous en doutez, très loin de la richesse d’un Super Mario World, avec ici une action peu diversifiée qui fleure bon la routine. On avance avec son perso, on frappe très souvent et on saute de plate-forme en plate-forme en essayant de rester en vie. On n’a pas non plus le temps de dire « ouf » et d’apprécier le gameplay un peu plus en profondeur, puisque la plupart du temps les niveaux sont très courts. A un tel point qu’en y réfléchissant deux secondes, on se dit que jouer à Joe & Mac, ça revient à faire de petits niveaux vite expédiés et surtout à affronter des dinos énormes qui font office de boss. Voilà ce qui vous attend pour l’aventure en solo. Si celle-ci vous paraît un peu fade, vous pourrez heureusement vous rabattre sur les modes 2 joueurs (oui, "les" parce qu’il y en a deux). Le premier est un mode 2 joueurs tout ce qu’il y a de plus normal. Vos persos évolueront ensemble à l’écran, mais ne pourront pas se toucher l’un l’autre avec leurs armes. Le second, calqué sur celui que l’on trouvait en arcade, vous permettra d’avoir un Joe et un Mac qui peuvent se taper dessus, mais avec la massue seulement (pas avec les projectiles cités plus haut) et monter sur les épaules l’un de l’autre. Ceci a permis aux programmeurs de jouer sur deux tableaux, à savoir intégrer une petite dimension de coopération durant les niveaux, mais aussi préserver l’aspect « compétition » grâce à de petites trouvailles sympas, comme lors des combats contre les boss, où les coups assénés seront comptabilisés pour chacun des deux persos : celui qui aura frappé le plus souvent recevra un gros bisou de la fille libérée. Vous l’aurez certainement compris, c’est sur ce mode-là qu’on s’éclate le plus. Enfin, dernier point important à souligner : que vous jouiez en solo ou à deux, le jeu de Data East fait malheureusement preuve d’une maniabilité un peu approximative, principalement lors des sauts (qui ne sont pas toujours évidents à calculer) ou encore lors des déplacements de votre perso dans des endroits qui nécessitent la plus grande précaution (notamment quand il y a des précipices ou des piques à éviter). La sanction est alors immédiate : on perd de l’énergie, voire même une vie, en raison de ce léger défaut de conception. Dommage. Joe & Mac a beau être sorti très tôt sur la Super Nintendo (4 mois après sa sortie française), il peut encore se vanter, même à l’heure actuelle, d’être un des beaux jeux de la console. Ses graphismes, très colorés et fournis, lui donnent une ambiance particulière, avec des décors fins, joliment dessinés, qui ont comme point fort de varier du tout au tout quand on passe d’un niveau à l’autre.


Ici, point d’effets
Sorti peu après la console, il est difficile de le nier : Joe & Mac est beau !
spéciaux toutes les deux minutes (à part une petite mosaïque de temps en temps, pour souligner une transition par exemple) mais un travail soigné qui a bien vieilli dans le temps. L’autre gros point fort du titre, comme je l’ai déjà laissé sous-entendre, ce sont les affrontements face aux boss, pour une simple et unique raison : ces dinos sont énormes et menaçants, tout en conservant une représentation très « cartoon » qui fait plaisir à voir (il suffit de regarder leurs yeux éclatés avec une petite larme en coin une fois qu’ils sont vaincus). Ils jouent un grand rôle dans le côté décontracté et bon enfant du titre. On pourrait même dire qu’ils volent un peu la vedette aux persos Joe et Mac qui eux, hormis quelques changements mineurs de couleurs, sont pour ainsi dire représentés par le même sprite. Les ennemis génériques, quant à eux, peuvent être classés en deux catégories : d’un côté la faune et la flore préhistorique comme on peut se l’imaginer dans un jeu vidéo (petits dinos bien fourbes, ptérodactyles, poissons électriques, plantes carnivores et j’en passe) et de l’autre des hommes des cavernes que l’on devine appartenir au fameux clan rival qui a kidnappé les femmes de la tribu. Très présents un peu partout dans le jeu, on les retrouve dans différentes situations pour le moins cocasses et inattendues, voire même surprenantes : certains vous attaqueront avec une massue ou avec des rochers, d’autres se rouleront en boule ou feront de la « moto pierre » (si si, je vous jure!). Mais ils auront à chaque fois un seul et même objectif : vous harceler pour vous faire perdre de l’énergie et, s’ils n’ont pas le dessus, prendre leurs jambes à leur cou. On termine ce petit panorama technique par les musiques qui, même si elles sont loin d’être inoubliables, sont dans l’ensemble bien réalisées. Il en va de même pour les bruitages : les différents cris et autres sons font preuve d’originalité et sont bien restitués par la Super NES. Ce duo efficace musiques/bruitages est même surprenant de la part d’un jeu sorti sur une console encore toute jeune. Comme quoi, la 16bits de Nintendo était une petite surdouée dans ce domaine bien précis.



Pour Note
un jeu sorti relativement tôt (1991 au Japon), Joe & Mac étonne par la qualité de sa réalisation. L’univers préhistorique de nos deux héros foisonne de couleurs et les boss qu’ils devront terrasser sont impressionnants, tout en n’écartant pas, à chaque fois, un soupçon d’humour. Seule la maniabilité est un peu en retrait : elle obligera le joueur à bien calculer ses sauts, voire même ses déplacements dans certains endroits un peu chauds du jeu. En fin de compte, le soft de Data East n’est certainement pas parfait, mais il constitue, quoi qu’on en dise, un bon divertissement. Et c’est bien là l’essentiel.



Test réalisé par Kenshiro

Lire l'article original sur La Mémoire du Pad
juin 2012