Ganbare Goemon : Legend of the Mystical Ninja (SNES)

 







Note générale


Sortie du jeu : janvier 1991 au Japon - juin 1992 aux USA - février 1994 en Europe
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : action / aventure

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : japonaise
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : JAP

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titres alternatifs/abréviations : Goemon (US) - Legend of the Mystical Ninja (Euro) - Ganbare Goemon : Yuki Hime Kyuushutsu Emaki (JAP)
Prix au lancement : 450Frs


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Ganbare Goemon

The Legend of the Mystical Ninja


La série
Nos 2 compagnons, Goemon et Ebisumaru, portent des drôles de noms en occident, et le jeu aura mis 3 ans pour arriver chez nous. C'est une honte...
des Goemon constitue depuis longtemps une des valeurs sûres du catalogue de Konami. Les aventures du petit héros ont été déclinées sur plusieurs supports, tels que la Famicom (quatre épisodes), le micro-ordinateur MSX2 ou encore en arcade (Mr Goemon). Il faut dire que Konami a trouvé là une formule gagnante : un héros reconnaissable entre mille, beaucoup d’action et d’humour, le tout dans des décors typiquement nippons. Cependant, malgré les qualités indéniables de la série, ces épisodes n’ont que -trop- rarement trouvé le chemin de l’Occident. Heureusement pour nous, ce premier volet 16bits, apparu en 1991 au Japon, a ensuite été distribué sous le titre Legend of the Mystical Ninja chez nous… 3 ans plus tard ! Le scénario de ce premier épisode n’est pas des plus recherchés, puisque Goemon, accompagné d’Ebisumaru, part à la recherche d’une énième princesse kidnappée… Mais là n’est pas l’essentiel. C’est surtout dans la manière d’aborder la narration et de présenter les rebondissements que le jeu de Konami surprend. Chaque évolution dans l’aventure ou chaque passage d’une région à l’autre est prétexte à de petites scènes amusantes, dans le plus pur style anime. Le soft dégage dès lors un énorme capital sympathie et on prend un réel plaisir à évoluer dans le petit monde de Goemon. Pour occidentaliser le titre, Konami a cru bon de renommer nos héros en leur trouvant des noms pour le moins étranges. Jugez plutôt : Goemon devient Kid Ying et Ebisumaru s’appelle désormais Dr. Yang (!). Il y avait peut-être moyen de trouver mieux. Dans le même ordre d’idées, et vraisemblablement pour ne pas trop choquer le public occidental (!?), certains passages ont été modifiés dans le jeu. A titre d’exemple, dans la version Super Famicom, nos héros pouvaient assister au strip-tease d’une demoiselle. Heureusement, mis à part ces "quelques coupes", le reste du jeu demeure intact. Vous prendrez donc les commandes de Goemon, tandis qu’un second joueur pourra vous accompagner avec Ebisumaru. Au cours de votre aventure, vous traverserez de nombreux villages, qui sont bien entendu les endroits tout désignés pour récupérer de la vie (dans les restos vendant de bons petits plats traditionnels!) ou améliorer votre équipement.


En dehors
Les bonus sous forme de mini-jeux (ici Gradius) sont excellents
de ceux-ci, le gros du jeu se déroulera dans des stages plus conventionnels, en 2D. Comme souvent dans les jeux teintés d’aventure, l’argent est le nerf de la guerre : vous en gagnerez tout au long des stages, mais aussi dans les villages (en frappant les villageois, ou en croisant les geishas… tout un programme). Autre moyen pour amasser rapidement un joli pactole : les nombreux mini-jeux que les développeurs ont inclus dans le soft et qui sont accessibles dans certaines boutiques. Après avoir payé une petite participation, vous pourrez vous essayer à une loterie, un tiercé, au Mole Patrol (frapper sur des taupes avec un marteau), au premier niveau du shoot-’em-up Gradius en j'en passe. Pour évoluer dans les stages, Goemon dispose d’une arme redoutable, prenant la forme d’un bâton/pipe (désolé, mais je n’ai pas trouvé mieux comme description). Elle est capable d’évoluer grâce à des «power up» laissés par les ennemis. Elle peut ainsi gagner en allonge, voire même, se transformer en yoyo, ce qui permet de supprimer plusieurs ennemis à la fois. Ebisumaru, son compagnon de voyage, se défend quant à lui grâce à une flûte, également évolutive. A côté de ces armes de base, chaque perso peut envoyer des projectiles, qui ne sont autres que les quelques sous durement gagnés pendant les stages ou dans les villages. Cette particularité du soft, sans être révolutionnaire, permet d’introduire un petit côté tactique, puisqu’il faudra parfois veiller à ne pas tout dilapider sur la tête des ennemis, histoire de garder un peu d’argent pour récupérer de la vie et upgrader son équipement. A ce sujet, sachez que des protections (pour la tête, le haut du corps…) sont en vente dans certaines boutiques. Elles permettront d’augmenter un peu la résistance de votre perso, sans toutefois le rendre invulnérable. En se faisant toucher, Goemon (ou Ebisumaru) les perdra progressivement et ensuite c’est sa barre de vie qui diminuera. Même topo d’ailleurs pour les armes : à chaque ennemi qui le touche, votre perso verra son arme diminuer d’un niveau. Pour vous décrire l’aspect technique, je suis dans une position un peu délicate, vu que j’ai fait la connaissance de la série avec le second épisode (qui constitue selon moi un des meilleurs, si ce n'est le meilleur volet des Goemon).


Par conséquent,
La réalisation est de bonne facture et l'humour est l'un des points forts du jeu
en jouant au jeu qui nous intéresse ici, j’ai eu inévitablement le réflexe de comparer les deux softs. Mais je vais quand même essayer de rester objectif. Côté graphismes et level design, ce premier épisode 16bits est réussi, même si le second montrera que la console était capable de bien mieux. Cependant, compte tenu de son année de sortie initiale (1991 au Japon, soit les débuts de la console), Ganbare Goemon est un beau jeu capable de capter l’attention des joueurs. Les ennemis rencontrés sont également très variés, sans parler des boss à chaque fois très originaux. En terme de maniabilité, le constat est plus mitigé. Les stages en 2D classique ne soulèvent aucune critique à ce niveau. Par contre, se balader dans les villages demandera un peu plus d’attention du fait que votre perso peut également se déplacer en profondeur (du fond vers l’avant, et inversement). Il faudra donc redoubler d’attention afin d’éviter les villageois et autres samouraïs… au risque de perdre bêtement de la barre de vie. Un petit conseil à ce sujet : utilisez plutôt les projectiles lors de vos ballades dans les villages. Même si cette méthode consomme de l’argent, elle vous permettra d’évoluer plus facilement qu’avec les armes classiques (qui impliquent une plus grande prise de risque, puisque vous devrez vous rapprocher des ennemis). La difficulté générale est bien dosée (progressive juste comme il faut) et les stages sont suffisamment nombreux pour que vous passiez de longues heures en compagnie de Goemon et Ebisumaru. Notez aussi que le mode 2 joueurs, particulièrement bien pensé, constitue l'un des points forts du jeu, tout bénéfice pour la durée de vie. La musique est typiquement nippone. On imagine d’ailleurs assez mal qu’il en ait été autrement, vu le background du titre. Les mélodies sont en tout cas recherchées et entraînantes. C’est vraiment une réussite. Bruitages et autres explosions ne soulèvent aucune critique.



Cette Note
première aventure de Goemon dévoile déjà tout le potentiel de la série en version 16bits, potentiel qui s’exprimera pleinement dans le second volet. La réalisation est bien au-dessus de la moyenne des softs concurrents de l’époque et même si quelques petites erreurs de jeunesse sont présentes (maniabilité perfectible en premier lieu, les sauvegardes par mot de passe…), Ganbare Goemon vous fera passer un très bon moment, que ce soit en mode solo ou en mode 2 joueurs.



Test réalisé par Kenshiro

Lire l'article original sur La Mémoire du Pad
mai 2012