Donkey Kong Country 2 (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 1995
Développeur : Rare (Rareware)
Editeur : Nintendo
Genre : plate-formes / adresse

Support : cartouche de 32Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : FR
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément

Abréviations : DKC 2 - SDK 2
Titre alternatif : Super Donkey Kong 2 : Dixie & Diddy
Prix au lancement : 450 Frs
Score des ventes : 5.15 Millions


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Donkey Kong Country 2

Diddy's Kong Quest


Donkey Kong Country (DKC)
Plus difficile encore que Donkey Kong Country ? Fallait le faire... et c'est pas spécialement une bonne nouvelle
fut une révolution lors de sa sortie et c'est certainement le plus grand succès de Rareware sur 16bits. Il est donc tout naturel de voir sa suite débarquer, juste un an plus tard. Mais à l'instar des Mario qui savent attendre et se bonifier avec le temps, les Donkey Kong Country entament une lente chute qui part d'un titre culte vers un jeu de plates-formes moyen. Mais pas d'inquiétude (pas encore), notre DKC 2 reste un super jeu, bien dans l'esprit du premier. A la fin du premier Donkey Kong Country, Donkey a récupéré son trésor (un entassement de bananes... la banane est à Donkey, ce que les pièces d'or sont à Picsou). Mais notre gorille s'est fait enlevé par un sinistre inconnu, voilà pourquoi c'est au tour de Diddy et sa copine Dixie, de venir le venir le sauver. Les jeux de plate-formes et les scénarios fouillés, ça n'a jamais été une grande histoire amour. Et notre Diddy's Kong Quest n'échappe à cette règle avec une intro tristement absente et aucun développement scénaristique. Et si vous me rétorquez qu'après tout, on n'est pas dans un RPG, je vous répondrez : "c'est pas faux !". Côté prise en mains, je dois avouer que la perte de Donkey pèse sur le charisme du jeu. On se retrouve avec 2 enfants comme personnages ayant tout 2, peu de force. Donkey avait la possibilité de faire sortir des trucs du sol selon la hauteur de son saut, de tuer les ennemis les plus forts et imposait une certaine carrure, alors qu'avec le couple Diddy/Dixie, on aura que peu d'envergure. En lui-même le gameplay ne change pas une équipe qui gagne, la jouabilité restant excellente (calquée sur un Mario) et l'interaction, assez élevée. A vrai dire, il y a même plus de possibilités que dans le précédent épisode et le jeu est aussi plus long. Vous avez toujours les modes solo, Contest et Coop', mais en plus, Dixie propose de nouveaux mouvements.


Elle peut
Les nouveautés sont maigres, mais le plaisir et le fun sont toujours là
voler brièvement, lancer différents objets (tonneaux) ou encore, lorsqu'on appuie sur A, l'un monte sur les épaules de l'autre. Cette figure vous permettra de "lancer" votre partenaire pour qu'il (ou elle) puisse atteindre des plate-formes autrement inaccessibles, s'accroche ou attrape des lianes. On peut aussi tuer certains ennemis comme ça. Un regain de possibilité appréciable. De plus, tout le jeu s'enrichit. Vous pourrez prendre certains ennemis (comme on le fait avec les tonneaux), il y a plus d'interactions avec plus d'objets (comme le boulet qui active le canon) et de nouveaux animaux font leur apparition : le serpent géant (saute très haut), l'araignée (tisse des toiles) et le perroquet (vole). Pour être tout à fait franc, je préférais les anciens (le rhino est le seul à être toujours dispo). A la fois plus crédibles (un serpent, n'importe quoi !) et plus dans l'ambiance du jeu. Certes un peu de variété fait du bien, mais encore faudrait-il que ça ne devienne pas risible. En parlant d'animaux, il y a quelques rares levels où vous deviendrez vous-même, l'un des animaux décrits comme dans les levels bonus du premier DKC. Passages fort sympathiques s'il en est. Dernier point à aborder : l'argent. Dans tout le jeu, vous trouverez 2 types de pièces : les petites et les pièces DK. Les petites pièces sont en grand nombre car dans le jeu, tout se paye !! Elles vous permettront de jouer à des jeux de questions/réponses où les lots sont des vies supplémentaires, de pouvoir poser des questions à papy Cranky ou encore, à la maîtresse d'école (une des nombreuses nouveautés) qui vous donnera des tuyaux sur les niveaux ou les boss. D'ailleurs Wrinkly Kong, la mamy de l'école, remplace la petite amie de Donkey et vous permettra en plus, de sauvegarder gratuitement une fois par niveau (les suivantes étant payantes). Etrange manière de faire voir aux enfants que dans la vie, tout est géré par l'argent. C'est certes pédagogique mais ludiquement parlant, c'est pas très voué à l'évasion. Il existe toujours le moyen de se déplacer avec l'avion (pour refaire d'anciens levels) mais là aussi, c'est payant.


Ensuite, il
Encore une fois, les graphismes sont magnifiques mais la nouvelle bande-son est loin d'égaler celle du premier opus
y a les grosses pièces DK, plus rares. En nombre suffisantes, elles vous ouvriront certaines portes (j'en dis pas plus, je vous gâche pas le plaisir de la découverte). Mais dans tous ça, règne quand même des défauts, à commencer par la difficulté. Encore une fois très élevée, trop peut-être, certains passages sont à s'arracher les cheveux de la tête ! C'est à croire que Rare a oublié pour quel public il faisait le jeu : les enfants... du moins en théorie. Le système d'argent est certes original mais vraiment pénible et le système de sauvegarde est toujours aussi antique. Améliorations peut-être, mais pas toujours dans le sens du joueur... Graphiquement, on ne change pas non plus, une équipe qui gagne. Toujours en images de synthèses, le rendu graphique est époustouflant... oui mais. En fait, certains passages sont même plus beaux que dans le premier DKC et d'autres, sont complètement vides ! Un graphisme en "dents de scie" si je puis dire. Rien d'alarmant non plus, puisque dans sa globalité, le jeu reste bien plus beau que la plupart des titres Super Nintendo et cet aspect images de synthèses, a toujours un charme très particulier. Toujours aussi fluide, le moteur graphique est une perle. La décomposition des mouvements de chaque animal, personnage ou ennemi, est bluffante. En plus, le jeu use d'encore plus d'effets mode7, notamment de transparences pour le brouillard et de belles rotations, ce qui rend le tout vraiment impressionnant. A noter également que cette séquelle est bien plus variée que le premier opus, qui avait malheureusement tendance à recycler ses décors. Au niveau du son, on retrouve les mêmes bruitages, mais le style musical est radicalement différent. Certaines musiques sont superbes, mais globalement c'est assez rare car elles sont généralement banales. Adieu ce superbe air jazzy mixé de flûte de pan, bienvenue aux musiques d'aéroports. Reste des compositions de qualité, mais sans réel charme.



Donkey Note
Kong Country 2 reste un excellent jeu, quoique j'en dise. Extrêmement beau par moment (et si banal à d'autres...), superbement animé, plus long, plus varié et très fun, il n'y a que l'absence de Donkey (qui sévit entre temps sur Mario Kart) et un système d'argent trop contraignant, pour noircir le tableau. Bon il y a aussi un humour un peu surfait et une difficulté trop importante mais de façon générale, même si le premier Donkey Kong Country me semble meilleur (quoiqu'en dise la presse et les fans... de toute façon j'ai joué aux 2 jeux à la suite, je pense être plus à-même d'en juger), cette suite reste un très bon titre, techniquement bien au dessus de la plupart des productions de cette époque sur 16bits.



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Test réalisé par iiYama

septembre 2006 (mise à jour : novembre 2013)