Donkey Kong Country (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 1994
Développeur : Rare (Rareware)
Editeur : Nintendo
Genre : plate-formes / adresse

Support : cartouche de 32Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviations : DKC - SDK
Titre alternatif : Super Donkey Kong
Prix au lancement : 450 Frs
Score des ventes : 9.3 Millions


Aussi disponible sur :







Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Donkey Kong Country








Dans les années 80, Nintendo était un créateur de jeu d'Arcade culte comme Donkey Kong ou encore Mario Bros. Ils furent ensuite les maîtres du jeu électronique avec les Game & Watch, véritable succès planétaire et prémices au fabuleux Game Boy. Mais à la sortie de la NES, Nintendo a perdu de vue ses ambitions premières pour se consacrer au software de sa 8bits. Mettant très en avant le père Mario, Nintendo connu d'autres créations sympathiques comme Kirby (via le développeur HAL Laboratory). Quelques années plus tard, la Super Nintendo étant largement plus puissante que la NES, la société Nippone a décidée de ressortir du placard un vieil emblème de la marque : Donkey Kong. En fait, la licence fut donnée à Rareware, une boite de production jusque-là connue pour son original Killer Instinct sur Arcade ou la série des BattleToads. Mais c'est avec Donkey Kong Country que Rare prit une envolée fulgurante. Véritable ange béni pour Nintendo, Rare sera quelques années plus tard l'un des développeurs les plus actifs de la N64 avec des jeux comme Banjo Kazooie, GoldenEye ou encore Perfect Dark. Pour en revenir à notre Donkey Kong, il lui fallait un retour fracassant sur la scène ludique et Rare, déjà fort de son expérience avec Killer Instinct et la montée en puissance des images de synthèses créés sur stations Silicon Graphics, créa un nouvel univers et un rendu graphique encore jamais vu sur consoles, afin d'offrir à notre brave Donkey, le plus confortable des retours. Dernière chose à préciser, Donkey Kong (personnage créé par Miyamoto et inspiré de King Kong) était dans ses premiers jeux le "méchant" de l'histoire. A présent, il est le héros bienveillant d'un jeu de plate-formes très inspiré par Super Mario World.


Développement scénaristique

Donkey Kong est un
L'histoire est simple mais sympa
gorille paisible. Son truc à lui c'est d'écouter la musique à fond sur son poste, de taquiner son grand-père (Cranky Kong, le méchant du tout premier jeu !) et de se balader en amoureux avec sa fiancée. Mais un matin, alors que rien ne présageait du pire, sa réserve de banane est dilapidée !! La veille, la caverne était bondée, au petit matin, plus rien ! C'est l'œuvre des Kremlings, sorte de crocodiles humanoïdes sous les ordres de King K. Rool, leur roi. Le sang de Donkey ne fait qu'un tour et il part à la recherche de son trésor culinaire... Il est sûr que le scénario n'est pas très fouillé mais ça reste un jeu de plate-formes, sur 16bits qui plus est. Mais il y a des petites choses qui prêtent à sourire, des innovations assez sympathiques dans ce Donkey Kong Country. Tout d'abord vous évoluez sur une carte façon Super Mario World, puis certaines zones ne sont pas des niveaux. Il y a la petite-amie de Donkey qui vous proposera de sauvegarder, le pote de Donkey qui vous emmènera où bon vous semble (dans tous les niveaux déjà finis) et enfin, il y a Cranky, le papy. Véritable boute-en-train à l'humour un peu acide, papy Cranky vous prodiguera aussi de bons conseils, mais aussi vous vannera, en disant que pour lui, le jeu est trop facile (quel farceur !). Tout ceci donne un univers cohérent où la multitude des niveaux à franchir recèle de zones cachées. Serez-vous finir le jeu à 101% ?


Jouabilité & Gameplay

Novateur
Le seul point de ce merveilleux jeu qui vous lassera : une difficulté rebutante
et classique à la fois... Comment est-ce possible ? En fait, ce n'est pas bien compliqué. Le gameplay reste classique parce que vous jouez 2 personnages où le second suit le premier (comme Tails suit Sonic dans Sonic 2) et le contrôle est calqué sur Mario World. Vous avez accès à Donkey Kong ou à Diddy Kong (le petit frère de Donkey) et pouvez basculer de l'un à l'autre en pressant Select. Si vous vous faites toucher, celui qui est mit en arrière prendra la place du perdant et ledit perdant, ira s'enfermer dans un tonneau frappé d'un "DK". Si vous fracturez ce tonneau, votre coéquipier sera libéré. Si vous perdez vos 2 compères, vous perdez une vie (logique). En plus, les 2 gorilles sont très différents. Donkey, plus mature et imposant, frappe fort mais ne saute pas bien haut, ni loin, alors que Diddy, frêle adolescent, sautera loin mais aura du mal avec certains ennemis. En cours de niveau, vous trouverez donc des tonneaux DK mais aussi des tonneaux de "check point" ou plus simplement, des tonneaux pouvant servir de propulseur. Les bumpers sont remplacés par des pneus, vous tuez les ennemis en leurs sautant sur la tête (pas tous) et il y a aussi, des tonneaux type canon. Grosse nouveauté du jeu, ce type de passage demandent parfois beaucoup d'adresse et un brin de jugeote pour ne pas finir dans le trou. Il y a 3 modes de jeu : le solo et 2 modes à 2 joueurs (coop' et "contest"). Bon, le solo, y'a pas besoin d'expliquer je crois. Le mode coopération se joue à 2, le premier joueur contrôlant Donkey et le second, Diddy. Le but étant de s'entraider afin de finir le jeu plus facilement. Sympa. Par contre, le "Contest" vous met face à face. Vous jouez au tour par tour et devez faire mieux que votre adversaire. Moins intéressant... Le clou du spectacle reste les animaux. Rhinocéros, autruche, grenouille ou espadon, ils vous serviront de monture au cours de votre aventure. Le rhino défonce les ennemis et trouve les passages secrets, l'autruche saute très haut et court vite, la grenouille est la seule à pouvoir tuer les guêpes et enfin, l'espadon vous facilitera la vie lors des passages aquatiques. Un vrai bonheur même si on y retrouve un petit air de Yoshi. Dans le jeu vous trouverez aussi des icônes en or à l'effigie des 4 animaux décrits. Une fois que 3 sont en votre possession, vous accèderez à un niveau bonus où vous contrôlerez l'animal en question, le but étant de ramasser le plus d'items (souvent des bananes, bananes qui remplacent les pièces d'un Mario) possible afin d'obtenir des vies supplémentaires. Il y a encore beaucoup à dire sur le gameplay de ce jeu mais je ne veux pas tout dévoiler afin qu'il reste un minimum de surprise. Toujours est-il que la jouabilité est vraiment excellente. Et il fallait bien ça car des passages plus "adresse" que "plate-formes" vous donneront du fil à retordre. La difficulté est très élevée, notamment à cause d'un système de sauvegarde assez contraignant (vous ne pouvez pas sauvegarder à la fin de chaque level mais à des points précis du jeu).


L'image

Entièrement
Même si la SNES nous a habituée aux exploits, DKC surclasse tous les autres jeux !!
réalisés sur stations Silicon Graphics, tout le graphisme est en images de synthèses. Un rendu réellement novateur pour l'époque qui donne un aspect hi-tech au jeu et une atmosphère très plaisante. La résolution est fine, les détails sont à foison et les décors alternent passages magnifiques et zones graphiquement envoûtantes : caverne, jungle, mine, temple... y'en a pour tous les goûts. Le character-design est poussé et les ennemis sont à la fois originaux et "gentillets" comme dans les productions Nintendo. Les graphismes sont tels que pour une 16bits, c'est un exploit ! Parfaitement fluide, chaque mouvement est détaillé à son maximum, que se soit pour les ennemis, les personnages contrôlables ou les éléments du décor qui bougent. De plus, Rareware a usé de toutes les fonctions offertes par la console de Nintendo, jugez plutôt : discrètes rotations (cordes qui se balancent, tonneaux qui tournent), distorsions pour les levels marins, parallaxes sur plusieurs niveaux, gestion de lumière en temps réel et effet de fog (brouillard), tout y est. Entre les graphismes, le son et l'animation, croyez moi, les 32Mb de la cartouche sont bien remplies et le rendu est vraiment d'une grande qualité. C'est super beau et véritablement impressionnant !


Le son

Véritable enchantement
Des musiques magnifiques...
acoustique, les musiques de ce jeu sont des œuvres mélodiques. A base de Tam-tam, d'airs Jazzy et de flûte de pan, les compositions vous transportent dans un univers sonore encore jamais atteint. Composées par le trio David Wise / Eveline Fischer Novakovic / Robin Beanland, si la fille du groupe n'a participé qu'à ce jeu, monsieur Wise a composé des bande-sons pour des jeux Nintendo, quant à monsieur Beanland il est le compositeur officiel de Rare. Bref, tout ça pour dire que Donkey Kong Country ne serait pas le même sans ces musiques-là. Envoûtantes, mélodieuses et d'une grande qualité, elles contribuent largement à l'évasion que procure cette aventure. Il n'y a pas de voix digit (ce sont des gorilles !) mais les bruitages sont aussi d'excellente facture. Usant à la perfection du chip son de la console, lors des levels des cavernes, un magnifique effet de reverb vient accentuer cette impression de claustrophobie humide. Rarement dans un jeu, même sur une Super Nintendo qui nous a surpris plus d'une fois sur le sujet, on n'aura atteint une telle qualité !


Note générale

Et bien, que dire de plus ? La Super Nintendo au summum de sa forme nous offre des jeux en 2D splendides (Yoshi's Island, Mr Nutz), de la 3D (Starwing, DOOM) et à présent, de l'image de synthèse. Véritable prouesse technique tant sur les effets que les graphismes ou le son, Donkey Kong fait un retour triomphant. En plus de pousser la console à son maximum, l'aventure est d'une grande richesse. Pour seul regret on notera une difficulté un peu trop élevée, notamment à cause du système de sauvegarde et des passages d'adresse assez pénibles. Mais croyez-moi, le jeu en vaut la chandelle. Trouver tous les passages secrets vous demandera du temps et la réalisation est tellement exceptionnelle pour une console 16bits et l'aventure si riche, que finalement il n'en sort que du bonheur. Donkey Kong Country n'est pas un simple hit, c'est carrément un jeu mythique !


A savoir : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

septembre 2006