Cybernator (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1993
Développeur : NCS Masaya - Palcom
Editeur : Konami
Genre : action

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Valken
Titre alternatif : Assault Suits Valken (JAP)
Prix au lancement : 450Frs


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Cybernator








Nommé Assault
On nous propose un véritable scénario, ce qui était rare pour un jeu d'action
Suits Valken au Japon et Cybernator de part chez nous (un nom sans doute plus accrocheur, comme Probotector à la place de Contra), voilà un jeu qui a surpris son audience à sa sortie. Une sortie qui a eu dû mal à enfanter puisque plus d'un an sépare les versions Japonaise et Européenne. Tout ça pour perdre ses 10hz au passage ? Ca me parait bien long... Ceci dit, Cybernator est considéré comme un jeu culte pour certains (c'est sans doute pour ça qu'un remake PlayStation 2 existe) et si je n'irai pas à de telles extrémités, je considère quand même qu'il est une pièce majeure dans la grande ludothèque de la Super Nintendo. Place à présent au test d'un jeu qui, même 15 ans après, illumine encore mes yeux de gamer. L'histoire nous raconte qu'au moment où l'armada patrouillait dans l'espace proche, un énorme tir létal broya les croiseurs tout à côté du votre. Pas de temps à perdre, les Assault Suits sont lâchés pour contrer l'attaque, d'autant plus que les colonies subissent une invasion massive... Nous sommes sur une console 16bits, il est donc difficile de trop lui en demander. Ceci dit, le jeu se pare d'une véritable intro qui nous livre un texte explicatif, malheureusement qu'en anglais. Entre chaque niveau une petite scène de briefing vous met au courant sur les futurs dangers du level, les objectifs de missions et quelques dialogues interviennent durant le jeu, gelant l'action pendant ce temps. Seul petit regret : quand on a plié 20 fois l'aventure, les dialogues finissent par gonfler puisqu'ils stoppent l'action et qu'il n'y a aucun moyen de les zapper. Mais ce sera tout pour les critiques de ce chapitre puisque les développeurs nous ont assez gâtés avec un jeu finalement très bien construit, illustré de quelques pièces de manga plutôt bien dessinées ainsi que 2 fins possibles (toutes les 2 sont très courtes mais jolies) selon qu'on réussisse à battre tous les boss... ou pas. La durée de vie moyenne du jeu est d'environ 2 heures, ce qui est honorable pour un titre de cet acabit. Et vu la longueur de l'aventure, il n'y a bien sûr pas ni sauvegarde, ni passwords.


Valken est un jeu
Notre robot est volontairement lourd à déplacer. Mais la puissance est au rendez-vous et le gameplay se veut plus subtil que d'accoutumé
d'action mais qui revendique un certain côté subtil car si on joue les bourrins, on ne passera pas le 2e niveau. Ici il faut de la finesse, comme se mettre à couvert lorsque l'action s'échauffe. En pressant R, notre Mecha se cache derrière un bouclier qui dans 9 cas sur 10, vous protégera (heureusement, il vous protége aussi de dos, pas besoin de se tourner). Ca permet d'alterner avec tous ces jeux où il suffit de "rentrer dans le tas" pour que ça marche. Pour nous aider, on obtient un panel d'armes assez sympa, qui peut être upgradé sur 3 niveaux au fil des levels, grâce à des power-up : le vulcan est l'arme du début (sympa mais peu puissante), le coup de poing est indissociable du robot et peu fiable, le laser qui à puissance max est une arme redoutable et les missiles, moyennement efficaces et en nombre limité à chaque niveau. Il y a aussi le napalm, l'arme la plus puissante du jeu, qu'on obtient en "récompense" pour n'avoir tuer personne au premier niveau, sauf le boss ça va de soi. Petite subtilité, le napalm doit se recharger pour être le plus efficace possible, tout comme le laser qui ne pourra se recharger que lorsqu'il y a de la lumière. La maniabilité est un peu lourde mais c'est afin de mieux retranscrire les quelques tonnes d'acier de notre Mecha. Lourde mais tout aussi subtile, il n'empêche en rien que notre robot se manie aisément, une fois les phénomènes gravitationnel et de tonnage acquit. Plutôt difficile dés le premier niveau (je vous conseille de faire l'astuce du napalm pour avoir une chance de vous en sortir), si on joue avec tact, en prenant son temps, on peut arriver à la fin sans tricher. Il y a en plus quelques items de santé (qui ont la fâcheuse tendance à s'effacer trop vite) pour vous remonter l'énergie, des items que parfois les ennemis vous donneront. Comme je le disais, il y a 2 fins possibles. En fait, les boss ne sont pas obligatoirement destructibles. Sur on survit à un boss et qu'il arrive à s'échapper par exemple, la mission sera un échec mais le jeu continuera. Ainsi vous n'accéderez pas à la "vraie fin", même si vous remplissez toutes vos autres missions. Seul réel défaut du jeu : lorsqu'on est pas soumis à l'apesanteur, le contrôle devient imprécis, le canon suivant la direction du robot. C'est peu pratique mais il y a une parade : le lock.


En pressant la touche L,
La réalisation est d'un très bon niveau. Idem pour la bande-son
notre Valken se fige dans sa position de tir, ce qui permet d'appréhender plus sereinement ces difficiles passages où il est impossible de se protéger avec le bouclier. On dispose de 3 continues qui ont généralement le bon goût de nous remettre au dernier checkpoint et pas forcément au début du level. Enfin, notre Valken possède une rétro-fusée qui lui permet d'accéder à certaines zones que le saut n'atteint pas (la durée est évidemment limitée) ainsi qu'un dash, soit une fonction qui lui permet de se déplacer plus vite lorsqu'il est au sol. Avec ses petites images type Manga en guise d'ouverture et d'épilogue, Cybernator confère une certaine ambiance plutôt agréable. Il n'est pourtant pas le plus beau jeu de la console mais figure quand même parmis les mieux réalisés. La plupart des niveaux sont bien construits, c'est graphiquement coloré et pas mal détaillé. Mais la grande force du jeu vient du fait qu'il y a parfois plusieurs chemins possibles pour une même destination et que plusieurs éléments sont destructibles. De même, la surface du décor est entièrement abîmée sous notre feu nourri. Un regain de réalisme vraiment agréable. Et dans cette lignée, la plupart des boss subissent une forte dégradation visuelle. 2 fins possibles c'est aussi 2 musiques pour clôturer le jeu et je dois dire que si celle de la "vraie fin" est sympa, c'est celle de la "fausse fin" qui est la plus jolie de tout le jeu. Mélancolique, triste, la Super Nintendo nous dévoile une mélopée d'une émotion sans équivoque qui m'a presque arraché un sanglot lorsque j'ai joué pour la première à ce jeu (j'étais adolescent, qu'on s'entende bien sur le sujet). Pour ce qui est du reste des musiques, on retrouve comme d'habitude ses sonorités si particulière à la 16bits de Nintendo, dans des pistes rythmées et mélodieuses. Du bon travail en somme. Enfin, il n'y a aucune voix digitale et les bruitages sont très Arcade. On aurait aimé quelques explosions plus puissantes, plus dévastatrices, mais en l'état, ils font parfaitement l'affaire.



C'est suite Note
au test du mauvais remake PlayStation 2 parut en 2005, que j'ai voulu me replonger dans l'univers de Valken. A la façon d'un jeu d'Arcade, Cybernator ne dure que 2 heures, mais que d'intensité ! Et puis un Super Probotector ne fait guère mieux en la matière. Cybernator est un jeu d'action comme on en a vu que trop peu, un jeu qui allie finesse de gameplay et action réfléchie, presque tactique. Malgré sa lourdeur, le jeu est parfaitement jouable, difficile sans excès, beau et rondement mené par une bande-son totalement dans l'ambiance de l'aventure proposée. Ainsi il est difficile de trouver de réelles critiques à ce titre (à mon sens) trop peu connu, car Cybernator est un très gros jeu d'action de la Super Nintendo, un nom mythique que les connaisseurs apprécient encore.



Les -

  • Le Valken est un peu lourd à déplacer
  • Quelques pics de difficulté
  • Les +

  • Un gameplay subtil, original et vraiment agréable
  • Excellente scénarisation
  • Superbe bande-son
  • De jolis graphismes


  • Test réalisé par iiYama

    juin 2005 (mise à jour : septembre 2013)