Castlevania Vampire's Kiss (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 1996
Développeur : Konami
Adaptation : Konami
Editeur : Konami
Genre : action / plate-formes

Support : cartouche de 16Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Castlevania Dracula X (US) - Akumajô Dracula XX (JAP) - Akumajô Dracula X Chi no Rondo (PCE JAP)
Prix au lancement : 450Frs


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Castlevania

Vampire's Kiss


Konami a toujours
Dans cet épisode on ne joue plus Simon Belmont, mais Richter
soutenu la Super NES tout au long de sa carrière commerciale… et la Super NES le lui a bien rendu ! Aussi, après un Super Castlevania IV propulsé au rang de mega-hit, les fans trépignaient d’impatience, pressés de pouvoir à nouveau aller trucider le comte Dracula au sein de son château. Leur attente pris fin en 1995, avec la sortie de Castlevania Vampire’s Kiss, un titre qui allait déchaîner les passions… et susciter la polémique parmi les fans. Tout d’abord, pour que les choses soient claires, sachez que ce nouvel opus Super NES a un lien de parenté évident avec Akumajo Dracula X -Chi no Rondo-, un titre sorti deux ans plus tôt au Japon, sur le lecteur de CD-Rom de la PC-Engine. Mais ce n’est pas à proprement parler un remake ou une transposition pure et simple de ce titre, tant les différences entre les deux sont quand même nombreuses. Je pense notamment à l’architecture des niveaux ou la réalisation technique. Sur la console de Nintendo, on est plutôt en présence d’une réinterprétation/évolution du jeu, pensée à 100% pour la Super NES, avec ce que cela implique comme ajouts et suppressions par rapport à son homologue sur PC-Engine. Par contre, niveau scénario, pas de changement : les 2 jeux se déroulent durant la même période. Nous sommes en Transylvanie, en l’an de grâce 1792. Pour vous situer un peu dans la chronologie de la série, le jeu se déroule tout juste 100 ans après les événements de Castlevania II, épisode sorti sur NES en 1987. Il y a donc un bon siècle que Simon Belmont a terrassé Dracula, et depuis lors, les villageois coulent des jours paisibles. Cependant, comme l’Histoire n’est qu’un éternel recommencement, certains individus faibles basculent du côté des ténèbres et ont la bonne idée de ressusciter le Comte. Avec comme obsession première de se venger de la famille Belmont, ce dernier met la région à feu et à sang. Finalement, ne parvenant pas à mettre la main sur Richter (héros du présent jeu et descendant actuel des Belmont), Dracula kidnappe Annet et Maria (respectivement, la fiancée et la soeur de Richter) et les enferment dans les entrailles de son château. La suite coule de source : pour sauver les 2 jeunes femmes, Richter empoigne le Vampire Killer, son fouet dégommeur de vampires, et se dirige vers le lugubre château.


Les fans ne
Quelques soucis de gameplay, moins riche que dans l'épisode IV
seront pas surpris, avec Castlevania Vampire’s Kiss, Konami va nous emmener dans des endroits aux thèmes connus, pour ne pas dire habituels pour la série. Au cours d’un véritable parcours du combattant, le joueur traversera d’abord un village en proie aux flammes, pour ensuite atteindre l’entrée du château. Après avoir traversé le grand hall, il devra se frayer un chemin dans de vieilles mines abandonnées, des cavernes, pour ensuite accéder à la cour du château. Après un passage par une citée engloutie et l’ascension de la tour de l’horloge (un classique dans la série), il pourra alors enfin affronter le sieur des lieux, Dracula en personne. Le jeu se compose de 7 gros niveaux, ce qui est peu. Chacun d’entre eux est, cela va de soi, terminé par un boss, tantôt de taille moyenne, tantôt énorme, mais à chaque fois très coriace. La nature des boss est bien évidemment en rapport avec l’ADN de la série : vous devrez par exemple combattre un Cerbère, une chauve-souris géante, un Minotaure ou encore un Sorcier. Un joli bestiaire donc. Pas du tout évident à négocier (du moins la première fois), il faudra apprendre de ses erreurs et adopter une concentration de chaque instant pour gagner. La même recette sera d’application vis-à-vis des simples ennemis croisés dans les différents lieux traversés (squelettes, zombies, golems, chauves-souris…). Loin d’être anodins, ils sont placés à des endroits bien souvent gênants et réagissent de différentes manières en fonction de leur nature. On avancera donc le plus souvent par « tâtonnement » (succession d’essais et d’erreur), avec la géographie des lieux et la position des ennemis à l’esprit. Certains de ces ennemis seront éliminés facilement, d’autres seront plus coriaces et entameront méchamment votre jauge de vie, mettant en lumière (si vous ne l’avez pas encore compris) la grande difficulté de ce Castlevania. Si vous ajoutez à cela de simples sauvegardes par mots de passe, comme c’est le cas ici, vous obtenez un titre fichtrement dur à terminer qui obligera le joueur a tout réussir du premier coup (notamment pour le sauvetage des 2 persos, Annet et Maria), sous peine de devoir tout recommencer depuis le début si il a loupé une action importante. Des sauvegardes sur la cartouche de jeu auraient par exemple été utiles pour permettre au joueur d’effectuer plusieurs tentatives dans un niveau donné, jusqu’à ce qu’il réussisse… Mais Konami en a décidé autrement et cette possibilité fera à jamais partie du domaine du rêve. De 2 choses l’une. Un jeu peut être difficile de par son challenge (level design, ennemis redoutables, etc).


Il peut aussi
Vampire's Kiss n'est pas une adaptation du hit Super-CD de la PC-Engine, mais un remake
l’être à cause de son gameplay, ce qui est aussi le cas avec cet opus. On ne sait pas trop où Konami a voulu en venir, mais Castlevania Vampire’s Kiss joue sur 2 tableaux : des nouveautés dans le gameplay, mais aussi quelques régressions. Pour les premières, non négligeables, on remarquera l’apparition du saut arrière (qui sera par la suite une constante dans la série) et la possibilité de sauter depuis un escalier, ce qui apporte évidemment plus de liberté au joueur. On notera aussi que, toujours pour les sauts, Richter saute plus haut et plus loin que Simon dans Super Castlevania IV, ce qui occasionnera parfois quelques soucis, dans les niveaux où on voudrait bouger avec plus de minutie et de précision. Au rang des régressions, c’est la suppression de plusieurs mouvements en rapport avec le fouet qui agacera le plus : plus moyen de frapper en diagonale, vers le haut ou vers le bas, ou encore de faire tournoyer l’arme. On frappera juste de manière horizontale, que Richter soit debout ou agenouillé. Du coup, après la liberté à laquelle on avait goûté dans Super Castlevania IV avec Simon, on se sent forcément plus à l’étroit côté possibilités. Au niveau de l’ergonomie et des infos fournies à l’écran, vous aurez en permanence un oeil sur votre jauge de vie (en rouge, à remplir avec de très rares items «nourriture») et celle de l’éventuel boss (en bleu). Les coeurs recueillis fréquemment dans les chandeliers vont vous permettre d’alimenter votre seconde arme, qui vient un peu compenser les limitations du fouet. A ramasser sous forme d’items, on ne peut en porter qu’une seule à la fois, et il y a franchement de quoi s’amuser (couteau, hache, croix, eau bénite, montre pour suspendre le temps…). Chacune de ces armes permettra aussi de déclencher une super attaque, à condition d’avoir des coeurs en suffisance. Comme vous pouvez le voir, il y a donc certaines avancées notables dans le gameplay, mais aussi la désagréable sensation que Richter est moins maniable et plus limité que Simon. Tout ceci explique probablement en partie les nombreuses critiques essuyées par le titre lors de sa sortie. D’entrée de jeu, Castlevania Vampire’s Kiss annonce la couleur et en impose avec un premier niveau dans un village ravagé par les flammes : effet de distorsion pour illustrer la danse des flammes dans le décor et couleurs chaudes suffisent à impressionner le joueur. Tout le reste du jeu est à l’avenant, avec des graphismes propres et lisses. Adieu les couleurs un peu baveuses de Super Catlevania IV : ceux qui n’aimaient pas trop le look de cet épisode vont ici adorer les graphismes super léchés. Si l’aspect visuel impressionne, on soulignera quand même que là où les aventures de Simon Belmont utilisaient à tout bout de champ des effets propres à la Super NES, celles de Richter sont très sobres sur ce point précis.


On a donc
Le jeu est techniquement impressionnant et les musiques sont vraiment superbes
des décors classiques, agrémentés de différentiels, scrollings multiples et animations soignées, mais sans le "petit grain de folie" observé chez son aîné. Pour le reste, le frame rate est constant et on ne remarque aucun ralentissement majeur… sauf pour la version européenne en 50hz, qui à certains moments se traîne et montre quelques difficultés quand l’action est très soutenue. Enfin, s'il y a bien un point sur lequel ce nouvel opus est inattaquable, ce sont bel et bien les musiques. Le pari était osé : fournir à cet opus Super NES une bande-son qui puisse au moins rivaliser avec celle de « Chi no Rondo », qui faisait alors figure d’épouvantail. Eh bien, malgré le fait que l’on ne soit pas sur support CD, les 11 thèmes musicaux présents dans le jeu tutoient la perfection. Ils ont bien sûr la touche « Castlevania » avec un mélange subtil d’orgue, de guitare et de rythmes plus modernes. Les développeurs se sont surpassés. Les différents bruitages sont de la même trempe, avec un Vampire Killer qui claque sèchement dans l’air et le reste à l’avenant. Un sans-faute côté sons et musique donc. Vous l’aurez remarqué, bien que les 2 jeux soient différents sur bien des points, l’ombre de « Chi no Rondo » plane sur Castlevania Vampire’s Kiss. Les comparaisons entre les 2 jeux, même si elles ne sont pas souhaitées, sont inévitables, ne fut-ce qu’en raison de leur gameplay et de leur scénario similaires. Du côté des graphismes, et de l’aspect visuel en général, il n’y a pas photo : Vampire’s Kiss est largement supérieur, avec un rendu plus fouillé, plus lisse et coloré. Quant aux musiques, même avec l’absence du support CD, elles parviennent à tirer leur épingle du jeu et à faire au moins jeu égal avec celle de la PC-Engine. Par contre, si on pousse l’analyse un peu plus loin, on constate qu’il y a aussi quelques éléments qui font pencher la balance du côté de la PC-Engine : une vidéo d’intro et des dialogues vocaux (merci l’espace offert par le CD), 4 persos à secourir, un second perso jouable (Maria) et une difficulté plus accessible au joueur lambda. Si certains éléments vous semblent secondaires (vidéo, dialogues…), sachez qu’ils apportent quand même une valeur ajoutée à l’expérience de jeu, donnant à Chi no Rondo une âme supplémentaire, dont Vampire’s Kiss est dépourvu. Personnellement, entre les 2 mon coeur balance, et tant qu’à faire, si vous êtes fan de Castlevania et que vous en avez l’occasion, essayez les 2 !



Titre important Note
de la Super NES, mais sujet à polémiques entre les fans de Castlevania, Vampire’s Kiss n’en reste pas moins un épisode réussi de cette série culte. Si techniquement il fait bien mieux que Super Castlevania IV sur la même console (avec notamment un rendu visuel sans commune mesure, mais en laissant de côté les effets spéciaux), il lui manque quand même un petit "supplément d’âme" ou "éclair de génie", ce petit quelque chose que l’on retrouve chez son prédécesseur ou même sur PC-Engine. Mais mis à part ce point finalement subjectif, il reste une valeur sûre, pas forcément à la portée de tous en raison de sa difficulté, mais qui mérite amplement votre attention.



Les -

  • Sacrément difficile !
  • Un peu court
  • Les +

  • 3 fins différentes et des niveaux "alternatifs"
  • Techniquement superbe
  • Excellente bande-son
  • Un gameplay revu


  • Test réalisé par Kenshiro

    Retrouvez l'article original sur La Memoire Du Pad
    janvier 2010