Axelay (SNES) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Version française (Euro)




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Testé sur :




Aussi disponible sur :

 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1992 au Japon et aux Etats-Unis - septembre 1993 en Europe
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : shoot-them-up

Support : cartouche de 8 Mb
Version testée : européenne (50hz)
Voix dans le jeu : anglais
Textes à l'écran : anglais

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 450 Frs (65€)


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Axelay








Déjà à l'époque de la NES,
Axelay est à la Super Nintendo ce que Thunder Force IV est à la Mega Drive : son plus grand shoot !
2 développeurs japonais sortaient du lot, il est donc naturel que leur partenariat avec Nintendo continue avec la Super Nintendo. Je parle bien sûr de Capcom et Konami, qui ont abreuvés les consoles 8 et 16-bits du constructeur, durant de nombreuses années et ce, avec parmi les meilleurs titres de ces supports respectifs. Etant donné le sujet du jour, mettons de côté Capcom et concentrons-nous sur Konami. Dès les premières années de la Super Nintendo, Konami a lancé certains titres majeurs de son catalogue : Gradius III, Legend of the Mystical Ninja (Goemon), Super Castlevania IV, Parodius, Super Probotector (Contra III), Pop'n TwinBee, Cybernator (Valken), Tiny Toon Adventures, Batman Returns, TMNT Turtles in Time et tellement d'autres par la suite. Main dans la main avec Nintendo et Capcom, le trio a fait en sorte que le lancement de la Super Nintendo soit un grand succès, et que ce fulgurante notoriété dure dans le temps. Dans cette liste on le voit bien, Konami aime les jeux d'action/aventure mais aussi les shoot-them-ups.
S'ils se sont fait une spécialité de convertir (avec beaucoup de précision) leurs gros hits Arcade, de son côté il y a un shoot qui est totalement resté exclusif à la Super Nintendo : Axelay ! Ayant pris l'habitude de nous étonner et de tirer profit des supports qu'ils exploitent, Konami et la talentueuse équipe derrière le projet (tellement talentueuse qu'elle sera ensuite débauchée pour former les rangs de Treasure) va nous prouver que si Super R-TYPE est sympa mais ralentit tout le temps, ce n'est pas de la faute de la console et de sa conception assez particulière, mais bien du manque de talent de ses programmeurs. De même, si Phalanx, Super EDF ou Thunder Spirits sont sympas, on reste loin de "l'effet waoow !" que procurent généralement les shoots sur consoles 16-bits, le genre étant prompt à offrir les meilleures réalisations et parmi les meilleures bande-sons. Le défi est donc lancé, voyons voir ce que ce Axelay a dans le ventre, et s'il peut réellement (ou non) faire la fierté de son studio.


Lors du lancement
Techniquement, nous sommes face à l'un des plus beaux jeux de la console
de la Super Nintendo, Konami nous a déjà offert 2 superbes jeux, Contra III et Castlevania IV, les suites des hits de la NES. Le seul réel défaut de ces titres était une réalisation loin des capacités de la console, ce qu'on peut comprendre pour des jeux line-up. De son côté Axelay est sorti sur le secteur NTSC (Japon et USA) en septembre 1992. La console avait déjà 2 ans au Japon, et pas moins de 13 mois aux Etats-Unis. Une question se pose alors, pourquoi n'est-il pas sorti en Europe en même temps, puisqu'en France par exemple, la console est sortie en avril 1992 ? Et bien parce que dans la transition NTSC 60hz vers PAL 50hz, il faut entièrement réencoder le jeu, ce qui prend du temps. Une transposition automatique et faites à l'arrache donnerait un jeu bugué et truffé de problèmes de framerate (ralentissements). La console ayant déjà été le support de plusieurs titres, elle commence à être pleinement exploitée mais les développeurs d'Axelay vont aller au delà de l'imaginable, à tel point que le jeu va vite devenir l'indétrônable référence du support.
Si le scénario est des plus banal (une histoire d'invasion extra-terrestre, de vengeance et dernier espoir de l'humanité), le premier contact avec le jeu passe par cette magnifique intro, soutenue par une superbe musique. Quelques images animées, un peu de texte, comme je le dis souvent, mettre ses joueurs "dans le bain" ça ne coute presque rien à faire et pourtant, ça fait toujours plaisir. Malgré la modestie de la cartouche (à peine 8 Mb), la séquence est belle, fort agréable à voir et prouve à bien des titres, souvent plus volumineux, qu'introduire joliment son aventure est toujours une plus-value.
Après un rapide tour dans le menu des options (configuration des touches, choix de la difficulté et même un avant-gardiste réglage de la luminosité), on presse Start et la première grosse originalité nous saute aux yeux : le scrolling ! L'aventure est divisée en 6 levels (c'est peu je sais, mais les niveaux sont relativement longs et les boss sont des dur à cuire, donc la durée de vie reste correcte pour le genre) et le scrolling alterne vue de dessus et vue de profil (premier niveau en scrolling vertical, le second en horizontal, le 3e en vertical, etc...).



     

     

La superbe séquence d'intro


En vue de profil
Le jeu alterne les scrollings verticaux en pseudo 3D et des scrollings horizontaux, plus classiques
(side view), il n'y a pas grand chose à dire : la formule est éprouvée depuis des lustres. C'est du classique mais attention, classique est loin d'être un adjectif péjoratif, surtout pour un shoot-them-up. Au final, la grande originalité du titre n'est autre que cette alternance de vue... Car en vue de dessus (top view), le scrolling affiche une pseudo 3D du plus bel effet. En fait c'est une habile technique qui utilise le Mode7, faisant en sorte d'avoir l'impression d'évoluer sur une boule, comme si le décor se "déroulait" sous nos yeux, afin de "simuler" un effet de profondeur (ce qui en un sens, peut rappeler F-Zero - il parait qu'on peut utiliser des Rasters et une habile programmation manuelle pour obtenir le même résultat mais je pense sincérement que dans Axelay, c'est bel et bien le Mode7 qui est à l'oeuvre). D'ailleurs on se souvient que Konami avait utilisé ce mode d'affichage dans Super Castlevania IV, lors de ce fameux niveau où nous évoluons dans une sorte de tube en perpétuelle rotation.
Malgré son "effet rouleau", le résultat est bluffant pour le support puisque nous avons virtuellement une sorte de troisième dimension tant sur les décors que sur les sprites. Chapeau bas ! Et la Super Nintendo avale le flot de données dans une quasi perfection (quelques rares ralentissements sont tout de même à signaler) démontrant bien que Konami maitrise désormais très bien son support. Une performance ! Par ailleurs, le jeu se paye tous les luxes du Mode7 : rotations, zooms, transparences, distorsions, mosaïques... on en prend plein la vue !
Graphiquement le jeu tient le pavé haut avec une débauche de couleurs ahurissante. Tous les niveaux sont vraiment très beaux (sauf peut-être celui de la ville qui est un peu vide). Un bonheur visuel qui témoigne du travail des développeurs qui nous ont précédemment pondus un Contra III visuellement un peu fade. Côté son, j'ai le plaisir d'annoncer que l'ère des 16-bits était bien celle des mélodies et des musiques parfaitement adaptées aux univers ludiques. Vous l'aurez sans doute compris, Axelay possède une superbe bande-son qui s'octroie tous les honneurs du DSP de la console, avec même l'utilisation de fonctions inexploitées comme l'effet de réverbération.



   

De gauche à droite : l'écran titre, le menu des options et l'écran de sélection des armes


Composée par
La bande-son est vraiment superbe, même si on aurait aimé que toutes les pistes soient aussi grandioses que celle du niveau 2 ^_^
Taro Kudo (également compositeur sur Super Castlevania IV, Vampire's Kiss et Circle of the Moon) l'OST n'est pas la meilleure de la console mais propose des compositions mélodieuses et rythmées qui sied parfaitement à l'ambiance du titre. Et je suis sûr que personne n'a oublié le magnifique thème du second niveau... Pour les bruitages, il n'y a rien à y redire non plus : les FX sont percutants, explosifs, tout en restant harmonieux avec le jeu.
Alors on pourrait croire qu'une telle explosion de technicité cache en fait un jeu moyen, banal et qu'on viendrait vite à se dire : "mouais c'est joli mais on s'ennuie". Et bien non, c'est même tout le contraire puisqu'il est le must du genre sur Super Nintendo ! Même s'il mettra 1 an à arriver chez nous, il sera et restera le meilleur et le plus connu des shoot-them-up de la console. Le jeu est très jouable même si avouons-le, les phases en scrolling horizontal ne sont guère originales. Les phases en scrolling vertical sont volontairement lentes, pour des raisons tout à fait évidentes : la console doit gérer beaucoup d'éléments et l'appréhension du combat se devait d'être claire sans quoi, vu la complexité de certains niveaux, ça aurait été vite infernal. Or Axelay possède justement une difficulté très bien équilibrée, ce qui est rare pour le genre.
Quand au panel d'armes, Konami a encore joué la carte de la singularité, puisque l'armement se veut évolutif : le choix se fait à l'écran de sélection et le nombre d'armes évolue au fil des niveaux. Alors certes une fois qu'on a choisi, on ne peut plus en changer et je suis d'accord avec les détracteurs de ce système, il aurait été plus sympa que tout soit débloqué dès le départ. Maintenant on peut aussi voir les choses autrement et se dire qu'à chaque fois les (nouvelles) armes sont adaptées au niveau en cours et que ça nous permet de faire évoluer notre vaisseau et notre puissance de feu, selon notre avancement dans le jeu. Dans tous les cas, même si le gameplay n'a finalement rien de vraiment original, Axelay table sur les valeurs sûres du genre, et il le fait à la perfection.



   

   

Les développeurs de Konami ont puisés beaucoup de leur inspiration dans la culture pop de l'époque, ainsi que dans d'autres jeux. Par exemple, on peut trouver que le boss du niveau 2 ressemble beaucoup au ED-209 de Robocop, tous les niveaux à scrolling horizontal sont directement inspirés de R-TYPE (oui, tous !) et au niveau 5 (lave) certains ennemis ressemblent aux vers des sables de Dune (le film), les dragons sont inspirés de Syvalion et le boss est un mélange de gollem et de Terminator...



Axelay Note


est "le plus grand shoot" de la Super Nintendo, au même titre qu'un Thunder Force IV l'est pour la Mega Drive. Beau, avec des décors souvent somptueux et un design unique, riche d'une bande-son excellente et d'une superbe intro, le titre de Konami se veut aussi très impressionnant avec ses effets Mode7 qui en mettent plein les yeux (y'a qu'à voir le boss du level 5, celui qu'on voit sur la boite... grandiose !). De plus, il propose une difficulté parfaitement équilibrée, ce qui reste assez rare pour le genre. Axelay est donc bien plus qu'une démo technique, il est sans doute le meilleur shoot que Konami ait créé en ces temps-là. Un véritable tour de force technique et pour moi, c'est l'un des grands coups de coeur de la console...



Les -

  • Le niveau de la ville : un peu difficile, assez moche et finalement pas très intéressant
  • En scrolling vertical (pseudo 3D), on assiste à quelques soucis de pathfinding
  • Quelques bugs et ralentissements
  • L'épilogue, un peu décevant


  • Les +

  • Inspirations diverses : les vers de Dune, les dragons de feu, Terminator, R-TYPE, Robocop...
  • Des boss longs, impressionnants, souvent épiques et parfaitement animés
  • L'alternance de scollings verticaux en pseudo 3D et horizontaux
  • La qualité saisissante des graphismes
  • Difficulté parfaitement équilibrée
  • La qualité de la bande-son
  • Jolie intro



  • Epilogue NTSC (spoil) : cliquez pour ouvrir





    Test réalisé par iiYama

    avril 2005 (mise à jour : juin 2022)

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