Axelay (SNES)

 





Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1993
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : shoot-them-up

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 450 Frs

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Axelay








Konami a pour
Axelay est à la Super Nintendo ce que Thunder Force IV est à la Mega Drive : son plus grand shoot !
habitude de nous étonner et ce n'est pas Axelay qui déjouera la règle. Lors du lancement de la Super Nintendo, la société avait déjà abreuvée les fans de 2 superbes jeux : Contra III et Castlevania IV, les suites des versions NES. Les seuls réels défauts de ces jeux étaient une réalisation sympa mais loin des capacités de la console (normal pour des jeux line-up me direz-vous...) et une trop grande difficulté. Pas de problème, Axelay va remettre les pendules à l'heure. Dans un genre où Konami excelle (tout le monde se souvient encore de Gradius, Parodius et autre TwinBee pas vrai ?), la société n°4 du jeu vidéo (en ces temps-là) nous sort ici un titre original sous pas mal de coutures. En effet si le scénario est des plus banal, l'intro bordée d'une superbe musique est vraiment magnifique. Puis la vraie grosse originalité vient du scrolling. Le jeu est divisé en 6 levels (c'est peu je sais, mais les niveaux sont relativement longs et les boss sont des dur à cuire, donc la durée de vie reste correcte pour le genre) et le scrolling alterne vue de dessus et vue de profil (premier niveau en scrolling vertical, le second en horizontal, le 3e en vertical, etc...). En vue de profil, il n'y a pas grand chose à dire : c'est du sûr, de l'éprouvé depuis des lustres. Par contre, en vue de dessus, le scrolling affiche une pseudo 3D du plus bel effet. En fait c'est une habile technique qui utilise le mode7 en fonction zoom et rotation pour "simuler" un effet de profondeur (ce qui en un sens, peut rappeler F-Zero). Malgré son "effet rouleau", le résultat est bluffant pour le support puisque nous avons visuellement une sorte de troisième dimension tant sur les décors que sur les sprites. Chapeau bas ! Et la Super Nintendo avale les flots de données dans une quasi perfection (quelques rares ralentissements tout de même) démontrant bien que Konami maitrise désormais très bien son support. Une performance ! Par ailleurs, le jeu se paye tous les "luxes" du mode7 : rotations, zooms, transparences, distorsions, mosaïques... ça en met plein la vue ! Graphiquement le jeu tient le pavé haut avec une débauche de couleurs ahurissante. Tous les niveaux sont vraiment très beaux (sauf peut-être celui de la ville qui est un peu vide). Un bonheur visuel qui témoigne du travail des développeurs qui nous ont précédemment pondus un Contra III visuellement fade.



     

     

La superbe séquence d'intro


Côté son,
Le jeu alterne les scrollings verticaux en pseudo 3D et les scrollings horizontaux, plus classiques
j'ai le plaisir d'annoncer que l'ère des 16-bits était bien celle des mélodies et des musiques parfaitement adaptées aux univers ludiques. Vous l'aurez sans doute compris, Axelay possède une superbe bande-son qui s'octroie tous les honneurs du chip sonore de la console avec même l'utilisation des fonctions inexploitées de ce dernier comme l'effet de réverbération. Ça envoie du lourd, et je suis sûr que personne n'a oublié le magnifique thème du second niveau... Pour les bruitages, il n'y a rien à y redire non plus : les FX sont percutants, explosifs, tout en restant harmonieux avec le jeu. Alors on pourrait croire qu'une telle explosion de technicité cache en fait un jeu moyen. Et bien non, c'est même tout le contraire puisqu'il est le must du genre sur Super Nintendo ! Sorti en septembre 1992 au Japon (il mettra un an pour arriver chez nous), il sera le meilleur et le plus connu des shoot-them-up de la console. Le jeu est très jouable même si avouons-le, les phases en scrolling horizontal ne sont guère originales et les phases en scrolling vertical/pseudo 3D sont volontairement lentes, pour des raisons tout à fait évidentes : la console a beaucoup à faire et l'appréhension du combat se devait d'être claire sans quoi, vu la complexité de certains niveaux, ça aurait été vite infernal... Or Axelay possède justement une difficulté très bien équilibrée, ce qui est rare pour le genre. Quand au panel d'armes, Konami a encore joué la carte de l'originalité, puisque l'armement se veut évolutif : le choix se fait à l'écran des briefings et le nombre d'armes évolue au fil des niveaux. Alors certes une fois qu'on a choisi, on ne peut plus en changer et je suis d'accord avec les détracteurs de ce système, il aurait été plus sysmpa que tout soit débloqué dès le départ. Maintenant on peut aussi voir les choses autrement et se dire qu'à chaque fois les (nouvelles) armes sont adaptées au niveau en cours et que ça nous permet de faire évoluer notre vaisseau et notre puissance de feu, selon l'avancement dans le jeu. Dans tous les cas, même si le gameplay n'a finalement rien de vraiment original, Axelay table sur les valeurs sûres du genre, et il le fait à la perfection.



   

   

Les développeurs de Konami ont puisés beaucoup de leur inspiration dans la culture pop de l'époque, ainsi que dans d'autres jeux. Par exemple, on peut trouver que le boss du niveau 2 ressemble beaucoup au ED-209 de Robocop, tous les niveaux à scrolling horizontal sont directement inspirés de R-TYPE (oui, tous !) et au niveau 5 (lave) certains ennemis ressemblent aux vers des sables de Dune (le film), les dragons sont inspirés de Syvalion et le boss est un mélange de gollem et de Terminator...



Axelay Note
est "le grand shoot" de la Super Nintendo, au même titre qu'un Thunder Force IV l'est pour la Mega Drive. Beau, avec des décors souvent somptueux et un design unique, riche d'une bande-son excellente et d'une superbe intro, le titre de Konami se veut aussi très impressionnant avec ses effets mode7 qui en mettent plein les yeux (y'a qu'à voir le boss du level 5, celui qu'on voit sur la boite... grandiose !). De plus, il propose une difficulté parfaitement équilibrée, ce qui était rare pour le genre, à l'époque. Axelay est donc bien plus qu'une démo technique, il est sans doute le meilleur shoot que Konami ait créé en ces temps-là. Une véritable tour de force technique et moi, l'un des coups de coeur de la console...



Les -

  • Le niveau de la ville : un peu difficile, assez moche et finalement pas très intéressant
  • En scrolling vertical (pseudo 3D), on assiste à quelques soucis de pathfinding
  • Quelques bugs et ralentissements
  • L'épilogue, un peu décevant
  • Les +

  • Inspirations diverses : les vers de Dune, les dragons de feu, Terminator, R-TYPE, Robocop...
  • Des boss longs, impressionnants, souvent épiques et parfaitement animés
  • L'alternance de scollings verticaux en pseudo 3D et horizontaux
  • La qualité saisissante des graphismes
  • Difficulté parfaitement équilibrée
  • La qualité de la bande-son
  • Jolie intro


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    Test réalisé par iiYama

    avril 2005 (mise à jour : septembre 2019)