Astérix (SNES)

 






Note générale


Sortie du jeu : 1993
Développeur : Infogrames
Editeur : Infogrames
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 4Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Prix au lancement : 450Frs

Une version similaire de cet Astérix est aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Astérix








Astérix sur
Le scénario (Obélix se fait enlevé) est un peu saugrenu
Super NES, c’est un peu la tarte à la crème du jeu vidéo : un héros bien connu sous nos latitudes (ici, tiré d’une BD qu’on ne présente plus) qui se décline dans un genre à la mode à l’époque, à savoir de la bonne vieille plate-forme des familles. Rien de neuf donc, ni dans la démarche de son développeur (Infogrames), ni dans le postulat de départ du jeu, qui sera familier aux fans cette bande dessinée imaginée par le duo Goscinny / Uderzo. Nous sommes toujours en 50 avant J.C, et un petit village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur romain… Par contre, pour les besoins du jeu, un grand malheur s’est produit : Obélix a été enlevé par une patrouille romaine et Abraracourcix, après avoir convoqué le Conseil du village, charge Astérix de partir à la recherche de son ami. Bon, déjà, personnellement, je trouve que c’est un point de départ un peu curieux. Tout le monde sait qu’Obélix est tombé dans la marmite de potion magique étant petit, et on voit mal ce grand gaillard se laisser capturer par quelques malheureux Romains pas bien costauds. Mais soit. On ne va pas remettre en cause les choix d’Infogrames, d’autant plus que même dans la BD, l’enlèvement d’Obélix est un cas de figure qui se présentera (mais longtemps après la sortie du jeu, dans l’album « La Galère d’Obélix »). Voilà donc notre ami Astérix parti pour un dangereux périple qui l’amènera à traverser la Gaule, à traîner ses basques en Armorique, en Helvétie, en Grande-Bretagne, à découvrir les merveilles de Rome, et même à faire un petit tour dans les pyramides d’Égypte. C’est donc un programme bien chargé qui l’attend. Les différents niveaux du jeu sont assez bien agencés, divisés en portions relativement courtes (appelées « actes »), et devront être terminés dans un temps limité. En fait, à bien y regarder, ils parviennent à conserver l’esprit de la BD et sont variés (les différentes régions traversées qui sont autant d’environnements différents) mais visuellement, ils sont un peu « sages » pour une console comme la Super NES. On y retrouve en tout cas deux constantes : des tons pastels rendant les graphismes propres mais sans fantaisie, ainsi que l’omniprésence de précipices (et donc de sauts). Le soft reprend aussi le schéma cher aux premiers Mario : à la fin de chaque niveau, un personnage (Falbala, Petisuix, Panoramix…) dit à Astérix que ce cher Obélix n’est plus dans le coin et lui donne quelques indices sur la prochaine zone à traverser.


Au cœur même
On verra du pays avec Astérix ! Cependant, malgré les tons pastels et une bonne coloration, le jeu prend peu de risques
des niveaux, le menu proposé est très classique et se révèle même à la longue assez répétitif : on avance avec prudence (L et R permettent d’anticiper un peu en déplaçant la caméra), on court (Y), on saute (B), on frappe les ennemis (A), dont certains nécessiteront plusieurs coups avant d’être défaits (notamment les centurions, décurions…). Très en forme, notre petit Gaulois pourra aussi s’agenouiller, nager (quand le niveau s’y prête) ou voler momentanément après avoir ingurgité une potion de vol. En marge des niveaux traditionnels, le jeu compte deux ou trois passages en chariot de mine : un classique du jeu de plate-forme. Point intéressant : ici, c’est le joueur qui contrôle le chariot et qui devra prendre de l’élan pour franchir certaines pentes. Dans l’ensemble, Astérix propose des niveaux sans surprise et assez peu vivants : on croisera bien des Romains (de différentes sortes : armés d’épées, de lances, sans oublier les centurions et autres décurions), des pirates, des corbeaux, des chauve-souris et quelques sangliers, mais l’action ne sera pas pour autant débridée (sur ce point, Infogrames fera un peu mieux avec le second volet, Astérix & Obélix). Le jeu regorge d’items familiers à tout bon Gaulois qui se respecte : ils permettront à Astérix de progresser un peu plus facilement dans l’aventure. Les fameux sesterces, monnaie de l’époque, font ici office de pièces d’or : en ramasser 100 permet de gagner une vie supplémentaire. Les serpes octroient 25 sesterces d’un coup, et la couronne de laurier accorde directement un 1UP. Si la potion verte permet de voler, la rouge rend Astérix temporairement invincible (dans ce cas, il ne subit aucun dommage, mais doit quand même frapper les ennemis). Détail amusant : les Romains vaincus abandonneront souvent leur casque qui, s’il ne sert à rien en tant que tel, permet de gonfler le score à la fin de chaque niveau. Les items les plus originaux sont cependant l’os et la lyre : le premier fait apparaître Idéfix (le petit toutou d’Obélix se fera un malin plaisir de mordre les fesses des Romains se trouvant dans les parages), alors que la seconde fait intervenir Assurancetourix (le fameux barde, casse-pied professionnel de son état, qui immobilisera les ennemis à l’aide de son chant et de sa « douce » musique).


Enfin,
La jouabilité n'est vraiment pas bonne. Les coups ne portent pas assez loin et les sauts doivent millimétrés. Résultat, le jeu est difficile
vous n’êtes pas sans savoir que, comme tout Gaulois, notre cher Astérix adore le sanglier. Par conséquent, il regagnera des points de vie en mangeant des cuisses du fier animal… quand ce n’est pas un sanglier tout entier ! Les items seront soit visibles directement, soit cachés dans des blocs jaunes, soit laissés par les ennemis. Outre leur rôle de "plate-forme", certains blocs jaunes joueront aussi un rôle d’interrupteur : une fois détruits, ils feront (le plus souvent) apparaître des nuages bien pratiques (ce qui aide vachement dans certains niveaux). Ce principe est pas mal répandu dans le jeu, et à deux ou trois endroits, ce sont même certains ennemis qui feront office d’interrupteur. On les détruit et hop, un bloc jaune apparaît, permettant d’atteindre une plate-forme haut perchée. Bien que leurs vertus soient très classiques, ces items n’en restent pas moins très utiles et ne font pas office de gadgets. Le soft n’est pas spécialement long, mais il est difficile sur la fin (plus précisément quand Astérix débarque à Rome). Endroit "piégeux" par excellence, on y perd facilement les vies durement acquises ou conservées depuis le début de la partie, et comme l’absence de sauvegarde va ici de pair avec les « continue » en nombre limité, en cas d’échec, il faudra au joueur une sacrée dose de courage pour reprendre l’aventure depuis le départ. Une bonne partie de la difficulté d’Astérix provient aussi de sa maniabilité perfectible. Les sauts du petit héros posent souvent problème. Non pas à cause de leur imprécision ou de leur approximation, mais plutôt à cause de l’intransigeance de la console. Chaque bond au-dessus d’un précipice doit être exécuté avec calme et précision… sous peine de perdre rapidement les quelques vies au compteur. Enfin, on râlera souvent sur la manière dont notre Gaulois doit aborder les ennemis : la portée de son coup de poing est courte et il est par conséquent obligé de s’approcher très près de ses ennemis pour les toucher. Du coup, il perd souvent, voire même inutilement, un point d’énergie dans l’opération.



Les ayant-droits Note
d’Astérix peuvent être rassurés et dormir sur leurs deux oreilles : ce premier opus Super NES garde intact l’esprit de la bande dessinée. Les fans seront donc heureux de retrouver tout ce qu’ils aiment dans les aventures « papier » du petit Gaulois. Mais en tant que gamer, on est aussi en droit de se montrer un peu plus exigeant… et retissant. Il est en effet difficile de ne pas voir la qualité moyenne du soft (en gros, Infogrames nous déballe de la plate-formes classique avec quelques bonnes trouvailles de-ci de-là), la répétitivité de certains niveaux, ou encore une maniabilité frustrante à plus d’un titre. Cet Astérix est donc perfectible et un cran en-dessous d’Astérix & Obélix, sorti peu après sur la même console.



Test réalisé par Kenshiro

Lire l'article original sur La Mémoire du Pad
mai 2012