ActRaiser 2 (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1994
Développeur : Quintet
Editeur : Enix
Genre : action

Support : cartouche de 12Mb
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : US
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 450 Frs






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ActRaiser 2








L'Ange bienfaiteur
Les phases de gestion n'existent plus, par contre on conserve cette jouabilité bien pourrie et une difficulté pénible
est de retour après 2 ans d'absence et à l'heure où les consoles 32bits ne vont plus tarder à sortir, les consoles 16bits sont désormais maitrisées à 100%, fin de génération oblige. Sorti en décembre 1990 au Japon, ActRaiser était un jeu line-up de la console mais il n'a vu le jour que 2 ans plus tard chez nous. Cette suite n'est sortie que 2 ans plus tard, et 2 ans pour la conception d'un jeu cartouche c'est énorme. Pour la peine, Quintet a fait l'effort de nous pondre un titre techniquement superbe. Dommage qu'on ne puisse pas en dire autant d'un point de vue du gameplay et de la jouabilité. Mais commençons par le commencement : l'histoire est bidon ! Bidon (comme dans la plupart des suites), la trame narre le grand retour de Tanzra, le méchant du premier opus. Cependant vous apprendrez vite que Tanzra n'est qu'un pion et que le vrai gros méchant se nomme Inferno... ActRaiser 2 place encore une fois le joueur dans le rôle d'un Dieu qui aide un peuple à se développer, à ceci près qu'il n'y a plus de phase de gestion. Enorme erreur de la part du développeur tokyoïte car l'arternance action/gestion faisait toute l'originalité du premier opus. Ainsi nous n'avons désormais plus que des phases d'action et c'est à ce chapitre que le jeu impose tous ses défauts et je commencerai par la jouabilité : elle est aussi pourrie que dans le précédent opus, si ce n'est pire ! Notre personnage bouge lentement, il est pataud et c'est une des raisons de la difficulté du jeu : ça réagit mal ! A côté de ça, on sent une nette évolution du personnage. Tout d'abord, il arbore une belle plaquette de chocolat en guise d'abdos puisqu'il n'a plus d'armure, ensuite il a une belle coupe d'ange blond, limite biblique, avec une carrure à la Stallone et une paire d'ailes. Notre guerrier peut donc voler un court instant (pour passer des précipices), porte un efficace bouclier qui protège des projectiles (comme les flèches) et comme dans le premier épisode, il usite de pouvoirs spéciaux. Il y a 13 levels à passer, tous plus difficiles les uns que les autres où même le premier niveau est (déjà !) une vraie plaie à franchir. Car en plus d'être assez peu jouable, lorsqu'on perd une vie on recommence au début du level. Ca a tendance à mettre les nerfs ce genre de trucs !


En plus,
Si les compositions n'ont rien de mémorables, la qualité est là. Quant aux graphismes, regardez les images : le jeu est vraiment magnifique !
s'il n'y a plus de phases de gestion, on dispose malgré tout d'une carte où on peut déplacer son chapiteau pour choisir son niveau... si c'est pas du vice ça ?!! Donc si on résume bien, tout ce qui faisait le charme et l'originalité du précédent jeu (à savoir l'alternance action/gestion) n'est plus. On ne garde qu'une jouabilité pourrie et une difficulté rebutante. On peut féliciter Quintet pour cet ingénieux tour de force... Par contre, s'il y a une chose sur laquelle il n'y aura rien à redire, c'est bien l'aspect graphique. On peut le dire, le jeu est vraiment très beau ! Même si les graphismes ne font pas un jeu, ça contribue à son plaisir ludique. Parfaite gestion des couleurs, effets mode7 à gogo (dont beaucoup de transparences), des boss imposants (surtout le dernier) et une animation relativement fluide. Bon même en 60hz (j'ai testé la version américaine) c'est un peu lent mais ça reste sans accroc. Le level-design est convainquant, les sprites sont réussis et certains décors sont magnifiques à l'image de la séquence d'intro. C'est sans réfléchir le point fort du jeu. Malheureusement on ne peut pas en dire autant de la partie sonore. Loin des mélopées ecclésiastiques (limite vomitoires pour certains) de quelques passages du premier opus, ActRaiser 2 garde un certain rythme grâce à des fonds symphoniques, malgré tout plaisants. Ca donne un air de chevalerie digne de l'épopée de notre Dieu ailé. Côté bruitages, ils se sont pas foulés avec une totale absence de voix et des bruitages communs. La seule chose à rechigner, c'est le manque de mélodies mémorables ou tout simplement jolies. Si les musiques, toujours composées par Yuzo Koshiro, collent parfaitement à l'ambiance du jeu, elles sont aussi d'un grand banal malgré une excellente qualité.



Si vous Note
pouvez faire abstraction d'une mauvaise jouabilité, de l'absence de phase gestion si propre au premier opus et d'une difficulté plus que pénible (notamment due au contrôle assez approximatif du héros), ActRaiser 2 vous plaira car c'est un bon jeu. En plus de ça, le son est de qualité et les graphismes sont magnifiques. Cependant, ActRaiser 2 est un cas d'école, l'exemple typique qui prouve qu'une réalisation de très haut niveau, suffit pas. Car dans le cas où la difficulté est, comme pour moi, un rempart au plaisir de jouer, le jeu pourra être aussi beau qu'il veut, mais moi je passe mon chemin...



Les -

  • Plus de phase de gestion, pourquoi ?
  • Encore des soucis de jouabilité
  • Extrêmement difficile !
  • Les +

  • Les graphismes sont vraiment magnifiques
  • L'évolution du gameplay (phase action)
  • Bonne durée de vie... forcément


  • Test réalisé par iiYama

    décembre 2006 (mise à jour : janvier 2014)