WipEout (SAT)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 1996
Développeur : Psygnosis
Adaptation : Perfect Entertainment
Editeur : Psygnosis
Genre : courses

Support : 1 CD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Titres alternatifs : Wipe Out / wipE'out"
Prix au lancement : 350Frs


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WipEout









WipEout est un jeu
Voilà un jeu original mais dont le plaisir sera en partie gâché par une jouabilité intransigeante
culte à bien des égards et quiconque n'en a encore jamais entendu parler, peut aller se jeter sous un train, car c'est bien qu'il n'y connaît rien en matière de jeu vidéo. WipEout fut une véritable gifle pour tout ceux qui l'on prit en mains sans être prévenu. Faut dire qu'on sortait tous de nos 16-bits et passer de la Mega Drive et de la Super Nintendo aux consoles 32-bits (Saturn et PlayStation en tête de liste), a fait l'effet d'un choc. On était habitués à notre bonne vieille 2D ou au gentillet Starwing et sa 3D en Flat Shading. Mais même pour ceux qui se sont exercés sur un Ridge Racer déjà époustouflant, ce n'était rien en comparaison. La révolution de la 3D était en marche, et WipEout était une véritable vitrine technologique d'un tout nouveau moteur 3D développé pour l'occasion. Tout le monde connaissait Psygnosis pour ses jeux de qualité comme Puggsy, Microcosm, Shadow of the Beast, Lemmings, Wiz 'n' Liz ou encore Destruction Derby. Mais le succès de WipEout est surtout connu sur PlayStation. Normal, en 1993 la société est racheté par Sony, mais elle lui permet quand même d'éditer ses jeux sur d'autres supports (notamment sur PC, Saturn et Nintendo 64). Mais c'est en 1998 que Psygnosis devient définitivement une filiage de Sony en prenant le nom de SCE Studio Liverpool. En découlera des titres d'exception comme WipEout Fusion, Formula One Championship Edition ou WipEout HD mais depuis les années 2000, la célèbre chouette anglaise a disparu des boites de jeux et Studio Liverpool ne développe plus que des Formula One et des WipEout (que les jeux soient devenus exclusifs on peut le comprendre, mais il est dommage qu'ils se cantonnent à ses licences-là car je suis sûr qu'ils auraient pu encore apporter beaucoup de titres originaux). Mais revenons à nos moutons. Ce premier WipEout nous a dévoilé un concept original allié à une bande-son de folie et une réalisation technique époustouflante. Le concept peut paraître simple aujourd'hui mais à l'époque, encore embué par F-Zero ou Road Rash, c'était furieusement novateur. Dans ce jeu de course on pilote une sorte de vaisseau posé sur coussin d'air à travers des circuits tortueux où les lois de physique entre en ligne de compte. Ici on ne parle pas de tenue de route mais bel et bien de gravité et d'effet de glisse. Les sensations sont donc originales et assez grisantes, notamment dans une vue intérieure qui rase le sol.


Seules 2 vues
Les graphismes sont flamboyants, faisant de WipEout le plus beau et impressionnant jeu de son époque !
sont disponibles, la vue extérieure aidant fortement sur les parcours les plus sinueux. Mais WipEout ne serait qu'un jeu comme les autres s'il n'avait pas pour lui quelques originalités. Sur les tracés on trouve 2 types de dalles : les items bonus et les voies d'accélération qui servent à booster votre vitesse de façon certes très temporaire mais efficace. Ainsi il ne suffit pas toujours de "rouler" droit devant car prendre ces booster peut être salvateur si on veut remporter la première place. Les items bonus sont généralement des armes (missile classique, missile à tête chercheuse, mines) mais on trouve aussi des turbo à l'accélération fulgurante et des boucliers afin de se protéger de concurrents parfois agressifs. Certes tout ça n'est pas vraiment nouveau mais réunit en seul jeu, ça le fait grave ! WipEout propose 2 classes : la Venom et la Rapier. Sortie quelques 5 mois après la version PlayStation, et adapté par Perfect Entertainment, on trouve dans cette édition une nouvelle option. En effet, la classe Rapier (autrefois déblocable en finissant la classe Venom ou avec un code) est ici accessible de suite. Le mode Rapier va presque 2 fois plus vite, ce qui fera monter la difficulté d'un cran. Les niveaux sont au nombre de 6 (plus un caché, le Firestar, disponible seulement sous Rapier) et la difficulté est croissante. Difficile est le maitre-mot de ce jeu car en mode Venom, ce n'est pas vraiment les adversaires qui posent problème mais bel et bien les tracés. Car le seul bémol du jeu, ce sont les collisions. Dés qu'on frottera le moindre adversaire ou pire, qu'on touchera le moindre bord de piste, ce sera l'arrêt quasi complet de votre élan ! On est pour ainsi dire stopper net, perdant ainsi toute vitesse. Et c'est cet aspect de la jouabilité qui rend le jeu si ardu car il faut alors la jouer serré et éviter au maximum tout contact avec les bords. Sans ça, WipEout est un jeu qui aurait pu prendre une note grandiose mais cette jouabilité exigeante, devient très vite irritante dés le 3e circuit car les chicanes s'enchaînent les unes sur les autres. Difficile donc de garder une bonne vitesse car au moindre faux pas, c'est l'arrêt et une perte de temps énorme qui profite à vos adversaires.


Mais si on
La bande-son est énorme : de la bonne techno, parfaitement en accord avec le design futuriste du jeu
s'accorde tous à dire que ce jeu-là est une perle d'un temps révolu, c'est parce qu'en contre partie, WipEout n'est pas avare en sensations fortes. J'ai toujours regretté qu'il n'y ai pas de loopings sur ces tracés de folie mais même sans ça, on en prend plein les yeux. Il est vrai qu'il faut s'adapter à l'effet de tangage de la vue intérieure, la vitesse est grisante (quand on ne touche pas les bords), il y a parfois des tremplins pour réaliser des sauts (si on chute dans le vide, un drone vient nous récupérer), on peut piquer du nez pour prendre de la vitesse en descente, lever le nez pour éviter de frotter lorsqu'on amorce une côte un peu rêche. Il faut batailler avec des adversaires qui n'hésitent pas à nous tirer dessus, on peut utiliser les aérofreins pour mieux arpenter les épingles (avec les gachettes L et R), tout ça au service du fun et d'une conduite (un pilotage je devrais dire) intransigeante mais grisante ! WipEout propose 3 modes de jeu : championnat où il faut finir premier pour débloquer la course suivante, course simple et contre la montre. Nous avons à disposition 4 équipes de 2 pilotes, soit autant de jouabilités possibles. Le poids du pilote influe (très légèrement) sur les capacités du vaisseau, vaisseaux qui ont eux aussi des caractéristiques propres (dommage que rien ne nous précise les avantages et inconvénients de chaucun). Le jeu s'ouvre sur une intro vraiment superbe, qui fait encore son bout d'effet. Je me rappelle à l'époque, elle m'avait décroché la mâchoire. L'un des gros points fort du jeu, ce sont les graphismes. Animation super fluide, clipping pas trop gênant (je rappelle que le jeu date de 1996) et surtout, des textures de ouf ! Faut le dire, WipEout est une grande réussite visuelle, très en avance sur son temps tant les détails s'imposent à nos yeux avec un design (directement produit par Designers Republic !) très recherché qui fait fureur. C'est énorme !! Et il faut ajouter à ça une bande-son à se faire péter les oreilles. Une bande-son de furieux composés par Prodigy, Leftfield, Orbital, TransNation, Rob Lord & Mark Bandola ou The Chemical Brothers. Mais le principal compositeur fut l'excellent CoLD SToRaGE (John White de son vrai nom), le compositeur attitré de Psygnosis mais pas que (le gars est tellement bon qu'il a même sorti des albums), et qui nous a produit des tracks aussi mythiques que Messij. Il est vrai que ce n'est pas le genre de musiques qu'on écoute dans sa voiture, à la maison ou en boite (encore que, de nos jours...) mais en jouant à ce jeu, elles prennent tout leur sens. Un vrai régal, de la bonne grosse Electro bourrine à souhait, que j'apprécie d'autant plus en tant qu'électro-musicien.



WipEout est Note
l'un des jeux majeurs d'un Psygnosis qui avait le vent en poupe, sans doute l'un des plus grands titres line-up de cette 5e (et nouvelle) génération de consoles. Il est aussi l'un des titres qui a définitivement fait passer le jeu vidéo dans une toute nouvelle ère. Si vous arrivez à faire abstraction d'une jouabilité franchement exigeante et qui finit par être chiante (faut dire la vérité non ?) ou alors si vous appréciez les jeux qui demandent d'avoir des nerfs d'acier et une précision de robot pour jouer, alors foncez. Dans tous les cas, ne faites pas l'impasse sur un pan entier de l'histoire du jeu vidéo car entre sa réalisation complètement barrée pour une simple 32-bits et sa bande-son furax (y'a même un effet reverb lorsqu'on passe dans les tunnels), WipEout possède sa propre aura, son addiction bien à lui.



Test réalisé par iiYama

février 2014