Duke Nukem 3D (SAT)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1997
Développeur : 3D Realms
Adaptation : Lobotomy Software
Editeurs : SEGA - Deep Software
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Européenne
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Moteur graphique : SlaveDriver Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en mode NetLink
Titre alternatif : Duke Nukem 3D : Total Meltdown
Prix au lancement : 350Frs


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Duke Nukem 3D









Si sur PlayStation,
Cette version n'apporte pas grand chose de nouveau, mais quel plaisir de retrouver un Duke Nukem 3D si fidèle !
ce jeu se nomme Duke Nukem (tout court) chez nous, voire Duke Nukem : Total Meltdown (à ne pas confondre avec le premier chapitre du même jeu qui se nomme Meltown) aux Etats-Unis, ce portage Saturn du hit PC, reprend naturellement son nom d'origine : Duke Nukem 3D. Cette adaptation sur la 32bits de SEGA de Duke Nukem 3D, est sortie relativement tard : plus d'un an après l'original. Mais si vous le voulez bien, commençons par le début : le scénario se résume à peau de chagrin. Pas d'intro, pas d'explication scénaristique, on devine simplement que le monde est envahi par toutes sortes d'aliens belliqueux armés jusqu'aux dents et qui kidnappent nos femmes. De toute façon, à cette époque les FPS scénarisés n'existaient pas encore puisque le mouvement fut lancé par Half-Life en 1998. Et il est vrai que Lobotomy Software (responsable de cette adaptation du jeu de 3D Realms) n'a pas fait beaucoup d'efforts là dessus, puisque le support CD n'a même pas servi à nous offrir ne serait-ce qu'une intro. On se souvient tous que Duke Nukem 3D possédait 3 scénarios, 3 chapitres bien distincts à savoir Meltown, Lunar Apocalypse et Shrapnel City (dommage que le chapitre Plug & Pray reste une exclusivité à la console de Sony). La durée de vie est donc conséquente. A l'époque, pas vraiment novateur sur le plan technique (pour ça il faut regarder du côté de Quake), c'est sûr son gameplay et son atmosphère, que Duke Nukem a pris ses lettres de noblesse. Les joueurs de l'époque se gavaient de DOOM et lorsque le père Duke a débarqué, il a chamboulé nos habitudes. Aujourd'hui, la prise en mains au pad peut paraitre déconcertante. Si le pad analogique n'est pas pris en charge, un temps d'adaptation est tout de même nécessaire pour se faire à cette "ancienne jouabilité". Déjà appréciée dans le très bon Alien Trilogy, les déplacements se font avec la croix et la visée est semi-automatique sur les hauteurs. Lorsqu'on ne possède pas une jouabilité actuelle, c'est encore la meilleure formule.


Ca n'empêche
En finissant les 3 Chapitres, on débloque le mini-jeu Death Tank Zwei
pas d'avoir une visée imprécise, le jeu étant sacrément rapide. Mais la plupart des titres de cette époque se maniaient ainsi (comme si on jouait sur clavier, sans souris, en fait), il serait donc malvenu de critiquer Duke Nukem 3D sur ce point. Question difficulté, la barre est placée très haut, surtout pour les derniers niveaux des 3 scénarios. Pour palier à une certaine lassitude, les développeurs ont prévus des cheat-codes et pour ceux qui n'aiment pas tricher, on a également un système de sauvegardes. Malheureusement, contrairement aux versions PC et PlayStation, on ne pourra sauvegarder qu'une fois le niveau fini (pas de quicksave donc), ce qui peut rendre le jeu assez hard par endroit (bien que le niveau facile reste malgré tout accessible). Ensuite, comme dans tout FPS sorti avant 2000, la base du jeu est assez simple. Vous jouez en vue subjective et dégommez tout ce qui bouge (attention aux filles quand même, elles y sont pour rien). Vous devez trouver des cartes d'accès afin d'ouvrir certaines portes et pas mal d'interrupteurs seront à enclencher pour libérer le passage. Il y a 10 armes disponibles allant du simple flingue au lance-roquettes (efficace celui-là !). Petit détail assez rigolo, on peut interagir avec les danseuses, en leur donnant du fric (en général elles vous montrent leurs nénés). Il y a également beaucoup de pièces et autres passages secrets. On peut tirer sur des bombonnes de gaz pour tout faire péter ou pour éventrer certains murs friables. Mais la vraie grosse nouveauté c'était le jetpack. S'il n'est pas facile à trouver, il se révèle être un outil de qualité. Grâce à lui on peut voler librement, trouver des armes cachées ou plus simplement, finir un niveau plus vite. Attention tout de même à la chute car le jetpack, comme le scubagear (bouteille à oxygène et masque pour les phases sous-marines) sont limités dans la durée. Dernier objet original : le holoduke. Le principe est simple, c'est un hologramme de notre héros bodybuildé et les ennemis, grands couillons qu'ils sont, tireront sur l'holoduke plutôt que vous. Sympa même si ça reste un gadget. Cette version apporte aussi un mode Deathmatch à 2, auxquels s'ajoutent jusqu'à 8 bots, grâce au précédé NetLink (en gros ça ne passe pas par Internet, mais par la ligne téléphonique, connectant ainsi directement une console à l'autre).


Cette édition
Le jeu a été adapté avec brio grâce au SlaveDriver, le moteur graphique de Exhumed
Saturn reste aussi l'une des plus fidèles à la version PC. Souvenez-vous que sur PlayStation, en version PAL, l'ami Duke était doublé en français et que le sang était devenu vert (?). Ici, comme dans la version PSX américaine, Duke ne parle qu'en anglais et le sang est bien rouge. Duke Nukem 3D, dans sa version PC de 1996, fonctionnait de la même manière que DOOM. En somme le processeur principal gérait à lui seul toute la 3D (il n’y avait pas de cartes accélératrices à l’époque) et les sprites étaient dans une 2D "qui nous regardent". Si la version Nintendo 64 a eu droit à un traitement de faveur, eu égard à la puissance de son processeur graphique, sur Saturn on doit se contenter d'un rendu très proche de celui sur PC. Les couleurs sont plus fades, les pixels sont plus gros mais difficile de rechigner là dessus, le jeu est exactement pareil et il est non censuré (aaahhh les babes à moitié nues...). Même si aujourd'hui on trouve que ça prend de la bouteille, soyons honnêtes frères adorateurs de Doom-like, Duke reste Duke et finalement, c'est loin d'être moche. On regrettera juste des animations hachées sur les sprites (les mêmes qu'à l'époque, point barre) et si le défilement du décor est ultra rapide, le framerate est quant à lui super fluide. D'ailleurs cette version ne fonctionne pas sous Bluid Engine, mais sous le moteur du FPS Exhumed : le SlaveDriver Engine. Seul le "mouvement de tête" peut perturber, mais l'option est agréablement désactivable. Enfin petit bonus, les musiques au format MIDI de la version PC, ont étés troquées pour des pistes de qualité CD. Plus Electro qu'à l'origine, elles reprennent les thèmes principaux dans des styles musicaux plus aux gouts de l'époque. Pour le reste on retrouve les célèbres élocutions de Duke ainsi que les bruitages particuliers des armes qu'il utilise.




En 1996, Note
aux côtés des Alien Trilogy et autre DOOM, se payer Duke Nukem 3D était tout autant une bonne affaire. Très fidèle à son modèle PC, trop disent certains, pour seulement 350Frs (environ 50€) on avait le quasi exact jeu d'origine. Autant dire que la durée de vie n'avait rien à voir avec les jeux actuels. Si le support CD n'a servi qu'à apporter une nouvelle bande-son et quelques babioles, on peut regretter que les musiques d'origine ne soient pas incluses et qu'on n'ait pas au moins une intro en images de synthèses. Mais difficile de plaider coupable lorsqu'on obtient une adaptation aussi fidèle du hit PC. Duke Nukem 3D c'est une ambiance géniale, des gadgets innovants (pour l'époque) et une action bien nerveuse. En résumé, sur Saturn aussi il reste un jeu mythique !



Test réalisé par iiYama

mars 2014