Tomb Raider : La Révélation Finale (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 1999
Développeur : Core Design
Editeur : Eidos interactive
Genre : aventure - exploration

Support : 1 CD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : TR4
Titre alternatif : Tomb Raider IV
Prix au lancement : 350Frs
Score des ventes : 2.34 Millions


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Tomb Raider

La Révélation Finale


Pour rappel,
Les vidéos sont vraiment superbes et globalement, l'histoire accroche
depuis la sortie du premier Tomb Raider en 1996, chaque Noël est synonyme d'un nouvel épisode (jusqu'en 2000). En résumé, le premier était une bombe monumentale et depuis, la série ne cesse de décroître en terme de qualité. C'est pourquoi les géniaux concepteurs de la belle Lara Croft on fait pas mal de mises à jour pour ce 4e opus. Commençons par les déceptions : et oui, un Tomb Raider ressemble toujours à un autre Tomb Raider. J'entends par là que la jouabilité est restée la même (moi je ne m'en plains pas mais je ne suis pas le seul à jouer à ces jeux) et les "combines" de programmeurs aussi (les connaisseurs qui s'énervent sur les pentes qui glissent me comprendront). On a aussi encore et toujours un nombre incalculable de bugs graphiques malgré un nouveau moteur 3D (j'y reviens plus loin). Pêle-mêle : effacements de textures, plaquages qui ont la bougeotte, objets qui se mélangent avec le décor, caméra qui se place parfois n'importe comment, etc... et ceux depuis le premier opus. En 4 ans, toujours les mêmes bugs, ça commence à être vraiment lassant. Pour faire dans la continuité, notre chère Lara est toujours très bien modélisée, ce qui n'est pas le cas des divers protagonistes et autres ennemis du jeu qui eux, ont toujours et encore un aspect cubique voire même déformé. Même si on n'atteint pas le désastre de Tomb Raider II, les PNJs n'ont pas mérités le même travail que notre belle, ce qui est dommage surtout lors des cut-scene en 3D. Pour en finir avec le tableau noir du jeu : les armes. Tout d'abord elles sont en nombre réduit (plus de M16 ni de Mp5) et les bruitages qui y sont collés, même s'ils sont d'excellente qualité, n'égale pas la puissance dévastatrice du Tomb Raider III. Voilà pour ce qui est des mauvais côtés du soft et je m'étonne en fait de voir la liste si courte. C'est tant mieux car en plus ils ne sont pas trop pénalisants et finalement les bons côtés sont foison.


Tout d'abord
L'ambiance si particulière du premier opus est de retour. Génial !
nous avons droit à des vidéos d'une qualité assez bonnes (ce qui est rare chez Core Design) avec un bon niveau de détails, une résolution quasi plein écran (une première) et une mise en scène appréciable. Ce n'est pas du Final Fantasy VIII, mais c'est déjà un gros plus. De plus le jeu est bourré de cut-scènes 3D d'une bonne qualité, permettant de ne pas trop se perdre dans le chemin à suivre. Côté scénario et mise en scène, les développeurs ont fait un effort particulier pour nous offrir une trame riche. Toute l'histoire se passe en Egypte : Lara réveille l'esprit de Seth, le Dieu des Enfers Egyptiens, et c'est à elle de réparer la boulette. Dans ce contexte, on retrouve la "magie" du premier épisode et ça, non seulement c'est excellent mais c'est aussi ce que tous fans de la série attendaient. Question originalité, le jeu commence au Cambodge (juste pour un level) où Lara est adolescente. L'idée est sympa puisque ce niveau remplace l'éternelle maison des Croft comme lieu d'entraînement. Ici le-dit training se passe sous les ordres de M. Von Croy, son mentor. C'est bien réalisé, rafraîchissant pour la série et on y découvre par exemple, comment Lara a trouvée son fameux sac à dos fétiche. Graphiquement ce 4e épisode a vu son moteur 3D amélioré. Par conséquent les textures sont plus fines, il y a plus de couleurs et le tout ne souffre plus de ces énormes saccades qui nous donnaient mal à la tête dans Tomb Raider II ou III. La totalité du jeu se passant en Egypte, on y retrouve à la fois la beauté et l'ivresse du gigantisme des décors Pharaoniques. Exit donc la fouille d'endroits dont on se fout complètement (Londres ou la plate-forme pétrolière en tête de liste) puisque ici nous ne parlerons que de Sphynx, de tombeaux de Dieux Egyptien et autres Pyramides. Quel plaisir ! De plus, les lieux visités offrent de sympathiques passages en milieu ouvert, bien que le principal de l'aventure se déroule en intérieur, d'où un certain regain de diversité dans les décors. Les effets sont aussi plus fins et détaillés (comme les reflets), les jeux de lumières et les flammes.


Même si les objets
Le moteur graphique a été remanié. Ouf il était temps et en plus, c'est très beau !
en 3D et autres protagonistes sont toujours plus ou moins cubiques, ils sont devenus au passage plus crédibles. Le game-plan de cet épisode 4 ne déroge pas à la série : c'est toujours aussi fouillé et tortueux mais aussi il évite les maux de têtes de Tomb Raider III, qui avait des énigmes parfois trop difficiles. Ici il y a quelques passages corsés mais rien n'est insurmontable et je dois avouer que c'est sans doute l'épisode le plus long de la série puisqu'il m'a fallu pas moins de 17h pour le finir et encore, je n'ai pas cherché les objets secrets. Autant dire qu'on en a pour notre argent en matière de durée de vie. Côté jouabilité, comme à chaque nouvel épisode, des petits plus apparaissent. Le maniement du jeu est toujours le même avec quelques subtilités apparues dans les précédents volets : ramper, sprinter, courir, marcher, regarder, sauter, actionner un interrupteur, trouver une clé, piloter des véhicules, etc... Et cet épisode 4 propose aussi ses nouveautés bien à lui : un viseur pour le Magnum (pour viser précisément, d'ailleurs cette fonction sert souvent), la combinaison d'objets (comme mettre un viseur au Magnum, jumeler une plaque en fer et un manche pour faire une pèle) et cette fois Lara n'est plus coincée par une arrête en angle droit lorsqu'elle se déplace perché sur cette dernière. Un plaisir de voir notre belle brune devenir moins "bête" et ne plus rester bloqué devant une évidence de parcours (pour le coup, le jeu devient plus réaliste). Ca ouvre de nouvelles possibilités pour le game-plan des levels et c'est surtout plus cohérent. D'ailleurs en parlant de cohérence, les développeurs ont évités d'usiter à outrance des pentes "glissantes" si énervantes des autres opus. Pour ce qui est de l'audio, musicalement on reste dans la bonne moyenne de la série avec des morceaux très "Tomb Raidesque" mais avec un petit plus de mélodie et de symphonie appréciable. Même le doublage FR a suscité plus d'attention que par le passé, ce qui est valorisant pour le titre (mention spéciale à Françoise Cadol, toujours aussi pro, qui double encore et toujours Lara). Les bruitages sont comme toujours excellents. C'est sans doute le seul point qui n'a jamais perdu face au poids des ans et ici aussi, un regain de qualité se fait sentir.



Tomb Raider IV Note
est une grande réussite : les graphismes, le moteur graphique qui a prit un coup de jeune, l'essentiel des levels en Egypte (et son excellent côté envoûtant comme dans le premier opus), le son, la durée de l'aventure, la (toujours aussi) bonne jouabilité, la qualité des vidéos.... bref c'est un excellent jeu ! Il est vrai que les développeurs auraient du passer directement du premier opus à celui-ci mais bon... les lois du marketing. Toujours est-il que cet épisode est pratiquement irréprochable, tant pour sa réalisation de haut niveau que son scénario prenant ou son game-plan très efficace. Les concepteurs des Tomb Raider atteignent ici le paroxysme de leur art du jeu d'aventure, le renouveau tant attendu d'une série qui s'est vu montrée du doigt à la sortie d'un Tomb Raider III un peu bâclé. Un plaisir pour tous les fans de Lara et un très bon épisode pour ceux qui ne connaissent pas la saga (il y en a ?).



Test réalisé par iiYama

janvier 2006