Silent Hill (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : aout 1999
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : survival horror

Support : 1 CD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : SH
Prix au lancement : 350Frs
Score des ventes : 1.6 Millions


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Silent Hill








Après avoir testé les 3
Le scénario accroche car il est bien écrit, bien mis en scène et rappelle les oeuvres majeures de David Lynch ou Lovecraft
épisodes de Silent Hill sur PS2 et tant d'attente de la part des lecteurs, voilà que j'ai décidé d'enrichir ma culture ludique avec un des pavé de la première console de Sony. Silent Hill n'est autre que le grand concurrent de Resident Evil qui est sorti 3 ans auparavant (1996). A la fois différent de par son univers sale et dérangeant, et tellement copier-coler dans son gameplay et sa jouabilité, Silent Hill est considéré par certains comme meilleur que son mentor. Pour d'autres, plus rationnels, le constat est plus mitigé. Silent Hill vous met dans la peau de Harry Mason. Avec sa petite fille Cheryl, il part en vacances mais elles seront vite écourtées suite à un accident de voiture. Au réveil d'Harry, Cheryl a disparue. Le père affolé, part donc à sa recherche dans les rues d'une ville étrangement déserte. Le brouillard est épais et Harry aperçoit une ombre qu'il se décide à suivre. Suite à une embuscade, il se réveille dans un café se demandant s'il n'a pas rêvé : du sang, des monstres, des rites religieux... était-ce vrai ? Sortant doucement de cette brume, il fait la connaissance d'une flic qui n'en sait pas plus que lui sur la situation. Ici commence réellement le jeu... On rentre de suite dans l'ambiance du titre parce qu'on se sent concerné par l'histoire tragique d'un père qui cherche son enfant. Le scénario est construit autour de vidéos en images de synthèses d'une qualité exceptionnelle et autres cut-scènes gérée en 3D, pas mal non plus.


Les puristes iront gueulés
Harry est lourd à déplacer et le gameplay n'a rien d'original. Cependant ce sont les mécaniques qui sont authentiques
à la mort à la suite de ce que je vais écrire mais Silent Hill a tout pompé de Resident Evil : univers glauque, énigmes, phases d'exploration, inventaire, ramassage d'objets (non limité = pas très crédible) et même jouabilité ont été repris de l'oeuvre de Shinji Mikami. Désolé pour mon manque d'objectivité mais les faits sont là ! Hormis ce plagiat difficilement contournable (faut le dire), il reste un jeu agréable à jouer. Il est vrai qu'Harry est un peu lourd à diriger (surtout dans notre version Euro 50hz) mais le panel d'armes est innovant puisqu'il n'y aura pas que des armes à feu, et beaucou de combats seront gérés au corps à corps (via couteau, barre à mine...). Les ennemis sont un peu acharnés et malgré une sale difficulté, on veut toujours en savoir plus. Après il reste les concepts fondamentaux de la série : des carnets comme points de sauvegardes, la radio qui annonce les monstres, une action angoissante, une exploration réfléchie (limite guidée), des énigmes assez tordues et l'inévitable carte évolutive. Un concept un peu déjà vu mais fort plaisant. Car il faut bien comprendre qu'à l'arrivée de Silent Hill, une nouvelle ère est née, une nouvelle approche du genre. Jusqu'à présent, le survival-horror était surtout représenté par le jeu de Capcom, puisqu'il a lui même popularisé le genre. Alors que ce dernier est davantage tourné vers l'action et la peur panique, Silent Hill a apporté une dimension plus psychologique, en misant sur les émotions et la psychanalyse. Son atmosphère oppressante, anxiogène, qui repose beaucoup sur les aspirations ésotériques du scénario. Contrairement à Resident Evil, Silent Hill s'axe essentiellement sur la fuite. Il en résulte donc une manière radicalement différente de jouer (les armes ne sont qu'accessoires et ne sont pas l'unique moyen pour progresser).


Resident Evil tablait
La réalisation était moche, dès sa sortie ! Cependant l'ambiance est là, et la bande-son est de qualté
sur des objets en 3D, sur des décors précalculés en images de synthèses. Le rendu était magnifique et malgré les années, il ne perd pas de son charme originel. Mais on ne peut pas en dire autant de Silent Hill qui, dés sa sortie, était déjà laid. Entièrement en 3D, l'aspect est granuleux, le scrolling saccade, les couleurs sont fades, le brouillard est étrangement rendu (un brouillard imposé par les limitations techniques de la console !), bref c'est pas terrible. On se consolera avec des effets de lumière convaincants et gérés en temps réel, des monstres assez dérangeants ou encore un design étrange et très réussi. A vrai dire, Silent Hill, hormis sa caméra active qui propose des points de vue originaux, est presque aussi laid qu'un Fade to Black. C'est dire. Malgré tout l'ambiance est là, et l'oppression se fait très vite ressentir. Terminons par la bande-son : le jeu ne poussera pour ainsi dire jamais la chansonnette. Posant une ambiance angoissante, le titre de Konami distille des vapeurs d'horreur à base de bruits étranges et autres cris. Malgré tout les quelques rares compositions d'Akira Yamaoka sont géniales ! L'artiste sait faire plaisir, avec des morceaux rock aux mélodies mémorables. Dommage qu'elles soient si peu nombreuses. Enfin les bruitages sont de qualité et on ne regrettera qu'un doublage US des voix, pourtant convainquant. Je rechignerais juste sur le bruitage de la radio, qui ressemble à tout sauf à une radio...



Bon, j'arrête de suite Note
les détracteurs, les râleurs, les cons qui ne prennent jamais en compte MON avis sur MON site : Silent Hill est un bon jeu, voire même un jeu culte, un des grands nom de la PlayStation, un jeu accrocheur mais qui trimballe aussi quelques casseroles. En pariculier des graphismes épouvantables et une jouabilité est loin d'être souple. Mais la soupe Silent Hill reste bonne. L'histoire accroche, l'univers glauque scotche le joueur, les effets de caméra ou de lumière sont originaux... en bref, si à mes yeux ce n'est pas le jeu du siècle comme certains le prétendent, Silent Hill reste un bon titre. Je suis bien content de connaître enfin le premier épisode d'une série plus que connue, même si je lui préfère encore et toujours mon bon vieux Resident Evil. Avec son approche alternative de la peur, le titre de Konami marqua avec ce premier opus, les prémices d'une très belle saga.



Test réalisé par iiYama

décembre 2006 (mise à jour : octobre 2014)