Ridge Racer Revolution (PSX)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 1996
Développeur : Namco
Editeur : Sony Computer Entertainment
Genre : courses

Support : 1 CD
Version testée : Française
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en Link
Abréviation : RRR
Titre alternatif : Ridge Racer 2
Prix au lancement : 350Frs
Score des ventes : 1.7 Millions




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Ridge Racer

Revolution



Ridge Racer
Comme d'habitude, Namco nous offre un petit niveau de Galaga '88 en guise d'ouverture. On regrette juste de ne pas avoir le jeu complet en bonus :)
est un jeu de courses, tout d'abord sorti sur les bornes d'Arcade japonaises, en octobre 1993. Concurrent direct d'un certain Virtua Racing, le System 22 de Namco a créé une petite révolution au sein de la discipline, en premier lieu avec ses graphismes en 3D texturée, ensuite avec sa prise en mains particulière, qui mettait en avant le "drift" (dérapage contrôlé). Ayant des accords avec Sony (avec qui ils entretiennent des liens étroits, notamment dans le développement d'Hardware), Ridge Racer a lancé la carrière de la première console de la marque. Car plus qu'Ace Combat ou un Tekken, c'est bien Ridge Racer qui raisonne encore dans la tête des joueurs, ce dernier étant quasi identique à la version Arcade, pourtant très impressionnante pour l'époque. Sorti en septembre 1995 chez nous, avoir l'Arcade à la maison (surtout à une époque où l'Arcade justement, voulait encore dire quelque chose) c'était le rêve de beaucoup de joueurs, et comme la PlayStation (avec la Saturn) a accompagné l'avènement de la 3D, autant dire que ce premier titre a fait la réputation de la machine et fut même son premier "system-seller". Namco n'étant pas du genre à laisser refroidir une licence porteuse, voilà que sa suite directe, Ridge Racer Revolution, débarque à peine 8 mois plus tard. En réalité, la PlayStation a mis un an à sortir en Europe et naturellement, Ridge Racer premier du nom, faisait également parti du line-up nippon. Et lorsque ce dernier a vu le jour chez nous, les japonais accueillait l'épisode Revolution à peine 3 mois plus tard (puisque le premier opus avait déjà un an chez eux). Ceci explique cela. Ridge Racer Revolution n'est cette fois pas issue d'une borne d'Arcade. Après les très bonnes ventes du premier titre, Namco a donc produit un épisode exclusif à la console de Sony. Comme souvent dans les productions Namco de cette époque, à l'image du premier opus de la série, le jeu s'ouvre sur un petit level d'un grand nom du shoot Arcade : cette fois c'est Galaga '88 (encore une fois il est un peu dommage que le jeu ne soit pas déblocable "en entier" dans un quelconque bonus... en finissant le jeu par exemple). Pas d'intro en images de synthèse, juste une "rolling demo" et bien entendu, pas de mode histoire (ce dernier n'apparaitra finalement qu'avec l'épisode 4, en septembre 1999 - entre temps sortira le 3e opus de la série, j'ai nommé Rage Racer).


Au départ
On retrouve l'exact gameplay du premier opus, mais aussi son manque de contenu, Revolution ne proposant qu'un seul véritable circuit plus ou moins ouvert
nous n'avons que 4 voitures, aux caractéristiques qui vont à l'essentiel : une équilibrée, une spéciale "grip" (tenue de route), une dédiée à l'accélération et une qui va plus vite que les autres (vous vous doutez bien qu'une spécialité entraine une dégradation des spec' dans d'autres domaines, notamment la tenue de route). Si vous réussissez à battre tous les ennemis du Galaga, vous débloquerez 8 voitures de plus, mais les spécificités de chacune sont plus ou moins équivalentes aux 4 modèles de base (il existe aussi des cheat-codes pour débloquer le garage complet, car battre le Galaga demande beaucoup de chance). Cette fois on retrouve 3 modes de jeu : Arcade (à savoir la course classique, en 3 tours et avec 11 autres concurrents), Time Trial (afin de battre son record au temps, en 3 tours et avec un seul concurrent) et enfin Free Run (aucun concurrent, nombre de tour illimité : parfait pour s'entrainer et connaitre le circuit par cœur). Ces 3 modes sont accessibles sur 3 niveaux de difficulté (Novice, Intermediate et Expert), à savoir 3 variantes d'un même circuit. Et oui Namco ne se foule pas trop et reconduit le tour de passe-passe du premier opus : en gros le jeu dispose d'un circuit unique qui, selon la difficulté, verra sa vitesse augmentée et des parcelles de routes ouvertes ou non. Comme d'habitude on peut choisir entre boite auto ou manuelle, une vue extérieure (injouable !) ou une vue au raz du sol. L'une des grosses nouveautés de cet opus, c'est qu'on dispose enfin d'un rétroviseur (pour empêcher les concurrents de nous doubler) ainsi qu'un mode 2 joueurs... en link ! Et oui, fallait pas trop espérer avoir un mode 2 joueurs en splitté sur le même écran, ici pour jouer à 2, il faut 2 consoles, 2 télés et le fameux câble Link qui ne servait jamais (grâce à une bidouille on peut heureusement se servir d'un seul disque de jeu, c'est déjà ça de pris). Il n'empêche qu'en solo, les 2 premiers tracés sont nettement plus abordables que dans le premier Ridge Racer car s'il faut une nouvelle fois un temps d'adaptation pour s'accommoder à cette jouabilité particulière qui nous impose de devenir le roi du "drift" et ce, grâce à cette improbable manipulation de virage/accélération/freinage, au final le jeu semble moins difficile. Seul point ardu, le dernier tracé (celui du mode Expert) est nettement plus sinueux, avec des chicanes particulièrement étroites et avec sa vitesse accrue, c'est vite une galère de finir premier. Mais ce sera bien là, la seule difficulté qui s'opposera à votre victoire. Dans tous les cas et quelque soit votre voiture, au démarrage vous prendrez systématiquement un vent, même si vous possédez la meilleure bagnole. D'ailleurs toujours au démarrage, vous prendrez un vent même par les voitures les plus lentes, c'est dire le réalisme. Vous me direz, il suffit de voir comment les collisions sont gérées (entre voitures ou pire, avec le décor) pour se dire qu'on est très loin du moindre aspect simulation.


Dans tout ça,
La réalisation est d'un très bon niveau, même si les bugs sont exactement les mêmes. Par contre, les musiques sont toujours aussi pourries et cette fois, il n'est pas possible de mettre ses propres CDs audio. Dommage :(
il est facile de se dire que les ajouts sont sympathiques, mais très maigres face au premier opus. Et c'est une remarque tout à fait justifiée ! Il est vrai que vous pourrez vous amuser à débloquer tous les véhicules, à jouer en "reverse" (souvenez-vous, en fonçant dans le mur de derrière à plus de 100kms/h), en "mirror" et même en "reverse/mirror" puis à affronter les concurrents cachés (la 13th Racing, la White Angel -celle de la pochette et qu'on affrontait déjà dans le premier jeu- et enfin la 13th Racing Kid) qui, une fois vaincus, vous permettront de jouer avec ces voitures aux stats exceptionnelles. De même, il existe un mode buggy mais au fond, un seul et unique circuit, c'est clairement trop peu et c'est bien ça qui fait défaut à ce Ridge Racer Revolution. Car si le nouveau décor est joli, en alternant montagne, plage et ville, il est clair que dans un sens ou dans un autre, à l'endroit comme à l'envers, ça reste toujours le même décor. D'ailleurs on sent bien que le jeu est propulsé par le même moteur graphique qu'autrefois, avec son framerate qui doit à peine passer les 20 frames/sec, son clipping plus que voyant et sa 3D qui a constamment la bougeotte. Mais que voulez-vous, on reste sur PlayStation 1, on ne peut pas s'attendre à des miracles... même si on peut estimer Namco un tantinet faignant, puisque les bugs sont les mêmes, la gestion de la physique et les sensations de conduite idem. Il n'empêche que ce Ridge Racer Revolution nous offre de jolis décors, bien détaillés, des effets d'éclairages assez réussis et une vitesse (notamment en Expert) bien rendue. Terminons par la partie sonore, dont les bruits moteurs sont sensiblement les mêmes qu'autrefois, et pas du tout différenciés d'un véhicule à l'autre. D'une manière globale, les bruitages ne sont de toute façon pas réalistes pour 2 sous. Le commentateur est aussi le même qu'autrefois, et il est regrettable de ne pas pouvoir le faire taire (avec une sympathique option) tant se faire entendre "ah ah you're too slow" est vexant. Enfin cette suite nous propose 11 nouvelles musiques, composées par un gamin de 9 ans qui apprend à se servir d'un logiciel de création musicale. Vous l'aurez compris, à l'image de son prédécesseur, la bande-son est vomitoire ! De toute façon, la série est réputée pour ses musiques toutes plus merdiques les unes que les autres, et croyez-moi, cet épisode-là ne déroge pas à la règle. Et cette fois-ci, il n'est plus possible de mettre ses propres CDs audio dans le lecteur (le jeu chargeant ses données à chaque changement) et donc, impossible de s'éclater sur sa bande-son préférée... disons WipEout 2097 pour moi, s'il vous plait. :)



Comme on pouvait s'en douter, Note
Ridge Racer Revolution n'a de "revolution" que le nom. Certes il nous offre un nouveau décor vraiment sympa, un rétroviseur bien pratique, on retrouve agréablement les sensations de conduite du premier opus ainsi que quelques bonus toujours agréables à chiner (mode Buggy, véhicules à débloquer dont une White Angel aux statistiques hors normes). Cependant le vrai problème de ce second opus, c'est clairement son manque de nouveautés et d'ambition. Le jeu nous propose un mode 2 joueurs, oui mais uniquement en Link (et je ne connais personne qui a joué dans ces modes-là, tant la logistique devient vite encombrante), la bande-son est une nouvelle fois une horreur prompt à nous faire saigner des oreilles (et cette fois, impossible de jouer avec ses propres CDs audio) mais aussi et surtout un circuit bien travaillé certes, mais unique ! Et c'est bien là que le bas-blesse : lorsque bien des jeux de courses proposent plusieurs tracés (comme Daytona USA qui en propose 3 bien distincts) ici, quelques soit sa configuration (selon le niveau de difficulté, en mode reverse, mirror ou reverse/mirror) on traverse toujours et encore le même décor. Développé en 8 mois à peine et par une équipe de 20 personnes, on sent bien que le développement a été expédié, même si cet épisode reste exclusif à la PlayStation. Noté 39/40 par le magasine Famitsu, véritable best-seller en Angleterre... il est clair qu'à l'époque certains n'avaient pas tout à fait les yeux en face des trous car si on possédait déjà le premier opus, trop peu de nouvelles "features" nous incitaient à acheter cet opus.



Les -

  • Plus ou moins qu'un seul niveau... c'est encore une fois trop peu !
  • Musiques vraiment minables, à peine digne d'un compositeur amateur
  • Bruitages peu réalistes et peu différenciés
  • Pas de mode 2 joueurs en splitté
  • Peu de contenu finalement
  • Trop peu de nouveautés
  • Les +

  • Les voitures spéciales (13th Racing, White Angel...) et le mode buggy
  • Mode 2 joueurs (malheureusement uniquement en Link)
  • Plutôt joli et rapide
  • 3 modes de jeu
  • Le rétroviseur

  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2015