Resident Evil DC (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 1997
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : survival horror

Support : 1 CD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : RE DC
Titre alternatif : Biohazard : Director's cut
Prix au lancement : 300Frs
Score des ventes : 3.77 Millions


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Resident Evil

Director's Cut


Resident Evil 2 aura mis plus de
Director's Cut n'est pas une simple version pour faire patienter l'arrivée de RE2, il propose une véritable refonte graphique
2 ans à voir le jour, aussi parce que Shinji Mikami, créateur de la série, a jugé la pré-version mauvaise et inintéressante. Le développement est donc reparti de zéro au beau milieu de l'année 97, ce qui a retardé considérablement la sortie du jeu. Pour faire patienter un nombre ahurissant de fans, qui attendaient une suite qui s'annonçait révolutionnaire, Capcom s'est décidé de proposer un remake de son premier épisode. On le sait, chez Capcom quand on tient un filon on ne le lâche pas comme ça, la preuve avec la série Street Fighter qui compte un nombre amoral de suites, spin-off et autres déclinaisons. Voici donc le fameux Director's Cut, qui ne propose pas grand chose de neuf et ne justifie pas qu'on repasse à la caisse si on a déjà le premier opus. Mais il peut faire craquer tout ceux qui n'ont pas encore succomber aux charmes de la série horrifique de Capcom, ou les fans avides de RE, toujours prêts à débourser leurs deniers pour poursuivre d'une manière ou d'une autre l'aventure (c'est mon cas :). Bien entendu on ne va pas revenir sur le jeu en lui-même, son ambiance, son gameplay, sa jouabilité particulière ou encore sa réalisation. Pour ça passez voir le test du jeu original, paru un an plus tôt. Dans le package de ce Director's Cut, Capcom a été malin car ils ont inclus une démo de Resident Evil 2, le jeu le plus attendu du moment. Et il est fort possible que ça ait contribué à forcer les ventes, même si le score s'élève à moins de 500.000 pièces dans le monde. Ce qu'il faut savoir sur le premier Resident Evil, c'est qu'à l'époque il était censuré, d'où la fameuse vidéo d'intro en noir & blanc. Désormais on la retrouve en couleurs avec encore une fois avec une qualité d'image étonnante. Seulement avec la couleur et tout ce rouge qui tâche, les trucages semblent moins bien réalisés, ça sonne plus pastiché. C'est d'autant plus vrai pour ce faux animatronic du cerbère, qui n'a gueule à rien surtout lorsqu'il perd un oeil. La vidéo en est que plus kitch. Dans le fond rien n'a vraiment changé : choix de jouer avec Chris ou Jill pour la difficulté, jouabilité, histoire, la base des énigmes... tout est pareil.


Par contre sur la forme,
Comme les graphismes, les énigmes ont légérement changées. C'est un plaisir de redécouvrir le jeu
il y a des modifications notables et intéressantes. Tout d'abord on nous propose de jouer soit en mode Standard (et donc on retrouve exactement le jeu sorti en 96), soit de jouer en mode Entraînement (évidemment plus facile), ou encore de jouer en mode Avancé. Je ne reviens sur les 2 autres et vais consacrer mon test uniquement sur ce dernier mode. En mode Avancé ou Director's Cut, plusieurs petites choses changent, à commencer par les fringues. Jill et Chris ne sont pas habillés pareil et le dressing est de suite accessible (pas besoin de finir le jeu). On y trouve 4 nouveaux habits, 2 pour Chris et 2 pour Jill, soit la tenue classique plus une autre inédite. Ca ne sert à rien mais c'est toujours plaisant. Mais le gros plus de ce mode, c'est que des modifications viennent renouveler le jeu. Par exemple, certaines armes ne sont plus au même aux endroits, certains objets ont changés de place, certains éléments d'énigmes ne sont plus les mêmes et le jeu nous réserve de nouvelles surprises. Pour n'en citer que 2, il y a un zombie qui vous attend dans la salle de bains du manoir et Forest (celui qui a le lance-grenades), autrefois mort et inerte, vous réserve un petit imprévu. Quand on ne s'y attend pas, ça surprend. Dans le même ordre d'idées, toutes les clés ont changées de place. Ceux qui connaissent bien le jeu seront donc agréablement surpris car leur acquis ne servira à rien, ils seront obligés de fouiller les lieux comme tout le monde. Mais attention, Director's Cut ne change pas du tout au tout, si quelques éléments ont été modifiés, il reste le même jeu. Ainsi le blason de la salle à manger, la porte qui s'ouvre au son de la Sonate au Clair de Lune, le feu de cheminée qui créé la carte de l'étage, le combat contre le serpent géant du grenier... tout est à sa place. Il faut bien comprendre que c'est juste sur des détails que cette version apporte son petit renouvellement. D'ailleurs, on retrouve exactement les mêmes cut-scènes qu'à l'époque et les mêmes vidéos, ce qui peut être en contradiction avec les fringues portés... mais bon. Le jeu nous propose une complète configuration du pad (le luxe pour ceux qui n'aiment pas celle de base) mais ne change en rien sa formule. On retrouve donc la jouabilité 3D de l'opus original, si raide et si précise, malheureusement aussi, sans aucune modification.


On l'a vu,
C'est encore plus beau qu'avant ! Par contre aucun changement du point de vue du gameplay ou de la jouabilité
le gameplay a légèrement été modifié et c'est aussi vrai pour l'efficacité de toutes les armes. Autrefois arme suprême du jeu, le Magnum a été relégué à la même puissance que le bazooka puisqu'il faut pas moins de 2 balles ou cartouches selon l'arme, pour tuer un hunter. Et le même monstre, encaissera au fusil à pompe pas moins de 4 tirs. Ca rend le jeu un peu plus difficile d'autant que le nombre d'ennemis a augmenté. Si dans une pièce on retrouvait généralement 2 ennemis, désormais il y en a 3 voire plus. Tant que ça reste des zombies ou des cerbères y'a pas de problème, mais dés que c'est des hunters, c'est tout de suite plus chaud. En plus, nos personnages sont plus fragiles puisqu'à la 2e morsure, c'est généralement le game over. Heureusement pour compenser un peu ce regain d'action et de difficulté, on dispose d'un peu plus de munitions et les têtes de zombies explosent plus facilement. Techniquement, certaines parcelles du jeu ont été refaites. Certains décors ont de nouvelles textures, de nouvelles couleurs et presque tous les lieux ont de nouveaux plans de caméra, plus dynamiques et plus flippants qu'auparavant. Le résultat est séduisant puisque, si le jeu ne change pas fondamentalement, ça donne l'impression de jouer à une sorte de version 1.5. De plus, le rendu graphique est légèrement plus beau, plus fin qu'autrefois. Les décors sont un peu plus détaillés et la 3D (les sprites) est plus fine. Après ça on retrouve la même aventure flippante, la même ambiance horrifique. Seulement, d'un point de vue plus critique, il faut reconnaître que si ces modifications feront plaisir aux fans, que si ça renouvelle un peu le jeu, ça reste encore trop léger. La jouabilité aurait pu être agrémenté d'un rechargement rapide (c'est pénible de devoir toujours rentrer dans l'inventaire pour le faire) ou du très pratique demi-tour qu'on ne verra apparaître qu'avec Resident Evil 3 (on notera tout de même que le titre est compatible avec la DualShock et si les sticks analogiques ne servent pas, la vibration apporte un petit plus). Pareillement, l'ombre de nos héros est toujours ronde, simple, alors que la console n'a pas grand chose à gérer en matière de 3D. Capcom aurait pu faire un effort de réalisme. Enfin, il aurait été vraiment agréable de pouvoir jouer un autre personnage comme Barry ou Wesker. On ne demandait pas une aventure complète mais une mini-histoire de 2 ou 3 heures afin de réellement comprendre ce qui se passe de leurs côtés. Du coup Capcom rate un peu le coche et ne propose qu'un lifting du jeu original, ou l'art et la manière de recycler l'un de leurs plus grands succès.



Resident Evil : Note
Director's Cut est une mise à jour de luxe du plus grand survival-horror de tous les temps mais d'un point de vue objectif, difficile de conseiller cet épisode lorsqu'on possède la version originale. Si vous ne l'avez pas, par contre, il s'avère être une super affaire puisqu'il est plus complet que l'opus de 96, qu'il propose 3 modes de jeu dont un mode Avancé qui apporte des graphismes légèrement plus fins et quelques modifications très agréables, surtout pour le fan qui a déjà fini l'original plusieurs fois.



Test réalisé par iiYama

octobre 2005 (mise à jour : avril 2009)